Le constat se vérifie après trois semaines de confinement : une légère accalmie se précise enfin sur le front de la propagation du virus dans l’Yonne. Pour autant, les derniers indicateurs fournis par l’Agence régionale de Santé (ARS) n’autorisent encore pas une baisse inappropriée de la garde. La vigilance reste l’unique préoccupation de la préfecture de l’Yonne qui procédait à un nouveau point informatif sur la crise sanitaire vendredi soir…

AUXERRE : Indéniablement, le virus de la COVID-19 circule toujours avec une certaine virulence dans notre département. Même si de facto les premiers effets positifs de la seconde période de confinement se font ressentir à l’énumération des dernières tendances statistiques par l’Agence régionale de Santé.

Lors du nouveau point avec la presse accordé vendredi soir depuis son bureau de la préfecture, Henri PREVOST a observé ce léger frémissement, porteur d’espérance. Même si la plus grande prudence doit demeurer le leitmotiv prioritaire de chacun, notamment sur le respect des normes de protection.

« Dans l’ensemble, devait confier le représentant de l’Etat, l’attention de nos concitoyens est plus soutenue sur l’application des gestes barrières… ».

Des motifs de satisfaction sur le comportement des Icaunais, certes, même si quelques réfractaires tentent avec la même pugnacité de jouer les filles de l’air en se déplaçant sans les attestations autorisées. Ils s’exposent ainsi à des sanctions qui si elles restent limitées dans les faits et financièrement peuvent conduire à la récidive et au pénal. Pour mémoire, 19 000 contrôles ont été procédés depuis le 30 octobre pour 400 verbalisations.

 

Des taux observés au-dessus de la moyenne nationale

 

Alors que la France est suspendue à la prochaine prise de parole du résident de l’Elysée prévue au soir du mardi 24 novembre, la Bourgogne Franche-Comté, à l’instar de sa voisine Auvergne Rhône Alpes, ne présente pas un bilan des plus optimistes côté chiffres.

Le Doubs, le Jura, la Saône-et-Loire et la Côte d’Or figurent encore parmi les mauvais élèves dans la gestion de cette crise sanitaire exceptionnelle. Et le département de l’Yonne, dans tout ça ?

C’est Eve ROBERT, directrice départementale de l’ARS pour notre secteur géographique, qui apporte comme à l’accoutumée les réponses appropriées. Les indicateurs de circulation virale présentent une substantielle embellie, avec un taux d’incidence qui s’élève à 350 pour mille habitants à date, au lieu de 450 constaté la semaine dernière.

Un léger mieux démontrant un ralentissement de l’épidémie, mais de manière très lente. Le taux de positivé, évalué à 21 % il y a huit jours, décroit et se situe au 20 novembre à 18 %.

Toutefois, ramenés dans leur véritable contexte, ces chiffres, comparés à la moyenne hexagonale, ne sont pas bons. Le taux d’incidence est en France de 220 avec un taux de positivité établi à 15,5 %.

Conséquence, l’Yonne reste un territoire où la propagation de la COVID-19 est bien réelle, n’en déplaise aux empêcheurs de tourner en rond !

 

 

Des décès qui ne frappent pas seulement les seniors et les personnes à risque

 

Ces signes d’extrême fragilité s’observent sur la population âgée de plus de 65 ans ou celle qui présente des facteurs de risque importants. Le taux d’incidence, apprécié à 360, baisse nettement moins vite que parmi les autres strates de la population.

Quant aux disparités sectorielles, elles démontrent que l’Auxerrois reste de loin la zone la plus perturbée par les effets pernicieux de l’épidémie. Même s’il n’existe pas de réelle disparité sur le département.     

La décrue s’amorce avec lenteur dans les centres hospitaliers soumis à de réelles tensions à cause de nouvelles entrées régulières des patients.

A ce jour, 197 personnes ont été admises dans les unités de soin au titre du coronavirus dont quatorze vivent des moments très délicats de leur existence, alités dans les services de réanimation.

Leur taux d’occupation explose, atteignant 117 % au lieu de 92 % au plan national. Ce qui aura induit le fait de déprogrammer des opérations chirurgicales et de les reporter à plus tard. Pour l’heure, rien n’est encore venu inverser cette stratégie.

Les décès (139 sont à dénombrer) s’accélèrent dans l’Yonne : vingt-quatre personnes sont passées de vie à trépas au cours de ces deux dernières semaines. Cependant, Santé Publique France met en garde contre les idées surfaites : 10 % des personnes décédées depuis le début de cette crise ne présentaient aucun facteur de comorbidité. Un tiers se situait en dessous de 65 ans.

Dans les EHPAD, un établissement sur deux dans l’Yonne (32 y sont recensés) doit affronter avec détermination les effets dangereux de la crise. Dont trois sites où l’infection virale provoque des ravages avec plus de 50 % de malades. Ce sont 86 seniors qui sont disparus depuis le mois de mars dont vingt-cinq issus de la seconde vague.

La diffusion des tests antigéniques dans les officines pharmaceutiques, les cabinets médicaux ou auprès des infirmières libérales offre cependant la capacité de détecter avec une relative efficience et rapidité le nombre de personnes contaminées.

Ils complètent la palette de tests existants dont les PCR réservés pour les cas contact. Une réduction de temps appréciable pour les services sanitaires puisque les résultats obtenus au bout d’une quinzaine de minutes offrent des éléments intéressants dans ces analyses. Toutefois, leur fiabilité est moindre et en deçà des tests PCR.

Thierry BRET

 

 

 

Contexte sanitaire oblige, c’est par voie numérique que se sont déroulées du 13 au 19 novembre les élections pour le renouvellement des présidents et des conseils départementaux des fédérations du Mouvement Démocrate. Dans l’Yonne, le scrutin a rendu son verdict. Il est revenu favorable aux candidatures de Michèle CROUZET et de Pascal HENRIAT. Sans réelle surprise…

AUXERRE : Pas de suspense possible à envisager lors de la désignation du nouveau président du MoDem sur notre territoire ! Il est vrai qu’une seule candidature à la fonction suprême avait été déposée en amont de cette échéance avant que ne se déroule ce scrutin par vote numérique.

Celle de l’actuel président : Pascal HENRIAT. Ce dernier briguait fort légitimement le renouvellement de son bail à ce poste.

Autant dire que toutes les supputations inimaginables et hypothétiques étaient déjà mortes dans l’œuf avant même que ne se tienne le vote et que l’on découvre ses résultats, sauf revers exceptionnel de la part des adhérents votants.

Elu pour une mandature de trois ans, le vice-président de l’Agglomération de l’Auxerrois, conseiller départemental et maire-adjoint aux Finances retrouve donc son fauteuil de leader du parti centriste sur le département. Restant fidèle et attaché à la ligne politique de son président national François BAYROU.

 

 

Quant à la liste unique qui était en lice pour le Conseil départemental, emmenée par la députée de la troisième circonscription Michèle CROUZET, elle a reçu les suffrages indispensables de la part des adhérents pour être validée de manière démocratique.

Rappelons que la parlementaire de Sens, membre de la commission des Affaires économiques et ancien soutien du parti présidentiel, avait choisi de rejoindre les rangs du MoDem en août 2020, après avoir quitté La République en Marche l’été précédent.

 

 

Une frange de ses attaches familiales est issue de notre territoire. Un territoire qu’il a déjà fréquenté à maintes reprises lors d’événementiels honorant l’un de nos produits de référence : le vin. Il n’en fallait pas davantage pour que l’animateur et journaliste sportif ne s’érige en qualité d’ambassadeur bénévole de l’Yonne pour porter haut l’étendard de notre contribution à la logistique des Jeux Olympiques de Paris, en tant que terre d’accueil…

AUXERRE : Figure emblématique de la sphère audiovisuelle, Nelson MONFORT soutient l’initiative « Yonne 2024 » portée par le Département et le Comité olympique et sportif départemental. Une démarche qui avance et qui fédère aujourd’hui bon nombre de structures, institutionnelles mais aussi issues du monde professionnel, toutes partenaires car aimant le sport.

Ces dernières sont désireuses d’apporter leurs encouragements et leurs soutiens à ce concept rassembleur où l’Yonne a la chance de devenir une véritable terre de jeux et d’accueil à l’été 2024. Lors de la réception de l’évènement le plus populaire de la planète en France.

L’idée d’endosser ce rôle d’ambassadeur de notre territoire a donc séduit le journaliste vedette de France Télévisions, grand connaisseur des J.O. Détenteur depuis novembre 2019 du label « Terre de jeux », notre département s’est vu confié à l’automne un véritable challenge par les organisateurs des Jeux de Paris (olympiques et paralympiques) : servir de centres de préparation pour les athlètes.

 

Sept sites Icaunais sélectionnés par le comité d’organisation…

 

Conséquence, sept sites ont été retenus selon un cahier des charges précis pour répondre aux besoins de l’équipe organisatrice. Il s’agit de l’Entente Sportive du Florentinois pour l’athlétisme olympique et paralympique, du Rugby Club Auxerrois pour le rugby, du club Sens Volley 89 pour le volley-ball, de la Sentinelle de Brienon-sur-Armançon pour le tir à l’arc olympique et paralympique, du Tennis-Club de Sens pour le tennis, de l’AJ Auxerre pour le football et de la Patriote Sénonaise pour le tir sportif olympique et paralympique.

Ces structures mettront à disposition d’athlètes du monde entier leurs centres d’entraînement et de formation avant les épreuves de l’été 2024.

Quant au Comité départemental olympique et sportif de l’Yonne, présidé par Patrice HENNEQUIN, il prévoit en concertation avec le Conseil départemental de réunir tous les acteurs de ce projet, à savoir les EPCI et les communes, dès que les conditions sanitaires l’autoriseront.

L’objectif sera alors de fédérer l’ensemble des partenaires autour d’un programme d’actions ouvert au domaine culturel et aux axes touristiques. Un projet qui devrait courir jusqu’en 2027. Bien au-delà des trente-troisièmes jeux d’été de Paris.

Thierry BRET

 

Mobilisés depuis plusieurs mois, les acteurs de la conférence départementale de mise en œuvre du plan de relance dans l’Yonne ont prévu de se réunir lors d’un troisième rendez-vous dès le début de l’année prochaine. Le second de ces entretiens pilotés par le préfet de l’Yonne a eu lieu ce lundi. Objectif de cette séance consultative : faire émerger de nouvelles pistes d’action…

AUXERRE : La deuxième réunion de la conférence départementale en faveur de la déclinaison du plan de relance sur notre territoire s’est déroulée dans les locaux de la préfecture de l’Yonne. En présence des services de l’Etat, des grands élus, des présidents des EPCI ainsi que des représentants des chambres consulaires.

Au cours de cette rencontre, il aura été question de présenter les dispositifs du plan nouvellement accessibles, de faire toute la lumière sur les projets d’ores et déjà portés, et surtout d’évoquer l’émergence de nouvelles pistes d’actions départementales à mettre en œuvre au plus vite.

 

 

Concrètement, trois priorités et deux temporalités se dégagent de cette séance de travail constructive. Dans l’immédiat, il s’agit de répondre à l’urgence économique dans ce contexte si particulier du confinement seconde édition. Mais, à moyen et à long terme, d’autres priorités s’inscrivent déjà dans ce schéma directeur : la réussite des transitions écologiques et numériques ainsi que le renfort de l’attractivité territoriale.

Rappelons que le plan de relance voulu par l’Etat (France Relance) totalise une enveloppe de cent milliards d’euros qui doivent être applicables à l’échelle du territoire. A savoir, collectivités locales, entreprises et particuliers sont accompagnés par les services de l’Etat et leurs partenaires habituels dans la région et le département afin d’obtenir les aides dont ils ont besoin pour faire face à ce contexte sociétal sans précédent.

 

 

A l’instar de la société de l’Yonne PAPYHAPPY dont les seniors sont le cœur de cible, les entreprises de la Silver Economie s’inquiètent de la situation préoccupante des personnes âgées en cette période sanitaire si complexe. Il est vrai que sur les 40 000 décès déjà imputables à la COVID-19 en France, beaucoup concernent les seniors.

JOIGNY : Etat dépressif, sentiment d’abandon et de rejet, solitude : les personnes âgées traversent une période particulièrement difficile de leur existence depuis le début du nouveau confinement.

Vivant le plus souvent de manière isolée, elles voient leurs moyens de communication se restreindre comme la neige qui fond au soleil avec leur entourage. Qui lui-même peut-être aussi contraint de rester à demeure afin de ne pas s’exposer à l’infection virale.

Certes, il reste les outils numériques. Force est de constater que bon nombre de nos glorieux aînés ne sont pas des adeptes chevronnés du clavier et de la souris.

Plutôt que de rester murer dans le silence et l’ennui, Joachim TAVARES, patron de la start-up PAPYHAPPY, a pris l’initiative de proposer aux seniors d’appeler directement les équipes de la plateforme icaunaise.

Objectif : nouer des liens au détour d’une conversation sur des thèmes de leur choix !

 

 

Concrètement, les seniors peuvent ainsi partager leurs craintes, évoquer leurs problèmes mais aussi faire part de leurs espérances avec les collaborateurs de la TPE au bout de la ligne.

Baptisée « Masqué mais pas isolé », cette opération relationnelle faisant montre d’altruisme favorise le dialogue avec ces personnes âgées qui peuvent ainsi s’extraire le temps d’un échange téléphonique salvateur de leur isolement.

Pour ce faire, il suffit d’appeler un numéro gratuit (03.72.60.57.00.) et le tour est joué. Le service est fonctionnel de 09 à 16 heures tous les jours du lundi au vendredi. Sage idée que celle-ci !

 

 

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