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Assises du BTP 89 : le secteur reste fragile, courbe le dos mais ne rompt pas dans l’attente de jours meilleurs…

« Des assises sur le bâtiment qui ont permis de bien comprendre la situation dans l’Hexagone et dans l’Yonne. Bon nombre de difficultés et de constats ont été abordés autour d’intervenants de qualité qui déplorent le manque de visibilité du gouvernement en matière de politique sur le logement… ». « Des assises sur le bâtiment qui ont permis de bien comprendre la situation dans l’Hexagone et dans l’Yonne. Bon nombre de difficultés et de constats ont été abordés autour d’intervenants de qualité qui déplorent le manque de visibilité du gouvernement en matière de politique sur le logement… ». Crédit Photos : Dominique BERNERD.

Manque cruel de logements sociaux, difficultés à recruter, hausse des coûts de construction, enjeux des nouvelles contraintes écologiques, absence de vision sur le long terme…autant de sujets abordés lors des « Assises du Bâtiment de l’Yonne ». Elles se sont déroulées en présence notamment des représentants des bailleurs sociaux du département…

 

AUXERRE : Pour le président de la Fédération Française du Bâtiment de l’Yonne, Cyril CHARETIÉ, la surprise semble de mise, après le scénario apocalyptique annoncé il y a encore quelques mois : « étrangement, ça tient ! ». Mais le secteur du bâtiment sur le territoire reste fragile, notamment en ce qui concerne la construction de maisons individuelles : « avec une chute des volumes de logements individuels de l’ordre de 30 % sur douze mois glissants et de 20 % de 2023 à mars 2024… ».

Si les plans de charge permettent le maintien d’une activité soutenue à trois ou quatre mois, peu de perspectives en vue compte tenu d’appels d’offre en baisse et de carnets de commande en diminution de 20 à 30 %, selon les activités. Notre département se distinguant par une dynamique affirmée des secteurs tertiaires et industriels en matière de construction, à l’inverse du marché porté par les collectivités, « complètement aphone, à l’exception faite de Sens et Auxerre et de leurs agglomérations respectives… ».  

 

La chasse aux mauvais payeurs : usant et démoralisant !

 

Le président de la FFB 89 se veut toutefois résolument optimiste, au regard des habitudes prises jusque-là par les communes et collectivités locales de lancer nombre de chantiers les deux années précédant les échéances électorales à venir, en l’occurrence, les municipales de 2026. Concernant l’emploi, les difficultés à recruter demeurent : « pas de compétence ou de savoir-faire sur le marché du travail. Le secteur de l’intérim étant pour sa part en chute dans la construction, pas faute de demandes, mais de profils à proposer, la formation subissant pour sa part quelques turbulences… ».

 

 

Le retrait des aides de l’Etat sur les contrats de professionnalisation, conjugué aux difficultés qu’ont les entreprises à se projeter, appelant à la prudence. Autre problème récurrent : celui de la trésorerie, que l’on pourrait qualifier, si le sujet portait à sourire, de « chasse au mauvais payeur », tant il est prégnant chez nombre de petites entreprises ou artisans : « chercher son argent devient quelque chose de plus en plus prenant, usant, démoralisant et cette énergie, ce temps que nous mettons à nous battre et nous démener pour nos trésoreries n’est pas de nature à donner de la sérénité, du temps pour l’amélioration, la recherche et l’innovation… »

 

 

Pas assez de logements neufs construits à l’année…

 

A l’image des chiffres nationaux, la pénurie de logements sociaux dans l’Yonne est flagrante et les bailleurs sociaux présents ont tour à tour tiré la sonnette d’alarme. Présent sur le territoire auxerrois depuis 1930, avec un parc de 6 200 logements essentiellement collectifs répartis sur une trentaine de communes de l’agglomération, l’OAH a investi pas moins de 125 millions d’euros ces dix dernières années en matière de construction, consacrant dans le même temps, 67 millions à l’entretien de l’existant. Pour autant, la vacance commerciale est extrêmement faible, comme l’a souligné son directeur, Éric CAMPOY : « on connait une tension sur le logement dans l’Auxerrois comme on n’a jamais vu, de l’ordre de 1,3 % de vacance locative, comme en région parisienne. Et ce chiffre ne représente que le temps de libérer le logement et y faire les travaux nécessaires ! ».

 

 

Avec un taux de rotation ne dépassant pas 8 %, là où on atteignait 11 % avant COVID, soit 500 logements qui se libèrent, pour 2 600 familles dans l’attente ! Même tonalité dans le discours de l’adjoint au maire de Sens, en charge de la politique du logement et de l’habitat, Jean-Pierre CROST : « malgré les bonnes volontés de nos bailleurs et de nos parcs privés, l’on compte 2,4 millions de demandeurs de logements sociaux. Et encore, ce sont des chiffres de 2022 ! La situation nationale est assez critique et rejoint toutes les tensions du parc qu’il peut y avoir sur l’Auxerrois, le Sénonais et dans tout le département… ».

Si en la matière, tout le monde s’accorde à dire que la construction de 500 000 logements à l’année est indispensable, dont un peu moins de la moitié de logements sociaux, la réalité est tout autre : « aujourd’hui, à peine entre 80 et 100 000 nouveaux logements construits par an… ».

 

La valse à mille temps des ministres du Logement !

 

« Construire plus, mieux et moins cher », c’est en substance, l’objectif de la loi ELAN votée en 2018. A ce détail près que l’innovation est souvent « source de surcoût », rappelle Simon SPADA, directeur général adjoint d’HABELLIS (groupe Action Logement), d’autant qu’à l’instar de la plupart des bailleurs sociaux, les prêts contractés étant indexés sur le livret A, l’addition est salée : « il y a quelques années, on traitait à 0,5 %, aujourd’hui, à 3,5 % ! Avec une charge de remboursement annuelle en taux d’intérêt passée de 6 à 7 millions d’euros il y a deux ans, à 21 millions d’euros ! ».

Premier bailleur social du département, avec 8 610 logements répartis sur tout le territoire dont un quart en logements individuels, DOMANYS est résolument prêt à s’engager dans l’habitat de demain, mais encore faut-il lui en donner les instruments rappelle sa vice-présidente, Sonia PATOURET, également vice-présidente du Conseil départemental : « décarbonation, enjeux environnementaux, ce sont des objectifs que l’on va devoir atteindre, qu’on le veuille ou non !...Nous avons besoin d’avoir en face de nous une fédération, des artisans, des entreprises, qui répondent et ont envie de se lancer dans l’utilisation de nouveaux matériaux, peut-être un peu plus compliqués à mettre en œuvre, qui ont envie aussi de former leurs salariés. Nous n’avons pas le choix, il va falloir s’y soumettre, et nous et vous… ».

Pas toujours facile pour autant de répondre aux appels d’offres alerte Jean-Pierre CROST : « cela demande peut-être trop de rédactionnel en amont et les TPE n’ayant pas de temps à consacrer à cette partie-là, loupent les appels d’offres en question alors qu’ils ont souvent les compétences et le savoir-faire pour y répondre… ».

Adjoint au maire d’Auxerre, en charge de la politique du logement et de l’habitat, également président de l’OAH, Vincent VALLÉ en appelle pour sa part à un véritable « plan Marshall » en la matière, mais comment miser sur une politique au long terme, quand on ne cesse de changer le « pilote dans l’avion » : « à chaque congrès annuel des HLM, je fais un selfie avec le ministre en question. J’en suis déjà à quatre ! Comment voulez-vous mettre en place une politique fondamentale, régalienne, approfondie et solide avec des financements fixes sur le long terme en changeant aussi souvent de ministre ! ».

Plus que quelques semaines à attendre avant d’accrocher une cinquième photo à son « tableau de chasse » !

 

Propos entendus… :

Christophe BEAUSSERON Président de la SIMAD
« Le logement, on le voit bien dans la campagne en cours, n’est pas un sujet souvent évoqué, pourtant, si l’on parle de pouvoir d’achat, c’est un enjeu très fort. Nous faisons partie malheureusement, de ces bailleurs qui ont acheté le gaz fin 2022 avec une multiplication par dix du prix du mégawatt. Comment expliquer à nos locataires que la facture n’a jamais été aussi élevée tout en ayant jamais si peu consommé de gaz ?... ». 

Simon SPADA Directeur général adjoint d’HABELLIS
« Notre président a décidé un jour de baisser les APL, sauf que pour ne pas pénaliser les locataires, il a décidé avec la « Réduction Loyer Solidarité », que ce serait au bailleur de baisser d’autant le montant de son loyer. C’est transparent pour le locataire mais cela a fait beaucoup de mal à nombre d’organismes sociaux, empiétant d’autant notre pouvoir financier… ».

 

 

Vincent VALLÉ Président de l’Office Auxerrois de l’Habitat
« On parle de moins en moins d’aménagement du territoire, c’était un terme du temps du Général de Gaulle, mais je pense qu’il faut le reprendre. Et la bonne échelle pour le faire, c’est la Communauté d’agglomération, du fait d’une proximité avec les habitants, avec les entreprises, on se connaît, on se parle, on habite le même territoire, on a plaisir à y vivre, plaisir à le développer… ».

Sonia PATOURET Vice-présidente de DOMANYS
« Evidemment que l’on veut travailler avec le local. Maintenant, il faut que lorsqu’on lance des appels d’offres, avec les contraintes qui nous sont imposées, l’on ait des réponses en face, solides, avec des gens qui ont envie d’y aller… ».

Jean-Pierre CROST Adjoint à la ville de Sens, aux politiques du logement et de l’habitat
« Il est plus intéressant d’avoir les compétences et le savoir-faire pour poser un mètre de parpaings que savoir écrire comment on fait pour le poser…! ».

 

Dominique BERNERD

 

 

 

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PRESSE EVASION - Mr Thierry BRET

Tél. : 06.20.31.05.53.

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