La fine fleur du parachutisme national se livre à une belle compétition dans le ciel du Florentinois

« Près de cent-cinquante compétiteurs et staffs de la France entière se disputent les titres nationaux de vol relatif à quatre et à huit sur l’aérodrome de Saint-Florentin-Chéu ce week-end. C’est la première fois que le club local du « Paris Jump » organise l’épreuve… ». « Près de cent-cinquante compétiteurs et staffs de la France entière se disputent les titres nationaux de vol relatif à quatre et à huit sur l’aérodrome de Saint-Florentin-Chéu ce week-end. C’est la première fois que le club local du « Paris Jump » organise l’épreuve… ». Crédit photos : Thierry BRET.

Rapidité d’exécution, concentration optimale et précision dans le moindre geste technique effectué, soit les fondamentaux essentiels de la discipline qui se pratique entre trois et quatre kilomètres au-dessus de nos têtes, ont été respectés scrupuleusement par les représentants des dix-sept équipes engagées lors de ces 69èmes championnats de France de vol relatif…Ils se poursuivent ce dimanche.

CHEU: La crainte primordiale qui anime tout bon parachutiste digne de ce nom avant de monter à bord de l’aéronef qui leur sert de tremplin motorisé et leur permet d’exécuter leurs figures dans le ciel demeure la météo !

Celle de vendredi matin, même si elle était parfois parsemée de sporadiques gouttes de pluie n’inquiètera nullement les concurrents de ces championnats de France de vol relatif.

Les premiers à être accueillis sur l’aérodrome de Saint-Florentin-Chéu. Une vraie réussite selon les commentaires tirés à chaud des organisateurs, membres du « Paris Jump », le club qui a élu domicile sur cette base logistique aux caractéristiques idéales.

Dès 9 heures, les premiers candidats à l’exploit ont entamé leur série de dix sauts répartis sur les deux journées et demie de compétition devant les amener à tutoyer ou pas le podium national. Dix-sept équipes en provenance des quatre coins de l’Hexagone qui n’auront guère eu le temps de se préparer dans les règles de l’art en amont de l’épreuve.

 

 

 

Peu de séances de préparation en amont de l’épreuve…

 

Coronavirus oblige, cette édition des nationaux représentait en fait la seule et unique compétition de la saison, dans ce contexte si particulier où les possibilités d’entraînement ne furent guère légion.

Autant dire que le manque de repères était évident pour ces valeureux sportifs de haut niveau qui profitèrent des moments au sol entre deux sauts pour se remémorer inlassablement les figures imposées devant être exécutées ensuite dans les airs.

Un travail de fourmi et de précision où le moindre geste technique à effectuer compte ; le tout dans un délai temporel record. Celui-ci ne devant pas excéder trente-cinq secondes dans la catégorie du vol relatif à quatre. Ce delta de référence servant aux juges évoluant à cinquante secondes lorsque huit compétiteurs sont lancés dans le ciel pour l’épreuve de vol relatif à huit.

Une fois lâchés de l’avion, les membres de l’équipe s’assemblent, se touchent, se prennent la main et forment des figures géométriques qui ont valeur de point pour le jury. Celui, devant officier dans l’Yonne, au nombre de cinq personnes était présidée par la juge internationale Gillian RAYNER.

 

 

 

Les sportifs tricolores parmi les meilleurs de la discipline…

 

Filmées au plus près des parachutistes, les images de ces prouesses techniques qui ne laissent pas la place au hasard sont ensuite analysées au sol et diffusées sur grand écran afin que chacun puisse suivre en les appréciant à leur juste valeur les configurations et leurs…défauts !

Ce travail fourni par ces spécialistes chevronnés dont les plus jeunes sont encore adolescents est le fait de nombreuses heures d’entraînement passées en soufflerie.

Aujourd’hui, considérée comme l’une des nations phare dans la sphère internationale, la France domine les épreuves aux côtés des meilleurs que sont la Belgique, la Russie et les Etats-Unis. C’est d’ailleurs dans l’ancien bloc soviétique que se dérouleront en 2021 les futurs mondiaux où les Tricolores et l’équipe de France de VR4, présente dans l’Yonne, aimeraient se distinguer.

 

 

 

 

 

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