Les principes du développement durable s’initient au lycée Vauban : vive la pratique de la permaculture !

 « Les élèves et enseignants du lycée Vauban à Auxerre s’accompagnent d’associations pour créer et entretenir la biodiversité au sein de l’établissement. Une nouveauté qu’il leur permet d’agir de manière positive pour l’environnement tout en apprenant ! ». « Les élèves et enseignants du lycée Vauban à Auxerre s’accompagnent d’associations pour créer et entretenir la biodiversité au sein de l’établissement. Une nouveauté qu’il leur permet d’agir de manière positive pour l’environnement tout en apprenant ! ». Crédit Photos : Jordane DESCHAMPS.

Commencé il y a plus d’un an, cet atelier spécifique accueilli au lycée des métiers auxerrois sensibilise les élèves au développement durable. Ces séances pédagogiques s’appuient sur les connaissances transmises par des enseignants et deux associations qui favorisent d’ordinaire les principes de l’écologie.

 

AUXERRE : Labellisé établissement « E3D » (École en Démarche globale de Développement Durable), ce projet favorise les initiatives environnementales. Elles s’effectuent en collaboration avec l’association « Au Bonheur des Chutes » et « Le Parc ».

Lothaire CARLIER, un des dirigeants de l’association « Au Bonheur des Chutes », en donne les contours explicatifs. L’entité récupère les rebuts de matériaux collectés chez les industries locales. Elle les revend ensuite en magasin pour que soient créés de nouveaux produits. Dans le cas présent, l’établissement pédagogique l’avait contacté afin de concevoir des outils de jardinage ainsi qu’un hôtel à insectes.

Pauline DAVIER, coordinatrice de l’association « Le Parc », explique sa démarche. Des pôles spécifiques ont été créés autour du potager. L’association est intervenue dans le petit jardin au sein des plantes aromatiques et des petits fruits pour développer la curiosité des jeunes.

L’idée était d’aménager un espace vert dans l’établissement mais aussi de créer un cadre pédagogique en connexion directe avec les métiers de service et de la cuisine.

 

 

Un apprentissage sur le tas pour les élèves…

 

L’atelier comporte quatre zones distinctes. Celle du compostage évite l’achat d’engrais pour le jardin. En travaillant en partenariat avec le restaurant scolaire, les apprentis agriculteurs récoltent en moyenne 25 kilos d’épluchures de légumes ou de fruits.

La zone de pré fleuri est utile pour la biodiversité. Un hôtel accueillant des insectes sera implanté sur cette partie.

Pour approvisionner le restaurant scolaire, les jeunes gens élèvent quelques fruits et légumes dans le potager tel que des petits pois, des radis, de la salade ou encore des fraises. Cette activité leur offre l’opportunité de se rendre compte des prix pratiqués sur le marché. Tout dépend du temps et de l’investissement.

Immergés au sein d’une formation de restauration et de cuisine, les élèves apprennent à manier les aliments. De ce fait, ils ont également créé un jardin de plantes aromatiques, garni d’une cinquantaine de variétés.

 

 

Afin de titiller leur curiosité, un flashcode a été mis à disposition dans le jardin. En le scannant, les élèves arrivent sur une plateforme où ils ont toute la disposition du jardin en numérique.

De plus, en cliquant sur une plante spécifique, ils obtiennent toutes les données informatives qu’ils ont rédigées eux même à propos de celle-ci : « la récupération des parties exploitables de la plante » par exemple.

Bien que ce soient les matières professionnelles qui soient au cœur de ce projet, les matières générales y trouvent leurs places aussi. L’anglais et les mathématiques sont au premier rang de cette nouveauté où l’on apprend le vocabulaire ou le calcul à partir du rendement des plantes.

Enseignants et élèves ont pour projet de faire pousser une vigne sur quelques poteaux, installés çà et là. Recouvrir l’arche centrale de houblon intègre également leurs priorités.

 

Jordane DESCHAMPS

 

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