Mieux appréhender le territoire qui nous accueille : Guy FEREZ en défenseur de l’éclectisme et de la solidarité…

 « La place du territoire et le rôle que chacun des acteurs du microcosme sociétal doit y jouer auront servi de fil d’Ariane au discours du maire-président, Guy FEREZ, lors de la cérémonie des vœux aux forces institutionnelles, associatives et économiques du bassin de l’Auxerrois… ». « La place du territoire et le rôle que chacun des acteurs du microcosme sociétal doit y jouer auront servi de fil d’Ariane au discours du maire-président, Guy FEREZ, lors de la cérémonie des vœux aux forces institutionnelles, associatives et économiques du bassin de l’Auxerrois… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Citant Gérard LARCHER, une fois n’est pas coutume, l’édile d’Auxerre a présenté ses vœux aux représentants des forces vives du bassin de l’Auxerrois qu’elles soient institutionnelles, associatives et économiques. Rappelant au passage que la solidarité, y compris celle qui doit exister à l’égard des chefs d’entreprise, constituait l’un des rouages essentiels de la bonne fonctionnalité des territoires…

AUXERRE : L’exercice oratoire, face à une assistance nombreuse, et attentive au moindre mot prononcé, en rebuterait plus d’un parmi le commun des mortels. Mais, pas lui, ce personnage politique qui a le verbe si facile et qui a su l’aguerrir avec l’expérience...

D’année en année, la présentation des vœux aux forces vives de l’économie, aux représentants institutionnels et aux acteurs du milieu associatif gagne en maturité, voire en simplicité. Mais, avec humanisme. Tant dans le choix de la formulation linguistique que dans la scénographie visuelle, dépourvue de falbalas inutiles.

Il est vrai que le maire-président de l’Agglomération de l’Auxerrois possède de l’aisance à endosser sa vêture de pédagogue. Afin de mieux expliquer à ses concitoyens ce qui l’anime toujours en politique, lui et ses proches collaborateurs qui constituent sa garde rapprochée.

Celle-ci, présente à ses côtés, écoute l’orateur qui, les mains parfois posées sur le pupitre, déroule sa logorrhée avec méthode.

Près de treize minutes durant, l’édile d’Auxerre entraîne le public dans un soliloque dont il a le secret et surtout la parfaite maîtrise cérébrale. Sans perdre le fil de l’idée initiale ! En l’occurrence, la promotion du territoire.

Aucune note, pas de pense-bête, et encore moins de prompteur ! L’ancien professionnel de la communication qu’il était jadis dans une vie antérieure (il y a déjà plusieurs mandats de cela !) n’a rien perdu de sa superbe dès qu’il distille ses impressions orales sous les projecteurs.

 

 

Une référence à Gérard LARCHER en guise de citation…

 

 

Guy FEREZ aime ce contact direct avec la population. Même si, comme il devait le rappeler, le temps des vœux demeure convenu et formaté.

Alors, pour cette ultime séance explicative de la feuille de route de l’année à suivre avant les municipales, le maire d’Auxerre a fait naturellement abstraction à toutes références politiques. Aucune allusion à l’échéance électorale et à ses enjeux, ni de près ni de loin. Ce n’est ni le lieu approprié ni le moment. Il devrait y revenir plus longuement ce jeudi 16 janvier en dévoilant la liste officielle qui l’entourera pour tenter de remporter le quatrième mandat consécutif.

Mieux : le candidat sans étiquette à sa propre succession s’est même montré rassembleur et fédérateur dans ses arguments. Citant délibérément le président du Sénat, Gérard LARCHER qui n’est pas nécessairement un chantre de la Macron compatibilité ! Même si le truculent personnage public offre une image de modéré dans la droite républicaine.

« Il y a quelques mois, le président du Sénat est venu nous rencontrer, ici à Auxerre, explique Guy FEREZ, il a eu cette excellente formule : « une ville, une commune, un territoire, ce sont autant de petites républiques qui doivent fonctionner ensemble ». J’ai apprécié cette phrase qui montre à quel point tous ces éléments sont connectés les uns aux autres et que nous tous, que l’on soit chef d’entreprise, artisans, commerçants, responsables associatifs, élus, nous détenons une parcelle de cette république… ».

 

 

Nous l’avons dit en préambule : le territoire aura été le fil d’Ariane de cette construction intellectuelle dispensée auprès du plus grand nombre lors de cette prise de parole.

« Nous sommes tous des acteurs de ce territoire parce qu’il s’y passe toujours quelque chose, précisa le tribun, mais nous en sommes aussi les boucliers lorsque nos concitoyens en attente de propositions vivent dans la crainte et les incertitudes… ».

Se voulant rassurant, Guy FEREZ devait rappeler que le territoire permettait d’offrir des repères concrets à celles et ceux qui exprimaient des doutes et du scepticisme.

« Fortes sont les attentes de nos concitoyens envers les territoires et la puissance publique, renchérit-il, je m’en rends compte chaque jour dans l’exercice des responsabilités qui sont les miennes… ».

Puis, interrogatif, l’élu icaunais s’est demandé ce qu’attendent précisément ses administrés.

« Ils ont besoin de travailler, de se loger, de se cultiver, de pratiquer du sport, de vivre une vie sociale de partage avec autrui. Nous appartenons tous à la même communauté où chacun d’entre nous est en partage avec l’autre. C’est cela qui donne le ciment et le corps à notre territoire. C’est dans cette diversité et cette capacité à rassembler toutes les forces d’un territoire que nous pouvons donner du fond à nos actes, en parfaite cohérence et cohésion… ».

Invitant le public à regarder droit devant lui cet horizon qui demande de l’engagement, Guy FEREZ estima que « tous étaient capables de délaisser l’intérêt particulier pour embrasser l’intérêt général… Si nous sommes aux responsabilités, c’est également pour dire que nous sommes conscients de pouvoir dépasser le moment présent pour mieux envisager le long terme et l’avenir… ».

 

Le volet solidaire : indispensable rouage de la société

 

Evoquant la nécessaire solidarité qui doit exister dans cette micro société locale, le maire-président eut une pensée vers les plus démunis et ceux qui souffrent dans leur quotidien.

Avant de s’adresser directement aux décideurs économiques : « Cette solidarité, nous la devons également aux chefs d’entreprise qui ont besoin de sentir que les collectivités et l’Etat sont à leurs côtés afin de les accompagner et les aider à amoindrir les risques qu’ils doivent prendre pour assurer le développement de leurs affaires… ».

Une solidarité qui se déploie aussi du fait du travail besogneux du milieu associatif, une courroie de transmission utile qui amplifie l’action publique de l’Etat et de la collectivité territoriale.

Constatant qu’il ne pouvait y avoir de territoire fort sans une forte présence de la solidarité sur le terrain, l’édile auxerrois rappela que « cette communauté de destins qui lui faisait face ne se bâtissait pas sur l’individualisme.

Clin d’œil (le seul par ailleurs) aux soubresauts sociaux qui secouent l’Hexagone, Guy FEREZ lança la formule suivante : « Ce n’est pas seulement pour réformer le pays que nous avons accepté de prendre des responsabilités, mais c’est pour bien plus que cela : pour que les citoyens vivent mieux aujourd’hui… ».

Soucieux de ne pas perdre de temps à améliorer l’existence de ses concitoyens, l’orateur conclut ses propos avant la salve d’applaudissements : « le débat doit toujours déboucher sur une prise de décision ; si cela ne peut se faire, cela pourrait engendrer de la paralysie… ».

Au-delà de cette conclusion servie au premier degré, y avait-il un message codé pour évoquer la crise sociale profonde que traverse le pays ?

 

 

 

 

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