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Marcel FONTBONNE (CIFA de l’Yonne) : l’excellence est sa passion !

« Le directeur du centre de formation auxerrois a su imposer sa griffe de manager à la tête de cet établissement précurseur dans bien des domaines pédagogiques en France. Faisant de l’excellence, plus qu’un credo, son véritable cheval de bataille professionnel… ». « Le directeur du centre de formation auxerrois a su imposer sa griffe de manager à la tête de cet établissement précurseur dans bien des domaines pédagogiques en France. Faisant de l’excellence, plus qu’un credo, son véritable cheval de bataille professionnel… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Etre une référence auprès des entreprises de l’Yonne, plutôt que l’inverse, représente le projet d’établissement du centre de formation auxerrois… Il se veut ambitieux. Et surtout très réaliste ! Se déclinant dans divers domaines au quotidien, cette excellence prend vie et forme dans les items de la citoyenneté, de l’organisation, de la pédagogie, de la finance, de la qualité des matériels et des installations. Favorisant l’innovation, l’image, le dynamisme et la modernité de l’établissement pédagogique dont il a pris les rênes depuis sept ans, Marcel FONTBONNE est tel un triathlète accompli (il le prouvera avec la création du défi culinaire « Iron Cook ») endurant à l’effort et travaillant sur le long terme pour faire aboutir ses projets…Entretien.

AUXERRE : Plus de mille jeunes, en provenance de plusieurs régions françaises, fréquentent le CIFA de l’Yonne. Cela place le centre de formation parmi les premiers de la région Bourgogne Franche-Comté. Eprouve-t-on de la fierté à piloter un tel navire dans l’océan de l’enseignement pédagogique ?

C’est certes une fierté pour quelqu’un comme moi qui a commencé sa vie professionnelle sur les chantiers comme mécanicien avec un simple CAP. Mais, c’est aussi une responsabilité car il faut satisfaire autant d’entreprises partenaires et participer à la construction de l’avenir professionnel d’autant de jeunes. Depuis 40 ans le CIFA a formé de très nombreux jeunes. Bon nombre d’entreprises lui ont fait confiance. A cela il faut rajouter que le navire est co-piloté par des manageurs performants avec des équipes où chacun connaît sa valeur ajoutée et sait ce qu’il doit faire pour conduire le bateau à bon port, y compris par gros temps…..

Le maître-mot du CIFA de l’Yonne, décliné en de nombreuses strates, se rapporte à l’excellence. Est-ce un état d’esprit qu’il est nécessaire de s’approprier pour aller de l’avant selon vous ?

Nous avons décliné cinq excellences au CIFA de l’Yonne. Elles s’accompagnent d’actions concrètes. Par exemple, l’excellence citoyenne oblige notamment nos jeunes au port de l’uniforme afin de les sensibiliser au savoir-être en entreprise, l’excellence pédagogique nous a permis de développer plusieurs concepts (salon émotion, boutique de pâtisserie, magasin virtuel, rue des métiers de bouche, restaurant gastronomique,…). L’excellence des matériels et des installations incite le centre à être doté des équipements de dernière génération. L’excellence financière à obtenir l’un des coûts de formation le plus bas de la Région Bourgogne Franche-Comté tandis que l’excellence de l’organisation a fiabilisé et a rendu plus lisible nos processus de fonctionnement, etc….

Selon moi, avoir pour objectif l’excellence et l’innovation est nécessaire non seulement pour aller de l’avant mais c’est aussi une absolue nécessité pour rendre son travail plus dynamique et intéressant. D’autant plus qu’il ne s’agit bien souvent que de trouver de nouvelles idées ou tout simplement d’apporter des solutions à des problèmes.

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L’excellence est-elle une qualité intrinsèque que chacun devrait cultiver en soi au quotidien. Serait-ce une recette miracle pour se forger les bases de l’optimisme dont ont tant besoin les nouvelles générations confrontées à de nombreuses problématiques sociétales ?

D’un point de vue sociétal, je pense que les individus ne sont pas forcément responsables de ce que l’existence leur fait subir. En revanche, ils sont pleinement responsables de leur manière d’y réagir. La prise en compte de la situation, la créativité, l’innovation, l’esprit d’entreprendre sont des outils pour affronter les situations difficiles dans lesquels ils sont placés.

Comment ce décline ce credo au jour le jour dans votre établissement ? Rencontrez-vous des personnes (apprentis, apprenants, personnels…) qui seraient réfractaires à de tels arguments positifs ?

Il est vrai que face à un changement, de contexte par exemple (nouvelle loi sur l’apprentissage), certains pensent davantage aux problèmes qui y sont liés, alors que d’autres recherchent immédiatement les opportunités…. Un manageur doit comprendre qu’un changement entraîne toujours des résistances. Il doit l’intégrer car cela fait partie de son métier de savoir les vaincre. Ces résistances aux changements sont d’autant plus fortes que les situations précédentes convenaient.

Son travail est facilité s’il réussi à inculquer la culture de l’innovation dans son établissement. C’est le cas aujourd’hui au CIFA Yonne où le personnel n’est non seulement plus étonné des changements qui peuvent intervenir mais il est devenu en plus force de proposition dans de nombreuses situations notamment pour l’amélioration de l’outil de formation.

Revenons au contexte pédagogique dans lequel vous évoluez. Trente-deux formations qualifiantes sont proposées au sein de ce centre de formation, du CAP au BTS. Est-ce suffisamment représentatif de la palette de métiers et de filières que vous souhaitez honorer in fine ?

La palette de formation que nous proposons au CIFA Yonne satisfait largement les besoins des différentes branches professionnelles. Lorsqu’une demande lui est exprimée, le CIFA doit veiller à ce que le besoin soit suffisant pour que la section soit viable quantitativement et financièrement.

Quand on pense CIFA, on évoque plus rarement les adultes salariés, les demandeurs d’emploi, voire les employeurs qui sont en quête d’un accessit complémentaire en matière de formation. Quelle est votre stratégie vis-à-vis de ces populations aujourd’hui ?

Nous avons fait en sorte que notre outil de formation soit en capacité d’accueillir des formations pour adultes. Nous devons répondre aux entreprises aussi bien pour leurs besoins en apprentissage que pour leurs besoins en formation pour adultes. Mais bien souvent dans nos métiers ce sont les financements qui font défauts, y compris pour les demandeurs d’emploi où pourtant le CIFA forme pour de nombreux métiers en tension. Pour le public des adultes en formation, nous allons individualiser la formation en proposant des cours en ligne.

Officiellement, un centre de formation d’apprentis se doit d’être positionné comme le passage obligé de toutes les branches professionnelles issues, en ce qui vous concerne, de l’artisanat, du commerce et de l’industrie. Etre l’interface entre toutes ces composantes est-il un réel atout pour accomplir vos missions ?

D’un point de vue personnel, cette diversité de métiers amène une diversité d’actions à engager et de culture à maîtriser. Et donc autant d’idées, d’innovations, de solutions à imaginer…..C’est donc un réel atout pour accomplir nos missions d’autant plus qu’elles sont en relation avec notre vie au quotidien (boulanger, boucher, cuisinier, service en salle, coiffeur,…).

L’exigence et l’innovation sont deux mots essentiels à votre politique de développement. Comment se déclinent-ils avec cette nouvelle année 2019 ?

La jeune génération a un rapport étroit avec l’image, elle "picore" les informations sur de multiples supports (smartphone, médias, etc.). Elle choisit son moment d’apprentissage. Ce sont avec ces contraintes qu’une pédagogie moderne doit se concevoir. Des innovations de plus en plus fortes dans la sphère de la formation à distance (MOOC, cours en ligne, etc.) apparaissent sur Internet avec les nouvelles technologies du numérique (intelligence artificielle, réalité augmentée et virtuelle, entre autres) et enrichissent les modalités d’apprentissage. Le CIFA de l’Yonne ne peut ignorer l’émergence de ces nouvelles technologies et doit adapter ses équipements pédagogiques pour les porter à la hauteur des installations techniques et du matériel dont il dispose (Clic’Store, salon Emotion, boutique pâtisserie, restaurant gastronomique, etc.).

Pour l’ensemble de ces raisons, Il devient nécessaire de définir une nouvelle politique pédagogique du CIFA pour que l’ensemble des actions pédagogiques menées par l’excellence pédagogique restent innovantes.

Avec une enveloppe budgétaire de plus de 4,5 millions d’euros, vous disposez avec le soutien de différents partenaires dont la Région Bourgogne Franche-Comté à hauteur de 53 %, de fonds importants pour assurer le mode opératoire de ce pôle pédagogique. Avec les efforts que vous consentez depuis plusieurs années à la modernisation du site, cette somme est-elle encore suffisante aujourd’hui ?

Cette somme nous suffit pour fonctionner correctement. Cependant comme vous le souligné, le Conseil Régional nous finance à hauteur de 53 %. Nous devons donc trouver les 47 % manquants ainsi que les sommes nécessaires aux investissements.

Pour cela le CIFA a mis en place un département développement qui a réussi jusqu’à aujourd’hui à trouver les financements nécessaires au fonctionnement du centre.

Le nom de Marcel FONTBONNE sera à jamais associé au concept événementiel « IRON COOK », ce défi culinaire national qui a su mettre l’eau à la bouche à de nombreuses étoiles de la gastronomie française. Comment vous est venue l’idée de vous projeter dans un tel événementiel ? Pourrait-on décliner à l’envie et en fonction des sept grandes familles professionnelles que vous représentez à Auxerre un challenge de cette ampleur pour chaque cœur de métier ?

Il se trouve que je pratique le triathlon avec trois épreuves : natation, vélo, course à pied. L’épreuve reine est l’Ironman. J’ai donc transposé l’Ironman en Ironcook avec trois épreuves : une entrée, un plat et un dessert servi à 36 convives jury au rythme d’un repas au restaurant. Ce concours très difficile où les candidats doivent reproduire 36 fois leurs chefs d’œuvre possède une bonne audience auprès des grands chefs de la cuisine française et nous en sommes fiers. Il est difficilement reproductible aujourd’hui sur d’autres métiers mais une étude est en cours pour les métiers du service en salle…

 

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