Le « Flower Power » revu et corrigé par Catherine RYMARSKI : quand les « belles plantes » ont le pouvoir…

« La galerie MOUV’ART accueille la graphiste et artiste Catherine RYMARSKI pour un travail consacré à la cause féminine, inspiré par le mouvement du « Flower Power » des sixties. Entre psychédélisme de bon ton et revendications subliminales, le visiteur ne sortira pas indemne de cette réflexion, arrosée d’infusions maison ! A consommer à satiété !». « La galerie MOUV’ART accueille la graphiste et artiste Catherine RYMARSKI pour un travail consacré à la cause féminine, inspiré par le mouvement du « Flower Power » des sixties. Entre psychédélisme de bon ton et revendications subliminales, le visiteur ne sortira pas indemne de cette réflexion, arrosée d’infusions maison ! A consommer à satiété !». Crédit Photos : Thierry BRET.

Un esprit revival, un tantinet psychédélique souffle sur la galerie MOUV’ART jusqu’au 11 juillet. Nous sommes invités à en profiter sans modération. Car, les œuvres qui incarnent la parfaite maîtrise artistique de cette spécialiste de la Pop Culture et du Street Art qu’est Catherine RYMARSKI s’apprécient à leur juste valeur. La nostalgie en prime pour cette piqûre de rappel au mouvement du « Flower Power » qu’elles enluminent à travers le féminisme...

 

AUXERRE : Femme, et fière de l’être, l’artiste icaunaise ? Assurément ! Femme qui revendique son émancipation à travers ses œuvres picturales et les messages qui y transparaissent en filigrane, tout autant ! Ici, la liberté donne rendez-vous avec la culture. Celle qui s’admire avec un grand « C » !

Alors, pour évoquer cette liberté à fleur de peau, pourquoi ne pas s’inspirer de cette période mythique, bénie des dieux, courant sur les années 1967 à 1970 : le «Flower Power » ? Le pouvoir des fleurs, celui où les hippies devinrent des princes, les stars de la pop-music leurs rois et l’inénarrable Andy WARHOL, leur icône artistique ! Un quasi dieu, en somme, source de créativité pour quelques-uns de ses disciples à l’instar de Lou REED et du VELVET UNDERGROUND ou de Jim MORRISON, charismatique leader des DOORS dont on a commémoré très discrètement le 03 juillet le cinquantième anniversaire de sa mort, survenue dans sa baignoire d’un sordide appartement parisien…

Dans cet hommage référentiel qu’elle offre de cette époque aux couleurs chatoyantes et bigarrées, ce sont les femmes qui tiennent le haut du pavé. Catherine RYMARSKI leur consacre une série de toiles où le végétal et l’humain se confondent en autant de sources de vie.

« La fin des icônes » : qu’elles soient femme pirate (clin d’œil astucieux à la pétulante et regrettée Bernadette LAFONT qui en fut la fiancée dans l’une des œuvres cinématographiques de la période ?), femme cosmonaute, femme aventurière mais aussi femmes militantes qui ont su changer la face du monde et fait passer la cause féministe parmi les grands combats de notre société. La princesse Diana, Greta THUNBERG, Rosa PARKS…liste de noms non exhaustive où auraient pu se rajouter Olympe de GOUGES ou Simone VEIL !

 

 

Une créativité débridée au service d’une cause toujours actuelle…

 

Graphiste, maniant avec dextérité le mariage des formes, de la surimpression, des effets de couleurs, de la peinture, Catherine a profité de cette longue période d’immobilisme, imputable aux confinements successifs pour faire éclore sa créativité débordante. Intense, instantanée, puissante : des œuvres sont nées de cette effusion de sentiments et de désirs, canalisés autour de cette noble cause : la place de la femme et de la féminité au cœur de nos principes sociétaux.

« Flower Power », le titre de l’exposition, cache en fait bien d’autres vérités. Le pouvoir des fleurs ne représente-t-il pas consciemment celui de ces « belles plantes » qui irriguent notre existence, sont les sources de vie matricielles de l’humanité, le futur de notre civilisation ?

Prendre le temps de contempler la série des « femmes à la cigarette » permettra de mieux appréhender cette fascination obstinée que le masculin de notre humanité voue à ce sexe qualifié trop injustement de « faible ».

La chanteuse BARBARA, les actrices Mia FARROW, Jean SEBERG ou Jeanne MOREAU, représentées de manière onirique, la cigarette aux lèvres ou à la main, ne jouissent-elles pas d’une énergie magnétique dans cette interprétation imagée?

Pauvres hommes que nous sommes face à ces « Amazones » si indomptables et si puissantes ! On pourra toujours se consoler en dégustant l’une des tisanes à base de plantes aromatiques que l’hôte de la galerie offre à tous les visiteurs.

Et se remémorer la passion charnelle que Jim MORRISON éprouvait envers la gent féminine, au sommet de son paroxysme lors du « Flower Power » !

 

 

En savoir plus :

Exposition « Flower Power » de Catherine RYMARSKI

Espace MOUV’ART

2 Rue de l’Yonne

AUXERRE   

Jusqu’au 11 juillet inclus de 14 à 19 heures

 

Thierry BRET

 

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