En défenseur du « Made in France » chez BENTELER : Arnaud MONTEBOURG en appelle au gouvernement

« Pensif ou en pleine discussion avec les salariés en colère de l’usine en grève, le candidat à la présidentielle Arnaud MONTEBOURG a interpellé le gouvernement pour qu’il agisse en conséquence et qu’il prenne enfin le dossier en main. « C’est comme cela que l’on règle les problèmes en France » selon lui… ». « Pensif ou en pleine discussion avec les salariés en colère de l’usine en grève, le candidat à la présidentielle Arnaud MONTEBOURG a interpellé le gouvernement pour qu’il agisse en conséquence et qu’il prenne enfin le dossier en main. « C’est comme cela que l’on règle les problèmes en France » selon lui… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Son nom était cité parmi les potentielles personnalités nationales à venir battre le pavé aux côtés des salariés de BENTELER. D’autres patronymes ont circulé de manière sous-jacente dans les couloirs (Jean-Luc MELENCHON, Marine LE PEN ou Eric ZEMMOUR). De la pure fiction, en vérité ! Seul l’ancien ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique de l’ère HOLLANDE, de surcroît candidat à la course à l’Elysée, a défilé aux cotés des grévistes dans les rues de Migennes. Impressions de l’intéressé…

 

MIGENNES : Il avait promis de venir : il a tenu parole ! L’ancien ministre socialiste de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique a délaissé quelques instants ses activités d’entrepreneur, ardent défenseur du « made in France », pour soutenir les salariés en grève de l’usine de sous-traitance automobile BENTELER à Migennes.

Candidat à la course à l’Elysée, le chantre de « La Remontada » en appelle au patriotisme des constructeurs automobiles français dans l’intérêt commun.

« Les constructeurs nationaux doivent assumer leur patriotisme économique et donc défendre les valeurs du « made in France » tant qu’ils le peuvent, en étant solidaires des territoires et de leur savoir-faire… ».

S’insurgeant contre le projet de fermeture annoncée du site industriel icaunais, Arnaud MONTEBOURG a lancé un vibrant appel au gouvernement.

« Il doit agir, et au plus vite, a lâché le chef d’entreprise qui évolue dans le secteur de l’agro-alimentaire, plutôt que vouloir relocaliser ce qui est très bien en soi, il faut déjà défendre les intérêts des sociétés implantées en France en s’opposant aux risques de délocalisation. On laisse détruire des fleurons de l’industrie hexagonale (ALSTOM, TECHNIP, ALCATEL, LAFARGE, ESSILOR, SUEZ). Tout cela est vendu, démantelé ou démonté. Et maintenant, c’est au tour de la sous-traitance automobile… ».

Donc, par ricochet, le déménagement du « made in France » ce qui est insupportable pour l’ancien député de Saône-et-Loire.

« Je suis contre cela et il faut se battre ! Le gouvernement a les moyens d’agir : qu’il le fasse ! ».

 

Il en va de la responsabilité du gouvernement : c’est possible !

 

Face à 600 personnes, l’orateur ne s’est pas fait prier pour tacler la gouvernance actuelle. « Quoi qu’il coûte à Emmanuel MACRON, il faut que BENTELER reste active et au service de la filière automobile française ! ».

Puis, micro en main, et devant les manifestants, le natif de Clamecy a rappelé que cette situation était comparable à celle d’un couteau planté dans le cœur.

« Nous avons donné les clés de nos usine à d’autres. Ils les ont installés ailleurs. La bataille du « made in France » est un engagement politique et économique. Il est légitime que vous défendiez vos outils de production… ».

 

 

Regrettant la perpétuelle désertification industrielle qui sévit dans les régions à moindre densité, Arnaud MONTEBOURG vise désormais la responsabilité du gouvernement.  

« Nous avons réussi lorsque j’étais ministre de l’Economie à défendre, à sauver, à remettre sur les rails des outils industriels. Donc, c’est possible ! Une prise en main au plus haut niveau de l’Etat (Bruno LE MAIRE ou Emmanuel MACRON) est nécessaire. Alors, c’est sûr : la présidence veut de la relocalisation. Mais, il faut déjà préserver les sites industriels fonctionnels en France avant qu’ils ne soient découpés en morceaux et qu’ils ne partent en Espagne, vers la Chine ou au Brésil ! ».

 

 

Le pouvoir politique au secours du domaine économique : il y a urgence…

 

Inadmissible pour le candidat à la présidentielle qui cible manifestement les constructeurs, toujours prêts à quémander de l’aide au gouvernement pour trouver des solutions sur les volumes, les prix, la pérennité de l’approvisionnement ou sur l’outil de travail.

« Est-ce que vous croyez qu’il est raisonnable dans le monde actuel d’aller faire travailler des usines situées à dix mille kilomètres de là afin d’approvisionner le site de Sochaux ?! Est-ce que vous croyez qu’il n’est pas préférable d’assurer l’approvisionnement de nos usines et de garantir la souveraineté et l’indépendance industrielle de notre pays ? C’est pourquoi le « made in France » est un sujet éminemment politique… ».

Avant de discuter avec les salariés en colère, Arnaud MONTEBOURG a harangué une ultime fois le gouvernement : « Je lui demande de prendre ce dossier en main et de régler le problème une bonne fois pour toutes, en liaison avec les constructeurs, avec les collectivités locales ici présentes et avec l’ensemble de celles et de ceux qui sont attachés à cet outil de travail…C’est comme cela que l’on règle les problèmes en France ! ».

Le pouvoir politique au secours du domaine économique : c’est l’objet de l’interpellation du candidat à la présidentielle qui a adressé un tweet à l’actuel ministre de l’Economie, Bruno LE MAIRE, l’invitant à prendre les mesures nécessaires pour sauver BENTELER.

Pour que ne meurt pas une entreprise active, au service de la filière automobile française…

 

Thierry BRET

 

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