La reconnaissance d’un futur Pôle de référence SVA (Son, vibration, acoustique) au niveau national correspond au Nirvana vers lequel la structure associative de l’Yonne, porteuse du concept depuis 2013, veut aboutir vaille que vaille. Seule la création de ce pôle se traduira en termes d’emplois en charge d’initier, de mettre en lien, d’accompagner et de suivre les projets de recherche et développement d’entreprises et organismes à vocation industrielle. En attendant ce résultat, les instigateurs du projet usent toujours de leur bâton de pèlerin à travers l’Hexagone pour y prêcher la bonne parole…

AUXERRE : Pour le collectif « défiSON », le quotidien se gère toujours avec un caractère d’urgence pour faire évoluer le concept et le mener à son terme. Plus que tout, la proclamation officielle d’un Pôle de référence SVA s’apparente à une inéluctable nécessité.

Surtout qu’à ce jour, vingt-deux projets R&D d’entreprises et un projet de territoire attendent dans les starting-blocks prêts à bondir et à démarrer ! Certains le sont depuis bientôt vingt-quatre mois !

Mais, pour générer les emplois indispensables au bien-fondé de ce concept, porté dans l’Yonne par la structure associative pilotée par Serge GARCIA, il n’existe aucune autre alternative que celle-ci préalablement citée ci-dessus.

Pour autant, le collectif ne reste pas les deux mains dans les poches en attendant que les choses se concrétisent.

Le mois d’octobre qui arrive bientôt à son terme aura été le théâtre d’heureuses initiatives. En particulier, la présence de défiSON au Salon Automotive Connection de Saint-Quentin-en-Yvelines, où la présentation du futur pôle national Son, vibration et acoustique s’est mué en véritable plébiscite.

 

 

Une douzaine d’entreprises industrielles enthousiasmées par le concept…

 

Invité à venir s’exprimer dans le cadre d’une conférence sur les innovations apportées en matière d’acoustique et de vibration pour l’industrie automobile, Serge GARCIA a pu recueillir le ressenti d’une douzaine de structures entrepreneuriales présentes sur ce rendez-vous. Et non des moindres, avec des références telles que FAURECIA ou TESA.

Ces entreprises ont initié des contacts directs et certains processus concrets pourraient être développés d’ici l’hiver. Un très bel encouragement à persister.

Autre moment clé de ce mois d’octobre : l’intervention sur l’acoustique assuré par l’universitaire Jean-François FONTAINE (plateforme O3PI) déclinée à l’occasion de la journée de speed business orchestrée par les plateformes technologiques du rectorat de Dijon.

Une entreprise, la société SAVOYE, présente lors de cette causerie du 17 octobre à Dijon, s’est dite intéressée par une résolution acoustique assurée par la plateforme technologique de Sens-Auxerre.

 

 

L’Agence France Presse (AFP) a été la première à l’avoir annoncé à la suite du conseil des ministres de ce mercredi 23 octobre : l’Etat va gratifier une dizaine de départements d’une sérieuse aide financière à leur accès au très haut débit. Soit une manne globale de 242 millions d’euros que se partageront entre autres des territoires tels que la Dordogne, l’Orne, la Somme ou le Gard. Réjouissons-nous : la Bourgogne, hormis la Saône-et-Loire, est plutôt bien lotie par cette prise de décision judicieuse de notre gouvernance…

PARIS : La bonne nouvelle, celle à laquelle on ne croyait plus depuis fort longtemps, est enfin tombée sur le fil numérique de l’AFP il y a quelques heures seulement. L’Agence France Presse a ainsi relayé dans son suivi informatif journalier qu’une dizaine de départements allaient bénéficier de 242 millions d’euros versés par l’Etat afin d’accélérer le développement de leur réseau très haut débit sur leurs territoires.

A la lecture de la liste des heureux récipiendaires de cette enveloppe y figurent en bonne position la Côte d’Or, la Nièvre et l’Yonne. La Saône-et-Loire, quatrième département de la Bourgogne, n’apparaît pas.

Les autres départements concernés par la décision gouvernementale sont la Dordogne, le Gard, l’Hérault, la Mayenne, l’Orne, la Somme et le Tarn-et-Garonne.

 

 

 

Dans le communiqué de presse émanant des services du Premier ministre, il est précisé que celui-ci a signé un ensemble de dix décisions de financement de l’Etat en faveur de réseaux d’initiative publique portés par des collectivités. Le montant global de ce dispositif s’élève donc à 242 millions d’euros. Précisions que les dix départements touchés par cette mesure accueillent près de 4,7 millions de nos concitoyens.

« Plus de quatre millions de locaux ont été rendus raccordables à la fibre optique au cours de ces douze derniers mois, a encore précisé le service de presse de Matignon, portant ainsi à 21,6 millions le nombre total de foyers éligibles à une offre de Très haut débit ».

Le chef du gouvernement Edouard PHILIPPE s’est engagé à ce que la totalité de la France soit couverte en haut débit au terme de 2020 et en très haut débit deux ans plus tard.

 

Intervention remarquée lors du dîner de gala, proposé par le réseau Entreprendre à Auxerre en milieu de semaine dernière. Celle d’un jeune dirigeant de société, Maxime VIAUT, dont le projet CERES (Centrale d’énergie renouvelable écologique et solidaire) prend forme à Germigny avec les bases d’une première unité. Expert de la méthanisation de déchets organiques depuis une quinzaine d’années, cet ingénieur agronome entend bien apporter sa pierre à l’édifice de la transition énergétique dans le microcosme icaunais. Avant de conquérir l’Hexagone. Explications…

AUXERRE : Fruit d’une réflexion parfaitement mûrie il y a deux ans à peine, le projet CERES arrive à mi-parcours de sa conceptualisation définitive aux dires de son instigateur, Maxime VIAUT.  

Alors que son usine de méthanisation est en phase de construction à quelques kilomètres de Saint-Florentin, le porteur de projet a précisé devant un parterre d’une quarantaine d’entrepreneurs réunis par le réseau Entreprendre que le bio-méthane y sera injecté dès le début de 2020.

L’objectif de la SAS est de promouvoir très largement cette énergie propre, issue de la transformation des cultures agricoles, dans le but de baisser l’empreinte écologique totale.

Soutenue depuis 2006 par l’Etat, la filière enregistre un bel essor depuis plusieurs années. En l’espace de quinze ans, ce sont plus de cinq cents centrales de méthanisation qui ont ainsi éclos à travers l’Hexagone.

Toutefois, les chiffres sont à relativiser car ils demeurent encore faibles et très éloignés de la réalité que connaissent depuis longtemps nos voisins allemands. Ils ont déjà installé plus de dix mille centrales de méthanisation !

Mais, qu’importe ! Le souhait de Maxime VIAUT est précisément de pouvoir développer autant que se peut des structures analogues à CERES dans la majeure partie de l’Hexagone, Yonne et Bourgogne Franche-Comté comprises.

 

 

Un projet bénéficiant de précieux auxiliaires…

 

Le jeune entrepreneur ne s’aventure à la légère sur ce chemin. Le projet a été créé en lien avec plusieurs partenaires issus de l’agriculture locale. Cette alliance favorisera la production du biogaz qui sera ensuite injecté dans le réseau de GRDF.

Son rapprochement avec la Chambre de Commerce et d’Industrie, mais aussi les pouvoirs publics et surtout le réseau Entreprendre lui aura donné des ailes. Cornaqué par l’un des stratèges de cette structure, l’expérimenté Alain BOUNON, le dirigeant de la SAS a pu faire une formation de cédant repreneur d’affaires profitables pour parfaire ses connaissances en matière de gestion.

Au passage, il aura pu glaner auprès d’une douzaine de chefs d’entreprise, membres du réseau bourguignon, de précieux renseignements lui permettant de garder le cap et de conserver toute l’humilité requise pour mener à terme la feuille de route.

Sa rencontre avec Christophe CHARBONNIER, patron de la société de transport PICQ ET CHARBONNIER, aura été déterminante à plus d’un titre.

Ce dernier est déjà très investi dans l’approche de la transition énergétique des poids lourds, de la mobilité et de la sauvegarde de l’environnement. Avec son appui (Christophe est associé au projet), Maxime VIAUT a espoir de développer à brève échéance une filière de biocarburant spécifique pour alimenter les camions.

D’autres soutiens, et de taille, sont déjà dans les starting-blocks : TOTAL, ENGIE, AIR LIQUIDE, GRDF/GRT.

Pour produire ce gaz, CERES mobilise environ 700 hectares de terrain et, nous l’avons dit, une vingtaine d’agriculteurs, inféodés au concept. Séduits, ils ne pouvaient que répondre par l’affirmative devant l’ingéniosité de ce programme, similaire au commerce équitable, et réalisé en circuit-court. Cette opportunité heureuse représente à leur échelle de pouvoir valoriser leurs terres à faibles rendements. Tous les ingrédients sont donc réunis pour couronner de succès ce concept CERES qui devrait faire parler de lui dans les mois à venir…

 

 

 

Plus de 400 techniciens spécialisés dans l’art et l’exercice de la mécanique de haute précision sont activement recherchés par la marque allemande pour grossir ses effectifs au niveau national. Pour y parvenir, le constructeur de Munich a développé depuis dix-huit mois un astucieux concept, baptisé « Sourcing Techniciens ». En y intégrant divers leviers d’actions. En tout premier lieu, via son réseau de concessionnaires, la prédominance d’un ancrage utile qui s’est renforcée auprès des lycées professionnels et des CFA.

PARIS : Créé il y a un an et demi, le dispositif « Sourcing Techniciens » commence enfin à porter ses fruits au sein du groupe BMW/MINI France. Afin d’enrayer le phénomène de récurrence observé depuis plusieurs années en matière de recrutement, le constructeur d’Outre-Rhin n’a pas hésité à faire preuve de pragmatisme pour résoudre une problématique gênante qui pénalisait son réseau de distributeurs.

De nombreuses actions font florès à travers l’Hexagone pour accroître les relations pérennes avec des lycées professionnels et des centres de formation liés au développement de l’apprentissage.

Une étude diligentée par la société automobile a permis d’aboutir à un constat plutôt surprenant, qui explique la frilosité des jeunes générations à tenter l’aventure professionnelle dans le groupe. 

Une grande majorité des apprenants français bénéficient de formation technique sur des véhicules de marques nationales. Or, beaucoup d’entre eux hésitent à découvrir ce qui se cache sous le capot d’un X 3 ou d’une Série 7, faute de connaissances.

De là à dire que les produits conçus par BMW et MINI effraient nos jeunes gens, on en serait pas loin si l’on écoute les représentants du pôle BMW France Formation, de passage la semaine dernière à Auxerre à l’occasion de la remise de deux véhicules par le groupe PANEL aux deux établissements pédagogiques de l’Yonne retenus pour profiter de ce double don !

 

 

 

L’Yonne, un département bien pourvu en dotation…

 

Mais, au-delà de ce curieux constat, il s’avère que cette crainte de l’inconnu s’observe également sur d’autres marques, issues du même terreau international.

Pour remédier à cela, et permettre aux futurs techniciens et mécaniciens diplômés de l’Hexagone de se sentir davantage à l’aise avec des modèles présentant des technologies avancées à leur bord, BMW France va offrir vingt-cinq véhicules de leur choix, à l’état neuf, dans le cadre de ce programme novateur.

Si l’initiative semble judicieuse, un seul bémol est à constater : il n’y aura que vingt-cinq automobiles offertes à autant d’établissements en France. Il en faudrait naturellement beaucoup plus. Mais, les dirigeants de BMW France réfléchissent déjà à poursuivre la démarche.

Néanmoins, cocorico, l’Yonne est plutôt bien pourvue avec le lycée Louis Davier de Joigny et le CIFA à Auxerre, deux récipiendaires de cet acte altruiste et généreux. Leurs responsables ont reçu la semaine dernière leur précieuse dotation et en feront bon usage dans leurs ateliers respectifs.

 

 

Un chèque de 50 000 euros dans la besace. Et surtout une campagne de communication à la clé, prise en charge à 100 % par le groupe EDF afin de vanter les mérites de la start-up auxerroise dans son cœur de cible : le domaine du bien-être connecté, du travail 4.0 et des territoires durables. Voilà l’excellente nouvelle qui est tombée au soir du 16 octobre à Paris pour Isabelle GALLET-COTY, lorsque cette dernière, présidente de l’entité, s’est vue offrir l’une des distinctions de la 6ème édition des Prix EDF PULSE 2019 devant le numéro un de l’énergéticien mondial. Elle n’est pas belle la vie ?

PARIS : On le savait déjà depuis quelques semaines, l’entreprise de l’Yonne avait obtenu un premier sésame : le droit de participer à la sélection officielle de ce challenge national annuel. Rejoignant ainsi la douzaine de finalistes qui pouvaient prétendre remporter l’édition 2019 dans la catégorie « Territoires durables » d’un défi porté par EDF.

Plus de 330 candidatures avaient été enregistrées de par l’Hexagone pour concourir dans l’une des trois épreuves existantes. Objectif avoué de l’initiative soutenue par l’acteur majeur de la transition énergétique : la mise en lumière des start-up françaises, voire européennes, qui favorisent à grand renfort d’innovations le développement de nouveaux usages électriques.

Il aura fallu quelques semaines d’évaluation pour que des comités d’expert de l’innovation internes et externes au groupe EDF examinent un par un et avec beaucoup de minutie les dossiers des douze start-up retenues pour disputer la phase finale.

Informée de sa sélection, l’équipe de SAUREA croisa les doigts pour recevoir le maximum de suffrages de la part du grand public, sollicité par les réseaux sociaux, et devant se prononcer sur la pertinence de ce projet.

En cas de vote positif, le jeu en valait vraiment la chandelle puisque chacun des lauréats se voyait gratifier d’une campagne de communication réalisée dans les règles de l’art par des professionnels. Une dotation financière alléchante apportait du beurre dans les épinards. En l’occurrence 50 000 euros pour le coup de cœur (comparable à un sérieux coup de pouce) impulsé par le public !

 

 

 

Une cérémonie présidée par le numéro un du groupe EDF…

 

Le 16 octobre, entourée des siens et de son époux, Gilles, qui est aussi l’une des têtes pensantes de la structure entrepreneuriale en sa qualité de directeur technique, Isabelle GALLET-COTY, PDG de la structure icaunaise, gravissait les marches menant à l’immense scène pour y recevoir son prix. Sous les applaudissements nourris de l’état-major du groupe EDF et de son président-directeur général, Jean-Bernard LEVY.

Particulièrement adapté aux sites isolés et aux climats sévères, le moteur imaginé par le père de Gilles, Alain, et multi-breveté depuis présente des caractéristiques ultra résistantes à son utilisation.

L’appareil a eu aussi son moment de gloire lors des récentes Rencontres industrielles régionales de Bourgogne Franche-Comté (RIDY) lors de la visite à Auxerre de la présidente de la Région, Marie-Guite DUFAY. Suscitant un vif intérêt de l’élue régionale dont on connaît l’appétence pour tout ce qui touche de près ou de loin à la transition énergétique.

Quant au défi relevé par SAUREA, il est de fiabiliser les installations solaires motorisées dans les zones à fort ensoleillement grâce à ce moteur auto-commuté qui convertit directement l’énergie solaire en énergie mécanique.

Dans l’absolu, l’énergie développée est équivalente à celle d’une femme qui actionne une pompe manuelle. Le moteur assure une pérennité d’usage dans les pays défavorisés, en site isolé car sans maintenance pendant une durée de vingt ans. Fiable et durable, ce processus peu coûteux (environ 3 000 euros) présente, on l’aura compris, un impact environnemental faible.

Depuis le mois de juin, SAUREA commercialise ce produit, qualifié de révolutionnaire auprès d’ONG et de fondations qui développement des zones de captage des eaux au cœur de l’Afrique. Toutefois, d’autres emplois sont d’ores et déjà envisagés à partir de ce concept technologique très poussé : les systèmes de ventilation, d’arrosage, d’humidification,…

 

 

Bénéficiant des largesses financières d’investisseurs (une coquette enveloppe de 300 000 euros obtenue en 2018), SAUREA devrait procéder à une nouvelle levée de capitaux dès la saison prochaine. Toujours pour accroître ses perspectives de développement.

L’apport de ces cinquante mille euros supplémentaires est loin d’être négligeable. A l’instar de la campagne promotionnelle qui découle de ce Prix 2019. Quant à l’appui du groupe EDF, très intéressé par la démarche technologique dans laquelle s’est précipitée la start-up auxerroise, il est bien réel.

Surfant sur la vague du succès depuis trois ans, date de sa création, on devrait entendre parler de SAUREA à brève échéance…

 

 

 

 

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