Relance du marché : le coup de pouce de l’Etat devrait aussi concerner les véhicules thermiques…

« Le plan relance, rapide et responsable (R3) du gouvernement en faveur de la filière automobile sera dévoilé d’ici deux semaines. Il devrait s’agir d’un coup de pouce financier sous forme d’aide ou de prime pour les acquéreurs de véhicules propres. Avec en toile de fond une équation qui n’est pas encore réglée : le stock des 400 000 véhicules en stock dans les concessions. Dont 96 % sont à moteur thermique… ». « Le plan relance, rapide et responsable (R3) du gouvernement en faveur de la filière automobile sera dévoilé d’ici deux semaines. Il devrait s’agir d’un coup de pouce financier sous forme d’aide ou de prime pour les acquéreurs de véhicules propres. Avec en toile de fond une équation qui n’est pas encore réglée : le stock des 400 000 véhicules en stock dans les concessions. Dont 96 % sont à moteur thermique… ». Crédit photo : Thierry BRET (archives).

L’équation comporte plusieurs inconnues. Que faire de l’immense stock, plus de 400 000 automobiles immobilisées depuis la mi-mars dont 96 % fonctionnent à l’énergie fossile, qui encombre les parkings des concessionnaires de l’Hexagone ?  Le gouvernement y réfléchit avec pugnacité car il a promis des aides pour relancer le secteur en proie à une crise sans précédent depuis un siècle. Une chose est sûre : le coup de pouce attendu ne se bornera pas uniquement aux véhicules électriques…

PARIS: Les acquéreurs de véhicules hydrides et électriques ne devraient pas être les seuls bénéficiaires du grand plan de soutien à l’automobile prévu par l’Etat.

Dévoilé d’ici deux semaines, celui-ci se rapportera vraisemblablement aux véhicules thermiques. L’objectif de ces mesures incitatives ne répond à aucune autre alternative que de faire revenir les consommateurs dans les concessions.

Surtout après une longue période de disette pour les professionnels du secteur qui ont vu le nombre de ventes se limiter à la portion congrue, faute de vitrines commerciales ouvertes avec la présence de l’épidémie de COVID-19.

Si rien ne filtre réellement des contours applicatifs de ce plan qui n’a peut-être pas encore trouvé sa formulation définitive, les supputations vont bon train dans les alcôves.

Notamment auprès de nos confrères de la presse spécialisée. Ces derniers optent pour des aides qui couvriraient certaines automobiles à moteur thermique. Une information qui a été évoquée par le ministre de l’Economie, lui-même, lors d’une interview sur les ondes d’Europe 1.

Baptisé « R3 », pour relance, rapide et responsable, le plan gouvernemental de Bruno LE MAIRE est élaboré en étroite osmose avec les institutions professionnelles, notamment le CNPA, le Conseil national des professions de l’automobile. Une entité qui regroupe 142 000 entreprises pour 500 000 emplois, ce qui en fait la cinquième branche économique de France.

Mais, pour le président national du CNPA, Francis BARTHOLOME, il y a urgence à agir vite. Dans un communiqué de presse, ce dernier rappelait que « la situation des entreprises des services de l’automobile s’était profondément dégradée depuis deux mois ; un plan de relance massif pour sauvegarder un tissu d’entreprises de proximité essentiel à la mobilité des Français s’imposait… ».

 

 

51 % des acquéreurs souhaitent différer leur achat en 2021…

 

L’enjeu est de taille : entre 40 000 et 50 000 postes sont actuellement menacés de disparition si les mesures adéquates ne sont pas prises avec rapidité. Le leader du CNPA pense que cette stratégie devra se coordonner à l’échelle de l’Europe.

Or, le nombre de véhicules s’est accumulé sur les parkings des concessionnaires. Le CNPA avance le chiffre de 400 000 unités qui n’ont pas trouvé preneur et qu’il sera nécessaire de déstocker urgemment afin de provoquer la rentrée de liquidités dans les caisses.

Problématique : ce stock imposant est constitué à 96 % de voitures thermiques. Comment alors les écouler de manière rapide alors qu’un récent sondage a révélé que 51 % de nos compatriotes se disaient prêts à retarder leur achat automobile qu’ils avaient programmé en 2020, voire de le différer à l’année prochaine…

D’où le besoin impérieux d’un mécanisme incitatif qui favoriserait le retour des prospects en concessions afin que le marché de l’automobile puisse rebondir après ces quelques mois d’atonie.

Cependant, l’idée de soutenir les voitures thermiques ne fait pas l’unanimité parmi les constructeurs. Certains, à l’instar de Peugeot, n’y sont pas favorables, préférant un soutien de l’Etat à la transition énergétique plutôt que d’encourager le retour sur un marché à contre-courant pour le moyen terme…

Articles

Bannière droite accueil