L’humilité et l'exploit du coureur de l’extrême Abder EL BADAOUI se partagent avec des entrepreneurs…

« Humble, discret, timide mais tellement fort dans sa tête et dans son corps : le coureur a relié le Maroc depuis Auxerre à pied en vingt-cinq jours, soit 2 500 km parcourus au rythme de deux marathons quotidiens. Un exploit qu’il a tenu à relater auprès des chefs d’entreprise du « BGE Club », surpris par tant d’abnégation et de persévérance… ». « Humble, discret, timide mais tellement fort dans sa tête et dans son corps : le coureur a relié le Maroc depuis Auxerre à pied en vingt-cinq jours, soit 2 500 km parcourus au rythme de deux marathons quotidiens. Un exploit qu’il a tenu à relater auprès des chefs d’entreprise du « BGE Club », surpris par tant d’abnégation et de persévérance… ». Crédits Photos : Thierry BRET et Abder EL BADAOUI.

Existe-t-il un quelconque corollaire entre un chef d’entreprise et un coureur de fond de l’extrême ? C’est ce qu’a tenté de démontrer, exemples à l’appui à partir de son propre vécu, le sportif Auxerrois Abder EL BADAOUI lors d’une causerie passionnante face à une vingtaine d’entrepreneurs, réunis sous l’égide du « BGE Club ». Entre motivation et courage, challenge et défi ou encore persévérance et souffrance, il est vrai que les comparaisons laissent augurer de véritables ressemblances entre ces deux pivots de notre société…

MIGENNES : Expliquer la présence du coureur de l’extrême Icaunais devant un parterre de chefs d’entreprise à l’estampille de BGE n’a rien de surnaturel en soi. Tant les similitudes sont frappantes entre ces deux composantes sociétales. Motivation, confiance, volontarisme, concentration, exigence, solitude…chacun sait que le parallèle est très étroit.

Présider à la destinée d’un projet entrepreneurial aujourd’hui s’apparente plus à un épique parcours du combattant à vivre au jour le jour qu’à un long chemin tranquille fleurant bon la sérénité. Parcourir plus de deux mille cinq cents kilomètres à pied afin de rallier le Maroc depuis Auxerre semble surréaliste sur le papier tant le défi dépasse la hauteur d’homme.

Mais, vivre en même temps cette dualité peu commune, c’est-à-dire accomplir l’exploit tout en l’ayant agrémenté d’une recherche de nécessaires sponsors, pourrait en rebuter plus d’un.

Mais, pas lui, Abder EL BADAOUI ! Filiforme, timide d’apparence, le garçon (un sportif hors normes) a su se transcender au plus profond de sa chair pour réaliser ce rêve de gosse. Son rêve à lui de retourner un jour dans sa ville natale en courant !

Audacieux défi physique que celui-ci, saupoudré d’une volonté d’airain infaillible à faire pâlir les plus résistants d’entre nous. Le 05 juin dernier, le sportif de l’Yonne débute son aventure qui le mènera d’Auxerre à Clamecy, terme de la première étape. Vingt-cinq jours plus tard, et sous une température caniculaire subie sur les routes d’Espagne et au royaume chérifien, harassé, meurtri dans son corps par quelques blessures qui le laissent néanmoins de marbre, le valeureux garçon atteint stoïque sa destination finale : BZOU, le village où il a vu le jour.

Reçu comme une star dans son village natal…

Là-bas, à quelques encablures de Marrakech, c’est la liesse générale après un tel exploit qui auréole l’enfant du pays. Celui mené par un homme de tempérament qui derrière sa discrétion, son calme et son humilité à toute épreuve a su faire montre de prouesses inimaginables qui dépassent l’entendement.

Mentales, tout d’abord. Jamais, au grand jamais, il n’a pensé abandonner sur ce chemin de croix, digne du bagne. Physiques, aussi. Ne dit-il pas au détour d’un commentaire à fleur de peau devant un public qui boit ses paroles, que « ses souffrances auront été ses meilleurs compagnons de route… ».

A son actif, EL BADAOUI possède une sérieuse carte de visite. Une trentaine d’années de sport couronnées de succès (Marathon des sables), mâtinée d’un palmarès d’athlète brillant et accompli.

Même s’il sait que le périple sera difficile, le coureur ne s’est pas laissé envahir par le hasard. Tout a été minutieusement préparé en amont de son curieux défi, soit douze mois auparavant.

Sportif, entrepreneur mais avant tout altruiste…

Entraînements intensifs, l’obligeant à courir en distance l’équivalent de deux marathons au quotidien, diététique et nutrition strictes, conseils préconisés par un pseudo coach (un fondu de la course de l’extrême tout comme lui qui a traversé l’Australie de part en part en avalant les 4 400 kilomètres de distance !) Abder construit petit à petit son armure en attendant le jour J.

Soutenu par sa compagne, Christine, encouragé par sa petite fille qui souhaite s’adonner aux joies glissantes du patinage artistique, le champion se forge une carapace indéfectible qui lui permettra d’arriver à bon port jusqu’au bout de l’exploit. Son team est constitué autour de sept personnes. Un chiffre porte-bonheur, pour lui.

Les partenaires ont cru en lui. Lui, l’homme à la tête d’une entreprise si particulière qui l’a mis en scène un mois durant. Ce sera le cas notamment de DECATHLTON, généreux mécène. Mais, l’enseigne ne fut pas la seule à cautionner le projet. D’autres y contribuer à l’instar du Consul du Maroc ou du maire d’Auxerre, Guy FEREZ.

Etre sportif et entrepreneur ne supprime pas le fait d’être avant tout un humain, respectueux et à l’écoute de son prochain. Altruiste dans l’âme, Abder EL BADAOUI ne sera donc pas venu les poches vides dans son village du sud-marocain.

De précieuses fournitures scolaires ont été acheminées par le camping-car qui lui aura servi de refuge salvateur durant cet interminable trajet. Elles ont été distribuées dans l’école élémentaire au profit de gosses qui ont tant rêvé à l’approche de ce coureur des sables, venu d’ailleurs et qui restera à jamais gravé dans leurs mémoires indélébiles…

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