La démolition véritable opportunité économique pour MICHEL SAS : la présidente de la Région salue l’initiative…

« Selon Didier MICHEL, en dépit du problème de surcoût de main d’œuvre, une paroi en gabions comme celle édifiée à Auxerre à partir de bétons concassés et recyclés, reviendrait au final un peu moins cher que l’utilisation de pierres naturelles. Un édifice qui n’a pas manqué d’interpeller Nicolas SORET, Gilles DEMERSSEMAN et Isabelle POIFOL-CARREIRA, tous trois candidats pour l’Yonne aux prochaines échéances régionales sur la liste de la présidente en titre… ». « Selon Didier MICHEL, en dépit du problème de surcoût de main d’œuvre, une paroi en gabions comme celle édifiée à Auxerre à partir de bétons concassés et recyclés, reviendrait au final un peu moins cher que l’utilisation de pierres naturelles. Un édifice qui n’a pas manqué d’interpeller Nicolas SORET, Gilles DEMERSSEMAN et Isabelle POIFOL-CARREIRA, tous trois candidats pour l’Yonne aux prochaines échéances régionales sur la liste de la présidente en titre… ». Crédit Photos : Dominique BERNERD.

Réduire l’empreinte carbone par le biais d’une économie plus circulaire s’inscrit depuis longtemps parmi les chevaux de bataille de Marie-Guite DUFAY. Un engagement que la présidente de la Région a réitéré dans sa profession de foi de candidate à sa réélection. Profitant d’un déplacement dans l’Yonne vendredi, elle a visité l’entreprise MICHEL SAS, spécialisée dans le recyclage de matériaux issus de la démolition.

AUXERRE : Telle une forteresse de Vauban, la cage métallique remplie de pierres visant à stabiliser le terrain sur lequel sont édifiés les locaux de l’entreprise fondée par Didier MICHEL, fait désormais partie du paysage de la rue Guynemer à Auxerre.

Le remplacement d’un mur de soutènement en béton par une paroi en gabions édifiée au moyen de 400 tonnes de matériaux de démolition recyclés est un choix délibéré. Il s’inscrit dans la politique menée par la PME auxerroise, depuis longtemps, engagée dans la valorisation des inertes et l’économie des ressources naturelles.

Elu en novembre dernier à la tête de l’antenne icaunaise de la Fédération Française du Bâtiment et président de la Commission environnement et développement durable au niveau régional, Didier MICHEL est « tombé dans la marmite » tout jeune, reprenant le flambeau familial : « Le recyclage, j’ai toujours vécu dedans ! Avant moi déjà, mon père en faisait, même si à l’époque, c’était plus pour permettre aux gens de réaliser des économies financières que de diminuer l’empreinte carbone… ». Aujourd’hui, le groupe éponyme emploie près de 140 salariés. Il se développe autour de trois grands pôles : la démolition, la dépollution et le gros-œuvre. Une réussite saluée par la présidente de la région Bourgogne Franche-Comté, qui a visité le siège auxerrois de l’entreprise ce 28 mai.

 

 

Chercher toutes nos matières premières en Chine, pour mieux perdre nos emplois ?

 

Ce déplacement permit à Marie-Guite DUFAY de prendre le pouls de la sphère économique icaunaise, auprès de la trentaine d’artisans et chefs d’entreprises réunis pour l’occasion. Une discussion informelle à laquelle s’est pliée avec plaisir la présidente-candidate, à l’écoute des attentes ou des inquiétudes de chacun.

Si la relance et la reprise d’activité semblent bien au rendez-vous, notamment dans le secteur du bâtiment, les inquiétudes demeurent face à la hausse du coût des matières premières, voire à la pénurie constatée pour certains matériaux. Un sentiment partagé par la présidente de région qui s’en est ouverte la semaine dernière auprès d’Emmanuel MACRON, en déplacement à Nevers : « Une situation qui nous renvoie à la difficulté de disposer chez nous de lieux de production de matières premières alors que l’on va tout chercher en Chine. Avec le risque de pertes de marchés et d’un effet boule de neige sur les sous-traitants dans les mois à venir… ».

 

 

Parmi les autres thèmes abordés, le déficit de notoriété des métiers de l’industrie ou du bâtiment auprès des jeunes : « C’est un problème culturel et ce n’est pas tant par la mise en place de formations que nous le résoudrons. Il nous faut créer des outils beaucoup plus modernes et performants pour les convaincre qu’ils seront heureux dans tous ces métiers, c’est là le nerf de la guerre… ».

A écouter les uns et les autres ce vendredi, le sujet est prégnant. Les tensions particulièrement marquées dans le BTP où, face à des projets d’embauche bien réels, les candidatures se font toujours aussi rares.

 

 

En savoir plus :

Utiliser des matériaux recyclés issus de la démolition s’avère être une réelle opportunité pour l’entreprise MICHEL SAS, sachant que le secteur du bâtiment représente environ 19 % de la production de déchets du BTP, soit 46 millions de tonnes par an, dont près de la moitié provient de la démolition (Sources : Ministère transition écologique).

Le site accueille également tout le matériel nécessaire au désamiantage, qui une fois décontaminé sera réutilisé sur les chantiers, l’amiante étant pour sa part acheminée vers des centres d’enfouissement spécialisés en dehors du département.

 

 Dominique BERNERD

 

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