C’est un véritable changement de paradigme pour l’être humain que cette généralisation du couvre-feu à l’échelle de l’Hexagone. Et, ce dès 18 heures dans son mode applicatif depuis le 16 janvier.

Au-delà de la énième tactique mise en place par le gouvernement pour tenter d’enrayer la propagation galopante du coronavirus, il y a peut-être du bon pour nos concitoyens à modifier quelque peu leurs habitudes coutumières en s’accordant finalement davantage de temps. A consacrer à de nouvelles occupations plus personnelles, intellectuelles et intérieures.

Après tout, le mot d’ordre qu’il faut avoir en tête est à l’adaptabilité en cette période troublée par la pandémie universelle. De tout temps, les Français ont su faire montre justement de ce sens de l’adaptation face à des épreuves beaucoup moins soutenables que celles que nous traversons depuis bientôt douze mois.

Nos glorieux aînés et leur infinie sagesse pourraient nous en apprendre bien davantage sur les capacités humaines et leur pouvoir de résilience, eux qui ont dû supporter les privations engendrées par des conflits armés en tout genre ou des turbulences sociales vives lors de périodes de remise en question sociétales majeures.

Bref : perdre deux heures quotidiennes de notre précieuse liberté extérieure, liée à nos mouvements usuels et à nos désirs de distraction, peut a contrario nous permettre de nous recentrer sur nous-même. Nous induire à pratiquer une introspection profonde et volontariste sur notre quête journalière en nous rappelant qu’elle est notre place dans cet univers un peu fou.

 

Etre à 18 heures chez soi : planche salutaire pour la plupart d’entre nous ?

 

Il n’est pas certain que nous trouvions des réponses adéquates à ce questionnement. Du moins, dans un premier temps. L’homme moderne vit avec ses contraintes dans un rythme effréné, nauséabond, et contraire à bon nombre de principes philosophiques que nous ont enseignés ses préceptes.

Celui de l’apologie de la lenteur bien heureuse qui mène aux indispensables réflexions. Et au discernement absolument nécessaire pour mieux comprendre le sens de la vie et expliquer le bien-fondé de notre présence sur cette planète.

Celui du retour à des racines plus pures où le rôle de la famille, de la relation à l’autre, à celle de ses enfants redeviendraient naturelles et affirmées. Mettant un terme à cet individualisme chronique et malsain vers lequel notre société ne cesse de se déliter depuis déjà pas mal d’années.

Etre confiné chez soi à 18 heures représente peut-être une planche de salut pour la plupart d’entre nous. Y compris pour celles et ceux qui instinctivement en éprouveraient le rejet immédiat.

D’une part, cela ne peut que casser les codes de la bien-pensance professionnelle qui nous impose de se donner à deux cents à l’heure pour les plus accros au travail au service d’une entreprise ou d’une collectivité.

Combien sont celles et ceux qui ne comptent plus leurs heures, patrons, cadres et employés/ouvriers, sans omettre les libéraux, artisans et commerçants qui se posent la sempiternelle interrogation en bout de course dès qu’ils ont le temps de décompresser : mais au fait, à quoi cela sert-il réellement de courir autant dans mon existence ?!

Et puis le travail ne peut-il pas se vivre autrement ? Depuis son domicile via la magie de la technologique numérique et le télétravail (quand cela fonctionne avec suffisamment de puissance ce qui est loin d’être encore le cas dans les zones reculées de nos campagnes hexagonales !) et dans le cadre douillet,  voire confortable de son bureau agréablement agencé où chien et chats viendraient vous tenir compagnie au lieu de vos insupportables collègues habituels !

Avouez que ces perspectives qui prêtent à sourire sont de réelles sources de motivations supplémentaires pour passer le cap de ces nouvelles contraintes, n’est-il pas ?

 

Gommer les aspects négatifs en positivité intérieure…

 

D’autre part, du côté familial, convertir ces deux heures de moins sur le planning habituel à se rapprocher de l’être cher, à sa progéniture, à des occupations inhabituelles qu’elles soient synonymes de réflexions intellectuelles (lecture), culturelles (artistiques), distrayantes (jeux), sportives pour celles et ceux qui possèdent de quoi s’adonner à la pratique d’une discipline musculaire ou relaxante (yoga, exercices respiratoires) offre un tout autre aperçu bénéfique de l’existence que de se figer inexorablement dans la complainte ordinaire qui anime les râleurs de tout poil.

Prendre son mal en patience, dit l’adage. Mais aussi en transformer les aspects négatifs en davantage de positivité intérieure est sans doute le meilleur moyen de vivre et traverser cette crise.

De la surmonter malgré toutes les vicissitudes contraignantes qui ne doivent pas nous bercer d’un angélisme béat. Cela passe obligatoirement par le sens accru de l’adaptabilité.

Une vertu que nous devons tous cultiver et adopter ensemble afin de mieux anticiper la suite. Qui ne manquera pas d’arriver quoi qu’on en dise.

Ne dit-on pas, d’ailleurs, qu’après la pluie revient toujours le beau temps…Le printemps n’est pas si loin pour celles et ceux qui veulent y croire !

 

Thierry BRET

 

Importante cérémonie protocolaire ce mercredi 13 janvier où industriels et pouvoirs publics, partenaires du dispositif « Territoires d’Industrie - Yonne Industrielle », ont signé un protocole d’accord couvrant la période 2019-2022 dans les locaux de la Communauté d’agglomération du Grand Sénonais (CAGS). Le signe du renouveau pour l’employabilité dans ce secteur économique ?

SENS : Territoire regroupant cinq EPCI (Grand-Sénonais, Serein Armance, Jovinien, Migennois et Auxerrois), cent douze communes et plus de mille établissements manufacturiers, « Yonne Industrielle » est né le 22 novembre 2018 dans le cadre du programme « Territoires d’Industrie » parmi 148 territoires bénéficiaires du dispositif dont dix en Bourgogne Franche-Comté.

Ce label avait pour vocation de regrouper les pouvoirs publics et les industriels autour de projets collaboratifs. La priorité était de répondre à des enjeux majeurs territoriaux tels que la structuration des filières industrielles comme l’hydrogène, le développement durable ou encore la promotion de l’attractivité afin d’en favoriser l’emploi, « problématique principale des entreprises du territoire Yonne Industrielle » comme indiqué dans le protocole.

 

Une industrie française en friche depuis quarante ans…

 

Dès les années 70, on entrevoit les prémices d’une forte désindustrialisation de la France. Un phénomène qui touche tous les pays développés mais particulièrement accéléré dans l’Hexagone à partir des années 80. Notamment en raison d’un important déficit extérieur, soit un nombre d’importations bien supérieur à celui des exportations selon les économistes Thomas GRJEBINE et François GEEROLF.

Cette crise de l’industrie se traduit par une perte d’emplois salariés conséquente. Entre 1989 et 2017, le secteur a essuyé une baisse de 30 % du nombre de travailleurs. Alors qu’à la fin des années 70, le nombre de salariés dans l’industrie représentait plus d’un quart de la population active avec 5,5 millions d’individus. En 1989, la part de ces emplois n’était plus que de 23 %, de 12 % en 2007 et de 10,3 % en 2020 (dans les 3,12 millions d’emplois salariés dont 165 000 en Bourgogne Franche-Comté).

La désindustrialisation de la France s’explique aussi par le transfert des emplois de l’industrie vers le secteur des services (entre 1/5 et 1/4), la délocalisation des unités de production à l’étranger, l’un des aspects de la désindustrialisation du pays le plus controversé, l’automatisation et la robotique mais également par le désengagement flagrant de l’Etat français longtemps tourné vers le passé contrairement à d’autres pays comme le Japon.

 

 

Un accord dans la lignée d’une longue évolution des politiques industrielles successives…

 

Le début des années 2000 marque une prise de conscience du gouvernement du rôle essentiel de l’industrie dans le développement économique. En 2004, Jacques CHIRAC demanda à Jean-Louis BEFFA, alors PDG de la compagnie de Saint-Gobain, « d’examiner dans quels secteurs et selon quelle méthode pourrait être engagée une relance ambitieuse des grands programmes scientifiques et technologiques » dans le cadre d’un renouveau de la politique industrielle.

L’homme d’affaires a rendu un rapport intitulé « Pour une nouvelle politique industrielle » dans lequel il met en exergue le net décrochage de la France en matière de recherche et d’innovation.

Ainsi, il recommande la création de programmes de financement de certains secteurs prioritaires : l'énergie, le transport, l'environnement, la santé, la sécurité et la communication.

Néanmoins, les stratégies adoptées orientées vers le progrès technique ont eu pour effet d’importants gains de productivité donc la poursuite de la chute de l’emploi industriel. Dans l’Yonne, en 1990, on comptait 27 920 emplois salariés dans le secteur de l’industrie, soit 20 % de la population active. En 2019, ils n’étaient plus que 17 000 environ, soit 12 % du total d’emplois salariés.

 

 

La promesse de « Yonne Industrielle » en termes d’emploi…

 

« Trouver de la main d’œuvre qualifiée, former les salariés à occuper les postes vacants ou encore fidéliser les employés pour limiter le renouvellement des équipes » sont autant d’objectifs à atteindre d’ici 2022.

Le défi consiste à favoriser l’emploi en misant sur diverses solutions comme la promotion de l’attractivité du territoire et la mise en place d’une GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) afin d’optimiser les actions des ressources humaines.

Les acteurs de « Yonne Industrielle » prennent en compte les difficultés de recrutement des entreprises, en partie responsables de cette chute des effectifs.

A noter que l’Yonne fait déjà partie des territoires les plus industrialisés de France, au même titre que d’autres départements limitrophes d’Ile-de-France. De plus, selon l’INSEE, « le Sénonais reste attractif » et la zone emploi de Sens « est la seule du département dont la population croît sous le double effet d’un solde naturel et migratoire positif… ».

 

Floriane BOIVIN

 

La chose semblait pourtant entendue. Et ce, de manière définitive au terme de la dernière assemblée plénière du Conseil régional. Soit le 11 décembre dernier. Date à laquelle l’important domaine de 9,5 hectares de l’abbaye cistercienne devait être cédé pour un montant d’1,8 million à la Fondation du mécène et homme d’affaires François SCHNEIDER. Depuis, le RN ne désarme pas. Ses élus appellent à la mobilisation générale pour éviter la privatisation du site…

DIJON (Côte d’Or) : La trêve des confiseurs n’étant déjà plus qu’un lointain souvenir, on pensait que le feuilleton relatif à la cession du domaine de la fameuse abbaye cistercienne de l’Yonne avait connu son épilogue définitif après la vente de ce dernier à la Fondation SCHNEIDER.

Une transaction qui avait nourri de ses débats enflammés l’hémicycle du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté lors de l’ultime séance plénière organisée le 11 décembre 2020.

Souvenons-nous : le mécène et homme d’affaires François SCHNEIDER accédait enfin à son désir d’entreprendre dans l’Yonne : celui d’acquérir ce site patrimonial pour la coquette somme d’1,8 million d’euros. Il coiffait au passage l’autre prétendant à ce rachat pour le moins singulier, la Fraternité Saint-Pierre qui avait poussé la surenchère à 2,1 millions d’euros.

A l’époque, seuls les élus du groupe Rassemblement National avaient de manière très véhémente fait entendre leur discordance avec la teneur de ce projet. Lui reprochant par ailleurs son orientation trop mercantile, articulé autour de la construction d’un hôtel haut de gamme, d’un restaurant gastronomique et d’un centre d’art contemporain. Sachant que le prestataire de ce futur complexe hôtelier restait encore à trouver pour finaliser ce concept.

Si les Républicains s’étaient abstenus dans leur grande majorité au moment du scrutin, les représentants de Marine LE PEN avaient signifié leur désapprobation absolue en votant contre cette cession.

 

Les dangers d’une vente à un groupe privé…

 

Or, rejetant toujours le principe que l’une des plus grandes abbayes cisterciennes de France ne bascule vers la privatisation, les élus du RN remontent en ce mois de janvier au créneau pour empêcher que cette transaction ne se fasse réellement.

Dans un communiqué de presse, daté du 12 janvier, le parti « bleu marine » dénonce le choix voulu par la présidente de l’exécutif régional Marie-Guite DUFAY, de sa majorité mais aussi de la gauche et de la droite qui, selon lui, ont succombé aux chants des sirènes de l’industriel François SCHNEIDER en lui cédant ce bien séculaire.

 

 

 

 

« Les intentions de l’homme d’affaires sont apparues au grand jour le 17 décembre lors d’une conférence de presse (cf : elle fut organisée dans les locaux de la Maison de l’Entreprise à Auxerre en présence de Patrick GENDRAUD, président du Conseil départemental de l’Yonne et de la sénatrice Marie EVRARD) où le nouveau propriétaire a clarifié sans nuance ni détour que ce serait une forme de privatisation où il serait indispensable d’intégrer l’abbatiale pour réussir le projet… ».

Dès le 26 novembre, en amont de la décision finale, les conseillers régionaux Julien ODOUL et Jacques RICCIARDETTI avaient mis en garde sur les dangers de cette vente du domaine régional en interpellant la ministre de la Culture Roselyne BACHELOT. En vain, visiblement.

 

Sauver Pontigny, le nouveau leitmotiv contestataire du RN…

 

Dès lors, les élus du Rassemblement National n’ont eu de cesse de dresser  le flambeau contestataire contre cette opération en multipliant les appels à la mobilisation de l’ensemble des acteurs nationaux et locaux.

L’objectif étant d’éviter que ce joyau du patrimoine culturel, religieux et historique de l’Yonne ne tombe dans l’escarcelle de la fondation.

Arguant que ce lieu historique demeure la propriété de la commune et qu’il est encore à l’heure actuelle affecté au culte, les conseillers régionaux du Rassemblement National veulent par leur initiative sauver Pontigny. S’insurgeant que ce soit un propriétaire privé qui décidera à l’avenir des conditions d’accès, tant en termes de prix que de temporalité, des visiteurs sur ce site emblématique. Un combat qui ne fait que commencer selon eux…

 

Thierry BRET

 

Ouverte depuis le 05 janvier, la campagne de financement participatif destinée à la construction du parc éolien du Télégraphe, près de Vermenton, est une opportunité d’investissement novatrice pour la population locale et celle des départements limitrophes. D’un montant global de 200 000  euros, cette collecte verra ses fonds affectés en partie à l’aménagement de ce parc de quatre éoliennes d’une capacité totale de 14,4 W…

VERMENTON : La mise en service de ce nouveau site est programmée pour le mois d’avril prochain bien que ses travaux initiaux aient débuté en janvier 2020. Sa production correspondra à la consommation électrique annuelle moyenne d’environ 14 500 personnes. Soit près de 95 % de la population vivant au sein de la Communauté de communes Chablis Villages et Terroirs.

Grâce à cette contribution participative originale, EDF Renouvelables, leader de la production d’électricité éolienne et solaire dans le monde, sollicite l’intérêt d’investisseurs locaux qui veulent miser leurs propres deniers dans ce projet énergétique favorable à la relance économique durable.

Une initiative qui apparaît intéressante dans laquelle les citoyens deviennent réellement des acteurs à part entière de la transition écologique et de son accès en zone rurale.

Fixée pour un montant maximal de 200 000 euros, la collecte s’effectue par l’intermédiaire du site www.lendosphere.com/telegraphe, et est réservée uniquement aux habitants de l’Yonne et de ses voisins (Aube, Côte d’Or, Loiret, Nièvre et Seine-et-Marne).

Cette plateforme est la première en France à s’être positionnée sur des projets à l’estampille développement durable. Inaugurée en décembre 2014, elle a déjà collecté plus de 80 millions d’euros investis par des particuliers sur 230 projets d’énergie renouvelable.

Responsable régionale en Bourgogne Franche-Comté d’EDF Renouvelables, Jennifer MENAGE rappelle que « le financement participatif permettra aux riverains de ces parcs éoliens de s’impliquer dans le développement local des énergies renouvelables tout en bénéficiant de revenus financiers issus du projet… ».

Celles et ceux qui souhaitent placer leur bas de laine dans la construction de ce parc éolien peuvent le faire jusqu’au 15 février inclus. A vos portefeuilles !

 

Thierry BRET

 

 

 

L’heure est à l’urgence sanitaire absolue sur l’ensemble de la planète pour contrer efficacement le coronavirus. Par le biais de la vaccination à outrance depuis que les autorités étatiques ont accordé leur confiance aux produits issus de la sphère pharmaceutique.

C’est une question de logique pour faire face à la prolifération de nouveaux cas de contamination engendrés par la deuxième vague. Face aussi à la multiplication des variantes de la maladie. Mais, fidèle à son habitude, la France, quant à elle, traîne une fois encore la savate. Curieuse tradition perpétuelle, en vérité !

L’Hexagone accuse déjà un très net retard par rapport à ses voisins européens dans cette laborieuse campagne de vaccination qui a débuté il y a quelques jours à peine au terme de 2020.

De la pire des manières, par ailleurs : c’est-à-dire dans le chaos organisationnel et logistique coutumier imputable à la sempiternelle lenteur administrative qui nous colle à la peau. Un fléau opérationnel qui apparaît dorénavant bien pire que la pathologie elle-même.

Une première photographie délivrée le 04 janvier traduit en toute clairvoyance le mauvais démarrage de cette campagne sanitaire dans l’Hexagone. Le nombre de doses administrées sur le territoire s’élevait alors à deux mille unités. Soit 0,003 % de la population !

 

Les bons résultats des grandes nations mondiales…

 

Dans le même temps, le Royaume-Uni avait dépassé le million d’individus traités ; l’Allemagne vaccinait à tour de bras 317 000 personnes ; l’Italie et l’Espagne avec respectivement plus de 178 000 et 82 000 injections complétaient ce tableau idyllique de l’efficience et de la rapidité.

Seule la France, dans le concert des grandes nations continentales, n’est pas arrivée à tirer convenablement son épingle du jeu !

Comparativement aux autres nations mondiales, notre retard à l’allumage nous enfonce un peu plus dans le ridicule. Qu’on en juge !

A date équivalente, les Etats-Unis avaient pratiqué la première des deux injections nécessaires à ce traitement préventif à 4,6 millions de ses ressortissants ; la Chine soignait 4,5 millions de ses compatriotes, la Russie plus de 800 000. Mention toute particulière à Israël !

L’Etat hébreu fort de ses neuf millions d’habitants prodiguait les soins qualifiés de dernière chance auprès d’1,2 million de ses citoyens ! Sans omettre pour autant de confiner de manière très drastique (mais d’une rare efficacité) le pays durant une période de trois semaines.

A ce jour, la France se gargarise d’avoir inoculé le précieux antidote à quatre-vingt mille de ses habitants. Au vu de notre population totale, 66,9 millions au dernier recensement datant de 1999, il n’y pas de quoi pavoiser !

 

L’inexpérience autour du vaccin justifie les retards selon le ministre…

 

Pourquoi un tel décalage dans les faits ? Dans une interview accordée ce dimanche 10 janvier sur les ondes d’Europe 1, le ministre de la Santé Olivier VERAN pointe du doigt « un manque de clarté dans l’explication de la campagne vaccinale ».

Un élément informatif qui justifierait à lui seul une telle dichotomie entre la bonne volonté des Français (ils sont 52 % à accepter le principe de la vaccination) à vouloir recevoir le précieux sésame anti-COVID et la mise en pratique de l’appareil sanitaire sur le terrain ? Est-ce réellement crédible ? Pas si sûr !

Le ministre au centre de tous les agacements exprimés par l’opposition mais aussi dans son propre camp évoque également l’inexpérience des professionnels de santé vis-à-vis de ce nouveau vaccin. En l’occurrence celui concocté par BioNTech, vendu sous la licence du géant américain PFIZER.

Comment, peut-on alors lui rétorquer, les professionnels de santé de la trentaine de pays qui administre déjà à fortes doses ce produit ont-ils faits ? Ont-ils reçu une formation adéquate ? Bénéficient-ils d’informations complémentaires qui nous auraient échappées ? Ou tout bonnement ont-ils accordé davantage de confiance à ce sérum sans se retrancher derrière le fallacieux principe de précaution qui fait que la France, quand elle avance d’un petit pas, sait aussi reculer de trois dans la même journée !

Il est vrai à sa décharge que le peu d’enthousiasme de la moitié de la population française à vouloir se faire vacciner n’aura certainement pas aidé le ministre de la Santé dans l’élaboration stratégique de son plan.

Un comble dans le pays de Louis PASTEUR qui ne doit plus tenir en place au fond de son tombeau !

Quant aux autorisations officielles accordées par l’administration autour du transport, du stockage et de la manipulation des vaccins, elles auront dû se faire attendre comme de bien entendu plusieurs semaines.

A ce rythme-là, tel que notre pays l’a entamé, il faudra nous armer de beaucoup de patience pour sortir de la crise en bénéficiant de cette vaccination salvatrice. Un rythme qui n’est pas de croisière comme on aurait pu le souhaiter dès le départ mais déjà pavé d’embûches et de nombreuses contradictions…  

 

Thierry BRET

 

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