Une onde de choc secoue la mairie d’Auxerre : Crescent MARAULT (LR/UDI) l’emporte avec dix points d’écart…

« Victoire très nette pour le candidat de la droite et du centre droit Crescent MARAULT à Auxerre : le quadragénaire occupera le fauteuil de maire pendant six ans après son succès sur Guy FEREZ avec plus de 10,59 % d’écart…La sensation de la soirée électorale dans l’Yonne…». « Victoire très nette pour le candidat de la droite et du centre droit Crescent MARAULT à Auxerre : le quadragénaire occupera le fauteuil de maire pendant six ans après son succès sur Guy FEREZ avec plus de 10,59 % d’écart…La sensation de la soirée électorale dans l’Yonne…». Crédit photos : Thierry BRET.

10,59 % séparent in fine deux des candidats qui s’opposaient au soir du second tour des municipales à Auxerre. Soit un différentiel de 896 voix ! Elles ont fait la différence en faveur du porte-étendard des Républicains et de l’UDI, Crescent MARAULT. Chantre de la discrétion, le chef d’entreprise veut incarner la pratique d’une politique sereine mais ambitieuse en s’installant pour une mandature de six ans dans le fauteuil de maire. Mettant un terme définitif au règne de l’édile sortant, Guy FEREZ…

AUXERRE: Personne, pas même les spécialistes des prédictions en tout genre, n’avait envisagé un tel scénario dans la capitale de l’Yonne au soir de ce 28 juin qui restera à jamais gravé dans les annales de la vie politique icaunaise.

Même si le premier tour le créditait d’une avance plus que substantielle (37 % de suffrages par rapport à son rival le plus direct Guy FEREZ, pointé à 33 %), Crescent MARAULT ne s’imaginait pas être élu maire de la ville avec une avance aussi confortable. Soit un total de plus de 10 points au moment du verdict !

D’autant que la tenue de cette seconde échéance électorale était programmée quelque trois mois après le premier rendez-vous avec les électeurs. Un abyme insondable dans le contexte actuel.

Alors, c’est sûr : beaucoup feront remarquer que le résultat obtenu n’est pas très significatif des réelles intentions de vote de nos concitoyens qui ont été 57,69 % à s’abstenir de tout déplacement vers les urnes.

D’autres pensaient avec malice et certitude que le candidat de la droite et du centre droit avait déjà atteint son plafond de verre dès le 15 mars en obtenant ce score de 37 % qui le positionnait en tête. La logique des alliances devant faire le reste pour propulser vers un quatrième mandat successif le maire actuel qui aura assuré légitimement les prolongations durant la crise sanitaire.

Mais, au final, et au vu de l’ampleur de ce résultat surprenant, le succès de l’ancien maire de Saint-Georges-sur-Baulche ne peut être contesté d’aucune manière.

Elue avec 49,02 %, la liste « Soyez fiers d’Auxerre » aurait pu tutoyer la barre symbolique des 50 % malgré la triangulaire qui mettait en présence les listes de Guy FEREZ et Maud NAVARRE (« L’Assurance d’une transition sereine ») et celle portée par Florence LOURY et Denis ROYCOURT (« Auxerre Ecologie La Ville envie ». C’est tout dire !

Précisons que ces deux dernières listes obtiendront respectivement la seconde et troisième place de ce tour avec des scores de 38,43 % et de 12,54 %.

 

 

Vingt ans de patience pour l’électorat de la droite…

 

Etrange élection que celle-ci. Peu de monde aurait parié un centime d’euro sur la réussite finale du candidat Crescent MARAULT au tout début de cette campagne interminable qui n’en fut pas une au moment de l’emballage final, faute de meetings !

D’une part, Guy FEREZ faisait figure de prétendant indéboulonnable à la mairie du fait de ses trois mandatures successives. D’autre part, on connaît l’appétence de nos concitoyens pour le conservatisme à tout crin et le bonus de la prime au sortant qui ponctue le plus souvent le déroulé des échéances politiques.

A Auxerre, désormais, il faudra revoir sa copie après l’éviction très nette et sans ambiguïté de l’ancien maire socialiste qui briguait un renouvellement de bail sans arborer d’étiquette obédientielle particulière.

Autre enseignement à tirer à brûle-pourpoint : le report des voix et la tactique fusionnelle avec la liste des « Printemps pour Auxerre », conduite par Maud NAVARRE n’aura pas eu les effets escomptés dans les urnes.

Là où avait échoué l’actuel député Guillaume LARRIVE en 2014 le presque « inconnu » Crescent MARAULT aura triomphé avec la manière.

Entouré de lieutenants déjà inféodés aux joutes électorales dont le MoDem Pascal HENRIAT, l’entrepreneur d’Auxerre a délibérément choisi de faire une campagne loin des poncifs habituels de la communication et des médias.

Une stratégie qui avait déjà payé selon lui lors du premier tour de scrutin. Il ne lui suffisait plus qu’à confirmer une seconde fois sa ligne de conduite préférentielle devant le mener à la victoire finale…

 

 

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