Soirée électorale : un premier round d’observation prometteur de belles empoignades au soir du 27 juin…

« La salle des pas perdus de l’hôtel de la préfecture s’est vite remplie des personnalités politiques et des observateurs officiels lors de ce premier round des élections départementales/régionales. André VILLIERS et Patrick GENDRAUD y vérifient les résultats alors qu’Isabelle POIFOL-FERREIRA scrute le grand écran et que tout semble aller pour le mieux pour Christophe SYDA et Mathieu DEBAIN… ». « La salle des pas perdus de l’hôtel de la préfecture s’est vite remplie des personnalités politiques et des observateurs officiels lors de ce premier round des élections départementales/régionales. André VILLIERS et Patrick GENDRAUD y vérifient les résultats alors qu’Isabelle POIFOL-FERREIRA scrute le grand écran et que tout semble aller pour le mieux pour Christophe SYDA et Mathieu DEBAIN… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

L’effervescence des grands soirs chez certains. La soupe à la grimace pour d’autres. Mais, la même constatation qui laisse perplexe les observateurs : le peu d’intérêt accordé par les électeurs à ce scrutin des départementales. Pourtant, à l’annonce du moindre résultat, la salle des pas perdus de l’hôtel de la préfecture semble un peu plus électrique à mesure que l’heure tourne et nous rapproche du terme de ce premier tour de piste. Prometteurs pour les uns, très décevants pour les autres. Ambiance…

 

AUXERRE : Le premier coup de chaleur de cette soirée électorale, vécue dans le saint des saints de la représentativité étatique de notre territoire (la préfecture) émane du discret téléviseur, branché à proximité de l’écran blanc où seront projetées dans quelques minutes les premières estimations. Il diffuse en boucle des images fournies par nos confrères de France 3.

La pendule indique 19h58 et déjà les commentateurs aiguisés à la pratique de l’exercice s’interrogent à qui mieux mieux sur le taux de participation en berne qui restera dans les annales de la médiocrité. 68 % d’abstention à l’échelle de l’Hexagone : de l’inédit mais du prévisible !

C’est sûr : les Français, mais pas que les jeunes générations comme le démontreront un peu plus tard les politologues à grand renfort d’arguments, se désintéressent réellement de la politique.

20 heures : les mines parfois déconfites des premiers candidats nationaux pointent le bout de leur nez dans la mire de l’écran plat. Thierry MARIANI vire en tête pour le Rassemblement National en région PACA au grand dam de Renaud MUSELIER tandis que Xavier BERTRAND et Valérie PECRESSE consolident pour le camp des Républicains leurs confortables positions de présidentiables dans leurs contrées respectives. Les Verts sont nettement loin derrière, ce qui est plus surprenant compte tenu de la poussée écologiste de ces dernières élections…

 

 

La tension augmente, l’air est irrespirable…

 

Très vite, des nouvelles proviennent de Bourgogne Franche-Comté. Et là, surprise, renvoyant les sondages anticipateurs de ce premier tour dans les nèfles, Marie-Guite DUFAY, présidente socialiste sortante, caracole en tête.

De la plus belle des manières avec trois longueurs d’avance sur le premier dauphin, le leader du groupe RN, Julien ODOUL, qui devance de fort peu l’édile de Chalon-sur-Saône Gilles PLATRET, placé en embuscade. Le représentant de la majorité présidentielle, Denis THURIOT, accuse, quant à lui, un retard. L’écart se creuse très vite entre ces deux derniers postulants au poste de président régional. L’écologiste Stéphanie MODDE flirte avec les dix pour cent. Les deux derniers candidats (Le Temps des Cerises et Lutte Ouvrière) ferment la marche à des années lumières des premiers concurrents cités. Ils sont déjà hors course…

Peu de représentants de la sphère politique locale déambulent pour l’heure dans la vaste salle des pas perdus de la préfecture. A l’instar du deuxième tour, programmé le 27 juin, c’est là que se dévoileront petit à petit les résultats si attendus de ces échéances départementales (voir notre article consacré à ce sujet à venir). Canton par canton, bureau de vote par bureau de vote pour les plus grandes villes.

 

 

On y voit l’ancien adjoint au maire d’Auxerre Guy FEREZ à l’époque chargé de l’Urbanisme Didier MICHEL s’entretenir avec Isabelle POIFOL-FERREIRA. L’ex-élue auxerroise, férue de culture, vient s’enquérir des résultats obtenus par la liste « Notre Région par Cœur » conduite par la présidente socialiste où elle s’est portée candidate.

Après le coup de massue qui semble s’abattre sur le RN, très loin du compte comme le prévoyait pourtant les sondages, elle affiche un large sourire et ne cache pas sa joie. La soirée est déjà réussie à ses yeux alors qu’elle ne fait que commencer pour d’autres en quête d’espérance.

La fièvre augmente. La température s’élève dans l’immense pièce et ce, dès les premières tendances estimatives qui sont données au compte-goutte par les services de la préfecture.

A Vincelles, c’est un coude-à-coude serré entre le sortant DVG Yves VECTEN et le DVD Philippe VIGOUROUX. C’est le prélude à l’analyse fine à la loupe et à la minute près pour chacun des vingt-et-un cantons.

 

 

Attendre jusqu’au bout les ultimes résultats…

 

Il n’y a pas de temps à perdre pour avaler la petite collation, aimablement fournie par la préfecture (merci à elle !) aux représentants de la presse qui s’affairent chacun de leurs côtés à suivre au cordeau le moindre sourcillement d’une personnalité politique présente, à décortiquer le plus petit chiffre obtenu, à écouter à l’affût la déclaration la plus pertinente pour comprendre et interpréter les enjeux de cette soirée.

Les ténors du microcosme politique font ensuite leur apparition. C’est le cas du député UDI André VILLIERS, content de son résultat. Du président de la Communauté de communes de Puisaye Forterre Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI (AGIR), accompagné de Muriel CAULLET-VERGES, incarnant Territoire de Progrès qui envisagent, bien avant l’heure et le communiqué de presse officiel qui suivra ce lundi, le maintien pour une quadrangulaire passionnante de Denis THURIOT, le candidat de la majorité présidentielle.

Pêle-mêle, se croisent les intérêts de cette échéance régionale, véritable tremplin des futures élections présidentielles, et les départementales, où les acteurs sont davantage placés dans une posture plus terre-à-terre. Faite de proximité et de terrain.

On aperçoit le représentant du Parti Communiste Alain RAYMOND, portable collé sur l’oreille qui commente haut et fort les résultats à mesure qu’ils ne tombent avec un interlocuteur invisible. Puis, c’est l’entrée de Patrick GENDRAUD, tout sourire. Il découvre son score très prometteur sur Chablis et rejoint son ami, André VILLIERS, pour quelques échanges bien nourris. Et une photo de famille au passage !

Christophe BONNEFOND les rejoint avec une nette avance sur ses poursuivants au plan comptable. La bagarre fait rage dans certains cantons. Ici, c’est Mathieu DEBAIN et Christophe SYDA qui se disent satisfaits de leur résultat. Là, c’est Emmanuelle MIREDIN et Michel DUCROUX qui semblent être en roue libre puisque qualifiés pour le second tour face à un binôme du Rassemblement National. Dont on ne voit pas, curieusement, les têtes d’affiches parmi l’assistance.

Le MoDem Pascal HENRIAT disserte avec la presse, le socialiste Mani CAMBEFORT prend des notes, le porte-parole EELV Valentin ANDRY fait la causette avec ses voisins. Rachid EL IDRISSI et Eglantine BORGNAT (Les Gens d’Ici) démontrent qu’ils ont bien fait de se présenter au nom de la citoyenneté !

On se passionne pour la lutte farouche qui se joue sur Auxerre 2 entre le tandem Arminda GUIBLAIN/Magloire SIOPATHIS et la conseillère sortante, Malika OUNES, associée à Patrick PICARD. Même Robert BIDEAU est présent pour les encourager ! Ou entre Irène EULRIET et Mahfoud AOMAR dans la verte campagne de Charny-Orée-de-Puisaye. Substantiel avantage à la première mais pour peu de voix !

Il se fait tard. La salle des pas perdus se vide de toute substance. Le préfet de l’Yonne Henri PREVOST et la secrétaire générale Dominique YANI sont venus, un peu plus tôt, saluer les participants qui prolongent leur présence dans l’attente des ultimes résultats. Ne reste à connaître que le verdict définitif en provenance d’Avallon.

Rideau, ensuite, sur ce premier round de ces élections qui garantissent le suspense pour dimanche prochain ! Il se fait tard puisque la pendule flirte avec 23h30 bien entamées…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

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