Dame Nature n’aura pas rendu l’accouchement très facile. Mais, le millésime 2021 est enfin là et les vignerons du Chablisien peuvent bien faire la fête le temps d’un week-end. Comme de tradition, c’est dans le village choisi pour accueillir la prochaine Saint-Vincent de l’appellation que s’est déroulé ce samedi à Fleys le baptême du millésime de l’année. Porté sur les fonts baptismaux par deux parrains de renom : l’icaunaise et athlète internationale Eugénie DORANGE ainsi que le charismatique journaliste et présentateur sportif Nelson MONFORT.

FLEYS : Comme l’a rappelé dans son introduction le président de l’Office de Chablis, Patrice VOCORET, s’adressant aux parrains du jour : « Votre tâche sera difficile, la gestation de votre filleul fut éprouvante ! ».

Pour preuve la succession d’aléas climatiques qui ont émaillé l’année écoulée, des gelées noires d’avril aux épisodes pluvieux propices aux maladies, pour en arriver à un calendrier de vendanges rendu plus compliqué encore par la météo de septembre.

Prenant la parole à son tour, le maire de Fleys, Stéphane AUFRERE, a profité de la circonstance pour rappeler ce qu’était la réalité de la commune : « Ce n’est pas la peine de vérifier que votre téléphone fonctionne, c’est simplement qu’il ne passe pas ! Pour Internet, ce n’est guère mieux. Par contre, nous sommes admirablement bien desservis par la D 965 qui coupe le village en deux ! ».

 

 

La coupe était pleine au moment de l’intronisation !

 

Mais ce samedi matin, l’heure était à la fête et à la traditionnelle séance de mise en bouteille du millésime. Une tâche à laquelle se sont prêtés de bonne grâce et avec le sourire la championne de canoë-kayak et l’icône polyglotte des commentaires sportifs. Et pour ceux qui jugeraient l’exercice trop facile, vous pouvez toujours vous entraîner, rendez-vous dans un an !

Après l’effort, place aux récompenses ! La matinée s’est poursuivie par l’intronisation dans la confrérie des « Piliers Chablisiens » de la marraine et du parrain, élevés tous les deux au rang de stylobate.

 

 

Un exercice, là aussi périlleux, si l’on en juge par la réplique de Nelson MONFORT : « Ils m’ont servi une demi-bouteille ! ». N’hésitant pas à verser le trop plein servi, dans le réceptacle de sa voisine, qui en sa qualité de Bourguignonne de l’étape, a assuré… La coupe était pleine !

Un ban bourguignon de haute tenue a ponctué la cérémonie, suivi de l’hymne de bon aloi, « Joyeux enfants de la Bourgogne », repris en chœur par la centaine de personnes présentes.

Au premier rang desquelles, figurait la présidente de cette 73ème Fête des vins chablisiens, la comédienne Sandrine BONNAIRE…

 

Dominique BERNERD

 

Pas de désaffection à observer parmi les partenaires qui soutiennent avec un réel enthousiasme le club icaunais. Celui-ci évolue en Fédérale 3 cette saison. Bien au contraire ! Le président David PARIZOT s’est même félicité du renchérissement des aides financières de la part de certains majors historiques. Et de l’adhésion de dix pour cent de partenaires supplémentaires !

 

AUXERRE: Oubliées les affres de la COVID et ce goût d’inachevé, voire de profonde amertume, pour les aficionados du Rugby Club Auxerrois. Avant que le terme de la saison 2020/2021 ne s’achève aussi brutalement du fait de la crise sanitaire, le club pointait à une prometteuse quatrième place, révélatrice de talents et de belles espérances pour la montée en division supérieure.

Le sport a donc repris ses droits cet automne. A la grande satisfaction des dirigeants de la structure sportive et surtout du saint des saints de ces fidèles : les partenaires.

Ils étaient récemment une centaine de ces précieux auxiliaires de la réussite collective à se retrouver dans l’un des salons de la nouvelle infrastructure.

Au programme, la découverte d’une séance d’échauffement de l’équipe A qui occupe la cinquième place d’un championnat âpre et difficile, emmené par le club d’Issoudun.

 

 

De réelles ambitions d’accéder à la division supérieure…

 

L’occasion était donnée à David PARIZOT de rencontrer les nouveaux adhérents de ce club business où échanges et convivialité vont de pair.

« Les partenaires doivent s’imprégner de l’atmosphère sympa qui règne au sein du club, confiait-il enthousiaste, assister à des séances d’entraînement permet aussi de côtoyer les joueurs qui nous rejoignent après coup et que ces derniers puissent aussi constater que leurs efforts sont suivis et encouragés par beaucoup… ».

D’ailleurs, l’exercice au-delà des rendez-vous plus festifs autour d’un déjeuner ou d’un dîner se réitèrera au fil de la saison. Histoire d’accroître cette complémentarité naturelle entre les faiseurs de roi (les partenaires) et les esthètes de l’ovalie (les joueurs et leurs entraîneurs).

D’autant que les ambitions avouées par David PARIZOT sont simples pour cette saison : poursuivre sur la dynamique de la saison dernière et accéder aux play-offs. Soit être classé parmi les quatre prétendants à l’accession !

« On a tout misé pour y parvenir, lâche le président du club, confiant envers ses protégés.

Autre motif de satisfaction : la fidélisation de ses partenaires. Non seulement, la plupart des sponsors historiques du club (EIFFAGE, SUEZ, EUROVIA, LECLERC…) ont rajouté de l’eau au moulin de la source financière cette saison. Mais, en outre, le nombre de nouveaux partenaires a grossi de 10 % !

L’épisode de la COVID semble donc loin derrière au RCA : personne ne s’en plaindra manifestement !

 

Thierry BRET

 

 

Bernard TAPIE : une légende de la scène médiatique rejoint le ciel des héros des temps modernes. Décrié par les uns, encensé par les autres, le personnage a vécu à mille à l’heure. Inclassable, cet iconoclaste a toujours assumé ses choix et possédait un registre de talents peu commun. Tour à tour chanteur, comédien au théâtre, acteur de cinéma, homme d’affaires, député, ministre de la ville sous MITTERRAND, et enfin, humain en livrant son ultime combat : un cancer.

 

TRIBUNE: Remarquable à plus d’un titre ! Ceux-là mêmes qui chantent des louanges à son encontre aujourd’hui faisaient aussi partie de ceux qui le dézinguaient dans les médias. Très peu ont bougé pour dénoncer les contradictions d’un pouvoir qui l’indemnise dans l’affaire du Crédit Lyonnais, lors de l’arbitrage de Christine LAGARDE (alors ministre des Finances) puis ensuite lui demande de rembourser les fonds. Christine LAGARDE sera jugée « coupable de négligence » !

Vous savez, une sorte de « rappel à l’ordre » pour avoir dépensé quelques centaines de millions aux frais de la République. Au début de ses ennuis judiciaires, Bernard TAPIE, alors député, debout dans l’hémicycle de l’Assemblée, encaisse sa levée d’immunité parlementaire.

Seul, Jack LANG, près de lui, le prendra par l’épaule en gage de soutient. Trop de députés étaient  heureux de faire enfin tomber l’homme de tous les succès. Quand il était ministre, certains de ses collègues disaient aux journalistes qu’ils étaient gênés de s’asseoir à ses côtés. Il n’a jamais deviné les manipulations de François MITTERRAND à son encontre. On soupçonne le président de l’avoir mis en avant pour écarter Michel ROCARD…

Par contre, Bernard TAPIE avait un sens politique instinctif : c’est le seul qui a osé affronter Jean-Marie LE PEN lors d’un face à face télévisé. En coulisse, on racontait aussi qu’il aurait rencontré le patron du Front National pour éliminer, politiquement, le patron de Marseille, Jean-Luc  GAUDIN, leur ennemi commun…

De nombreux bruits de couloirs, de fuites savamment orchestrées jalonnent la carrière de cet homme charismatique et qui savait entraîner les autres dans ses aventures.

 

 

Un unique combat contre la jalousie des hommes…

 

La presse nous raconte en large et en travers ses histoires, « ses mille vies », comme tous se plaisent à le raconter. Un fils d’ouvrier qui a bénéficié d’une bonne structure familiale et qui a sans doute nourrit la force de son caractère. Des parents aimants, c’est aussi la réussite de l’homme en devenir. N’en déplaise aux féministes, LGBT et autres complotistes !

Si ses débuts dans la chanson furent un échec, plus tard, il montrera ses capacités d’acteur au théâtre (« Vol au-dessus d’un nid de coucou »), au cinéma avec Claude LELOUCH ou encore dans un célèbre feuilleton télévisé, « Commissaire Valence ». Alain DUHAMEL raconte qu’au théâtre, dès que TAPIE arrivait sur la scène, les spectateurs se levaient et l’acclamaient par une salve interminable d’applaudissements. Des cars entiers venaient à Paris pour l’applaudir au théâtre.

Que n’a-t-on pas raconté sur l’homme d’affaires qu’il incarnait. Il a repris de nombreuses entreprises au bord de la faillite. Son fils aime souligner que sur mille emplois, si 300 étaient supprimés, c’est 700 qui étaient sauvés ! ADIDAS, un fleuron qui allait de pair avec l’Olympique de Marseille. Guy ROUX se souvient qu’un soir, il avait débarqué à l’aéroport d’Auxerre et était venu rencontrer Eric CANTONA pour lui expliquer que s’il était né à Marseille, il devait jouer à l’OM. En outre, il aurait toujours un franc de plus que la meilleure rémunération qu’on pouvait lui proposer…

Avec l’OM, TAPIE offrait la première Coupe d’Europe des clubs à la France et avec la Vie Claire, il engageait Bernard HINAULT et Greg LEMOND pour gagner des Tours de France…

Quand il deviendra ministre, on exigera qu’il quitte le monde des affaires : il se sépare alors d’ADIDAS et quitte la présidence de l’OM : un vrai crève-cœur ! 

 

 

La jalousie : mal endémique de nos sociétés...

 

Quand un aristo achète un meuble « Boulle », on dit : « voilà un homme de goût », si c’est TAPIE, on s’exclame : « c’est un arriviste ! ». En guise de consolation, si à l’époque l’aristocrate n’avait plus les moyens de s’offrir un tel luxe, TAPIE si !

Tout cela pour dire que la jalousie sera permanente à l’encontre de l’homme d’affaires. La jalousie de ses réussites dans le business, réussites dans les  sports, dans le spectacle… Quand ses collègues payent quelques millions pour des campagnes publicitaires, lui Bernard TAPIE se fait payer pour animer des émissions de télévision pour parler de quoi et de qui ? De lui bien sûr ! Certains ont jalousé le foyer heureux qu’il forme avec son épouse et ses enfants. Chaque soir, quand il était en prison,  avec sa femme, ils avaient convenu d’une heure de rendez-vous, pour être virtuellement ensemble. Quel beau témoignage d’amour…

Il nous fait  remarquer que les freins au bonheur sont en nous.  Il a brisé toutes ces barrières qui obstruent le passage à l’accession au bonheur. Chaque défaut possède sa qualité et inversement, nous le savons. Trop souvent on les oppose.

Pourtant, il ne s’agit pas d’antagonisme ou d’antonyme. Par exemple, lorsque nous identifions l’orgueil, le pendant positif, c’est l’humilité. Orgueil et humilité sont sur le même axe. Le curseur se déplace vers le bas (orgueil). Il faut travailler sur soi pour le faire remonter vers le haut : l’humilité. Orgueil et humilité n’ont pas la même vibration pour le corps et l’esprit : deux extrémités que certains appellent le principe de « polarité ». A l’opposé de la jalousie, nous avons la générosité et le désintéressement.  Pour approfondir on peut lire le « Kybalion ». Très ancien texte emprunté à la sagesse égyptienne (pour les connaisseurs, liée à Hermès Trismégiste).  

« Pour détruire une mauvaise période de vibrations, mettez en activité le principe de polarité  et concentrez votre pensée sur le pôle opposé de celui que vous voulez annihiler. Tuez l’indésirable en modifiant sa polarité ». Le Kybalion. Livre écrit par « trois initiés » et téléchargeable gratuitement.

TAPIE n’a jamais été un jaloux. Mais une victime de ce sentiment qui pourra peut-être le conduire à déclencher son cancer.

 

La jalousie c’est plus de l’amour propre que de l’amour…

 

La jalousie nous fragilise corps et âme. La jalousie est encore appelée « petite fenêtre » au Moyen-âge. Une petite fenêtre qui permet de regarder sans être vu. On regarde qui ou quoi ? Ce que l’on imagine ! Une ouverture qui permet de mélanger la haine, l’agressivité avec des pulsions de mort ! En conséquence, elle tue l’amour par manque d’amour ! Ce n’est plus une fenêtre mais une meurtrière…

Dans des textes communs aux traditions judaïques et chrétiennes, Dieu choisit Abraham pour conduire son peuple et il bénit Isaac en chassant Ismaël et sa mère. Ismaël engendrera le peuple musulman. Le conflit israélo-arabe, une guerre liée à la jalousie ?

A qui appartient la Palestine, auquel des deux fils d’Abraham, Isaac ou Ismaël ? A méditer…Puisque Dieu préfère le présent d’Abel à celui de Caïn : la jalousie de Caïn pousse au meurtre du frère…

L’antisémitisme est poussé aussi par le sentiment de jalousie qui se relèvera après le génocide de 1945. On envie la force des juifs, leur courage, leurs réussites, intellectuelles, financières, artistiques… Freud, Marx, Rothschild, Mendelssohn, Kosma… Heureusement Einstein a déclaré : « tout est relatif »…

La jalousie, concernant le peuple élu peut-elle nous conduire à la Shoa ? Je ne sais pas, c’est juste une intuition…

Le Coran dans la troisième Hadith nous  dit : « Méfiez-vous de la jalousie (Al hassad en arabe,) car elle consume les bonnes œuvres, comme le feu consume le bois ».

Le prophète interdit la jalousie et prévient : « chaque personne qui a un bienfait aura un jaloux ». Le prophète invite à nettoyer son cœur de la médisance et de la jalousie.

Par ses combats et sa mort, Bernard ouvre une voix à la réflexion et à la méditation sur les routes possibles vers le bonheur, sur ses freins et ses boosters. Dans une ultime interview sur CNEWS, il devait déclarer : « Les gens m’aiment, alors la vie est belle » ! 

Alors bravo l’artiste. Tu t’es éteint et  tu as rejoint le ciel au milieu de ceux que tu aimais, serein et paisible. Ultime provocation où ton dernier clin d’œil, tu as fait que l’histoire se passe à Paris, rue des Saints Pères…

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

 

Requérir la présence de mécènes privés au financement d’un projet n’est jamais chose aisée. Primo, la conjoncture actuelle ne s’y prête guère après de longs mois d’immobilisme économique. Secundo, la liste pléthorique des sollicitations nécessite un bottin entier ! Alors quand le principal partenaire GROUPAMA PVL a suggéré l’idée d’une soirée de gala façon « club service », ce fut le déclic. Banco : la réussite fut de mise !

 

VENOY: Salle comble pour la soirée de gala orchestrée à la salle des fêtes communale. Un rendez-vous privatif ouvert aux seuls mécènes soutenant les projets de revalorisation des édifices patrimoniaux. De prime abord, l’église. Un monument qui mérite le coup d’œil lorsque l’on se promène dans la bourgade.

Originale (la suggestion émane de Jacques BLANCHOT, directeur d’établissement de l’assureur mutualiste GROUPAMA), l’idée a fait son petit bonhomme de chemin dans l’esprit de l’élu du cru, le conseiller départemental Christophe BONNEFOND.

Concocter un rendez-vous convivial, autour d’un succulent repas et agrémenté d’une tombola, permettant de recueillir des subsides nécessaires au financement des travaux de rénovation du bâti religieux. Une vingtaine d’entreprises de l’Yonne n’ont pas hésité un seul instant avant de se prononcer en faveur de l’initiative, joignant l’utile (la sauvegarde patrimoniale) à l’agréable, vivre un excellent moment autour de mets sympathiques (merci au jeune traiteur Gaëtan QUILLIN qui réalisé des prouesses culinaires).

 

 

Une soirée où convivialité rimait avec générosité…

 

Ce sont in fine près de 170 convives de la sphère entrepreneuriale de l’Yonne et des représentants du microcosme institutionnel qui s’installeront aux alentours de 20 heures dans la salle des fêtes locale.

Ambiance, animations, prises de parole successives des principaux acteurs de la soirée (Laurent BOUSCHON, directeur général de GROUPAMA Paris-Val-de-Loire ou Pascal MAUPOIS, président de la Fédération des caisses locales de l’assureur dans l’Yonne), remise de récompense (la médaille de la commune attribuée à Jacques BLANCHOT) constituèrent les points d’étape de cette soirée spéciale où l’église, en qualité d’édifice historique, reprenait ses droits au cœur du village.

Mises en lumière, l’association VENOY Patrimoine et sa présidente expliquèrent leurs motivations à porter ce projet de réhabilitation, s’inscrivant dans la reconnaissance de la Fondation du Patrimoine, cher au médiatique Stéphane BERN. Le nom de ce personnage atypique du PAF fut cité à maintes reprises par les orateurs, désireux peut-être que le projet vienne aux oreilles de l’animateur de « Secrets d’histoire », avec ce qui en découle derrière côté coups de pouce !

 

 

Une vente de 400 tuiles auprès de la population…

 

Le bénéficiaire de cette soirée de gala était en substance Venoy Patrimoine. Une entité qui est présidée par Zulmira MAGAHLHAES. L’association multiplie depuis son apparition les manifestations publiques diverses (bourses aux livres, concerts précisément accueillis dans l’église, vide-armoires…) pour collecter des fonds.

La vente de tuiles (dix euros l’unité) n’a d’autres objectifs que de mobiliser le maximum de citoyens à la conservation et à la rénovation de ce patrimoine immobilier faisant la joliesse de la commune.

Reconnue auprès de la Fondation du Patrimoine, la structure et son projet initial ne pouvaient être que soutenus par GROUPAMA Paris-Val-de-Loire tel que ce dernier l’avait déjà fait à Saint-Fargeau dans le cadre du réaménagement de la chambre à coucher de la « Grande Mademoiselle », cousine du Roi-Soleil, Louis XIV.

 

 

 

Récemment, c’est le Vieux-Pont (ouvrage d’art datant du XVIIème siècle), monument symbolique de Pont-sur-Yonne qui reçut les faveurs du mécène régional. Soit une enveloppe de 25 000 euros.

Une enveloppe quasi similaire qui a été accordée à la réhabilitation de l’église de la commune périphérique d’Auxerre.

Tour à tour, Pascal MAUPOIS, président de la Fédération des caisses locales de l’Yonne et le directeur général de Paris Val-de-Loire Laurent BOUSCHON exposèrent longuement les motivations de l’assureur mutualiste à vouloir être acteur au cœur de son territoire (« Agir là où je vis », qui en est devenu son credo). Et leur fierté d’être au côté de ce projet de pur mécénat.

 

Thierry BRET

 

 

 

Ne boudons pas notre plaisir ! On espérait voir depuis longtemps l’artiste se produire sur une scène de l’Yonne. Elle qui assène de truculentes chroniques assassines sur les ondes de France Inter. Un bain de jouvence et de franche rigolade, inspiré de sujets qui en sont pourtant très éloignés. Caustique à la limite du dévergondage, l’humoriste égrènera sur la scène du théâtre d’Auxerre un florilège de ses sketchs les plus désopilants : son «Pot-pourri »…

 

AUXERRE : Fichtre ! Pour son retour sur le devant de l’actualité culturelle après une trop longue période de léthargie (bien involontaire on s’en doute !), le théâtre d’Auxerre a mis les petits plats dans les grands pour l’une de ses premières représentations de la saison. Sous le sceau du rire et de la qualité.

Rien de tel que l’irrésistible (et agréable) Constance pour faire travailler nos zygomatiques à satiété après ces mois d’inertie intellectuelle ! Et d’humour renvoyé aux calendes grecques au passage !

Celle qui a dénoncé les puritains moralisateurs de tout poil en osant dévoiler sa poitrine dans les studios de France Inter en direct (!) et devant les animateurs qui n’en croyaient pas leurs yeux sera là en chair et en os sur la scène auxerroise.   

La comédienne, affublée en nonne des plus vertueuses et à qui l’on donnerait le « bon dieu » sans confession ne devrait pas faire dans la dentelle avec ce spectacle, proposé en avant-première au Festival d’Avignon en 2018. Sa quatrième présence scénique articulée autour d’anciens et de nouveaux sketchs.

Depuis, elle le joue aux quatre coins de l’Hexagone, rencontrant toujours la même ferveur parmi ce public qui souhaite rire à gorges déployés et sans complexes.

 

 

Oreilles chastes, passez votre chemin !

 

Auteure à la plume acerbe et finement ciselée, Constance n’y va pas par quatre chemins pour prêcher la bonne parole auprès de ses ouailles nombreuses. Celle de rire de tout et de rien, ce qui parfois peut choquer les chastes oreilles de moralisateurs de bon ton. Et Dieu sait qu’ils se reproduisent sur un rythme effréné en ce début de vingt-et-unième siècle déconcertant.

Les perles, elle les enfile les unes après les autres, incarnant une dizaine de personnages à peu près tous déjantés. Pour ne pas dire plus ! Ici, dans sa bouche, l’humour noir excelle. Même sur des items pourtant très sensibles.

« Si ce spectacle était un plat, ça serait une sorte de hachis Parmentier avec des vrais morceaux de Constance à l’intérieur, explique-t-elle. Dans ce «Pot-pourri», on trouve des anciens comme des nouveaux sketchs fourrés avec soin à la violence verbale poétique et libératrice. Chaque personnage rappelle combien la comédie humaine est absurde : je propose d’en rire plutôt que de se pendre ! ».

C’est sûr : à Auxerre, Constance va faire tomber les masques en bousculant les archétypes de la bienséance et les idées reçues lors de ce spectacle à ne manquer sous aucun prétexte.

Celles et ceux qui aiment la vie et ses réjouissances débusqueront chacune de ses névroses caricaturales à l’excès. En s’esclaffant d’une allégresse à peine contenue. Les autres, les moroses et autres coincés du bocal, ignoreront à jamais cette rencontre salvatrice avec le bonheur d’en rire. Tant pis pour eux !

 

 

En savoir plus :

Constance au théâtre d’Auxerre

Samedi 02 octobre à 20h30

« Pot-pourri »

Durée : 1h15 environ

Renseignements et réservations : 03.86.72.24.24.

Site : www.auxerreletheatre.com

 

Thierry BRET

 

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