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C’est presque un petit « scoop », distillé par la présidente de la Région, Marie-Guite DUFAY. Une mesure de responsabilité, qui au demeurant, semble tout à fait évidente, au vu des circonstances actuelles. L’exécutif de Bourgogne Franche-Comté envisage d’accorder un coup de pouce non négligeable pour soutenir les artisans de la boulangerie/pâtisserie et leur alter ego de la boucherie/charcuterie, confrontés à d’improbables envolées de leurs factures énergétiques. Une enveloppe d’environ 3 millions d’euros, prise dans un reliquat de fonds européens…

 

DIJON (Côte d’Or) : Les professionnels de l’artisanat, exerçant leur savoir-faire dans le domaine de la boulangerie/pâtisserie, devraient bénéficier d’une aide émanant de l’organe institutionnel régional pour l’année 2022. Un coup de pouce (« mesure de responsabilité ») qui sera financé sur des reliquats de fonds européens, d’après la présidente de la Région Marie-Guite DUFAY qui en a fait mention lors de la conférence de presse d’avant session, mardi en matinée.

« Nous sommes en train de travailler une aide aux boulangers ainsi qu’aux bouchers-charcutiers, précise-t-elle, des filières qui connaissent de profondes difficultés… ».

Alors que l’Etat accompagne ces métiers en tension énergétique depuis le début de l’année, la Région souhaite se positionner sur l’exercice antérieur, 2022, où ces professionnels ont connu des difficultés majeures.

Cet accompagnement du Conseil régional sera proposé au vote lors de la prochaine commission permanente en février. Seuls les artisans ayant réalisé un chiffre d’affaires inférieur à deux millions d’euros en 2022 pourront profiter de cette manne, versée par la Région à partir de fonds européens. Des contacts ont été pris avec la corporation et l’U2P. Les dépenses en électricité des fours et des chambres froides plongent les professionnels dans une très mauvaise passe, du fait de la poussée inflationniste des coûts.

 

 

 

L’aide s’appliquerait sous la forme de trésorerie et en investissements pour aider les artisans à pouvoir s’équiper de matériels moins consommateurs d’énergie. Toutefois, la présidente qui a confirmé l’aide a rappelé que « la Région prenait un risque en délivrant cette aide financière, car elle espère se faire rembourser par l’Europe d’ici la fin de l’année sur ces reliquats de fonds européens pouvant être affectés à des conséquences de la guerre en Ukraine… ».

Quant à l’enveloppe, elle pourrait se situer à trois millions d’euros, voire davantage selon l’élue régionale.

 

Thierry BRET

 

 

De l’aveu, même, de la présidente Marie-Guite DUFAY, ce n’est pas un scoop ! Au vu du contexte imputable à la crise. La construction du budget de la Région Bourgogne Franche-Comté n’a donc pas été facile. Conséquence : si celui-ci est adopté lors de la séance plénière cette semaine à Dijon, les habitants du territoire et les partenaires de l’institution ne doivent pas s’attendre à des miracles financiers. Mais, plutôt à une orientation budgétaire devant faire face aux contraintes inflationnistes et énergétiques, sous le sceau de la « prudence » et du « volontarisme » avec en sus, un gel radical des dépenses sur les nouveaux investissements…

 

DIJON (Côte d’Or) : On la sent déterminée jusqu’au bout des ongles, la responsable de l’exécutif régional. « Notre marque de fabrique n’est pas de baisser les bras, glisse-t-elle en préambule et se voulant rassurante lors de la conférence de presse d’avant session qui réunira deux jours durant les élus régionaux dans l’hémicycle dijonnais mercredi et jeudi. Nous sommes là pour penser et porter le développement de notre économie dans nos territoires et le bien-être de nos concitoyens… ».

Pourtant, les visages des trois interlocuteurs – Michel NEUGNOT et Nicolas SORET l’accompagnent pour cette conférence - faisant face à un panel exhaustif de la représentation médiatique régionale font plutôt grise mine. Les jours de fête d’entre Noël et Nouvel An sont déjà oubliés et loin derrière nous. Il faut vite revenir à la dure réalité d’un quotidien, morose et incertain, plombé par une inflation galopante et un coût des prestations énergétiques sans commune mesure. Autant de paramètres conjoncturels, plus ou moins prévisibles indexés au contexte international qui impactent par effet gigogne l’élaboration du budget de la Région.

 

S’appuyer sur l’Etat pour faire pression sur la SNCF…

 

Soumis au vote durant la séance plénière qui débute ce mercredi et annonciateur d’échanges dans l’hémicycle que la présidente ne souhaite pas trop houleux mais constructif, le budget de la Région marque le pas. Une orientation sous le prisme de la « prudence », le maître mot de cette explication de texte que Marie-Guite DUFAY répètera à maintes occasions comme un fil d’Ariane justificatif.

« Nous sommes comme un ménage qui voit ses dépenses explosées, souligne-t-elle, et qui n’a pas les recettes en face. Donc, ce ménage doit réduire son train de vie. Nous allons forcément, dans ce budget, prendre des mesures de ralentissement qui vont porter essentiellement sur les investissements ».

Mais, pouvait-il en être autrement au plan comptable lorsque l’on sait que l’excédent des dépenses inflationnistes et énergétiques s’élève à 130 millions d’euros alors que les recettes supplémentaires n’en ont rapporté que vingt millions ?

Posant tout haut les questions (avant d’en apporter les réponses), la présidente socialiste de l’exécutif régional déroule le fil de ses idées, se faisant pédagogue pour que chacun comprenne la nécessité de proposer un budget « volontariste » le plus adapté possible à la situation.

« Nous ne pouvons pas déséquilibrer nos ratios, nos fondamentaux, observe-telle, d’autant qu’à date, je n’ai pas la réponse à toutes les interrogations que je pose à mes interlocuteurs importants sur le bouclage de ce budget, à savoir l’Etat et la SNCF… ».

Mais, que l’on ne s’y méprenne pas ! Lorsque Marie-Guite DUFAY cite l’Etat dans ses propos, « ce n’est pas à lui de combler les déficits qui sont les nôtres, ce n’est pas du tout ça le sujet ! ».

Non, elle fait référence à la représentation étatique afin que cette dernière l’aide à faire pression sur la SNCF, notamment sur l’important volet des mobilités à la charge de la Région.

« Les coûts de l’énergie ont explosé de façon dramatique, poursuit-elle, et l’envolée de l’inflation fait que la convention passée avec la SNCF parce que nous avons un réseau ferroviaire important doit être renégociée. Même si notre budget s’élève à deux milliards d’euros, il n’en demeure pas moins un petit budget par rapport aux autres régions de l’Hexagone… ».

 

 

Un exécutif en plein brouillard de l’aveu de la présidente…

 

Conséquence, les excédents des dépenses sont difficiles à lisser, de l’avis de la présidente. Un démarrage de négociations avec la SNCF se formalise ces jours-ci afin de trouver des solutions appropriées pouvant réduire la facture énergétique. C’est le souhait de Marie-Guite DUFAY qui veut ainsi s’appuyer sur l’aide de l’Etat pour faire baisser structurellement les charges imputables au coût de l’énergie, du fait de l’exploitation des trains.

Il s’agirait d’aborder ces négociations à partir d’un processus « moins absolu » et beaucoup plus favorable à la SNCF, en matière d’ouverture à la concurrence, ce qui fit l’objet d’un vote de l’assemblée régionale, pour 2026 – pour des raisons techniques, cette libéralisation du marché s’effectuerait même à partir de 2027 -, rappelait la présidente. Une ouverture à la concurrence qui serait donc repoussée pendant la durée du mandat de la majorité actuelle si une nouvelle convention était négociée, entraînant de facto la baisse considérable de ces charges énergétiques, la rendant plus progressive et étalée dans le temps.

A date, la négociation démarre pour la présidente qui avoue être « dans le brouillard » compte tenu de l’inéluctable explosion des dépenses.

Les choses ne se dérouleront pas comme d’habitude, visiblement. D’ordinaire, le budget se vote en bonne et due forme en janvier et au mois de juin, une décision modificative permet d’ajouter ou de soustraire des éléments complémentaires au budget initial. Ce qui ne sera pas le cas, cette année a déjà prévenu Marie-Guite DUFAY.

Le brouillard qui entoure l’exécutif régional devrait cependant se lever petit à petit et éclaircir la ligne budgétaire de la Région d’ici là, compte tenu de l’évolution des négociations avec l’Etat, et la SNCF. Rendant le budget du printemps beaucoup plus important au niveau de l’enveloppe que ce qu’il n’est aujourd’hui.

Mais, c’est au niveau des investissements que la présidente socialiste de la Bourgogne Franche-Comté a placé le curseur. En agissant avec « prudence », une fois de plus.

« Je précise à tous nos partenaires, les entreprises, les porteurs de projets du territoire que nous n’engagerons aucune dépense d’investissement entre le mois de janvier et le mois de juin. Sauf coup parti, c’est-à-dire qu’il y a des travaux effectués dans les lycées, principale compétence de la Région et que nous n’arrêterons pas les chantiers… ».

Le message destiné aux partenaires habituels qui sollicitent la manne financière de la Région est on ne peut plus clair au final : « ne venez pas chercher de financement entre janvier et juin ! ». La suspension des règlements d’intervention est donc actée par la présidente.

Y verra-t-elle plus clair au printemps ? Oui, assure-t-elle. Précisant en corolaire que son administration travaille à l’élaboration d’un plan pluriannuel d’investissements qui confèrera à l’exécutif une lisibilité optimale sur ses capacités d’intervention. Un plan qui sera soumis au vote de l’hémicycle en juin. Et qui permettrait à la Région de reprendre les investissements qu’elle a sciemment ralentis à partir d’un budget vert et solidaire.

Quant au milliard d’euros (927 millions avec exactitude) dédié au fonctionnement – culture, sport, solidarité territoriale avec les collectivités, la politique des quartiers -, il ne sera pas impacté par ce ralentissement.

   

Thierry BRET

 

Ils se sont réunis en fin de semaine dernière les membres du bureau de l’Association des Jeunes Elus de France (AJEF) afin de désigner quatre nouveaux délégués régionaux qui incarneront les valeurs de la structure dans leurs fédérations. Parmi ces quatre nominés, et avant l’assemblée générale hexagonale qui se déroulera le 01er février, Julien JACQUET. Conseiller municipal de Dixmont le jeune homme de 24 ans endosse la vêture de responsable régional de l’organisme en Bourgogne Franche-Comté…

 

AUXERRE : Leurs patronymes ne sont pas encore connus des médias et des observateurs de la sphère politique mais pourtant ils agissent sans relâche et avec abnégation à leurs tâches citoyennes depuis la prise de leurs fonctions. « Ils », ce sont les jeunes élus de France qui, fédérés au sein d’une association (AJEF), entendent bien s’engager davantage au service de leurs territoires et de leurs administrés. Parmi ceux-ci, il y a Julien JACQUET.

Agé de vingt-quatre ans, le garçon vient d’être désigné par le bureau national de l’AJEF (Association des Jeunes Elus de France) en qualité de délégué régional de la Bourgogne Franche-Comté. A l’instar de trois autres de ses camarades, Manon DELIOT pour le Grand-Est, Alex GERBAUD pour la Nouvelle-Aquitaine et Rémi CAPEAU qui officie dans le Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Feuille de route de Julien JACQUET : animer localement l’association à l’aide de référents départementaux. Celui de l’Yonne jouit déjà d’une certaine notoriété dans le landerneau puisqu’il s’agit du premier fédéral du Parti Socialiste dans l’Yonne et conseiller d’opposition d’Auxerre et sur l’Auxerrois, Mani CAMBEFORT.

 

Promouvoir l’engagement citoyen auprès des plus jeunes…

 

Présidée par un élu des Républicains, adjoint d’une commune des Alpes-Maritimes, Florent ROSSI – le particularisme de l’AJEF est de rassembler ces jeunes élus de tout horizon politique de manière « trans-partisane » -, la structure aide les jeunes pousses à se former, à échanger, à visiter les institutions, à rencontre les têtes de réseaux politiques (voire les autres), et à promouvoir, surtout, l’engagement citoyen. La condition sine qua non pour en être membre est de ne pas dépasser l’âge rédhibitoire de 35 ans.

Parmi les axes de réflexion de l’AJEF, signalons la mise en place d’un atelier de travail au Sénat et une journée à la rencontre des professionnels de l’univers de la presse. Sans omettre l’idée de créer un campus « trans-partisan » autour de débats et de conférences qui seraient animés par de jeunes élus. L’AJEF désire également renforcer ses liens avec l’Association des maires de France (AMF).

Venu à la politique lors des municipales de 2020, Julien JACQUET ne supportait plus d’entendre les critiques des uns et des autres sur la vie politique sans que ces mêmes donneurs de leçons ne s’investissent réellement au service des citoyens.

« Je me suis présenté sciemment dans ma commune car je préférai être dans le camp de celles et ceux que l’on critique ! ».

Collaborateur de groupe d’élus à la Région pour l’aspect professionnel, ce jeune homme d’obédience intellectuelle « divers gauche » entend montrer la voie à toutes celles et ceux de sa génération qui ne croient plus en la chose politique, en s’abstenant d’aller aux urnes.

Un travail de titan, certes, mais que le garçon souhaite rondement mener dans le territoire de prédilection qui est désormais le sien !

 

Thierry BRET

 

Dans un passé pas si lointain que cela, on a toujours reproché à la France d’avoir une « guerre de retard ». Une formule qui nous sied très bien, par ailleurs, dans bon nombre de domaines ! La pratique de l’alternance en ce qui concerne l’apprentissage, le développement de nos technologies sur certains secteurs de pointe, la gestion des crises qu’elle soit sanitaire ou sociale dans les avancées à concevoir pour améliorer le bien-être des personnes au travail, en matière de fiscalité, d’environnement, de sport ou d’éducation, que sais-je encore ?!

Et bien désormais, il nous faudra ôter cette phrase si caractéristique de notre mode de fonctionnement de la bouche ! Car, l’Hexagone vient de prendre un virage à 360 degrés, vendredi, en choisissant d’avoir une « guerre d’avance » !

L’auteur de l’expression n’est autre que le Président de la République lui-même, Emmanuel MACRON qui présentait ses vœux aux Armées du côté de Mont-de-Marsan dans ce joli département que sont les Landes. Un territoire qui a toujours été le fief de la force militaire et des parachutistes !

Préparer la guerre pour mieux maintenir la paix ? C’est en quelque sorte le fond de la pensée du locataire de l’Elysée en ce début d’année. A sa décharge, l’actualité lui donnerait presque raison et ce, depuis bientôt un an, avec le retour de la guerre sur le continent européen, dans son versant oriental. Il faut dire que la Nation repart de loin.

Fini le temps de la conscription, exit la présence de militaires Français chez nos voisins d’Outre-Rhin – ces derniers après avoir expiés leurs fautes durant soixante-dix ans ne représentent plus un danger notoire pour notre pays tandis que nos liens de profondes amitiés se sont renforcés au fil des décennies -, adieu les fameux « trois jours » que les moins de trente-cinq ans ne peuvent pas connaître : la France militaire présente un visage singulier désormais, aux antipodes de ce que nous autres, les plus anciens de la société, ont pu observer entre 1960 et 1990.

 

 

L’Europe de 2023 ressemble curieusement à celle de 1938…

 

Après le Mur de Berlin, l’ouverture à un semblant de démocratisation chez les Russes « la Glasnost » et l’occidentalisation affirmée des ex-pays du bloc de l’Est : fallait-il conserver les forces armées en l’état ? La réponse ne se fit pas prier parmi les gouvernances de l’époque au nom des sacro-saintes économies budgétaires à réaliser : ce fut non !

Sans tomber dans le côté « glamour » et « hippie » des années « Peace & Love », la France, à l’instar des pays occidentaux, humaient en l’appréciant tels des pinsons annonciateurs du printemps cet air de renouveau après des périodes sombres de « guerre froide » entre les deux blocs qui comptaient les points via leurs services d’espionnage respectifs.

Tout cela, cependant, n’altérait nullement nos échanges et relations – hypocrites ? – de bon voisinage en termes de commerce, de rencontres culturelles, de découvertes touristiques, de pratiques sportives de haut niveau. Bref, la planète ne souffrait plus de ces miasmes belliqueux à outrance que l’on avait pu constater par le passé et le nucléaire était assorti à la seule problématique domestique. L’adopter dans le processus civil pour mieux se chauffer !

De cela, il n’est manifestement plus question, comme chacun le sait y compris celles et ceux qui pratiquent encore la politique de l’autruche en feignant de ne pas savoir la tête plongée dans le sable, depuis le 24 février 2022. La donne a changé. Les cartes sur la table ne sont les plus mêmes. La géopolitique qui n’est pas une science exacte car hyper évolutive et peu fiable nous démontre que l’on peut vivre en ce début du XXIème siècle à l’heure du bitcoin et des crypto-monnaies et des véhicules à hydrogène comme au temps sinistre des années 1930/1940 du siècle dernier.

 

 

Avec la peur au ventre quand on évoque l’avenir…

 

De quoi demain sera-t-il fait ? Bien malin, celui qui peut y répondre avec exactitude et réalisme aujourd’hui, alors qu’à date, un ancien président de la République russe, le pro-occidental Dmitri MEDVEDEV autant de sa splendeur au Kremlin mais ça c’était avant, ne manque jamais depuis une occasion de « l’ouvrir » publiquement pour asséner des inepties et des menaces lourdes de conséquences à répétition avec l’arsenal nucléaire à l’appui ! Ses cibles préférées ne sont-elles pas la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ! Que dire des Etats-Unis, le « Grand Satan » dont il faudrait éliminer l’existence par le feu de l’Apocalypse !

Cette semaine, un autre de ces dirigeants, celui qui est le diplomate le plus connaisseur de l’Occident où ses enfants vivent encore et y ont fait leurs études, le ministre des Affaires étrangères Sergeï LAVROV ne nous a-t-il pas comparé, nous autres Occidentaux, aux « nazis » de la pire espèce, « pourfendeurs de Russes, prêts à la Solution finale… ». Celle qui a provoqué l’Holocauste et ses millions de victimes juives qui doivent se retourner dans leurs tombes – celles et ceux qui en possèdent une, ce qui est moins sûr au vu des circonstances dramatiques de leur disparition - ; des paroles ignobles et honteuses qui sont inaudibles dans les oreilles de nos amis Russes, qui ont combattu le nazisme, le vrai, ce qui est pour eux, insupportable…

Face à cette course inexorable vers l’incompréhensible et la dramaturgie épique, digne du théâtre grec antique, Emmanuel MACRON a décidé de renforcer la dissuasion, d’augmenter la réserve opérationnelle et de gonfler les budgets.

Plus de 400 milliards d’euros vont ainsi être consacrés à l’enveloppe des armées (terre, air, mer) dans le cadre de la future loi de programmation couvrant la période de 2024/2030. Soit une progression d’un tiers, par rapport au précédent budget. D’aucuns diront que cette manne financière n’est pas suffisante pour rattraper le retard occasionné par des années de profondes léthargies et de réelles « naïveté ». Mais, comme le précise l’adage, « mieux vaut tard que jamais » !

 

 

Les forces armées se transforment pour gagner en performance et efficacité…

 

Fait marquant de cette décision présidentielle : les efforts particuliers qui vont être portés sur la cyber-sécurité, le renseignement – la France est bien trop dépendante des Etats-Unis sur ce point – et même le spatial, car demain, les conflits du futur se joueront aussi plus près des étoiles.

Le conflit en Ukraine auquel nous contribuons en livrant des armes, les fameux Caesar, sans être cobelligérant aura tout de même démontré quelques faiblesses dans le dispositif militaire français. Le chef de l’Etat, lucide, a décidé de changer de braquet.

« Nous sommes dans une logique de transformation de nos forces armées, devait-il expliquer dans les Landes, afin d’être plus efficaces et performants… ».

Devant les menaces qui se présentent à nous, avec le retour de la guerre conventionnelle à deux mille kilomètres de nos frontières, il était grand temps de reprendre l’initiative comme l’ont fait la plupart des pays de l’Union européenne, y compris l’Allemagne qui a su faire table rase de ses tabous historiques en injectant plus de cent milliards d’euros à la modernisation de son armement.   

« Si vis pacem, para bellum » écrivait jadis Jules CESAR, auteur de la « Guerre des Gaules ». « Si tu veux la paix, prépare la guerre » après la traduction de cette locution latine. Jamais cette petite phrase n’aura été aussi lourde de vérité et de conséquence en ces périodes troubles de cette année 2023 qui débute, déjà constellée de nuages noirs dans le ciel…

 

Thierry BRET

 

 

 

En ouverture des réunions FERMOSCOPIE départementales, déclinées en ce début d’année par les services ad hoc du réseau associatif de conseil et d’expertise comptable, l’administrateur de CERFRANCE dans l’Yonne (et en région Bourgogne Franche-Comté) Philippe DEOTTE a été très clair sur la portée de son message. « Travailler le vivant est une véritable chance pour la filière mais nous avons le devoir de transformer notre métier en autant de diversités… ». Limpide, en vérité !

 

VENOY : Exploitant céréalier qui exerce son activité professionnelle dans le Tonnerrois, Philippe DEOTTE ne se limite pas à sa commune de prédilection d’Arthonnay pour vivre pleinement sa passion pour le milieu agricole. Les multiples mandats qui se sont additionnés au fil des ans tout au long d’une carrière bien remplie lui permettent aujourd’hui de tenir un rôle de premier plan dans l’organigramme de CERFRANCE.

Depuis deux décennies en effet, le personnage s’est investi au sein du conseil d’administration de l’établissement de Bourgogne Franche-Comté. Exerçant même le rôle de secrétaire, un poste essentiel dans les rouages de la structure, experte en comptabilité.

Alors, ouvrir la séance de ce rendez-vous, un classique qui ponctue l’existence de CERFRANCE à pareille époque chaque année, ne représentait pas une difficulté en soi pour Philippe DEOTTE, face à un parterre de professionnels désireux de découvrir les résultats prévisionnels des références par filière à l’échelon départemental. Des analyses statistiques fines se rapportant aux grandes cultures, aux bovins et à la viande ainsi que le lait.

« Les décisions qui se prennent aujourd’hui ont des conséquences pour l’avenir, expliqua-t-il en guise de préambule, il nous faut impérativement anticiper sur notre secteur d’activité… ».

 

 

« Transformer, c’est encourager les diversités… »…

 

Face aux grands enjeux qui perturbent le monde économique et sociétal, Philippe DEOTTE rappellera que « des transformations en profondeur sont nécessaires dans la filière agricole ».

Puis, poursuivant, il évoque les temps jadis : « Hier nous cultivions les terres de manière très productive pour optimiser les rendements ; aujourd’hui, nous sommes face à des défis majeurs… ».

Et de citer, à l’instar d’un inventaire à la Prévert, les maux qui font que le monde tel que nous le connaissons ne tourne plus vraiment très rond : le climat bouleversé, la pression parasitaire en hausse, le conflit à l’est de l’Europe qui change la face du monde dans la distribution des matières premières, l’inflation et les répercussions de cette guerre sur les énergies, la raréfaction de la main d’œuvre…

« Il est grand temps d’entreprendre des actions vertueuses, martèle l’orateur du prélude de cette réunion, en transformant un certain nombre de choses. Transformer, c’est encourager les diversités qui restent notre meilleur atout pour anticiper l’avenir. Les diversités dans le choix des cultures, celles de nos activités, celles de la diversification… ».

Un discours introductif qui laissa une belle lueur d’espérance à ses auditeurs. Puisque Philippe DEOTTE insista sur le fait de travailler le vivant, « une grande chance pour chacun des agriculteurs ».

Toutefois, il mettait en exergue les notions de responsabilités qui vont de pair dans la construction d’un projet professionnel face aux évolutions de l’environnement et de la multitude de solutions à adopter pour y parvenir. Le meilleur moyen de s’adapter aux changements de paradigme que nous impose le contexte conjoncturel ?

 

Thierry BRET

 

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