La réouverture des lieux culturels serait un signal fort adressé aux filières économiques, synonymes d’attractivité territoriale. A commencer par le tourisme. Un secteur qui, au même titre que l’hôtellerie-restauration, broie du noir depuis plusieurs mois. Expérimenter ce retour de la vie artistique taraude les esprits de moult élus. Nicolas SORET est l’un d’entre eux. Il a décidé de soutenir cette initiative en sollicitant le chef du gouvernement…

JOIGNY: Si cela voyait le jour, ce serait avec sagesse et responsabilité. En filigrane avec le concours des services de la préfecture. Mais, l’expérimentation culturelle que souhaite porter dès que possible le président de la Communauté de communes du JOVINIEN et édile de Joigny ferait immanquablement des émules dans d’autres localités de notre territoire.

Après l’envoi de cette missive officielle ce 24 février, la balle est désormais dans le camp de son destinataire, le Premier ministre Jean CASTEX en personne !

Arguant que seules des mesures territorialisées pourraient s’adapter convenablement à la réouverture des sites artistiques et culturels en fonction du contexte sanitaire, le Conseiller départemental de l’Yonne en appelle à la responsabilité de l’Etat. Et de l’une de ses figures emblématiques : le locataire de Matignon !

Le signataire de cette lettre propose donc de candidater pour rouvrir les lieux culturels dans sa ville, s’appuyant sur des expériences déjà menées chez certains de nos voisins comme la Belgique, l’Italie ou l’Espagne.  

A l’aide de systèmes de jauges et de protocoles santé renforcés, les sites culturels de ces pays européens accueillent du public depuis plusieurs semaines. Sans qu’il n’y ait eu la moindre difficulté. Il en est de même au Québec où une procédure de prise de rendez-vous a rendu possible la visite des musées.

La démarche de Nicolas SORET s’adosse à celle de la présidente de la région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite DUFAY, qui a également exprimé un avis favorable en ce sens.

Le maire de Joigny souhaite avec cette action, si elle obtenait gain de cause in fine, maintenir l’espoir et accompagner ses administrés dans la traversée de la tempête qui les prive depuis de longs mois de toute activité culturelle.

 

Thierry BRET

 

L’affaire s’est contractualisée durant la période des fêtes. Une excellente manière de tourner la page et d’oublier la sinistre année 2020. Le mois prochain, une équipe de huit menuisiers poseurs investira l’immeuble des Bons Enfants, situé rue Saint-Honoré à Paris. Le siège du ministère de la Culture et de l’Information suit depuis novembre son long processus de réhabilitation. Un lifting où par chance BMO en sera…

JOIGNY : Le chantier mobilisera dès le mois de mars une équipe de huit menuisiers pendant plusieurs mois dans le premier arrondissement de Paris.

C’est le temps nécessaire pour que ces spécialistes de la pose puissent aménager de multiples bureaux et espaces de travail sur le site.

De quatre à cinq étages de ce bâtiment érigé au XXème siècle qui reçoit en ses murs le ministère de la Culture et de l’Information intègrent le copieux cahier des charges devant être respecté à la lettre par la PME de l’Yonne.

L’agenceur devra avoir terminé son intervention bien avant le mois de novembre, date définitive de livraison du chantier.

Grâce à un appel d’offres, BMO a eu l’opportunité d’être retenue sur ce très beau projet qui lui permettra de mieux démarrer le nouvel exercice qu’elle ne l’avait achevée en cette triste année 2020.

La rénovation de l’immeuble des « Bons-Enfants » qu’occupent les services du ministère depuis 1994 sera synonyme d’une jolie enveloppe budgétaire à ajouter à son chiffre d’affaires. Soit 540 000 euros à son crédit !

 

 

C’est par biais de l’une des nombreuses filiales que compte le groupe VINCI que la PME de Joigny a eu vent de cet appel d’offres et de pouvoir y candidater. Grand bien lui en a pris puisque le verdict est revenu positif après quelques semaines de délibération et d’attente.

Outre l’agencement de bureaux, l’entreprise de Joigny interviendra également sur l’aménagement de plusieurs escaliers, d’un espace de service ou d’une cafétéria devant accueillir le personnel.

La PME sectorisera les niveaux d’intervention par zones selon les besoins du ministère qui continuera d’y exercer ses activités selon la formule consacrée.

 

 

C’est en 2016 que le ministre de la Culture de l’époque avait opté pour une rationalisation de l’implantation mobilière de son administration en la regroupant sur trois sites au cœur de la capitale plutôt que sur sept. Sachant toutefois que l’immeuble des Bons-Enfants demeurait le vaisseau amiral de cet édifice pour recevoir le maximum de services et d’effectifs.

Se positionnant aussi bien sur le secteur du luxe, des arts de vivre, de l’hôtellerie-restauration mais aussi les boutiques de mode ou de grandes enseignes de la distribution, BMO a comme cœurs de cible prioritaires les marchés franciliens et ceux de la capitale. Des marchés qui lui permettent de travailler trois matières nobles que sont le bois, la résine minérale et le métal depuis ses ateliers.

 

Thierry BRET

 

 

En 1967, les BEATLES au plus fort de la période psychédélique embarquaient à bord d’un autocar lors d’une itinérance désopilante dans la verte campagne anglaise où le groupe y multipliait les aventures en compagnie de passagers pour le moins cocasse. En 2021, l’association C7 Lieux sollicite l’économie participative pour investir dans un bus à vocation culturelle à la rencontre des habitants, des associations et des collectivités. Un remake de « Magical Mystery Tour » se rejouerait-il en Puisaye-Forterre ?

TREIGNY : Le film que le célèbre groupe de Liverpool a présenté en avant-première mondiale le soir de la Noël 1967 est-il la source d’inspiration principale de la jeune association C7 Lieux, localisée à Treigny ?

On pourrait presque le supposer à la lecture de la feuille de route explicative justifiant la raison d’être de cette entité et les similitudes faisant référence au légendaire groupe de pop-music !

L’idée de créer des espaces de rencontres et de concertations collectives sous l’égide de l’angle culturel et des aspects festifs à bord d’un moyen de locomotion mobile qui sillonnerait le territoire de Puisaye-Forterre ressemble étrangement à la démarche artistique du fameux quatuor.

Mélange de contacts constructifs entre le monde des arts et celui de la science, qu’elles soient naturelles, physiques ou humaines, le concept imaginé par les têtes bien pensantes de cette structure associative insolite ne manque pas de piquant.  

Le credo de l’entité est simple. Créer de la réflexion, de la cohésion sociale et des échanges positifs à travers ce secteur occidental de l’Yonne par le prisme de la culture, d’expositions photographiques, d’animations, d’ateliers, de réunions citoyennes, de musique, bref, de la vraie vie !

A ceci près que ce joyeux et éclectique programme permettant d’aller à la rencontre des habitants, des associations, des créatifs et des collectivités est tout bonnement localisé à bord d’un bus ! De là, le parallèle évident avec la démarche originale pour l’époque du groupe britannique !

 

 

 

Acquérir un bus pour pouvoir décliner ce projet de cohésion sociale…

 

Or, pour que puisse exister ce réseau générateur de convivialité et d’expériences dynamiques, C7 Lieux a besoin de son support mobile : un bus !

Depuis le 02 février, une campagne de financement participatif a été lancée via une plateforme ad hoc.

Ouverte aux internautes inspirés par tant de prouesses créatives, cette contribution via le crowndfunding a pour objectif d’atteindre sous un délai de trente jours la somme de 6 500 euros.

A ce jour, près de 1 660 euros ont déjà été récupérés grâce à cet élan de sympathie et de générosité. Soit 25 % du montant global du projet. Sachant que la date butoir de ces dons via Internet a été fixée au 23 mars. Il reste donc encore suffisamment de temps pour combler le reliquat nécessaire pour favoriser l’acquisition de ce bus servant à développer ce génial projet.

En avril 1970, à l’implosion des BEATLES, John LENNON avait eu ses mots demeurés depuis dans les annales : « Le rêve est fini ».

Pour les responsables de C7 Lieux (Marc ANDRIEN, son président, Pierre FAUCHEUR, son vice-président ou Guillaume MOISZAN, son chargé des relations avec la presse), « le rêve ne fait que commencer » grâce à cette campagne de financement participatif qui est loin d’avoir rendu son verdict définitif…

 

En savoir plus :

Cette campagne est effective via le site « helloasso » sur le lien : https://www.helloasso.com/associations/ces-7-lieux/collectes/le-bus-de-7-lieux

 

Thierry BRET

 

 

Vingt-et-une entreprises de Bourgogne Franche-Comté, six évoluant dans l’aéronautique et quinze autres entités du secteur automobile, sont les heureux destinataires d’une manne financière de l’Etat de l’ordre de 18 millions d’euros. Lauréates des fonds de soutien à la modernisation de ces filières de l’économie, ces structures bénéficient des subsides de « France Relance » à l’instar de la fonderie de Joigny, B.A.M.

DIJON (Côte d’Or) : C’est le préfet de Bourgogne Franche-Comté Fabien SUDRY qui a fait part de la bonne nouvelle ce jeudi 11 février en matinée, en relayant largement ces informations en provenance du ministère de l’Economie et des Finances auprès des entrepreneurs intéressés et aux médias.

Vingt-et-un nouveaux projets émanant de sociétés industrielles qui exercent leur savoir-faire dans les filières de l’automobile et de l’aéronautique se partageront une enveloppe globale de 18 millions d’euros distribués dans le cadre du plan de relance de l’Etat, « France Relance ».

Les dix-huit sociétés choisies dans notre contrée intègrent une liste de 205 nouveaux projets d’investissement productif nationaux soutenus par les fonds de modernisation et de diversification de ces deux filières.

 

 

Au total, ce sont 443 millions d’euros de projets d’investissement qui concernent ces entreprises de l’Hexagone : l’Etat sera à leur côté à hauteur de plus de 174 millions d’euros.

Depuis le lancement de ce dispositif en septembre 2020, 492 projets ont été retenus pour l’obtention de ces fonds Soit un investissement industriel de plus d’un milliard d’euros soutenu par l’Etat à hauteur de 431 millions d’euros ! 60 % de ces projets émanent de PME. Précisons que ces dispositifs courent encore jusqu’au 01er juin 2021.

Dans l’Yonne, une seule PME est concernée par l’obtention de ces subsides qui les aideront à se développer : la fonderie de Joigny B.A.M. (Business ALU MASUE). Créée en 1955 par Paul MASUE, et dirigée depuis par Bruno JANVIER, B.A.M. a réalisé des investissements conséquents en 2017 pour moderniser l’outil de production grâce à de la robotique et l’automatisation afin de conquérir de nouvelles parts de marché.

 

Thierry BRET

 

Il a pris le temps nécessaire le représentant de l’Etat, le préfet Henri PREVOST, pour s’imprégner de l’univers industriel qu’il aura découvert ce 11 février. Celui de l’entreprise Aluminium France Extrusion. Soit le deuxième acteur national de ce marché qui fabrique des profilés à partir de cette matière obtenue par électrolyse de l’alumine. Bénéficiaire de 300 000 euros accordés du plan « France Relance », l’entité se prépare à atteindre de nouveaux objectifs, créateurs d’emplois et synonymes de commandes supplémentaires…

GERMIGNY : Propriété de la holding d’investissement OPEN GATE CAPITAL depuis 2013, l’ancien site industriel de PECHINEY qui fut cédé au début des années 2000 à ALCAN envisage l’avenir avec sérénité.

L’entreprise qui exporte 12 % de sa production de profilés d’aluminium vers une dizaine de pays a dévoilé lors de la visite du préfet de l’Yonne Henri PREVOST en ses murs, ce jeudi 11 février, les grandes lignes stratégiques à venir.

Conçus à partir d’un cahier des charges précis et dans des délais très courts pour répondre à la demande croissante, les produits fabriqués dans l’Yonne par cet industriel trouvent des usages auprès des secteurs du bâtiment, des transports, de l’automobile et de l’industrie.

Possédant une seconde unité de production en Picardie, à Ham, AFE a réalisé 95,2 millions d’euros de chiffre d’affaires au terme de l’exercice 2019. Vingt-six mille tonnes de profilés d’aluminium extrudé sont sortis de ses chaînes de production. Le groupe emploie sur ses deux sites 330 collaborateurs dont 285 opérateurs.

La deuxième entité du marché national sur ce segment d’activité recevra d’ici peu une enveloppe budgétaire importante de 300 000 euros dans le cadre du soutien à l’investissement industriel dans les territoires. Une initiative voulue par le plan « France Relance ».  

 

 

Des solutions industrielles en aluminium à forte valeur ajoutée…

 

Accompagné du député André VILLIERS et du président de la Communauté de communes Serein et Armance et maire de Saint-Florentin Yves DELOT, le haut fonctionnaire de la préfecture a montré un vif intérêt à ce projet d’investissement qui lui fut expliqué, visuels à l’appui, par le directeur général d’AFE Hervé PELCERF.

 

 

Soucieux de pouvoir traiter des profilés de plus en plus complexes à l’avenir, le dirigeant de l’entreprise a prévu l’installation d’une nouvelle chaîne de production capable de répondre à ces nouveaux enjeux.

Le site de l’Yonne répond déjà à la complexité technique du marché. En complément de l’extrusion, les équipes parachèvent les profilés. Les opérateurs de sertissage et de parachèvement assemblent les pièces d’aluminium, notamment par coupure thermique et insertion de bandes isolantes entre deux pièces traitées. Les profilés peuvent être également travaillés en surface ou par le processus du laquage ou de l’anodisation, permettant à ces pièces de résister à l’usure, à la corrosion et à la chaleur.

 

 

Obtenir de précieux labels de certification…

 

Ne pouvant s’arrêter de produire à l’instar de toute entreprise qui se doit de respecter son cahier des charges, l’extension d’un bâtiment est également prévue au programme.

En phase d’études à l’heure actuelle, le futur projet devrait connaître son achèvement d’ici la fin de l’année pour la partie constructible du nouveau bâtiment avant le retour de son industrialisation opérationnelle en juin 2022.  

Derrière cette initiative de restructuration, il y a aussi la volonté profonde de développer des outils qui soient plus respectueux de l’environnement.

La réduction de la consommation d’eau, la diminution des déchets poudre ou encore le recyclage de l’énergie et de sa mise en valeur s’inscrivent parmi les objectifs principaux d’Hervé PELCERF.

AFE pourrait par ailleurs décrocher à l’issue de ces aménagements fructueux plusieurs labels de certification intéressants dont le très exigeant SEASIDE après ceux déja obtenus avec QUALICOAT et QUALIMARINE où un objectif de leur renouvellement est souhaité après la mise en route de la future ligne de laquage.

Autant d’informations traduisant la dynamique de l’industriel qui furent divulguées par Hervé PELCERF à ses hôtes, satisfaits de cette immersion chez l’un des fleurons de l’entrepreneuriat dans l’Yonne.

 

Thierry BRET

 

 

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