Son engagement repose sur l’expérience : le Républicain Gilles PIRMAN veut développer la culture du résultat s'il est élu...

« Engagé dans la course aux législatives sur la troisième circonscription de l’Yonne (Sens-Joigny), le Républicain Gilles PIRMAN fait équipe avec Marianne PICOUET pour tenter de remporter les suffrages qui le mèneraient à la députation. Un engagement qui est orienté uniquement vers l’obtention de résultats… ». « Engagé dans la course aux législatives sur la troisième circonscription de l’Yonne (Sens-Joigny), le Républicain Gilles PIRMAN fait équipe avec Marianne PICOUET pour tenter de remporter les suffrages qui le mèneraient à la députation. Un engagement qui est orienté uniquement vers l’obtention de résultats… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Pour lui, c’est très clair : « la politique n’est pas un métier ». Ironisant le trait quand il ajoute que cette occupation n’est pas à réserver aux personnes en manque d’activités. A 54 ans, le candidat Les Républicains (LR) de la troisième circonscription de l’Yonne brigue un premier mandat à la députation car il souhaite répondre à la fonction initiale de cette mission : l’engagement. Histoire de prendre son destin en main et d’en assumer pleinement ses responsabilités…

 

JOIGNY: Sitôt la séance photographique avec la presse terminée, Gilles PIRMAN n’a qu’une hâte : enlever la cravate bleue foncée qui confère à la solennité de l’instant. Même si la prise de vue se réalise sous l’ombre bienfaitrice d’un arbre – un arrière-plan plus architectural témoigne que ce cliché n’a pas été pris au beau milieu d’une zone champêtre ! -, le candidat des Républicains feint ne pas trop souffrir d’une chaleur déjà suffocante, sous le coup de midi.

Prolixe dans ses propos, il vient d’achever une longue conférence de presse, en configuration petit déjeuner, accueilli dans un restaurant de la ville. Soucieux du moindre détail et de la préséance dans ses relations publiques.

Le personnage, décontracté, est à l’aise face aux multiples questionnements des journalistes qui l’entraînent à la fois vers des rivages purement politiciens – la présence étrange et contradictoire de plusieurs listes de droite sur la circonscription, un coup de pouce fait au Rassemblement National ? -, plus personnels quant à sa propre vision de la chose politique dans le contexte si particulier que nous vivons et vraiment très stratégiques sur les plus-values qu’il peut apporter à son territoire de prédilection, lui l’homme rôdé aux pouvoirs publics, en cas d’élection au soir du 19 juin.

 

La politique : un engagement au service des autres…

 

La politique ? « Je ne vis pas que de cela ! », confie-t-il tout de go dès les premiers instants de cet entretien à bâton rompu où ses coreligionnaires – le premier cercle de son équipe de campagne – l’écoutent quasi religieusement sans piper mot.

D’ailleurs, il le précise sans ambages : s’il n’obtient pas les suffrages nécessaires des électeurs au terme du second tour de ce scrutin, capital pour sa formation en quête d’un véritable rebond après le naufrage des présidentielles, Gilles PIRMAN aura suffisamment de responsabilités lui permettant de rebondir.

Depuis deux décennies, il incarne les prises d’initiatives effectives de la localité de Saint-Clément où il agit en qualité d’édile. Sa vice-présidence, exercée dans le cadre du Conseil départemental depuis 2011, lui offre d’autres opportunités de pouvoir s’exprimer à travers des dossiers qu’il défend au quotidien. Notamment l’épineux sujet de la santé, un véritable casse-tête chinois, fort complexe à résoudre du fait du phénomène de désertification médicale observée en France depuis de nombreuses années.

Dans l’absolu, pourquoi se lancer alors dans une telle aventure – elle comporte des risques du fait de l’âpre concurrence -, la première du genre pour hériter d’un siège dans l’hémicycle du Palais Bourbon ?

« Je vis pour la politique parce que je recherche un type d’engagement, je ne vis pas de la politique, rétorque-t-il avec assurance à l’interrogation commune des médias faisant valoir la nuance.

Cela ne l’empêche pas de se présenter sur la grille de départ de cette législative dans un esprit serein mais déterminé. Face à la conjoncture actuelle – « le pain noir est encore à venir » annonce-t-il un brin prophétique -, Gilles PIRMAN ne pouvait hésiter plus longtemps avant de se prononcer sur sa candidature. Justifiant son entrée en campagne par le prisme du sérieux et de la solidité.

 

 

Un chantre de la culture du résultat…

 

Puis, il égrène les mots clés de son engagement qui repose sur une certaine idée de la culture du résultat. « Servir », « faire en sorte que ce soit mieux après que l’on se soit engagé qu’auparavant », « écouter » : simple comme bonjour, dans la bouche de Gilles PIRMAN, qui reste calme durant son exercice oratoire.

Il ajoute dans la corbeille de la mariée de ses explications détaillées, les termes « agir », « construire », « le faire pour les autres ». Et toujours dans l’intérêt de son territoire.

Il réfute, a contrario, tout engagement nourri de convictions partisanes – il a bien sûr ses convictions personnelles – pour se concentrer stricto sensu sur des convictions de résultats.

S’adressant aux abstentionnistes et à celles et ceux qui rejettent la chose publique, y compris dans sa plus simple expression, l’élu du Sénonais place le critère de l’expérience au centre du message.

« C’est cette expérience que j’apporte en ma qualité de candidat aux législatives sur cet arrondissement, souligne-t-il, une expérience faite de valeurs exercée depuis vingt ans… ».

S’arrêtant longuement sur le volet de la santé et la délicate offre de soins – le niveau le plus faible de la Bourgogne Franche-Comté -, le conseiller départemental évoque les motivations de son engagement. « Il y a quelque chose à faire sur ce sujet ô combien essentiel pour nos concitoyens ».

 

 

Jouer le rôle d’ambassadeur du territoire à l’Assemblée…

 

Précisant, au terme de son intervention, que sur ce dossier, du fait de son engagement et de son implication, « ce sera mieux après qu’avant ». Sans doute, parce qu’on part de tellement loin dans la réalité !

Devenir l’ambassadeur du territoire, c’est le vœu de Gilles PIRMAN, capable en faisant allusion une fois de plus au dossier de la santé, de « pouvoir assurer un diagnostic complet de son arrondissement », tout en fédérant et en ne divisant pas.

« C’est mon antithèse, affirme-t-il, je préfère que les gens s’additionnent plutôt qu’ils ne se divisent ou se soustraient… ».

Nicolas BOURSIN, président des Jeunes Républicains et directeur de campagne, opine du chef à l’écoute des propos tandis que Marianne PICOUET, suppléante du candidat, esquisse un léger sourire.     

Décochant une banderille avant de conclure l’exercice en direction de la députée sortante, Michèle CROUZET – « elle n’a aucun bilan à présenter en fin de mandat » -, Gilles PIRMAN tacle tour à tour le représentant du Rassemblement National, Julien ODOUL qui « incarne le désarroi de nos concitoyens » et Véronique FRANTZ, adjointe de la Culture de Sens qui se présente sous l’étiquette de divers droite, en créant de « la confusion ».

Se positionnant au-dessus de la mêlée, lui, il veut être jugé sur les résultats qu’il obtiendra lorsqu’il aura achevé son mandat. Sa façon de regarder l’avenir et d’avancer, en somme…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

 

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