Les cabines de peinture utilisées par les carrossiers feront-elles peau neuve grâce au CNPA ?

« Le Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA) lance une grande enquête sur les cabines de peinture utilisées par l’une des branches de la filière, la carrosserie. Objectif : renouveler les douze mille structures existantes dans l’Hexagone aujourd’hui considérées comme obsolètes et énergivores… ». « Le Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA) lance une grande enquête sur les cabines de peinture utilisées par l’une des branches de la filière, la carrosserie. Objectif : renouveler les douze mille structures existantes dans l’Hexagone aujourd’hui considérées comme obsolètes et énergivores… ». Crédit Photo : Pixabay.

C’est un fait avéré dans l’Hexagone. La grande majorité des cabines de peinture dont se servent au quotidien les professionnels de la carrosserie, environ douze mille unités, intègre la catégorie des appareils vétustes. De surcroît, gros consommateurs en énergie. Le Conseil National des Professions de l’Automobile (CNPA) entend bien relever un nouveau défi. Renouveler le parc existant avec les aides de l’Etat…

PARIS: Outil indispensable à l’exercice de la carrosserie, les cabines de peinture sont considérées comme vétustes et énergivores par les professionnels de l’automobile. A commencer par le principal syndicat de la filière en France, le CNPA.

Le renouvellement du parc s’inscrit donc parmi les grandes priorités de l’organisme qui défend l’intérêt général d’une corporation regroupant 142 000 entreprises et 500 000 emplois ne pouvant se délocaliser.

Trois explications à cela. Primo, des raisons écologiques justifient le changement de ces cabines aujourd’hui obsolètes. Les appareils de dernière génération permettent d’économiser 50 % d’énergie par rapport à l’ancien matériel. Objectif en filigrane : la réduction de l’empreinte carbone.

Secundo, la compétitivité. Un argument de poids car la baisse de la facture énergétique couplée à l’utilisation d’un outil gagnant en performance va améliorer considérablement la productivité. Donc, celle des entreprises du secteur qui tentent de subsister en France vaille que vaille.

 

 

Enfin, en troisième point, la cohésion. C’est cette notion qui fait figure de ciment dans cette activité de carrosserie qui concerne une grande partie des acteurs de la filière des services automobiles, à savoir les concessionnaires, les agents, les indépendants et les carrossiers eux-mêmes. Des acteurs prépondérants auxquels il est nécessaire d’ajouter les industriels puisque plus de 80 % des cabines vendues chaque année en France sont fabriqués sur le territoire national.

Stratège, le CNPA souhaite profiter de l’opportunité du plan de relance de l’Etat visant à accompagner les entreprises (une enveloppe de cent milliards d’euros) pour rendre éligible le renouvellement desdites cabines.

Pour se faire, un questionnaire vient d’être adressé ces jours-ci aux professionnels de la filière pour quantifier précisément l’état du parc des cabines. Un sondage qui lui permettra en retour de mieux calculer les bénéfices environnementaux attendus dès que cette modernisation deviendra effective. En outre, les formations nécessaires à l’utilisation de ces nouveaux équipements seront également inscrits au dispositif « compétence emploi ».

On le constate, le CNPA désire impulser avec volontarisme ce changement technique et sa modernisation pour mieux refondre ce secteur d’activité au plan économique, social et écologique.

 

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