Après le Jura et la Saône-et-Loire, au début de la semaine, c’est toute la région Bourgogne Franche-Comté d’être impactée par la décision émanant de l’Agence régionale de Santé. L’aggravation de la situation sanitaire oblige les centres hospitaliers régionaux à déprogrammer les activités de soins non urgentes…

DIJON (Côte d’Or) : Il fallait s’y attendre. Deux jours après les territoires du Jura et de la Saône-et-Loire, c’est désormais toute la Bourgogne Franche-Comté qui est concernée par la décision prise par l’ARS, l’Agence régionale de Santé.

Conséquence : les établissements hospitaliers sont donc appelés à déprogrammer sine die les activités de soins tant en médecine qu’en chirurgie non urgentes. Seules seront maintenues en l’état les interventions qui exposeraient les patients à une perte de chance.

Une nouvelle qui n’a rien de surprenante face à la progression galopante de la pandémie depuis quelques jours. Ces déprogrammations favoriseront le redéploiement des ressources humaines et capacitaires ainsi libérées vers la prise en charge de l’afflux massive de patients atteints de la COVID-19.

Le directeur de l’ARS Pierre PRIBILE a ainsi prévenu les directions des établissements de santé publics et privés de cette stratégie.

Dans le concret, les établissements de santé sont confrontés à une hausse importante du nombre de patients dans les services de médecine comme de réanimation.

Selon toute évidence, le nombre de cas avérés devrait s’élever encore dans les quinze jours qui viennent. Le niveau 3 des plans de mobilisation des capacités hospitalières est donc enclenché pour faire face à la seconde vague épidémique…

 

L’accompagnement et le conseil aux entrepreneurs demeure la priorité. Surtout à la veille d’un nouvel épisode de confinement qui va plonger le monde artisanal comme l’ensemble des acteurs économiques dans le doute. La chambre consulaire régionale a réagi très vite au contexte particulièrement délétère qui s’amorce pour les entreprises.

AUXERRE: La crise sanitaire peut bien persister en ce mois d’octobre, la Chambre régionale des Métiers et de l’Artisanat ne dérogera pas à ses principes fondamentaux. Ni à ses missions régaliennes, c’est-à-dire celles de soutenir et de conseiller les artisans dans leur quotidien.

C’est en substance le message limpide qu’a voulu transmettre à ses adhérents le service communication de l’organisme. Même en pareilles circonstances, l’institution ne fermera pas ses bureaux et continuera de servir les artisans, les porteurs de projets et les apprentis.

Certes, si les points d’accueil restent ouverts et praticables dans le respect des gestes barrières sur l’ensemble de la Bourgogne Franche-Comté, il est toutefois recommandé aux artisans de contacter une plateforme logistique avant d’honorer un rendez-vous en présentiel (https://artisanat-bfc.fr/detail-offre/covid-19/contact).

 

 

Parallèlement, les accueils téléphoniques demeurent opérationnels tandis que des adresses mail ont été créées spécifiquement pour faciliter les échanges. Ainsi, dans l’Yonne, il suffira de contacter le numéro suivant, 03.86.42.05.89, et le mail, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour être en lien direct avec l’un des interlocuteurs de la chambre départementale.

Le multimédia ne sera pas en reste pour diffuser des informations sur l’environnement de l’artisanat. La page Facebook (https://www.facebook.com/chambremetiersFC/ est à la disposition des professionnels en recherche d’actualités.

Lors du premier confinement, la chambre consulaire régionale avait assuré le suivi et l’accompagnement de 8 000 entreprises sur le territoire.

 

Agir vite et ensemble ! C’est le leitmotiv du président de la Fédération régionale des Travaux publics de Bourgogne Franche-Comté Vincent MARTIN. Ce dernier multiplie les initiatives pour qu’une reprise rapide d’activité de la profession se fasse. Il en appelle aux décideurs économiques et aux élus locaux car la commande publique dont dépend à 70 % la filière est en berne…

DIJON (Côte d’Or) : Le secteur des travaux publics manque aujourd’hui cruellement de visibilité. Il ne peut décemment se projeter vers l’avenir faute de repères, notamment sur les appels d’offres dont ils sont dépendants côté business à hauteur de 70 % ! Un contexte très inquiétant qui a fait réagir le président de la fédération régionale de Bourgogne Franche-Comté, Vincent MARTIN.

D’autant que bon nombre d’entreprises envisagent un recours à l’activité partielle, voire à des licenciements économiques si la commande publique ne s’infléchit pas très rapidement vers une courbe positive.

Soutenu par son bureau, le président de la FRTP ne reste donc pas les deux pieds dans le même sabot pour multiplier les rencontres avec les décideurs économiques. Les rencontres avec le préfet de Région et les préfets des départements de Bourgogne Franche-Comté s’organisent avec comme unique objectif d’accélérer la mise en œuvre des concours financiers de l’Etat.

 

 

Une mobilisation tous azimuts auprès des collectivités…

 

Une initiative vertueuse va se mettre en place d’ici la fin de l’année dans la contrée. Elle prendra la forme de matinales spéciales TP qui seront programmées en liens avec les partenaires locaux que sont les associations des maires de France, des maires ruraux, les présidents des EPCI et les services de la préfecture.

Les élus locaux sont clairement ciblés par Vincent MARTIN et ses troupes, car ces derniers possèdent un rôle primordial à la préservation des emplois de ces entreprises aujourd’hui acculées contre le mur.

Le message véhiculé lors de ces rendez-vous sera le suivant : les entrepreneurs des travaux publics peuvent répondre avec réactivité aux besoins actuels, le développement d’infrastructures vertes, en les réalisant ou en les entretenant.

Conscient des difficultés rencontrées par les élus locaux en ces circonstances délicates imputables à la COVID-19, le président MARTIN en appelle à l’union pour résoudre et surmonter ensemble cette crise inédite.

Arguant que des financements exceptionnels existent et que préfectures et agences de l’eau, déjà mobilisées, peuvent s’avérer être de précieux accélérateurs pour dynamiser les projets.

 

Quarante-six millions de Français vivent depuis quelques jours avec une nouvelle épée de Damoclès au-dessus de la tête. Leur lieu de résidence intègre l’un des cinquante-quatre départements, soumis par décision gouvernementale au couvre-feu. Un terme de sinistre mémoire qui rappelle les heures sombres de la République lorsqu’elle subissait alors le joug répréhensif de l’occupant nazi.

Bien sûr, rien n’est comparable aujourd’hui avec les conséquences morbides de cette crise sanitaire sans précédent qui s’est abattue sur notre monde fait de modernisme et de liberté. A l’heure où tournent dans la stratosphère des milliers de satellites permettant de nous connecter entre nous à la seconde près et où règne l’impérialisme intrusif des réseaux sociaux sur notre quotidien, l’humain est revenu quasiment à l’âge de pierre pour tenter de résoudre une équation à plusieurs inconnues dont il n’a pas le code d’accès : le coronavirus COVID-19 !

Instaurer le couvre-feu pour enrayer la propagation d’une infection virale est-il raisonnablement la bonne solution pour s’en prémunir ? Les exégètes des problématiques sanitaires s’interrogent quant à la pertinence de ladite mesure. A commencer par les scientifiques eux-mêmes qui ne cessent de marteler en boucle depuis le mois de mai que seul un confinement partiel, voire total, serait la moins mauvaise des préconisations pour espérer ralentir l’inarrêtable.

Mais, trop d’avis circulent désormais dans la sphère publique pour que le commun des mortels y comprenne encore quelque chose.

 

Des after work en après-midi pour contourner le problème…

 

Une chose semble très claire à date. L’instauration de ce couvre-feu sur une période de six semaines va nécessairement s’étendre à l’ensemble de l’Hexagone. A dose homéopathique, le Premier ministre Jean CASTEX et le ministre de la Santé Olivier VERAN nous font avaler à la petite cuillère une potion au goût amer qui n’a rien de magique ni de thérapeutique.

D’une part, même si une large majorité de nos compatriotes respecte les principes restrictifs de ce couvre-feu (21 heures à 6 heures du matin sans pointer le bout de son nez au dehors de son domicile), beaucoup s’en moquent encore éperdument comme de leur chemise de communiant ! Il suffit de visionner les images des grandes artères de Paris ou de Marseille diffusées par les chaînes de télévision après les 21 heures fatidiques pour voir toutes les limites de ces mesures pourtant coercitives. Ne parlons pas des axes périphériques de ces agglomérations : ils sont bondés comme aux périodes les plus chargées des heures de travail !

D’autre part, les Français n’étant jamais à court d’idées même s’ils n’ont pas de pétrole eu égard à la fameuse publicité des années 1970 (déjà une époque qui flirtait allègrement avec la crise économique), ils ne restent pas les deux pieds rivés dans le même sabot pour contourner le problème. Les soirées privées, pointées du doigt par le gouvernement se sont transférées en de joyeux « after work » concoctés à domicile. Avec des horaires qui eux respectent le principe du sacro-saint couvre-feu.

On se retrouve entre collègues ou étudiants dès 17 heures, on brave ainsi les interdits horaires dans la parfaite légalité. On consomme alcools et victuailles sans que le masque ne vienne perturber les plus gourmands. Bref, les grandes métropoles se fabriquent des circuits diurnes pour remplacer les contraintes nocturnes en bonne et due forme. Sans omettre un prolongement horaire éventuel en cas d’affinité !

 

Le couvre-feu nous conduit vers un nouveau confinement…

 

Pour autant, il sera intéressant d’analyser les premières statistiques d’ici quelques jours sur la pertinence de ce dispositif. Pour en apprécier les effets réels sur la circulation de la COVID-19. Car, du côté du moral et de l’exaspération des Français, il n’est guère besoin d’être devin en la matière pour savoir que la plupart de nos concitoyens ne savent plus à quels saints se vouer face à l’immensité du problème.

D’ici peu, l’Hexagone verra sans aucun doute de nouvelles mesures s’appliquer. Sera-ce l’allongement horaire de ce couvre-feu dès 19 heures ou pourquoi à partir de 17 heures ? Sera-ce le confinement de certaines grandes métropoles ou de départements dans leur intégralité ? Sera-ce comme on le suggère de plus en plus dans la sphère des épidémiologistes le confinement par catégorie sociale, notamment les personnes âgées de plus de 65 ans (c’est-à-dire celles et ceux qui possèdent le pouvoir d’achat dans ce pays et demeurent fidèles au principe électoral) ? Ou un confinement total comme viennent de le mettre en place l’Irlande ou le Pays de Galles ?

Nul ne possède de boules de cristal pour lire l’avenir hormis les spécialistes du genre mais qui n’ont jamais été sollicités officiellement pour donner leur avis sur la question !

Mais, cela semble désormais inéluctable à la lecture de tous les indicateurs sanitaires : du couvre-feu, la France devrait basculer très rapidement vers un nouveau confinement.

Avec tout ce que cela comporte en effets négatifs sur le quotidien de notre pays tant sur le plan sociétal qu’économique…

Sans doute aurait-il fallu repasser par cette case dès la sortie de l’été afin de gagner du temps sur l’irréversible…en l’anticipant.

Thierry BRET

In fine, il n’y aura pas de changement de cap autour de la politique applicative en faveur de la transition énergétique sur l’Auxerrois. Les hommes peuvent bien changer au gré d’un scrutin ; les idées demeurent, voire persistent si tant est qu’elles soient dans l’air du temps, louables et acceptables par toutes les composantes ! L’adoubement de la poursuite du projet hydrogène, pourtant initié par l’ancienne gouvernance, en est la parfaite démonstration consensuelle…

AUXERRE: L’orientation budgétaire de la Communauté d’Agglomération de l’Auxerrois aura beau être compressée du fait de la conjoncture actuelle propre à la situation sanitaire (elle sera votée le 17 décembre prochain), le projet de développement de l’hydrogène sur ce secteur géographique reste bel et bien d’actualité. Et un choix prioritaire.

Ainsi en a décidé l’assemblée communautaire lors de sa séance de travail du jeudi 22 octobre, à l’unanimité. Un choix consensuel exemplaire qui mérite d’être souligné, bien au-delà des tergiversations politiciennes coutumières qui viennent agrémenter les échanges. Parfois, en les rendant inaudibles.

Pour une fois, les élus de la majorité comme ceux de l’opposition sont tombés d’accord. Faisant montre d’unité, un fait plutôt rarissime dans l’absolu.

L’enjeu est de taille, il est vrai. Non seulement, l’Agglo deviendra propriétaire de cinq bus à hydrogène devant desservir les lignes principales facilitant la fluidité du transport sur zone ; mais en outre, l’édification d’une station de production s’inscrira parmi les éléments à prioriser dans un intervalle temporel maîtrisé faisant de la ville de Paul Bert une référence à l’échelon hexagonal.

Grâce à ce mode de transport collectif, celui-ci devant s’adosser à la circulation des trains à hydrogène devant relier Auxerre à Laroche-Migennes, la capitale de l’Yonne deviendra une ville vertueuse en matière de gestion environnementale, ne rejetant plus aucun gramme de gaz carbonique dans l’atmosphère.

 

 

Un premier bus livré en décembre, quatre autres suivront en 2021…

 

D’ailleurs, le programme, tel qu’il avait été défini par l’ancien président de l’Agglomération de l’Auxerrois Guy FEREZ, envisage de doter la structure institutionnelle de ce mode de combustible sur l’ensemble du parc de bus. Ainsi, ce sont 31 véhicules qui devront rouler vert à terme.

Quant à la station, elle serait implantée sur la plaine des Isles à Auxerre où elle servirait à la fois à la production du précieux combustible mais aussi à son stockage.

Certes, un surcoût grèvera quelque peu le budget initial. Le président de la Communauté d’agglomération Crescent MARAULT ne s’en est pas caché. C’est aussi le prix à payer pour être autonome et devenir propriétaire de ces cinq premiers bus.

L’enveloppe est plutôt élevée. Il en coûtera 3,7 millions d’euros à la collectivité territoriale pour devenir acquéreur de ces moyens de locomotion performants sur un plan environnemental. Sachant que des subsides en provenance de fonds européens et de la Région Bourgogne Franche-Comté compenseront pour moitié les dépenses nécessaires à cet investissement.

 

 

Livré courant décembre, le premier de ces cinq véhicules sera mis en circulation immédiatement. Il faudra ensuite s’armer de patience, c’est-à-dire jusqu’à l’automne 2021 pour que les quatre autres bus ne viennent grossir la flotte de la collectivité icaunaise.

Construite non loin de la gare SNCF, la fameuse station de production et de stockage sortira de terre d’ici un an. Sa construction incombera à une filiale du groupe EDF, HYNAMICS.

Labellisé Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV), l’Auxerrois ne pouvait manquer ce rendez-vous crucial pour sa politique de sauvegarde de l’environnement. Implanter l’hydrogène aura aussi pour conséquence de jouer la carte de la modularité puisque ce combustible ne se cantonnera pas à la seule alimentation des bus à l’estampille de la collectivité. Sont concernés par le projet les transports ferroviaires, sans doute en 2023, et routiers. Et pourquoi pas, à perspective plus ou moins lointaine les cycles fonctionnant à partir de ce gaz…

Thierry BRET

 

 

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