Le rendu de ce travail pédagogique est impressionnant. Digne d’un géomètre proche de l’expertise ! S’étalent sous les yeux des 150 personnes conviées à ce vernissage trente-deux planches plastifiées et résistantes aux intempéries ! Minutieusement étudiés à échelle équivalente, ces édifices religieux du canton livrent ainsi leurs ultimes secrets topographiques. Une prouesse éducative signée par les élèves et enseignants du collège Jean-Roch Coignet de Courson…

 

DRUYES-LES-BELLES-FONTAINES : Sont-elles toutes dirigées vers l’Est les églises de la partie occidentale de notre département ? La plupart des trente-deux édifices implantés dans le canton de Vincelles regardent effectivement en direction de l’Orient. Mais, pas tous !

Serait-ce une référence à Jérusalem, ville sainte et berceau originel de la chrétienté ? Que nenni !

L’explication de ce positionnement spécifique du chœur du bâtiment spirituel (l’autel où se tient le prêtre) n’est pas d’ordre géographique. Mais bel et bien emprunt à de la pure symbolique. Puisque le soleil se lève à l’Est et que la lumière qui auréole de sa clarté irradiante le monde en chasse les ténèbres. D’ailleurs, tout monument religieux orienté à l’Ouest serait contraire à la bienveillance du catholicisme : le couchant représentant la mort…Mais, alors quid de la Résurrection ?!

 

 

Les collégiens se muent en jeunes topographes en herbe : déjà la vocation ?

 

Ont-ils poussé aussi loin leurs investigations intellectuelles les 63 collégiens de l’établissement de Courson-les-Carrières lors de leurs travaux pédagogiques ? Certainement, pas !

Mais, là n’était pas l’objectif initial de ce labeur besogneux, mené avec enthousiasme depuis plusieurs semaines en compagnie de leurs professeurs de technologie et d’histoire/géographie pour réaliser cette exposition unique en son genre.

Accueillis dans l’enceinte du site moyenâgeux à l’initiative de l’association des Amis du Château, les trente-deux panneaux offrent une vision inattendue mais très rigoureuse de ces églises dévoilées sur plan.     

On y voit grâce à l’adoption de coloris différents correspondant à une période temporelle précise la reconstitution historique des bâtiments à travers les siècles. Mieux que de la 3-D et les explications physiques, proposées par le grand ordonnateur de ce travail de fourmi, l’enseignant Fabrice THOMASSIN, en plus !

 

 

 

Scrupuleusement, les topographes en herbe, parfois accompagnés de leurs géniteurs, n’ont pas ergoté sur le temps de présence sur les lieux de leur réflexion pour annoter tels renseignements ou telles indications étayant le fruit de leurs travaux.

Résultat des courses in fine : un minima de deux heures par église aura été nécessaire pour effectuer les relevés du plan de l’édifice, du mobilier, des statues et des vitraux. Bref : les trente-deux églises se sont mises à nue sous le regard émerveillé et patient de ces jeunes pousses, ayant peut-être trouvé là leur vocation d’archéologue ou rêvant d’aventures renvoyant à la lecture toute en symbole du « Da Vinci Code » ou du très ésotérique auteur transalpin Umberto ECO (« Le Nom de la Rose ») !

On remarquera aux côtés de cette exposition étonnante les représentations iconographiques consacrées à l’église locale, portant le nom de Saint-Romain. Une série de clichés qui a été réalisée par les adhérents des Amis du Château, structure associative présidée par Félix MOREAU.

Ce dernier rappela que la présentation de ces travaux ne serait nullement éphémère et amenée à persister dans le temps. D’où le revêtement plastifié sur lesdits panneaux, ainsi protégés des aléas de la météo !

 

 

Un plan en format A3 offert aux trente-deux élus…

 

Après un travail proposé en 2010 sur l’illustre capitaine de l’armée napoléonienne, Jean-Roch COIGNET, natif de Druyes et ayant donné son appellation à l’établissement scolaire de Courson, une étude sur le chemin de fer reliant Clamecy à Toucy fut portée il y a trois ans à la connaissance du public en vertu de cette collaboration fructueuse qui perdure entre les Amis du Château et le collège voisin, dirigée par Mme VAISSE.

La passe de trois vient d’être vécue de très belle manière avec ce nouveau concept partenarial où les églises du canton sont à la fête. Tout comme les édiles de ces trente-deux localités, dont la plupart présents lors de ce vernissage, recevaient un plan de leur édifice en format A 3 des mains innocentes mais déjà expertes en relevés topographiques de ces jeunes élèves. Une cérémonie à laquelle participait le conseiller départemental Yves VECTEN bluffé par l’initiative visant à valoriser la qualité patrimoniale du canton dont il gère la destinée…

  

Thierry BRET

 

 

Les bureaux de la Communauté de Communes Puisaye-Forterre (CCPF) à Toucy ont accueilli Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI, président, Dominique MORISSET, vice-président en charge de l’environnement et des circuits de proximité, et Laurent PINON, représentant le bureau d’études ALPHAVILLE. Tous trois ont présenté dernièrement à la presse le sondage qu’ils mettent en ligne.

 

TOUCY : « Imaginons ensemble l’avenir de la Puisaye-Forterre » est l’invitation adressée par la CCPF à tous les habitants de ce secteur géographique. Il s’agit d’un questionnaire simple et ouvert. Le document vise à recueillir les avis et suggestions. Il permettra de nourrir le « projet de territoire », c’est-à-dire l’ensemble des priorités correspondant réellement aux aspirations de chacun.

Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI souligne que « l’activité économique est ce qui attire les familles et ce qui retient les enfants de partir ». L’élu déplore le retard avec lequel la fibre est installée. « La connexion haut débit est indispensable » rappelle-t-il.

Quant à Dominique MORISSET, il insiste sur les liens entre élus et administrés. Conseiller municipal à Treigny-Perreuse-Sainte-Colombe depuis vingt-cinq ans, il connaît l’importance de ces échanges. « L’écoute doit nourrir la réflexion et l’action » précise-t-il.

 

 

De l’étude préalable, Laurent PINON retient l’attractivité de lieux ayant su préserver leur caractère. Le revers de la médaille est le taux de logements anciens, inadaptés. N’avoir que la voiture comme moyen de locomotion peut être vu comme un handicap. Entre l’analyse statistique et le vécu, il y a une différence que les habitants sont invités à faire connaître.

Ce questionnaire est en ligne. L’accès à Internet étant le grand absent du territoire, espérer recevoir beaucoup de réponses témoigne d’un optimisme fort. Sera-t-il partagé ?

 

En savoir plus :

L’enquête est en ligne sur le site www.puisaye-forterre.com

 

Thierry CARABIN

 

Depuis le début de l’année, 429 postes ont été proposés aux candidats intéressés par les métiers de la filière de l’hôtellerie et de la restauration dans l’Yonne. Preuve que la potentielle employabilité vers ce corporatisme, rouage immuable des arts de vivre et du tourisme, existe bel et bien. Grâce à la mobilisation de l’UMIH et de Pôle Emploi, tous les espoirs sont autorisés pour que les recrutements estivaux facilitent la reprise de l’activité…

 

AUXERRE : C’est de l’or en barre ou presque pour les entrepreneurs de la filière de l’hôtellerie/restauration. Tant les difficultés se sont amoncelées au fil de ces derniers mois en matière d’activité économique et de son corollaire, l’indispensable recrutement.  

Alors, que Pôle Emploi décide de sortir l’artillerie lourde en matière de moyens pour aider et accompagner la corporation afin que cette dernière puisse résoudre la sempiternelle équation de l’embauche de nouvelles recrues juste avant l’été et même au-delà fait figure d’aubaine salvatrice pour l’UMIH 89.  

La conférence de presse tenue cette semaine par les deux partenaires pour dévoiler les finesses de ce rapprochement novateur aura permis d’y voir clair dans le jeu étalé sur la table du « Biarritz », lieu d’accueil de ce rendez-vous capital.

L’objectif est de gagner la bataille de l’emploi, source d’insondables contrariétés pour ces chefs d’entreprise qui ne savent plus à quels saints se vouer pour étoffer leurs effectifs.

Témoignages à la clé : ceux exprimés à partir de moult exemples, laissant dubitatifs les journalistes, par Mounira et Marco ANDRIOLO-GODFRIN, les propriétaires de « L’Italia a Tavola », une table réputée de la gastronomie transalpine dans sa version génoise.

 

Une candidate sur 17 s’est présentée à l’entretien et a obtenu le poste !

 

Aujourd’hui, une cinquantaine de postes attendent leurs courageux prétendants dans l’escarcelle de Pôle Emploi. Des jobs à pouvoir immédiatement qui pourraient faire le bonheur de toutes les parties en présence, tant  du côté des recruteurs que des futurs salariés. Serveur, réceptionniste, cuisinier, sommelier, valet de chambre : autant de métiers recherchés en haute période d’activité touristique, ce qui est pleinement le cas, plus que jamais en juillet !

Des postes qui permettent à leurs candidats de mettre le pied à l’étrier d’un emploi pérenne, possiblement évolutif dans le cadre d’un plan de carrière, et surtout qui ne peut se délocaliser ! Des atouts que n’auront cessé de marteler le président de l’UMIH 89,  Eric MOUTARD, propriétaire du « Biarritz », lui-même en quête de deux collaborateurs et la déléguée départementale du syndicat de la filière, Corinne ROGUIER.

Une jeune fille, Coralie, 22 ans, était l’invitée surprise de cette rencontre où les propos filèrent tous azimuts et où beaucoup de choses furent dites sur la profession et ses divers aspects (ndlr : à lire dans l’éditorial).

 

 

La jeune fille n’aura pas tari d’éloges bienveillants envers ses deux patrons (Mounira et Marco) qui lui ont accordée sa chance. Et surtout fait confiance après des périodes d’atermoiements vécus au gré de stages peu recommandables à ses yeux sur le principe pédagogique !

Chose à rappeler, cependant, sur 17 courriers de candidatures reçus par les gérants du restaurant Italien, seule leur future collaboratrice eut l’intelligence d’esprit de vouloir honorer le rendez-vous d’entretien et d’obtenir, in fine, le précieux sésame, favorisant son entrée dans la vie active !

 

Un catalogue de propositions taillé sur mesure aux besoins de la profession…

 

Quant au directeur territorial de Pôle Emploi, Yves HUTIN, il détailla les mesures de ce déploiement in extenso au service de l’industrie hôtelière dans le cadre de ses recrutements.

« Certains postes sont ouverts aux débutants, déclarait-il tout de go, incitant toutes les bonnes volontés à s’y frotter par un acte de candidature, notre organisme peut les accompagner pour acquérir très rapidement les bons gestes professionnels afin de mieux intégrer leur nouvelle profession… ».

Mais, l’une des réussites de ce partenariat informel mais logique entre ces deux acteurs s’est traduit par un récent salon de recrutement concocté en ligne.

Une formule numérique plus qu’encourageante pour le patron de l’organisme public : « Les entretiens sont en cours de procédure mais d’ores et déjà nous avons relevé plus de 3 000 visites ayant débouché sur trente-deux candidatures confirmées, portées par 17 recruteurs des départements de la Nièvre et de l’Yonne… ».

Dans ce catalogue éclectique de propositions au service des deux parties prenantes que sont employeurs et candidats, Pôle Emploi aura décliné un dispositif spécifique à la préparation des compétences, des périodes d’immersion professionnelles permettant de tester au sein d’une entreprise la vélocité des lauréats à la future fonction, voire de vérifier leur habiletés à tenir ledit poste.

De manière complémentaire, des formations qualifiantes sur les métiers de la cuisine (130 postes pourvus depuis janvier 2021 sur notre territoire) et du service (103) ont vu le jour dans les locaux du spécialiste de l’emploi et de la formation.

Enfin, pour être tout à fait complet, des cycles pédagogiques courts (sorte de remise à niveau) se sont déployés auprès des demandeurs d’emploi dans ce secteur pour des profils possédant les prérequis mais n’ayant pas exercé depuis un moment.

 

Thierry BRET

 

Elles sont trente-neuf entreprises, lauréates du programme « Industrie du futur », à avoir bénéficié sur notre territoire du soutien de l’Etat dans le cadre de la modernisation de leur outil de production et de leur transformation numérique. Ces structures recevront un diplôme au terme de la sixième Conférence départementale du Plan de relance…

 

AUXERRE : Ce sera l’effervescence en seconde partie d’après-midi à l’hôtel de la préfecture ce lundi 12 juillet. Sur le coup de 17h30, l’hôte de ces lieux, le préfet Henri PREVOST, procèdera à une cérémonie protocolaire peu habituelle : la remise de diplômes aux chefs d’entreprise ayant été retenus dans le cadre du programme « Industrie du futur ».

Outre les félicitations usuelles, le représentant de l’Etat officialisera ce rendez-vous, sans doute très suivi par la sphère institutionnelle, en évoquant le soutien indéfectible de la France aux différentes entités entrepreneuriales bénéficiaires de ces aides facilitant la modernisation de leur outil de production et l’accélération de leur usage numérique.  

Auparavant se sera tenue la sixième Conférence départementale du Plan de relance que le serviteur de l’Etat animera. Un moment capital pour faire le point sur la progression des actions mises en œuvre afin de soutenir les initiatives économiques. Une conférence de presse permettra ensuite de faire toute la lumière sur cet état des lieux. Et de rappeler l’existence d’aides et de subventions accordées dans le cadre de différents appels à projets dont peuvent profiter pleinement les entrepreneurs de notre territoire.

 

Thierry BRET

 

 

La ville de Sens lance une expérience inédite sur le parking Abbé Poupon. Il se situe à la croisée de la rue des Déportés et de la Résistance. C’est un système de détection de places libres développé par l’entreprise COCOPARKS, fondée par le Sénonais Raphaël JATTEAU.

 

SENS: A long terme, les automobilistes sénonais vont certainement pouvoir se détendre et devenir à leur tour des « Cocos », noms donnés à la communauté des utilisateurs de l’application COCOPARKS. Finie l’interminable recherche de place, vecteur de stress et d’énervement !

Pour l’heure, et c’est une première à Sens, la municipalité entre en phase d’expérimentation avec la mise en place d’un tout nouveau système de détection de places de parking libres. Une opération menée en étroite collaboration avec la très jeune start-up COCOPARKS en plein essor. Celle-ci est spécialisée dans le stationnement en temps réel.

La ville de Sens est également pionnière dans l’utilisation du système dans sa totalité qui comprend des capteurs, affichage pour les stationnements à la fois classiques et PMR (personne à mobilité réduite). Concernant le coût de l’opération, la mairie préfère attendre pour le dévoiler.

 

 

Une technologie très high-tech derrière un système simple à piloter…

 

« La mise en œuvre est très simple » explique Amine HIRIDJEE, adjoint chargé de la Transition écologique et solidaire et de l’Amélioration du cadre de vie. Un panneau d’affichage a été placé au début de la rue des Déportés et de la Résistance. Il indique le nombre de places libres et occupées du parking Abbé Poupon. Les conducteurs peuvent le visualiser avant même de s’engager dans cette voie. De simples capteurs placés sur les lampadaires scannent l’ensemble du parking et détectent la présence de véhicules, y compris les motos.

 

 

L’installation peut être facilement recalibrée si nécessaire via un logiciel…

 

Mais la technologie utilisée pour la mise en œuvre de ce système touche plusieurs domaines combinés ultra moderne : la data science (science des données), les technologies PWA (progressive web apps) de Google pour la partie application et l’intelligence artificielle (IA), le deep learning plus particulièrement.

Cette dernière technologie est une sous-catégorie du « Machine learning » (apprentissage automatique) utilisé par Facebook où des algorithmes peuvent apprendre par l’étude d’exemples et réaliser des prédictions de résultats.

Le « Deep learning » (apprentissage profond) est plus poussé et ne nécessite pas d’intervention humaine pour restructurer les données. Il est basé sur le fonctionnement du cerveau humain avec un réseau très complexe de neurones artificiels autonomes.

Il permet, en l’occurrence, d’analyser la présence des véhicules jusqu’à leur forme et leur marque ainsi que leurs déplacements.

 

 

Une technologie innovante en termes de protection environnementale…

 

Le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) estime que 60 % de la pollution urbaine serait due à la circulation liée au stationnement.

Ce système permettrait de réduire significativement le temps de recherche d’une place et le trafic urbain et, par conséquent, le niveau d’émission de CO2. De plus, « c’est un système qui est très peu énergivore et qui demande très peu de maintenance… ajoute Amine HIRIDJEE.

 

Floriane BOIVIN

 

 

 

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