Le huis clos ne devra pas perturber l’AJ Auxerre en quête d’un nouveau succès à domicile…

« Attristé par la perspective d’évoluer à huis clos samedi soir face à Amiens, Jean-Marc FURLAN devra se montrer fin stratège pour contrecarrer les ambitions de la meilleure défense du championnat… ». « Attristé par la perspective d’évoluer à huis clos samedi soir face à Amiens, Jean-Marc FURLAN devra se montrer fin stratège pour contrecarrer les ambitions de la meilleure défense du championnat… ». Crédit Photo : Thierry BRET.

Le contexte de cette dixième rencontre du championnat de Ligue 2 n’est pas ordinaire en soi. Opposée ce samedi à la formation picarde d’Amiens, ex-pensionnaire de Ligue 1 la saison dernière, l’AJ Auxerre n’aura pas la tâche facile. Evoluant à huis clos. Un environnement très spécial et perturbant pour les joueurs qui attriste déjà le coach Jean-Marc FURLAN…

AUXERRE : L’entraîneur de l’AJA fait grise mine. Le regard, un peu perdu dans le vague, interrogateur. Lui qui affiche le plus souvent un large sourire lorsqu’il débute ses rendez-vous réguliers avec la presse ne semble pas être dans son assiette. Une pensée l’obsède. C’est ce premier match à huis clos qu’il va vivre aux côtés de ses protégés lors de la réception de l’équipe amiénoise.

Une circonstance imposée par la crise épidémiologique qui repart de plus belle dans l’Hexagone et contraint le milieu footballistique à s’adapter tant bien que mal. Difficile d’envisager, il est vrai, une telle rencontre sans la présence du public. Et pourtant…

Sa perception de ce stade de l’Abbé Deschamps vidée de sa substantifique moelle (ses supporters) l’attriste au plus haut point. Surtout que la vision de ces gradins silencieux aura nécessairement un impact sur le moral de l’équipe.

« Les sportifs de haut niveau ne sont pas habitués à cela, explique-t-il, c’est très important pour eux d’évoluer devant leur public… ».

D’autant que la progression actuelle du club confère à l’optimisme. Après son large succès face à la modeste formation de Chambly (4-0) et ce nul arraché avec les tripes sur la pelouse de Rodez (2-2), Auxerre a l’opportunité de poursuivre sur sa lancée, en espérant un troisième match sans défaite. La victoire, et les Bourguignons qui occupent la 9ème place du classement pourraient être très vite propulsés aux avant-postes de ce championnat âpre et complexe, au pied du podium. Retrouvant ainsi dans son proche voisinage de réels prétendants au titre et à l’accession : Le Havre, Clermont Foot, Toulouse ou le FC Sochaux. Tous des suiveurs légitimes des deux équipes qui caracolent largement en tête, le Paris FC et l’ESTAC Troyes.

 

Attention danger face à Amiens et sa défense imperméable…

 

En l’absence du « douzième homme », ce public qui peut parfois transcender, voire sublimer les joueurs en état de grâce, Jean-Marc FURLAN sait qu’il aura fort à faire en face de lui. L’adversaire possède plusieurs atouts dans sa besace. A commencer par son expérience récente de la division supérieure, ce qui reste toujours un plus au niveau de la dynamique en vue de la remontée.

Les Picards offrent le particularisme de posséder la meilleure défense de la compétition. Avec peu de buts encaissés au terme des dix premières rencontres. L’équipe de Romain POYET est très athlétique, imperméable défensivement. Peu de chance de l’avis du coach de l’AJA qu’il y ait une avalanche de buts au terme de la partie. Surtout que parmi ses lettres de noblesse, Amiens peut également s’enorgueillir de posséder le jeu de tête le plus abouti de Ligue 2 !

Bref : un vrai casse-tête chinois sur le plan technico-tactique qui permettra à Jean-Marc FURLAN de jauger les forces et les compétences de ces ouailles durant cette rencontre à l’enjeu évident.

Le coach attend de ses garçons de l’envie, de l’audace, de l’ambition. Tout en demeurant dans la continuité du jeu proposé jusqu’alors.

« Il est difficile de trouver d’autres alternatives tant au plan défensif qu’offensif en l’état, affirme le stratège auxerrois, même s’il peut y avoir des choix… ». Une tactique qui trouve son fondement dans le besoin de repères accordés aux joueurs.

D’ailleurs, Jean-Marc FURLAN qualifie sa formation d’impliquée et de consciencieuse, autour de ses leaders naturels (quatre ou cinq cadres) qui renvoient une bonne mentalité au reste du groupe.

 

L’utilité du mercato d’hiver, créateur de business…

 

Reste le mercato d’hiver. Si près et encore trop loin pour certains clubs qui croient y trouver un joker providentiel. Ce qui n’est pas le cas de l’ancien défenseur bordelais.

Son avis sur le sujet comporte une part de vérité vraie !

« Le mercato d’hiver a été institué pour créer des emplois et faire vivre tout un aéropage de personnes autour. Chaque joueur peut induire dans son sillage de vingt à trente emplois ! ».

Bref, c’est un procédé qui alimente allègrement le côté business du football. Un processus économique aux antipodes des préoccupations majeures de nombreux entraîneurs qui essaient d’intégrer dans leur base un ou deux nouveaux éléments pour étoffer leur équipe.

« D’ailleurs, ajoute Jean-Marc FURLAN à l’attention des journalistes présents à la conférence de presse, citez-moi combien de fois le mercato d’hiver a été réellement profitable pour un club ? Cela a dû dépanner un club sur dix ou quinze au grand maximum ! ». Dont acte !

Thierry BRET

 

 

 

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