La mobilité durable sensibilise Crescent MARAULT : le futur de l’Auxerrois sera intermodal…

« L’intermodalité, c’est son objectif pour dynamiser l’attractivité économique et environnementale de l’Auxerrois. Crescent MARAULT a longuement exposé sa vision de la mobilité durable devant les congressistes de la JCE à Auxerre… ». « L’intermodalité, c’est son objectif pour dynamiser l’attractivité économique et environnementale de l’Auxerrois. Crescent MARAULT a longuement exposé sa vision de la mobilité durable devant les congressistes de la JCE à Auxerre… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Le covoiturage, il en connaît un rayon, Crescent MARAULT ?! Lors de la séance inaugurale de la 68ème Convention nationale de la Jeune Chambre Economique – celle-ci est accueillie quatre jours dans la capitale de l’Yonne avec plus de cinq cents représentants – le président de la Communauté de l’Auxerrois s’est épanché sur sa vision personnelle de la mobilité durable. Auxerre n’y coupera pas : l’intermodalité s’annonce comme le futur de la mobilité sur ce territoire !

 

AUXERRE : Il cite le nom des start-ups qui ont trouvé un mix entre technologies et communautés. Il se réfère parmi ses exemples à ces structures (KAOS,…) qui se positionnent sur le développement durable en matière de mobilité. Interpellé par quelques membres de la JCE, face à lui dans la grande salle de l’Abbaye Saint-Germain, Crescent MARAULT se livre à un exercice oratoire qu’il a savamment préparé autour de la mobilité de demain. L’un de ces sujets inspirants où l’élu veut améliorer les usages et les besoins tout en respectant le devenir de la planète. Pas soucieux de la protection environnementale, le maire d’Auxerre ?

 

Un nouveau schéma de déplacements à l’échelle du territoire…

 

Entre modèle économique où l’utilisateur du véhicule sera rétribué et le passager qui devra s’acquitter d’un titre de transport, et le nécessaire relais à mettre en symbiose avec les différentes communautés, le maire d’Auxerre expose sa vision des choses automobiles. Un covoiturage dont il défend bec et ongles les avantages, qui commencerait, selon lui, à porter ses fruits sur l’agglomération auxerroise.

« Il y a des expérimentations qui sont en train de se lancer, souligne-t-il, et dès la rentrée, nous allons essayer de trouver de nouveaux axes d’améliorations et des solutions concrètes ».

Des initiatives qui n’auraient d’autres valeurs ajoutées que de rendre du pouvoir d’achat aux Auxerrois tout en réduisant l’impact carbone. Autre point du propos qui aura capté l’attention de l’auditoire : la mise en place d’un nouveau schéma de déplacements à l’échelle du territoire. En le priorisant sur l’usage du cycle. Mais, pour cela, il est indispensable de sécuriser les voies réservées à cet effet.

« Si on ne le fait pas, précise un Crescent MARAULT pédagogue,  cela ne peut pas marcher car les utilisateurs des vélos ne se sentent pas en sécurité… ».

 

 

 

Des « vélibs » et autant de stations qu’il y a de communes dans l’Auxerrois…

 

Puis, l’édile a évoqué 2023. Un déploiement de « vélibs » électriques à l’échelle de l’agglomération y sera programmé dans les vingt-neuf communes qui accueilleront des stations. Il n’est pas exclu de développer, en parallèle de cette future offre, des vélos cargo, des triporteurs qui compléteraient les usages et les besoins des citoyens.

Quant à la mobilité urbaine – celle qui concerne les bus -, l’Agglomération va se pencher davantage sur le sujet, en retravaillant l’offre. Sans doute en revoyant la copie.

De l’aveu de Crescent MARAULT, « nous n’avons pas été assez optimal en essayant de faire plaisir à toute le monde, avoue-t-il, ce qui a été fait en matière de cadencement n’incite pas à emprunter le réseau de bus car il n’emmène pas forcément les passagers là où il y a de grands mouvements pendulaires… ».

Moyennant quoi, le chantier de la mobilité urbaine va être ouvert afin de repenser aux solutions de ces problématiques.

« Nous devons arrêter de faire croire aux utilisateurs du réseau de bus que tout le monde va bénéficier d’une ligne ! Ce n’est pas possible car nous n’en avons pas les moyens ! ». Clair, net et sans bavure comme constatation !

 

L’intermodalité : l’unique credo pour optimiser les transports à l’avenir…

 

Autre schéma tactique qui va se déployer dans les mois à venir alors que le dispositif connaît un réel essor dans l’Hexagone : le concept de la voiture partagée.

Explications de texte du maire-président : « On va mettre à disposition des véhicules dans les villages de l’agglomération, facilitant ainsi les déplacements planifiés. Les personnes s’inscrivent avant chaque déplacement. Le véhicule est ainsi mutualisé… ».

Quant à la clé de voûte de cette évolution en termes de mobilité dans les territoires, elle s’identifie autour de l’intermodalité.

« Il faut créer un pôle d’échange multimodal, constate Crescent MARAULT, c’est vraiment une nécessité. On n’a pas encore cela à Auxerre pour justement pouvoir connecter tous les modes de déplacements, le vélo, le bus ou le véhicule partagé… ».

Un projet qui devrait prendre corps du côté de la gare SNCF. Avec le rachat des terrains qui accueillaient jadis les locaux de la SERNAM, de les démolir, avant de construire le grand pôle d’échanges intermodal qui fait cruellement défaut à l’agglomération auxerroise.

Une manière de repenser l’histoire où les innovations technologiques et les solutions économiques devraient être profitables à terme au bassin auxerrois tant au niveau environnemental que sur celui de l’emploi.

 

Thierry BRET

 

 

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