Spécialiste de la gestion portuaire et aéroportuaire en France, la société EDEIS devrait étoffer son maillage territorial d’ici la fin de l’année, en devenant l’exploitant de l’aéroport franc-comtois à la suite d’un appel d’offres qui lui serait revenu favorable…

DOLE (Jura) : Positionné en qualité de leader de l’exploitation d’aéroports et de l’ingénierie et management d’infrastructures en France, le groupe EDEIS devrait poursuivre ce qui a été brillamment entamé depuis 2016, date de sa création, c’est-à-dire sa croissance exponentielle.

A la tête d’une vingtaine d’aéroports, de treize agences d’ingénierie et de la zone portuaire de Rouen (celle-ci intègre le dispositif HAROPA que connaissent particulièrement bien les gestionnaires de LOGI YONNE ayant à leur charge le devenir du port de GRON près de Sens), EDEIS exploite depuis plus de trois ans désormais l’aéroport d’Auxerre-Branches. Dont l’entité assure le développement économique, via l’essor des vols d’affaires.

Après celui d’Auxerre-Branches et de Dijon, l’aéroport de Dole-Jura, dont les pistes sont situées sur la commune de Tavaux, deviendrait ainsi la troisième structure gérée par l’entreprise en Bourgogne Franche-Comté.

De belles perspectives d’ici 5 ans…

Répondant à un appel d’offres à hauteur de vingt millions d’euros hors TVA, selon nos confrères du Progrès (édition du 22 août), la société EDEIS aurait ainsi décroché la timbale bien que l’information n’ait pas encore été confirmée de manière officielle et par voie de presse par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Jura.

Cette dernière assurait la gestion jusque-là de la structure au sein de la Société d’exploitation de l’aéroport, aux côtés de KEOLIS (51 %). Précisons que le complexe aéroportuaire jurassien est détenu par le Conseil départemental du Jura.

EDEIS intervient également à l’international en apportant son savoir-faire et ses services auprès des réseaux insulaires (Mayotte, Saint-Martin) mais aussi sur la péninsule ibérique (Espagne).

Le plan de développement de l’entreprise pilotée par Jean-Luc SCHNOEBELEN prévoit la gestion d’une quarantaine de petits aéroports régionaux d’ici cinq ans. En Europe mais aussi sur le continent africain.

Le déclic tant espéré par les supporters était-il au rendez-vous de la précédente journée. Celle qui a vu l’équipe de Jean-Marc FURLAN recoller aux basques des Bretons de Guingamp en partageant les points. Le destin de ce match a été forcé de très belle manière. En tordant le cou à une défaite assurée après une première mi-temps complexe où le score était en défaveur des Icaunais (0-2). La rencontre en terre auvergnate face au premier du classement de Ligue 2 ne sera pas une promenade de santé ce vendredi soir.   

AUXERRE : Un match nul faisant office de victoire ? Après la prestation de ses joueurs face à l’En Avant Guingamp (2-2), le coach auxerrois ne peut se montrer au final que satisfait. De bon augure juste avant de tenter de vaincre le « Puy-de-Dôme » de ce championnat : le Clermont Foot sur ses terres.

Une formation que l’ex-entraîneur de Brest connaît bien. D’autant que de nombreuses analogies existent entre les deux équipes, proches l’une de l’autre en matière de possession et de stratégie.

La prudence demeure toutefois de rigueur. « Nous sommes dans l’observation, précise Jean-Marc FURLAN, la question est simple : quelles sont nos capacités d’adaptation face à ce genre d’adversaire qui possède déjà dix points au compteur alors que notre besace n’en accueille que quatre ? ».

Depuis le début de la saison, Auxerre est confronté à un manque de réussite chronique malgré une domination constante sur le terrain.

« Le travail est la réponse idéale à cette malchance, assure le coach, il n’y a ni scoumoune ni malédiction au-dessus de nos têtes. Transmettre l’enthousiasme et l’envie à mes joueurs est une priorité avant chaque rencontre… ».

Il est encore trop tôt pour se faire une réelle opinion de la méthode FURLAN sur l’équipe. Mais, une chose est sûre : tout cela progresse dans le bon sens.

« Je n’ai pas encore assez de recul vis-à-vis de mon effectif, concède le responsable de la team, mais au vu des CV de certains, je sais qu’ils peuvent faire beaucoup mieux… ».

Ne pas se mettre la pression…

Patient, Jean-Marc FURLAN ne se met pas la pression. Il possède la parfaite maîtrise de l’exercice, lui qui a disputé 300 matches de Ligue 1 en qualité de coach.

« Laissez-moi un peu de temps avant de faire des analyses analytiques, ajoute-t-il, on reparlera de tout çà au bout de quinze journées… ».

Si l’on parle de philosophie de jeu, l’idéal serait de pratiquer une possession du ballon durant les quatre-dix minutes de la partie. Sans trop se livrer et en espérant glaner quelques points de manière éparse.

« C’est totalement utopique dans le milieu du football, affirme-t-il. Souvent la différence de jeu ne se fait pas au niveau de la technique mais bel et bien avec le cerveau. En France, on sépare le corps et l’esprit dans la pratique du sport. Ce qui est une hérésie. Il faut bien au contraire utiliser ses capacités intellectuelles au maximum et prôner l’art du dépassement de soi pour réussir… ».

Gageons que ce raisonnement soit nourri d’efficacité lors de cette cinquième joute du championnat.

Drôle d’idée d’avoir choisi l’une des stations balnéaires les plus courues de l’été pour y tenir un sommet international ! C’est à croire que les organisateurs de cette rencontre réunissant les sept plus grandes puissances de la planète (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) n’y entravent que couic sur les us et coutumes de nos compatriotes ni sur la connaissance de leurs agendas estivaux.

Biarritz, l’été, est synonyme de farniente, de détente, de surf, de féria, de sorties, et de relâche. Chez les aoûtiens, et ce jusqu’au 31 de ce mois, les vacances priment avant toute autre chose sur tout le reste ! N’en déplaise aux esprits chafouins qui voudraient faire rentrer le plus vite possible nos concitoyens dans leurs pénates et les remettre le cœur à l’ouvrage bien avant l’heure.

Certes, la Côte basque et tout particulièrement la ville de l’impératrice Eugénie jouissent d’une renommée mondiale depuis des lustres. Elles n’ont d’ailleurs pas attendu l’avènement de ce G7 pour le faire savoir à qui mieux mieux. Pour autant, la date de ce congrès qualifié de la plus haute importance par ses concepteurs se justifiait telle à pareille époque et en ce lieu ?

On peut raisonnablement en douter lorsque l’on s’interroge sur l’efficience de ces grands raouts diplomatiques et de leurs retombées usuelles. Sans parler de l’impressionnant dispositif mis en exergue qui confine la cité des Pyrénées Atlantique dans une zone de no man’s land très discutable.

Mobilisation sans borne des forces de l’ordre et des services de sécurité…

Plusieurs dirigeants de la classe politique se permettent même d’en douter. A commencer par le leader charismatique des écologistes, Yannick JADOT. Ce dernier ne s’est pas fait prier pour le claironner haut et fort parmi les médias parisianistes qui l’ont interrogé cette semaine à ce propos.

Déjà, mesdames messieurs les vacanciers tardifs de cette fin de saison, si vous aviez prévu de vous la couler douce sur le sable fin de la magnifique plage bordant le littoral atlantique ce week-end du 25 et 26 août dans cette ville, c’est râpé !

Fort heureusement, Biarritz ne connaît pas l’insurrection. L’agglomération chère à Daniel BALAVOINE où le chanteur repose en paix est en état de siège depuis plusieurs jours.

Difficile de dénombrer avec exactitude le nombre de représentants des forces de l’ordre et des services sécuritaires qui sont mobilisés sur cette opération digne des Douze Travaux d’Hercule. La fourchette la plus plausible oscille entre 13 à 15 000 militaires. Et ces chiffres ne concernent uniquement que la partie émergée de l’iceberg.

Il serait judicieux d’y ajouter, personnalités de poids oblige dont le tourbillonnant Donald TRUMP et son corollaire britannique Boris JOHNSON, les arcanes sous-jacentes des forces spéciales de sécurité, du ballet inhérent aux réseaux d’espionnage et de contre-espionnage, du GIGN, du RAID, du MI 5, de la CIA et autre FBI !

Il ne manquerait plus que la présence du KGB et du Mossad (leur omnipotence est souvent visible) pour que ce tableau de la vigilance accrue soit au complet…

Il est vrai que le G7 depuis ses débuts n’est pas seulement un cadre informel de discussion où sont abordés les items qui préoccupent les grands de ce monde (réchauffement climatique, nucléaire iranien, protection de l’environnement, inégalité entre les plus riches - c’est-à-dire ceux qui sont autour de la table – et les plus pauvres, conviés avec parcimonie à ces retrouvailles).

La France est à l’initiative du G7…

Par le passé, le groupe des sept pays les plus forts économiquement a su poser des jalons concrets comme la création du GAFI (groupe d’action financière), à ne pas confondre avec les GAFA, la Banque de reconstruction et de développement, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ainsi que le programme MUSKOKA, ayant pour vocation de réduire la mortalité maternelle et infantile dans les pays du tiers-monde.

Depuis ses origines, en 1975 où il fut accueilli pour la première fois au château de Rambouillet, le concept à l’initiative de la France se retrouve sur un rythme de croisière, à raison d’une séance annuelle.

Mais, revenons-en à Biarritz et à ses valeureux habitants qui risquent d’y perdre leur basque élémentaire durant ces quarante-huit heures trépidantes.

Deux zones tampon de la ville leur seront totalement interdites. Les riverains du sommet international n’ont eu d’autres alternatives que d’aller voir ailleurs s’ils y étaient, badges à l’appui pour se mouvoir sous très haute surveillance.

Quant aux touristes en goguette dans les parages, leur salut est venu de leur anticipation à quitter au plus vite ce secteur devenu impraticable. Car leur rappelant trop tôt le retour à la réalité du quotidien !

Enfin, et pour couronner le tout, les altermondialistes qui se greffent systématiquement telles des ventouses à ces évènementiels titanesques afin de mieux manifester, tiendront dans le même temps leur anti-sommet à Hendaye. A quelques encablures de là.

Entre état de siège et pagaille organisée : dans les deux cas, il  ne fera pas bon circuler sur la côte basque ce week-end en ce retour massif des vacanciers.

Bison Futé avait sans doute vu rouge en amont de ces journées ; il risque de broyer du noir après coup !

Thierry BRET

 

 

 

 

L’information devrait bientôt lui arriver aux oreilles sous une huitaine de jours. La ministre du Travail Muriel PENICAUD découvrira alors à distance, et avant pourquoi pas si elle en éprouve le désir un futur déplacement en terre icaunaise, les bienfaits déontologiques et pédagogiques de l’un des centres de formation les plus en pointe de l’Hexagone. Celui du CIFA d’Auxerre. Le tandem à la tête de l’établissement aux mille cents apprentis, le président Michel TONNELLIER et le directeur Marcel FONTBONNE, vient de bénéficier du salvateur coup de pouce du président de la Confédération nationale de l’artisanat des métiers de service et de fabrication (CNAMS) Bernard STALTER. Conquis par ce qu’il a découvert lors de son immersion dans cet antre du savoir, celui-ci a décidé d’endosser le rôle vertueux d’ambassadeur de cette structure où l’excellence se vit et se respire au quotidien pour le plus grand bien des apprentis…

AUXERRE : Bluffé Bernard STALTER ? La réponse positive ne fait pas l’ombre d’un doute ! Et pourtant le président aux multiples casquettes (CNAMS pour Confédération nationale de l’artisanat des métiers de service et de fabrication, UNEC pour Union nationale de la Coiffure et APCMA pour Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat) a pour habitude de rendre des visites de courtoisie régulières à moult établissements répartis un peu partout à travers l’Hexagone.

Enchanté par ce qu’il a vu lors de sa matinée de découverte en terre icaunaise, l’homme fort de l’artisanat français s’est investi d’une nouvelle mission dont il a fait part publiquement à ses hôtes : devenir l’ambassadeur du CIFA de l’Yonne. Et ce en plus haut lieu, vers des strates insoupçonnables !

Prochainement, l’agenda plutôt chargé de l’entrepreneur alsacien à la tête de quatre salons de coiffure lui permettra dans le cadre des négociations liées à la réforme de l’apprentissage de croiser la route de la ministre du Travail, Muriel PENICAUD. « Croyez-moi, assure-t-il, je vais lui relayer ce que j’ai pu constater de visu en ces lieux car le CIFA de l’Yonne fait figure de précurseur en bon nombre de domaines…Il faut donc le faire savoir ! ».

 

Découverte des pôles névralgiques du centre de formation…

 

A commencer par cette appétence à la discipline retrouvée dont ont su cultiver avec élégance et maîtrise depuis plusieurs exercices les duettistes de cette belle maison du savoir : Michel TONNELLIER, son président, et Marcel FONTBONNE, le directeur expérimenté, jamais à court d’idées.

Le port de l’uniforme représente précisément l’un de ses traits de civisme et de respect envers autrui qui a ainsi trouvé grâce aux yeux de Bernard STALTER. Ce dernier était accompagné d’une délégation représentative de la filière artisanale de Bourgogne Franche-Comté, forte de dix-sept personnes.

Parmi celles-ci, on notait la présence de Christophe DESMEDT, président de la CNAMS BFC et président de l’U2P BFC, Jean-François LEMAITRE, président de la Chambre des métiers et de l’artisanat de l’Yonne, Emmanuel POYEN, président régional de la chambre des métiers, David MARTIN, délégué national de l’UNEC Dialogue Social ou encore Martine MICHEL, présidente de l’UNEC Yonne.

Accueillis par le président Michel TONNELLIER qui exposa dans une brève allocution les axes stratégiques du centre de formation icaunais, les visiteurs découvrirent plus en détail la physionomie actuelle de ce site éducatif opérationnel depuis 1975.

S’appuyant sur quelques slides explicites, Marcel FONTBONNE déroula ses arguments. Présentant tour à tour les pôles névralgiques des lieux avant que chacun ne les découvre in situ.

L’espace e-learning (il comprend seize postes spécifiques), le laboratoire de langues, le virtual store (le fameux Clic Store que toute la France des CFA nous envie !), les univers esthétiques de la boucherie et de la boulangerie, le salon Emotion, conçu en étroite osmose avec L’OREAL (une première nationale), le City Stade, le restaurant d’application « Com’des Chefs » qui mériterait un Bib gourmand, la création d’une chambre d’hôtel…autant de pièces à conviction fonctionnelles prouvant que la banalisation de l’excellence peut s’envisager à satiété et devenir le cheval de bataille de tout centre de formation vertueux !

 

Une statue qui résume la déontologie du site…

 

Devant une telle avalanche démonstrative d’un savoir-faire maîtrisé, comment ne pas s’enthousiasmer alors à la cause de cet apprentissage appréhendé sous ses meilleurs auspices ?

Même le statuaire placé dans l’enceinte principale de l’édifice, fruit de l’imaginaire créatif de Marcel FONTBONNE s’inspirant de l’œuvre atypique de GIACOMETTI (« L’apprenti qui avance croisant le jeune étudiant qui se cherche… ») est en ce sens révélateur de la philosophie qui est inculquée ici !

Une approche éducative qui a su faire ses preuves au fil des ans. Elle a subjugué une délégation régionale et un président national, peu enclins à oublier ce qu’ils ont découvert en si peu de temps…Gageons que tôt ou tard la ministre du Travail, en personne, vienne aussi s’en imprégner !

Le milieu de l’apprentissage est en proie à une grande effervescence à l’amorce de ce mois de septembre. Surtout depuis la promulgation d’un texte de loi (05 septembre 2018) qui a visiblement embrouillé les pistes du pragmatisme en matière de formation. Notamment, au sujet du financement des CFA où les enjeux sont d’importance. D’autant que les régions vont être dessaisies de leur compétence au 01er janvier 2020. De passage à Auxerre, le président de la CNAMS (Confédération nationale de l’artisanat des métiers de service et fabrication) Bernard STALTER n’aura pas manqué de s’entretenir de cet item ô combien capital en marge de sa visite au centre de formation de l’apprentissage de l’Yonne, le CIFA, qui l’a accueilli ce mercredi en fin de matinée…

AUXERRE : Le postulat est simple. L’apprentissage se situe aujourd’hui à la croisée des chemins en France. Ignorée, voire le plus souvent galvaudée durant plusieurs décades par les pouvoirs publics, cette approche didactique fondamentale de la jeunesse en quête d’une intégration rapide dans la vie active retrouve enfin grâce aux yeux de la gouvernance de l’ère MACRON. Il était grandement temps, pourrait-on dire !

Et l’importante période, vécue par le prisme de sa réforme, n’apparaît nullement comme une mauvaise chose. Confirmation de ce positivisme par Bernard STALTER, double président de la CNAMS et de l’UNEC (Union nationale des entreprises de la coiffure). Ce dernier effectuait une courte escale ce mercredi dans l’Yonne en découvrant l’un des fleurons pédagogiques régional, le CIFA d’Auxerre.

« Cette réforme votée par le législateur, nous l’attendions déjà depuis vingt ans, concède sans ambages ce haut personnage de la filière artisanale, pensez donc : l’artisanat enregistre depuis une nette carence de ses capacités en matière d’attractivité et d’emplois. Surtout depuis une décision arbitraire prise il y a cinq ans par Bercy (le ministère de l’Economie et des Finances) qui a tout bonnement cessé de distribuer une manne financière essentielle à la filière s’élevant à l’époque à 550 millions d’euros. Le résultat ne s’est pas fait attendre : l’artisanat a enregistré une perte sèche de 20 % du nombre de ses apprentis dans les années qui ont suivies… ».

 

Un déficit de 700 000 emplois pour l’artisanat par manque d’apprentis…

 

Un constat au goût amer que le président de la CNAMS n’a semble-t-il toujours pas eu le loisir de digérer. Et pour cause : du fait de cette coupe sombre et irréfléchie dans son budget de fonctionnement, l’artisanat tente vainement de combler depuis un manque abyssal de 700 000 emplois !

Une équation aux multiples inconnus qui n’est pas prête d’être résolue d’autant que d’autres motifs d’inquiétude se sont rappelés au bon souvenir du président STALTER. Celui-ci assure mordicus qu’il se battra pied-à-pied pour obtenir gain de cause quant au financement du coût contrat.

« Je travaille à la mobilisation générale de l’ensemble des métiers de service que je représente pour que le nombre d’apprentis augmente dans des filières qui en manquent cruellement : les métiers de bouche, le bâtiment, la coiffure. Certes, il y a eu par le passé quelques ersatz de mesures distillées par l’Etat pour tenter de remédier à la situation (des aides destinées aux petites entreprises qui s’octroyaient les services d’apprentis âgés de moins de 18 ans) mais cela n’aura guère eu d’effets à terme... ».

Muni de multiples cartes de visite corporatistes (il a été élu en décembre 2016 président de l’ACPMA, c’est-à-dire l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat), Bernard STALTER dispose de plusieurs atouts dans sa besace. Pour faire entendre sa voix, au sommet de l’Etat. En qualité de porte-parole légitime des différentes filières professionnelles dont il est un précieux ambassadeur.

 

 

Le digne successeur de Pierre MARTIN, figure emblématique de la vie économique bourguignonne (le Tonnerrois a été l’ancien président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Yonne), ne s’en laisse pas conter en bon alsacien pugnace qu’il est face à la ministre du Travail Muriel PENICAUD. Voire lorsqu’il est reçu à Matignon par le Premier ministre Edouard PHILIPPE comme ce sera le cas d’ici une quinzaine de jours.

« L’inquiétude que nous éprouvons n’est pas d’ordre politique, précise-t-il, mais elle est de nature technique. Les ministres que nous rencontrons comprennent les difficultés qui sont les nôtres. Sur le financement de l’apprentissage, il est anormal que de grands groupes (certains issus du CAC 40 et qui redistribuent de forts dividendes) ouvrent des centres de formation en bénéficiant d’un coût contrat qui soit nettement supérieur au coût préfecture que nous avons tous, les CFA existants, aujourd’hui… ».

Et le président STALTER de se poser légitimement la question : est-ce que l’on veut octroyer davantage de moyens financiers aux grands groupes entrepreneuriaux en fragilisant de facto de petits CFA qui ont perdu des subsides par simple arbitrage budgétaire ?

 

La mobilisation des acteurs économiques contre la morosité…

 

« L’apprentissage ne peut pas être un facteur politique, ajoute le prolixe président, on ne peut pas avoir un conflit entre les régions et le gouvernement sur ce sujet. Ce mode d’enseignement correspond à une priorité pour l’emploi et les entreprises de l’Hexagone. N’oublions pas que nous avons 25 % des chefs d’entreprise de notre pays qui sont âgés de plus de 55 ans…Ce serait un véritable drame social si ces entreprises ne se reprenaient pas lors d’une cession d’activité, faute de candidats qualifiés... ».

85 % des jeunes qui passent par l’apprentissage trouvent un emploi à l’issue de leur cursus. 50 % des chefs d’entreprise de notre territoire national viennent de l’apprentissage. Bernard STALTER entend bien resservir ces données statistiques majeures à ses interlocuteurs ministériels lors de ces futurs entretiens.

Reste que le sémillant personnage à la moustache abondamment fournie pousse ses réflexions intellectuelles encore plus loin. Il en appelle à la mobilisation générale contre la morosité ambiante qui grève ce pays. Et surtout à l’aide des médias !

« Supprimez toutes les pages de faits divers qui garnissent à longueur d’édition la presse et mettez plutôt en valeur le vécu de cette jeunesse qui est en réussite sociale et professionnelle grâce à l’apprentissage ! Communiquez sur la valeur travail que nous devons répandre autour de nous ! L’avenir de notre pays passe par cette valeur travail et non pas par des histoires sordides et cruelles qui n’intéressent personne… ».

Curieuse invitation faite à la presse, en vérité. Mais, la démarche pour le moins insolite traduit l’optimisme et l’envie de changer la donne de notre société d’un président dévoué avec passion à sa mission.

« Croyez-moi, conclut-il, on peut vivre heureux en France. Si tous les acteurs économiques et institutionnels collaborent ensemble à l’amélioration de notre pays, chacun y trouverait son compte… ».

Et sans doute en premier lieu, la jeunesse en quête d’un avenir meilleur et les apprentis, visiblement…

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