Objectif du concours des Meilleurs ouvriers de France : la mobilisation de nombreux candidats…

« L’Etat, en la personne du préfet de l’Yonne, Jean-Christophe MORAUD, réaffirme son soutien à la filière artisanale… ».  « L’Etat, en la personne du préfet de l’Yonne, Jean-Christophe MORAUD, réaffirme son soutien à la filière artisanale… ».

Le lancement de l’un des 26ème concours des Meilleurs Ouvriers de France a eu lieu à Auxerre dans les locaux du Centre interprofessionnel de formation par l’apprentissage (CIFA) de l’Yonne. A l’invitation du président Michel TONNELIER, les ambassadeurs nationaux et régionaux de cette institution que représente le MOF ont pu présenter les modalités pratiques et la vocation de cette vénérable compétition s’étalant sur un cycle de trois ans.

 

AUXERRE : Créé à l’initiative du président Albert LEBRUN en 1913, le concours des meilleurs ouvriers de France n’a d’autres vocations que de valoriser les initiatives professionnelles de l’artisanat en France. Les savoir-faire devant être mis à l’honneur…

Près de 4 000 candidats se lancent dans l’aventure à chaque nouvel épisode. Ils sont issus de quatre catégories différentes : les salariés (40 %), les artisans et les indépendants (un total de 40 %) et les formateurs, nettement moins nombreux. Titulaires d’un CAP (un tiers d’entre eux possède un bac professionnel), l’ensemble des prétendants à cette distinction suprême ont vécu la voie de l’apprentissage. 

Le concours se rapporte à 280 métiers au niveau national (232 seulement pour la région Bourgogne Franche-Comté). Mais, chaque année, il est difficile de mobiliser les jeunes talents sur notre territoire.

Le département de l’Yonne ne fournit jamais un contingent très important de candidatures. Pourtant, les attraits participatifs à ce concours sont conséquents avec une croissance de la visibilité, une médiatisation pour le lauréat. A ce jour, sur notre territoire, une douzaine de personnes ont fait cette démarche de s’inscrire pour un équivalent d’autant de filières professionnelles représentées.

Si les inscriptions concernent le plus souvent les filières de l’artisanat (notamment les métiers de bouche), certaines professions brillent par leur absence : c’est le cas des métiers électroniques et d’électricité, de l’environnement, du graphisme, etc.

Les inscriptions seront d’ailleurs prolongées de plusieurs semaines au printemps. Ensuite auront lieu les épreuves qualificatives régionales dès le mois de décembre avant l’organisation des épreuves finales courant 2018.

Ce concours est soutenu par l’Etat mais aussi par le Crédit agricole. Une présence qui se justifie par l’engagement sur le territoire du groupe bancaire régional (Champagne Bourgogne), enclin au développement de l’excellence, des talents et des territoires. La CPME représente aussi un soutien indéfectible à l’initiative.

Aujourd’hui, l’artisanat représente 6 100 entreprises sur le département de l’Yonne, comme devait le rappeler le préfet Jean-Christophe MORAUD au soir de ce lancement officiel, soit 18 000 personnes actives dont 10 000 salariés.

Le secteur du bâtiment est l’un des plus représentatifs de la filière (2 600 entreprises soit 43 % de l’activité artisanale). Les principes défendus avec ce concours sont l’excellence, l’entrepreneuriat et les initiatives. Quant aux femmes, elles ne sont pas oubliées de cette voie professionnelle avec 1 400 chefs d’entreprise sur le territoire de l’Yonne.

Devenir meilleur ouvrier de France, c’est aussi la garantie de rayonner à travers d’autres univers autres que le sol français : l’artisanat restant la première force économique du monde…

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