L’IA s’immisce dans la vie urbaine : COCOPARKS expérimente son système de parking connecté à Sens…

« La technologie est au service des automobilistes en quête de places de stationnement sur un parking de Sens. La start-up COCOPARKS propose une expérimentation à la municipalité. Très utile dans de nombreux domaines applicatifs… ». « La technologie est au service des automobilistes en quête de places de stationnement sur un parking de Sens. La start-up COCOPARKS propose une expérimentation à la municipalité. Très utile dans de nombreux domaines applicatifs… ». Crédit Photos : Floriane BOIVIN.

La ville de Sens lance une expérience inédite sur le parking Abbé Poupon. Il se situe à la croisée de la rue des Déportés et de la Résistance. C’est un système de détection de places libres développé par l’entreprise COCOPARKS, fondée par le Sénonais Raphaël JATTEAU.

 

SENS: A long terme, les automobilistes sénonais vont certainement pouvoir se détendre et devenir à leur tour des « Cocos », noms donnés à la communauté des utilisateurs de l’application COCOPARKS. Finie l’interminable recherche de place, vecteur de stress et d’énervement !

Pour l’heure, et c’est une première à Sens, la municipalité entre en phase d’expérimentation avec la mise en place d’un tout nouveau système de détection de places de parking libres. Une opération menée en étroite collaboration avec la très jeune start-up COCOPARKS en plein essor. Celle-ci est spécialisée dans le stationnement en temps réel.

La ville de Sens est également pionnière dans l’utilisation du système dans sa totalité qui comprend des capteurs, affichage pour les stationnements à la fois classiques et PMR (personne à mobilité réduite). Concernant le coût de l’opération, la mairie préfère attendre pour le dévoiler.

 

 

Une technologie très high-tech derrière un système simple à piloter…

 

« La mise en œuvre est très simple » explique Amine HIRIDJEE, adjoint chargé de la Transition écologique et solidaire et de l’Amélioration du cadre de vie. Un panneau d’affichage a été placé au début de la rue des Déportés et de la Résistance. Il indique le nombre de places libres et occupées du parking Abbé Poupon. Les conducteurs peuvent le visualiser avant même de s’engager dans cette voie. De simples capteurs placés sur les lampadaires scannent l’ensemble du parking et détectent la présence de véhicules, y compris les motos.

 

 

L’installation peut être facilement recalibrée si nécessaire via un logiciel…

 

Mais la technologie utilisée pour la mise en œuvre de ce système touche plusieurs domaines combinés ultra moderne : la data science (science des données), les technologies PWA (progressive web apps) de Google pour la partie application et l’intelligence artificielle (IA), le deep learning plus particulièrement.

Cette dernière technologie est une sous-catégorie du « Machine learning » (apprentissage automatique) utilisé par Facebook où des algorithmes peuvent apprendre par l’étude d’exemples et réaliser des prédictions de résultats.

Le « Deep learning » (apprentissage profond) est plus poussé et ne nécessite pas d’intervention humaine pour restructurer les données. Il est basé sur le fonctionnement du cerveau humain avec un réseau très complexe de neurones artificiels autonomes.

Il permet, en l’occurrence, d’analyser la présence des véhicules jusqu’à leur forme et leur marque ainsi que leurs déplacements.

 

 

Une technologie innovante en termes de protection environnementale…

 

Le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) estime que 60 % de la pollution urbaine serait due à la circulation liée au stationnement.

Ce système permettrait de réduire significativement le temps de recherche d’une place et le trafic urbain et, par conséquent, le niveau d’émission de CO2. De plus, « c’est un système qui est très peu énergivore et qui demande très peu de maintenance… ajoute Amine HIRIDJEE.

 

Floriane BOIVIN

 

 

 

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