Une potence symbolique au-dessus de l’Yonne : l’Assemblée Populaire dénonce le verdict sorti des urnes

« Dès l’annonce des résultats du premier tour des élections présidentielles, l’Assemblée Populaire d’Auxerre a fait connaître sa réaction de façon très imagée sur les deux candidats en lice. La mise en scène du « suicide » des quatre revendications essentielles, portées par le collectif : tout un symbole… ». « Dès l’annonce des résultats du premier tour des élections présidentielles, l’Assemblée Populaire d’Auxerre a fait connaître sa réaction de façon très imagée sur les deux candidats en lice. La mise en scène du « suicide » des quatre revendications essentielles, portées par le collectif : tout un symbole… ». Crédit Photos : D.R.

De curieuses silhouettes se balancent doucement dans la sinistre pénombre de la nuit auxerroise ! Elles ont été suspendues à l’annonce des résultats du premier tour de la présidentielle depuis la passerelle de la Liberté (la bien-nommée !). « Pendues », devrait-on dire. Car, à y regarder de plus près, ces figurines à taille humaine qui symbolisent les valeurs défendues par l’Assemblée Populaire d’Auxerre ne laissent planer aucun doute sur le symbole recherché. Le « suicide » des illusions perdues de celles et ceux qui rejettent déjà les candidats désignés pour le second scrutin…

 

AUXERRE : Etrange mise en scène sur la passerelle de la Liberté, dès l’annonce des estimations du premier tour de l’élection présidentielle. Elle est l’œuvre de plusieurs militants de l’Assemblée Populaire d’Auxerre (APA), bien connue pour leurs actions médiatiques décalées. Mais ô combien percutantes !

Dimanche soir, à la nuit tombée, de « macabres » silhouettes (celles des illusions perdues de cette structure qui ne croit pas aux propositions des deux qualifiés du second tour) se balançaient au bout de cordes, jetées depuis la balustrade de l’infrastructure surplombant l’Yonne.

Au plan symbolique, on y voyait là, différentes formes de justice (sociale, fiscale, climatique et démocratique) proprement « suicidées » après le verdict définitif des urnes.

Un verdict renvoyant le président sortant, Emmanuel MACRON, et son challenger, Marine LE PEN, dos à dos, lors de leur future joute du 24 avril.

Ces quatre silhouettes n’étaient pas placées là par pur hasard. Distinctes des bureaux du préfet, encore éclairés à cette heure tardive.

 

 

 

" Ces années de politique autoritaire et sécuritaire pouvant mener au totalitarisme..."...

 

L’explication de la scénographie nous est fournie par APA : « Alors que les candidats en lice sont clairs quant à leurs choix pour continuer des politiques inégalitaires stigmatisant les plus faibles d’entre nous tout en continuant d'enrichir les ultra-riches, chacune de ces justices a délibérément préféré choisir un suicide symbolique sur la passerelle de la Liberté plutôt que de mourir sacrifié par l'un des deux candidats désignés pour le second tour... ».

Le collectif dénonce à travers cet acte, on ne peut plus visuel, que « les résultats ne représentent rien de bon pour les cinq prochaines années en termes de politique autoritaire et sécuritaire ; ce qui entraîne toujours plus notre pays dans des dérives totalitaires… ».

En résumé, les membres de l’Assemblée Populaire d’Auxerre n’espèrent rien de positif pour les causes qu’ils défendent, à la veille de ce nouveau quinquennat. D’où l’idée du « suicide » orchestré sous le prisme de la pendaison de leur quatre revendications majeures dimanche soir.

 

Thierry BRET

 

 

 

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