En quête d’une réélection à la CCPF : J-P SAULNIER-ARRIGHI plaide en faveur de sa vision entrepreneuriale

« A 67 ans, le président de la Communauté de communes de Puisaye-Forterre Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI espère le succès lors de l’élection lui permettant de poursuivre son mandat au sein de l’organe institutionnel ce samedi 11 juillet. Il promet un grand séminaire dès septembre en cas de réélection avec les élus… ». « A 67 ans, le président de la Communauté de communes de Puisaye-Forterre Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI espère le succès lors de l’élection lui permettant de poursuivre son mandat au sein de l’organe institutionnel ce samedi 11 juillet. Il promet un grand séminaire dès septembre en cas de réélection avec les élus… ». Crédit photos : Thierry BRET.

Et si diriger une collectivité territoriale forte de ses 36 000 âmes réparties dans 57 communes s’apparentait à plus d’un titre à la gestion d’une véritable entreprise ? L’actuel maire de Moulins-sur-Ouanne, conseiller régional et président sortant de l’intercommunalité de Puisaye-Forterre en serait-il pour autant le PDG absolu ? Pas si sûr ! Ce serait plutôt, à ses dires, un dirigeant s’appuyant sur des compétences qui souhaite rebattre les cartes, ne stigmatiser personne et aller de l’avant, avec un discours d’apaisement, au service de ses administrés…

MOULINS-SUR-OUANNE : A 67 ans, tout est possible ! Ce n’est pourtant pas le credo du candidat Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI à sa propre succession. Mais, celui d’un exégète de la chose publique, habitué à évoluer dans la sphère politique depuis pas mal de temps.

Il en connaît ainsi tous les rouages et les subterfuges. A l’instar des chausse-trappes et autres peaux de banane qui se sont déjà dressées sur sa route. Où il lui aura fallu les éviter avec une certaine maîtrise.

Aujourd’hui, à l’avant-veille d’un scrutin qui pourrait paraître capital sur le papier (une réélection au poste de président de l’intercommunalité la plus étendue de l’Yonne), le responsable départemental d’Agir La Droite Constructive mène campagne dans sa « zone de chalandise » en quête de ces indispensables soutiens d’édiles qui pourraient lui apporter in fine les voix nécessaires.

Sans rien préjugé du résultat final (« une élection n’est jamais gagnée d’avance… dixit l’intéressé), le président de la CCPF s’enveloppe d’une certaine sérénité dans sa posture. Même s’il reconnaît que ces trois années de mandature exercées depuis sa prise de fonction en janvier 2017 ressemblaient davantage à une sinécure kafkaïenne à appréhender plutôt que d’être vécues comme un long havre de paix !

Bref, on l’aura compris dans ses propos distillés sans modération lors d’une conférence de presse accordée il y a quarante-huit heures, Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI veut convertir ces trois premières années de galère noire en un nouveau challenge plus abouti tant dans le consensus que dans les réalisations.

 

Faire abstraction des querelles de personnes et privilégier l’intérêt général

 

Alors, quand il abat ses cartes comme des pions qu’il avancerait sur un échiquier pour expliciter son programme, l’élu de l’Yonne admet bien volontiers que son tempérament vif et clairvoyant lui joue parfois des tours : « peut-être ai-je été un peu trop rapide dans la prise de certaines décisions mais je ne voulais pas perdre de temps… ». Ni les subventions de fonds divers et variés à glaner çà et là auprès d’instances régionales voire européennes dont il était judicieux de bénéficier pour le portage financier de certains dossiers.

A sa décharge, il explique que l’un de ses plus grands regrets aura été une dépense d’énergie constante pour lutter contre une adversité qualifiée de « mauvaise foi ». Il est vrai que ce court mandat de trois ans imputable à la constitution de la nouvelle communauté (il est de six ans en temps normal) aura paru interminable pour l’ancien avocat d’affaires.

Le paysage plutôt mouvementé de ce landerneau kaléidoscopique comprendra dans ce laps de temps : la fusion de trois intercommunalités, l’additif d’une commune nouvelle (Charny-Orée de Puisaye), l’ajout de quatre communes (Charentenay, Coulangeron, Migé et Val-de-Mercy), le retrait de cinq autres, la présence d’un PETR et celle d’un syndicat mixte des déchets…Qui dit mieux ?

 

Un problème de fonctionnement, pas d’investissements

 

Se référant à un rapport analytique publié par le cabinet STRATORIAL PUBLIC AVENIR, Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI évoque la fiscalité. Un item toujours épineux dans la besace de n’importe quelle collectivité.

« L’effet de la fusion engendrera selon cette étude une augmentation de quatre taxes de 2,5 % par an et ce pendant au moins six années… ».

Prônant les vertus de l’intérêt général, le candidat lance quelques pistes de réflexion concrètes extraites de sa feuille de route. Pour cette prochaine mandature, il désire l’ouverture des commissions aux conseillers municipaux.

« Il existe bon nombre de compétences parmi ces élus alors qu’ils ne sont pas délégués communautaires. Ils doivent s’approprier cet organe et en parler entre eux… ».

Proposer un écrémage dans l’ordre du jour communautaire (des sessions longues parfois de plusieurs heures) s’inscrit parmi les priorités. Les questions de moindre importance se réguleraient dans le cadre d’un bureau délégataire. Quant aux appels d’offres, autre serpent de mer insondable dans la vie des élus, ils seraient traités par un service centralisé ad hoc. La résultante se traduirait par le biais d’une embauche d’un agent supplémentaire.

Tel un entrepreneur déclinant son business plan et sa copy stratégie à son staff directionnel à la barre d’une grosse PME, Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI pose son regard managérial de l’organe communautaire autour de trois axes : la vision du territoire, l’organisation et les moyens humains, complétés par le volet financier.

 

 

Des projets comme s’il en pleuvait…

 

Les engagements pris lors de la première mandature devraient se poursuivre en cas de réélection du président actuel. Ainsi, le dossier de la piscine intercommunale bâtie à Toucy, projet d’un coût de 6,6 millions d’euros mais subventionné à 52 %.

A ce titre, le maire de Moulins-sur-Ouanne rappelle le bénéfice des 700 000 euros de subsides qu’il a su obtenir auprès du ministère des sports sans trop de difficultés !

La constitution d’une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) est destinée à la mise en exergue de la filière énergie bois. L’aménagement des zones d’activité (Toucy, Charny-Orée de Puisaye, Saint-Fargeau…) est en phase d’étude. L’idée de créer une entité supplémentaire aux abords de l’autoroute à Villefranche est dans l’air.

La refonte des bâtiments du CNIFOP à Saint-Amand-en-Puisaye dans lequel la Région mais aussi le Département de la Nièvre voire l’ADEME pourraient être des contributeurs financiers s’envisage très sérieusement.

Le volet sanitaire n’est pas omis de la discussion par le président-candidat. Bléneau, Courson-les-Carrières ou Toucy sont concernés par l’édification de maisons de santé ou d’extensions de leurs sites existants.

Reste le volet environnemental. C’est une priorité capitale dans la bouche de Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI. La voie douce (ou voie verte) devant relier Moutiers-en-Puisaye à Briare et son fameux canal figure en pôle-position dans les tuyaux.

De même, il existe une réflexion autour du rail où se grefferait un partenariat entre différentes collectivités territoriales de la Nièvre, du Loiret et de l’Yonne.

Quant à la construction du nouveau siège intercommunal prévu à Saint-Fargeau, rien n’est encore fait. Le président de la CCPF possède différentes options dans son jeu pour trouver l’alternative la plus judicieuse à ce projet qui permettrait de regrouper sur un site unique l’ensemble des salariés de la collectivité, soit une centaine d’agents.

Seul tacle critique à l’endroit de son vice-président Jean-François BOISARD mais néanmoins adversaire pour le perchoir présidentiel de ce samedi 11 juillet à Saint-Fargeau : une petite allusion emplie de sous-entendus et décochée comme une flèche sur l’attitude de son rival qui a tout accepté des projets en cours en les votants de manière positive durant son mandat…

 

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