On aime ou on n’aime pas ! Alors que nouveaux projets de champs éoliens sont en train de voir le jour dans la partie orientale du territoire de l’Yonne, encouragés par des élus et une population qui souhaitent bénéficier d’une électricité renouvelable, d’autres, a contrario, fustigent contre la présence de ces « horreurs » qui engendrent pollutions sonores et désagréments visuels. Pourtant, avec une âme de poète, un peu d’imaginaire et un soleil couchant peuvent les rendre presque attrayantes près de VENOY…

 

BILLET :

 

Lundi

 

Son mentor Jean-Pierre SOISSON avait été député de la circonscription 32 ans durant, sur une période qui couvre près d’un demi-siècle, du 11 juillet 1968 au 18 juin 2012. Un record sans doute difficile à battre pour Guillaume LARRIVÉ, sèchement envoyé au tapis à l’issue du premier tour des législatives, par une droite extrême. « Il est des défaites qui assassinent, d’autres qui réveillent… » a écrit Antoine de Saint-Exupéry dans « Pilotes de guerre ». Nul doute que le perdant du jour a déjà mis son réveil à sonner !  

 

 

Mardi

 

Il avait été condamné à mort et exécuté à 16 ans pour meurtre en 1931. Un tribunal de Pennsylvanie, dans l’est des Etats-Unis, a reconnu 91 ans plus tard l’innocence d’un jeune Afro-Américain, Alexander Mc CLAY WILLIAMS. Depuis 1973, aux Etats-Unis, plus de 8 700 personnes ont été condamnées au châtiment suprême, dont 1 500 exécutées. Parmi elles, combien de victimes d’erreurs judiciaires… ? Une étude américaine affirme que si tous les condamnés à la peine capitale restaient indéfiniment dans le couloir de la mort, plus de 4 % d'entre eux finiraient par être innocentés. « Make America Great Again ! ».

 

 

Mercredi

 

Il n’aura échappé à personne que dans l’univers de la sécurité, le recrutement communautaire fait loi et que nombre de professions comme vigile, agent de surveillance ou videur de boîte de nuit, semblent réservées à certaines nationalités ou conditionnées à leur couleur de peau. Les clichés sur les personnes noires persistent et sont doublement condamnables. La discrimination positive est antagonique avec tout principe d’égalité, mais plus grave encore, une telle pratique contribue à stigmatiser les populations visées. « Y’a pas bon Banania ! » : le black est costaud, il est fort, il fait peur… Une insulte pour tout le peuple noir !

 

 

Jeudi

 

Emmanuel MACRON s’est rendu ce jeudi en Ukraine pour la première fois depuis le début de la guerre dans le pays, aux côtés des chefs de gouvernement allemand et italien et du président roumain. L’on peut bien sur s’interroger sur le sens de ce voyage, à trois jours du second tour des législatives en France. Mais, comment ne pas faire le parallèle avec la visite surprise effectuée, il y a tout juste trente ans, le 28 juin 1992, par François MITTERRAND à Sarajevo, en pleine guerre de Bosnie ? D’un côté un voyage hiératique entré dans l’Histoire, marqué par des images d’un président grimpant dans un véhicule blindé avant un bain de foule dans les rues de la ville assiégée, de l’autre, le « voyage de Monsieur Perrichon » avec sa carte Inter-Rail !

 

Vendredi

 

Bien sûr, elles peuvent paraître trop concentrées, bien sûr, elles entraînent des pollutions sonores et visuelles, bien sûr, pour certains, elles peuvent même provoquer une altération de la santé… Pour autant, n’a-t-on pas le droit de dire qu’elles peuvent aussi être belles, comme ici, au soleil couchant, sur les hauteurs de Montallery, commune de Venoy… ?  

 

Samedi


La canicule s’est abattue sur l’Yonne et le thermomètre a frôlé les 40° dans l’Auxerrois, un record ! Le groupe folklorique des « Peulons » a beau avoir plus d’un siècle d’existence, rien ne semble les arrêter ! Présents à l’inauguration du conservatoire des cépages à la Grange de Beauvais à Venouse, ils ont assuré le show, enchaînant bourrées et rigodons, sous un soleil de plomb… Respect !

 

 

Dimanche

De passage à la préfecture dimanche soir, le tout nouveau député de l’Yonne, Daniel GRENON a fêté sa victoire à… l’eau gazeuse ! Tout de même, deux députés icaunais issus du Rassemblement National pour représenter le département au palais Bourbon, quelle histoire ! Une histoire « d’eau », bien sûr…

 

Dominique BERNERD

 

 

Le covoiturage, il en connaît un rayon, Crescent MARAULT ?! Lors de la séance inaugurale de la 68ème Convention nationale de la Jeune Chambre Economique – celle-ci est accueillie quatre jours dans la capitale de l’Yonne avec plus de cinq cents représentants – le président de la Communauté de l’Auxerrois s’est épanché sur sa vision personnelle de la mobilité durable. Auxerre n’y coupera pas : l’intermodalité s’annonce comme le futur de la mobilité sur ce territoire !

 

AUXERRE : Il cite le nom des start-ups qui ont trouvé un mix entre technologies et communautés. Il se réfère parmi ses exemples à ces structures (KAOS,…) qui se positionnent sur le développement durable en matière de mobilité. Interpellé par quelques membres de la JCE, face à lui dans la grande salle de l’Abbaye Saint-Germain, Crescent MARAULT se livre à un exercice oratoire qu’il a savamment préparé autour de la mobilité de demain. L’un de ces sujets inspirants où l’élu veut améliorer les usages et les besoins tout en respectant le devenir de la planète. Pas soucieux de la protection environnementale, le maire d’Auxerre ?

 

Un nouveau schéma de déplacements à l’échelle du territoire…

 

Entre modèle économique où l’utilisateur du véhicule sera rétribué et le passager qui devra s’acquitter d’un titre de transport, et le nécessaire relais à mettre en symbiose avec les différentes communautés, le maire d’Auxerre expose sa vision des choses automobiles. Un covoiturage dont il défend bec et ongles les avantages, qui commencerait, selon lui, à porter ses fruits sur l’agglomération auxerroise.

« Il y a des expérimentations qui sont en train de se lancer, souligne-t-il, et dès la rentrée, nous allons essayer de trouver de nouveaux axes d’améliorations et des solutions concrètes ».

Des initiatives qui n’auraient d’autres valeurs ajoutées que de rendre du pouvoir d’achat aux Auxerrois tout en réduisant l’impact carbone. Autre point du propos qui aura capté l’attention de l’auditoire : la mise en place d’un nouveau schéma de déplacements à l’échelle du territoire. En le priorisant sur l’usage du cycle. Mais, pour cela, il est indispensable de sécuriser les voies réservées à cet effet.

« Si on ne le fait pas, précise un Crescent MARAULT pédagogue,  cela ne peut pas marcher car les utilisateurs des vélos ne se sentent pas en sécurité… ».

 

 

 

Des « vélibs » et autant de stations qu’il y a de communes dans l’Auxerrois…

 

Puis, l’édile a évoqué 2023. Un déploiement de « vélibs » électriques à l’échelle de l’agglomération y sera programmé dans les vingt-neuf communes qui accueilleront des stations. Il n’est pas exclu de développer, en parallèle de cette future offre, des vélos cargo, des triporteurs qui compléteraient les usages et les besoins des citoyens.

Quant à la mobilité urbaine – celle qui concerne les bus -, l’Agglomération va se pencher davantage sur le sujet, en retravaillant l’offre. Sans doute en revoyant la copie.

De l’aveu de Crescent MARAULT, « nous n’avons pas été assez optimal en essayant de faire plaisir à toute le monde, avoue-t-il, ce qui a été fait en matière de cadencement n’incite pas à emprunter le réseau de bus car il n’emmène pas forcément les passagers là où il y a de grands mouvements pendulaires… ».

Moyennant quoi, le chantier de la mobilité urbaine va être ouvert afin de repenser aux solutions de ces problématiques.

« Nous devons arrêter de faire croire aux utilisateurs du réseau de bus que tout le monde va bénéficier d’une ligne ! Ce n’est pas possible car nous n’en avons pas les moyens ! ». Clair, net et sans bavure comme constatation !

 

L’intermodalité : l’unique credo pour optimiser les transports à l’avenir…

 

Autre schéma tactique qui va se déployer dans les mois à venir alors que le dispositif connaît un réel essor dans l’Hexagone : le concept de la voiture partagée.

Explications de texte du maire-président : « On va mettre à disposition des véhicules dans les villages de l’agglomération, facilitant ainsi les déplacements planifiés. Les personnes s’inscrivent avant chaque déplacement. Le véhicule est ainsi mutualisé… ».

Quant à la clé de voûte de cette évolution en termes de mobilité dans les territoires, elle s’identifie autour de l’intermodalité.

« Il faut créer un pôle d’échange multimodal, constate Crescent MARAULT, c’est vraiment une nécessité. On n’a pas encore cela à Auxerre pour justement pouvoir connecter tous les modes de déplacements, le vélo, le bus ou le véhicule partagé… ».

Un projet qui devrait prendre corps du côté de la gare SNCF. Avec le rachat des terrains qui accueillaient jadis les locaux de la SERNAM, de les démolir, avant de construire le grand pôle d’échanges intermodal qui fait cruellement défaut à l’agglomération auxerroise.

Une manière de repenser l’histoire où les innovations technologiques et les solutions économiques devraient être profitables à terme au bassin auxerrois tant au niveau environnemental que sur celui de l’emploi.

 

Thierry BRET

 

 

Un peu haut « perché », le cadre de cette assemblée générale extraordinaire ? Celle devant accueillir la totalité ou presque des associés qui constituent le premier cercle financier de la SAS Pôle Son Vibration Acoustique. L’atypisme de l’esthétique théâtre de Brienon-sur-Armançon collait à merveille avec l’ambitieux concept, dévoilé par les instigateurs de ce rendez-vous entrepreneurial faisant appel à une levée de fonds. Prometteuse, en vérité, puisque la récolte s’est montrée in fine alléchante, avec 135 000 euros à la clé…

 

BRIENON-SUR-ARMANCON : Pas mal, pas mal, la première levée de fonds proposée par les porteurs du projet, déjà bien avancé, de la future SAS Pôle Son Vibration Acoustique ! Il n’aura suffi que de quelques semaines pour récupérer la coquette somme de 135 000 euros auprès de potentiels investisseurs du cru, entrant au capital social de la future entité, afin de mettre de l’eau dans les rouages de ce qui devrait être à terme une aventure entrepreneuriale très surprenante.

Une déclinaison professionnelle aux réelles opportunités de développement, tant sur l’Hexagone, qu’à l’international. Plutôt rare comme expérience à vivre dans le landerneau icaunais…

Une enveloppe financière qui, ajoutée aux investissements initiaux injectés par les irréductibles supporters du projet, porte les fonds à 150 000 euros. Une levée de fonds qui en appelle désormais une autre puisque les porteurs du projet souhaitent atteindre le chiffre tout rond de 200 000 euros figurant au capital social. Celle-ci devrait se mettre en place dans les prochains jours et se clore vraisemblablement fin septembre.

Des prolongations dont auront évoqué longuement les contours les participants de cette assemblée générale. Ecoutant très attentif les recommandations expertes fournies par Me Harold FORESTIER, du cabinet FIDAL, qui, en bon pédagogue, en expliquera le moindre détail.

 

 

Déjà une vingtaine d’associés dans cette aventure insolite de l’entrepreneuriat…

 

A date, une vingtaine de personnes ont apporté leur contribution financière participative à ce projet. De tout âge (de 22 à 78 ans selon la formule consacrée qui n’aurait pas déplu à HERGE !) et de toutes orientations professionnelles.

Désormais, comme le rappela le président temporaire de la SAS Pôle Son Vibration Acoustique Serge GARCIA (le président de l’association DEFI SON devrait passer la main dès le mois d’octobre conformément à ses désirs), le dépôt de demande d’aides publiques va se concrétiser dans les prochains jours auprès des services ad hoc de la Région Bourgogne Franche-Comté. Objectif : un abondement à montant équivalent de la part de l’organisme régional. La Caisse des Dépôts, via sa filiale, la Banque des Territoires, pourrait être amené à faire de même. Ce serait un sérieux coup de pouce envers le lancement de cette fusée porteuse d’espérance pour l’attractivité économique du territoire et l’employabilité locale.

Les associés de cette nouvelle aventure devaient recevoir au cours de cette rencontre leurs attestations officielles, un document faisant foi de leur investissement financier dans le concept.

Le Pôle Son Vibration Acoustique devrait être opérationnel dès septembre, avec la nomination de trois cadres qui en piloteront la destinée : un directeur exécutif, un directeur en charge de la stratégie, de la communication et de la médiatisation et enfin, un encadrant devant gérer la cellule recherche et développement.

Quant aux perspectives, elles sont bonnes : les premiers contrats avec une dizaine de partenaires industriels déjà en liste d’attente devraient se signer dès le début de l’automne.

 

Thierry BRET

 

 

 

Si l’on s’en réfère à la fameuse phrase du dramaturge Eugène IONESCO : « Tout est langage au théâtre, les mots, les gestes, les objets. Il n’y a pas que la parole ! ». Dès l’automne, on devra ajouter un nouveau qualificatif pour en expliquer le travail et cette passion viscérale qui unit les artistes à leur public : les écrits ! Ceux que diffusera entre autres le nouveau site, en construction, du théâtre d’Auxerre : « L’Art des Sens ». Un concept sans équivalence en France…

 

AUXERRE : La saison est à peine achevée, les portes de l’édifice ne sont pas encore tout à fait closes avant que ne se répand le souffle chaud de l’été que déjà Pierre KECHKEGUIAN, son directeur, et ses troupes peaufinent comme de fins stratèges les perspectives futuristes du théâtre d’Auxerre.

Un établissement culturel qui, s’il n’a pas encore retrouvé son rythme de croisière côté fréquentation d’avant COVID – une baisse de 13 % de ses spectateurs a été observée au cours de ces derniers mois – n’en demeure pas moins très ambitieux quant à sa programmation érigée sous le sceau de l’éclectisme et de l’élitisme qualitatif, et sa volonté de se faire connaître aux yeux de tous à grand renfort de communication.

 

Il faudra encore patienter pour découvrir la programmation !

 

Moyennant quoi, pour effectuer la transition la plus optimale possible entre deux saisons et faire patienter le public, rien de tel qu’une bonne « petite » - elle aura durée montre en main près de deux heures ! – conférence de presse afin de dévoiler les arcanes de sa stratégie dans le moindre détail !

Et surtout l’ensemble de la programmation à venir, ponctuée de cerises très goûteuses sur le gâteau au niveau des découvertes artistiques à savourer tout au long de la future saison, des découvertes qui sont soumises à la sacro-sainte règle de la confidentialité du fait d’un embargo applicable jusqu’en date du 01er septembre !

Donc, chut : on patientera quelque peu avant de plonger tête baissée avec moult détails dans cet océan de réjouissances oniriques, de textes finement ciselés au cordeau interprétés et joués sur scène par la magnificence des compagnies, de visions parfois fantasmagoriques d’œuvres crépusculaires, mêlant mythologie et poésie, monde réel et éthéré, entre liberté et conscience…Nous en reparlerons !

 

Un nouveau sésame numérique consultable à l’automne : « L’Art des Sens »…

 

Au-delà de la programmation, laissons la encore un peu mijotée comme une succulente recette de cuisine dans un chaudron avant de la servir et de la déguster, l’intérêt de ce rendez-vous médiatique pouvait se concentrer ailleurs.

Tiens, précisément sur le nouveau site multimédia dont se dotera le théâtre auxerrois dès la rentrée !

Nom de baptême dudit référent numérique : « L’Art des Sens ». Dans le cas présent, c’est sûr : on joue sur les mots – Claire CLEMENT, secrétaire générale du théâtre adore ça ! - ; on se projette de manière évidente parmi les cinq sens que notre créateur nous a donnés pour mieux appréhender notre univers, parfois aux confins de l’irréel puisque on ose esquisser l’existence du sixième sens !, on essaie d’en comprendre la moindre subtilité ; d’approfondir le besoin tangible de ce nouvel instrument digital ; bref, façon « puzzle » comme dans l’éternel « Tontons Flingueurs » et ses répliques de « ouf » chères au regretté Michel AUDIARD qui lui aussi savait mettre nos sens en émoi et en éveil grâce à sa prose dithyrambique !

 

Une promenade virtuelle, entre ludique et éducatif, dans le théâtre…

 

« L’Art des Sens » correspond à toute une arborescence, en somme. Dont l’objectif est simple : celui de permettre à son utilisateur de préparer ou prolonger son expérience théâtrale. A l’aide de contenus numériques inédits qui ouvrent grandes les portes en donnant les clés aux différentes composantes du spectacle vivant. Depuis votre fauteuil et comme si vous y étiez !

L’internaute déambulera parmi cet art protéiforme qu’est le spectacle vivant. Il s’arrêtera selon ses désirs et en prenant le temps sur l’envers du décor, les coulisses de cet art oratoire et expressif en partant à la rencontre des artistes et techniciens ; en y effectuant une visite virtuelle en trois dimensions ; en faisant travailler ses neurones lors de parcours ludiques et éducatifs à base de quizz et de jeux ; en se rendant dans l’espace privilégié des échanges où les porteurs de projets lui répondront qu’ils soient comédiens, metteurs en scène ou techniciens !

Bref : le théâtre d’Auxerre n’aura plus de secrets pour le commun des mortels, aficionados depuis des lustres de la grande maison ou néophyte en herbe en son jardin. Une mise à nue (ou presque car l’on ne pénétrera pas dans l’intimité du bureau de son directeur !) parmi ce sanctuaire de la libre pensée, du verbe haut et clair déclamé avec éloquence sur la scène d’une magnifique salle de 550 places aux plafonds si joliment ornementés.

 

Un subside de belle facture du ministère et de la DRAC…

 

L’intérêt de ce procédé visuel est double, triple, quadruple ! Bien sûr, le public est, de prime abord, le premier concerné pour mieux se délecter des rouages d’un tel établissement qui aura reçu le soutien du ministère de la Culture et de la DRAC Bourgogne Franche-Comté au passage pour mener à bien le projet. Celui-ci s’inscrivant dans le cadre du programme national de numérisation et valorisation des contenus culturels. Avec, en sus, la coquette enveloppe de dix mille euros tombée dans la gibecière pour subvenir aux besoins de financement de l’opération.

Secundo, les compagnies artistiques ! Ces dernières via leurs responsables ne manqueront pas de s’immerger dans ce voyage virtuel à 360 degrés pour mieux se familiariser avec la scène, la salle, les coulisses.

Tertio, il en va de même pour les techniciens qui peuvent ainsi se concentrer sur les besoins en matériels avant d’investir le site culturel auxerrois avant un spectacle. Même les entreprises désireuses de privatiser le lieu – elles sont de plus en plus nombreuses à vouloir le faire désormais – bénéficient d’une entrée virtuelle exceptionnelle !

De l’avis de Pierre KECHKEGUIAN, c’est clair : il n’y a pas d’équivalence au niveau du processus technologique dans l’Hexagone pour une scène conventionnée d’intérêt national ! Enfin, il faut savoir que la réalisation technique de cet outil numérique incombera à un prestataire parisien, ARTISHOC. Une structure experte en solutions numériques culturelles. On a hâte de voir le résultat final : vivement l’automne !

 

Thierry BRET

 

Portée sur les fonts baptismaux l’été dernier, l’association « NumYco » a officialisé son inauguration dans les locaux du Pôle Environnemental à Auxerre, en présence de nombreux fondateurs et partenaires. Relais départemental du cluster « BFC Numérique », l’entité icaunaise souhaite être reconnue comme une communauté pouvant accompagner et fédérer tous les acteurs de la filière numérique départementale. Contribuant de fait à ancrer le territoire dans le XXIème siècle et le faire changer de division pour accéder à l’élite…

 

AUXERRE : Association à but non lucratif, « NumYco » s’est forgée depuis sa création il y a moins d’un an, un rôle majeur dans l’écosystème numérique départemental. Pour son président fondateur, Alexandre FOULON, les missions dévolues à l’entité icaunaise sont multiples : « fédérer, informer, arrimer, promouvoir, développer, représenter et structurer toute la filière numérique… ». Ouf ! Excusez du peu ! Avec la vocation d’accompagner et fédérer l’ensemble des acteurs présents dans le département, qu’il s’agisse de start-ups, de TPE/PME, d’institutionnels et collectivités, mais également les chambres consulaires ainsi que les organismes de formation et de recherche, tout en s’appuyant sur les synergies locales existantes.

Bras armé du cluster « BFC Numérique » dans l’Yonne, « NumYco » se veut carrefour d’échanges pour faire notamment remonter au régional, les attentes des entreprises icaunaises en la matière, que ce soit pour les aider à monter en compétence ou leurs besoins internes. Avec déjà en perspective, la mise en place d’un certain nombre de moyens d’actions comme l’organisation d’ateliers, de salons et de conférences ou la sensibilisation des professionnels. Mais, il y a aussi celle du grand public aux impacts du numérique, la création d’une « veille communautaire » et d’espaces d’échanges autour de l’actualité numérique, ou encore, l’accompagnement des adhérents dans leur développement technologique, juridique et commercial.

 

 

Le but, rappelle Alexandre FOULON, étant bien de « créer une vraie communauté où tout le monde puisse travailler ensemble et faire grandir la filière numérique, en faisant émerger des produits innovants, de nouvelles collaborations, pour voir notre département devenir un véritable moteur… ».
A noter que les membres actifs de « BFC Numérique », bénéficient d’une remise de 100 % sur leur cotisation, sur simple présentation d’un justificatif de paiement de leur cotisation BFC Numérique datant de moins d’un an.

 

 

En savoir plus :

Ils ont dit…

Pascal HENRIAT (Conseil Départemental)
« Il y a aujourd’hui des start-ups, des entreprises, qui veulent quitter la région parisienne et qui se disent intéressées pour venir dans l’Yonne. Le but de l’association, c’est de fédérer, mais aussi d’aider et promouvoir toutes ces entreprises à venir exploiter le potentiel et l’attractivité de notre département… »

Paul-Antoine de CARVILLE (Communauté d’agglomération du Grand Sénonais)
« Le nord de l’Yonne compte de nombreux acteurs industriels et l’on a besoin d’accompagner nos entreprises à la fois pour les aider à digitaliser leurs process de fabrication, mais aussi leur donner les outils pour mieux rayonner… ».

 

 

Florence POULAIN (MEDEF 89 et UIMM 89)
« L’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie dans l’Yonne représente 260 entreprises. Pour nous, le cœur du numérique, c’est l’industrie 4.0 et nous travaillons beaucoup à développer tous les métiers et toutes les formations qui sont autour… ».

Arminda GUIBLAIN (Communauté d’agglomération de l’Auxerrois)
« L’on se doit aujourd’hui d’être novateur et porteur de nouvelles technologies. Les entreprises ont besoin de cette veille numérique, besoin d’être accompagnées et le fait d’adhérer à votre association va nous permettre d’être partie prenante de ces nouvelles techniques et pouvoir les proposer à toutes… ».

Guillaume LARRIVÉ, député : « grâce à cette alliance entre public et privé, l’on fait monter notre territoire de l’Yonne vers le haut avec une idée simple et stratégique : l’Yonne, c’est la Bourgogne près de Paris, pas pour subir la dégringolade de la banlieue parisienne mais pour se connecter positivement à la dynamique de la métropole francilienne… ».

 

Contact :

Renseignements : 06 44 27 91 41 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Dominique BERNERD

 

 

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