La transition écologique s’accélère pour les PME : Alain GRISET espère l’adhésion massive des entrepreneurs

« Le ministre en charge des PME Alain GRISET, de passage à Auxerre pour la signature de la convention de partenariat avec CCI France et CMA France, a expliqué les principes fondamentaux de ce dispositif visant à accélérer la transition écologique des artisans, commerçants et indépendants… ». « Le ministre en charge des PME Alain GRISET, de passage à Auxerre pour la signature de la convention de partenariat avec CCI France et CMA France, a expliqué les principes fondamentaux de ce dispositif visant à accélérer la transition écologique des artisans, commerçants et indépendants… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

L’exercice se nomme dans le jargon journalistique, le « micro tendu ». L’interlocuteur se prête volontiers, mais parfois avec une certaine hâte fébrile, au jeu de l’interview face aux médias, justifiant ainsi sa présence sur le territoire. Tout en délayant les principaux messages distillés du jour. Alain GRISET n’a donc pas dérogé à la sacro-sainte pratique de cette règle basique de communication. Par contre, le ministre en charge des PME a pris le temps de répondre à toutes les interrogations posées…

 

AUXERRE: De passage ce lundi 05 juillet après-midi à Auxerre en visite officielle, afin d’y signer la convention de partenariat concernant l’accélération de la transition écologique des artisans, commerçants et indépendants, le représentant du gouvernement Alain GRISET a fait le point sur ce dossier entre deux visites d’entreprises auprès des journalistes régionaux.

Un point presse qui lui aura permis de présenter les caractéristiques principales de ce dispositif, dans le cadre du plan « France relance », concocté en collaboration avec l’ADEME, CCI France et CMA France. Morceaux choisis…

 

Le gouvernement a décidé d’accélérer la transition écologique des artisans, commerçants et indépendants. Quels sont les objectifs de cette stratégie ?

  

« L’objectif de cette convention de partenariat avec les CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) et les CMA (Chambre des Métiers et de l’Artisanat) est de permettre aux entreprises, aux artisans, commerçants et indépendants d’avoir des informations pour passer le cap de la transition écologique. Après cette sortie de crise, il faut passer à autre chose, sachant que la transition écologique est un des éléments importants de notre avenir. Il y a parmi ces enjeux une attente des consommateurs qui font attention aux entreprises qui effectuent cette démarche-là…

 

Justement, une enveloppe conséquente va être engagée dans ce projet…

 

Oui, l’Etat a mis 15 millions d’euros pour permettre aux CCI et aux CMA d’aller visiter les entrepreneurs dans un premier temps et ensuite de leur donner des conseils judicieux pour pouvoir avec l’ADEME trouver les bons outils pour accompagner ces entreprises désireuses de respecter la transition écologique.

 

 

Comment va se dérouler ce processus d’accompagnement auprès des entreprises ?

 

Dans un premier temps, il y a une analyse de la situation de l’entreprise. Pour celles qui le souhaitent, on leur propose de faire un accompagnement pour trouver des solutions. Donc, primo, un diagnostic de cet état des lieux avant de procéder à un accompagnement…

 

Vous évoquez les solutions. De quel ordre sont-elles précisément ?

 

Par exemple, prenons pour référence cet établissement (ndlr : le restaurant « Le Quai » à Auxerre que le ministre en charge des petites et moyennes entreprises visitera en début d’après-midi), on peut avoir de l’amélioration sur les économies d’énergie sur le bâtiment lui-même. Mais, il peut y avoir des solutions sur la gestion des déchets. L’établissement propose à sa clientèle de pouvoir repartir avec les restes du plat si le consommateur n’a pas terminé ledit plat.

Un travail peut se faire également sur la mobilité et les véhicules. Voire sur la gestion de la terrasse. On voit bien qu’il existe plusieurs pistes sur lesquelles on peut réfléchir et travailler, y compris dans un restaurant. Cela permet à l’entreprise d’améliorer sa situation écologique. Ce n’est pas réservé qu’aux seules grandes entreprises. Je souhaite surtout que la transformation écologique ne soit pas punitive. Il faut que l’entrepreneur y adhère tout en y trouvant son compte…

 

 

Est-ce que vous avez un objectif quantitatif par rapport à un quota d’entreprises qui suivrait ce programme ?

 

Dans un premier temps, il y a 35 000 entreprises qui vont être contactées, visitées. Cela correspond à une demi-journée de présence des CCI et des CMA dans l’entreprise, afin d’y réaliser le diagnostic. Ensuite, on table sur 10 000 entreprises que nous souhaitons voir passer à l’acte de la transition écologique. C’est celles que l’on a ciblées. Mais, j’ai la ferme intention de penser que toutes celles que l’on a suivies vont aussi irriguer, incitant d’autres structures à le faire. On a vu ce qui s’est passé avec la numérisation. Beaucoup de PME/TPE ont passé le cap. Cela devrait générer des comportements très positifs par effet de capillarité…

 

Est-ce que ce changement de cap aura un coût pour l’entreprise ?

 

Il faut que les choses soient claires : pour l’entreprise, il n’y aura rien à payer ! Quant aux 15 millions d’euros débloqués par l’Etat, c’est pour rémunérer les CCI et les CMA, soit 330 euros par projet visité. Ce qui permet de couvrir le temps agent mis à la disposition des entreprises à la réalisation de ce projet. Les entrepreneurs peuvent très facilement obtenir ce diagnostic, et cet accompagnement sans bourse déliée.

 

A propos de la mobilité, comment cela va-t-il s’appliquer aux entreprises concernées ?

 

Que ce soit sur la mobilité ou la gestion des déchets, il existe beaucoup de dispositifs qui existent. La difficulté, c’est que les entreprises ne connaissent pas forcément ces dispositifs. Avec l’ADEME, leur objectif premier sera de les informer de toutes les disponibilités possibles dans leurs entreprises. Quand il existe une aide sur le volet de la mobilité pour l’acquisition d’un véhicule électrique, il faut que ces entreprises puissent en bénéficier pour pouvoir faire des économies et avoir cette trajectoire écologique.

 

Propos recueillis par Thierry BRET

 

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