Sept des treize épiceries solidaires que compte le groupement régional de Bourgogne Franche-Comté ont poursuivi leurs activités malgré la crise sanitaire. La fondation du distributeur d’énergie récompensera ce geste d’altruisme et de solidarité en faveur de la population. Un chèque d’une valeur de cinq mille euros leur sera remis ce mardi 26 mai dans la capitale des Eduens…

AUTUN (Saône-et-Loire: C’est bien en présentiel que s’effectuera ce mardi 26 mai en fin de matinée dans la sous-préfecture de Saône-et-Loire la remise de cette manne financière inattendue au profit du groupement régional des épiceries solidaires de Bourgogne Franche-Comté.

Si le respect des gestes barrières et des mesures de protection constituera le préalable impérieux à la tenue de ce rendez-vous, il n’empêche que l’enthousiasme et le plaisir de partager ces moments de convivialité ne manqueront pas de fleurir parmi l’assistance autorisée à suivre cette cérémonie symbolique.

En premier lieu, les responsables des épiceries solidaires de Bourgogne Franche-Comté : Yves LE BOUAR, président de l’épicerie du Grand Autunois-Morvan Les Amis du P’tit Marché localisé à Autun, et Thierry FOUSSET, président du groupement régional (GESBFC).

Une visite de l’épicerie solidaire locale sera naturellement organisée en présence des bénévoles à l’issue de cette remise d’enveloppe. Une excellente opportunité pour le délégué régional du groupe EDF Bourgogne Franche-Comté, Yves CHEVILLON, de s’immerger davantage au plus près des rouages fonctionnels de cette entité.

Créé le 31 mars dernier, un fonds d’urgence et de solidarité pour faire face à la crise sanitaire et sociale imputable à la propagation du COVID-19 aura permis à la Fondation du Groupe EDF d’accorder la somme de cinq mille euros au groupement régional des épiceries solidaires de notre contrée.

Un geste vertueux et solidaire pour encourager les bénévoles des sept structures sur les treize que compte le groupement d’avoir pu demeurer ouvertes durant cette période de confinement très strict.

Plus de trois mille foyers ont pu ainsi profiter des périodes d’ouverture desdites épiceries pour se ravitailler en victuailles sans de difficultés.

Il s’agit des sites d’Autun, d’Auxerre, du Creusot, de Dijon, de Nevers, de Quetigny et de Sens.

Il semble bien que cette fois-ci, cela soit la bonne ! Après moult péripéties et atermoiements en tout genre, le gouvernement a enfin arrêté la date du second tour de ces interminables élections municipales.

Une série aux contours nébuleux et tentaculaires digne des « Feux de l’Amour » qui arrivera enfin à son terme. Si et seulement si, les conditions sanitaires inhérentes à la propagation du coronavirus l’autorisent le dimanche 28 juin.

Plusieurs hypothèses avaient circulé au préalable dans les alcôves de l’Hôtel de Matignon, avant que le Premier ministre Edouard PHILIPPE ne tranche définitivement la question.

Repoussées initialement au mois de juin, puis évoquées sur celui-ci de juillet avant une nouvelle probabilité prévue à l’automne en septembre et octobre où surgissaient à la surface les deux tours de l’échéance, les élections municipales furent même envisagées durant un temps au début de l’année prochaine.

Le mois de janvier 2021 avait été biffé sur certains agendas ministériels en dernier recours de la persistance accrue de la pandémie dans nos rues. C’est vrai : le premier mois de l’année est propice à l’organisation de ce type de concertation grand public au vu de sa météo, c’est bien connu !

 

Les électeurs seront-ils mobilisés le 28 juin ?

 

Finalement, après une kyrielle de circonvolutions et de prises de tête administratives à la française, le chef du gouvernement a fait le choix d’arbitrer et de clore les débats qui ont animé la sphère politique nationale durant plusieurs semaines. Autour d’une thématique se situant, il est vrai, aux antipodes des priorités élémentaires des Français en ces jours sombres même si la démocratie doit triompher de l’adversité.

Qu’importe finalement : le second tour de ces élections qui demeureront dans les annales des politologues par leur côté logistique inhabituel se tiendra bel et bien le dimanche 28 juin.    

Pour autant, ce ne sera pas aussi simple à réaliser dans la pratique. Sans omettre que côté mobilisation, les électeurs des cinq mille agglomérations et grandes villes de l’Hexagone concernés par ce scrutin ne sont pas sûrs d’être présents en masse au rendez-vous.

Il suffirait que le soleil soit de la partie pour donner une irrésistible envie à ces Français sortis du confinement, privés de plages et de plans d’eau, de liberté et de mouvements, de vouloir respirer une grande bouffée d’air pur bien au-delà des cent kilomètres autorisés !

L’organisation du premier tour, le dimanche 15 mars, dès les prémices de la crise sanitaire sans précédent que nous avons connue, avait déjà des failles dans sa formulation logistique : cela a laissé des traces indélébiles dans les mémoires de nos concitoyens.

 

Ce sera un scrutin avec masque obligatoire !

 

Bon nombre d’assesseurs s’étaient fait portés pâles à quelques heures du vote. D’autres ont eu beaucoup moins de chance en devenant les victimes collatérales du coronavirus qui s’est répandu entre l’urne et les isoloirs malgré les gestes barrières et les mesures de distanciation physique déjà préconisées à l’époque.

Sans compter les électeurs eux-mêmes, voire certains candidats, qui n’ont pu passer à travers les mailles de ce filet malgré les protections. En sera-t-il de même lors de ce second tour ?

L’avis des scientifiques a été consulté. Personne n’y trouve rien à redire du moment que les gestes barrières et les mesures de protection usuelles soient respectés.

Le ministre de l’Intérieur Christophe CASTANER l’a d’ailleurs claironné à qui voulait l’entendre : ce second tour se fera masqué ou ne se fera pas ! Dont acte !

 

Les avis divergent entre les candidats…

 

Bien sûr, il demeure encore de nombreuses incertitudes quant à l’organisation de la campagne devant précéder obligatoirement ce vote. Et là, l’Union nationale de la sphère politique a une fois de plus volé en éclats !

Il y a les partisans du vote électronique. Il y a ceux qui choisissent de faire campagne comme si de rien n’était à l’extérieur. D’autres sont totalement opposés à la tenue de ces municipales le 28 juin pour des considérations partisanes en considérant qu’il y aura des déséquilibres flagrants entre les candidats.

Plusieurs réclament la réorganisation des deux tours de scrutin à l’automne jugeant que l’intervalle entre mars et juin fausse la donne.

Enfin, il y a ceux qui fustigent la décision prise par le gouvernement en lui demandant d’annuler sine die les deux tours, et de facto les résultats déjà obtenus dès le premier rendez-vous électoral, pour tout recommencer à zéro en 2021 dans des conditions adéquates…

Bref : ce n’est plus une élection, c’est un véritable cauchemar pour l’Etat qui souhaite en finir au plus vite avec ce maudit scrutin programmé bien malgré lui au plus mauvais moment de cet inoubliable calendrier 2020 !

Thierry BRET

 

Il n’existait pas d’autres alternatives que de proposer une variante numérique aux traditionnelles portes ouvertes organisées dans les centres de formation de la filière du bâtiment. L’option a été retenue par Bâtiment CFA Bourgogne Franche-Comté. Proposée le 28 mai, la séquence permettra aux internautes de s’immerger dans l’antre des cinq sites pédagogiques de la région.

DIJON: Futurs apprentis de la filière du bâtiment, à vos ordinateurs ! Soyez au rendez-vous de la longue interview qui sera proposée ce jeudi 28 mai par Bâtiment CFA Bourgogne Franche-Comté.

C’est en effet aux alentours de douze heures que le directeur du développement de l’organisme pédagogique, Clément MENAGER, s’invitera sur vos écrans pour une plongée instructive parmi les métiers de la filière. Une animation qui palliera au manque de manifestations physiques qui étaient programmées au début de ce printemps.

Baptisées « JPO Numériques », ces portes ouvertes virtuelles offriront la possibilité à Clément MENAGER de dévoiler les facettes des nouvelles formations et d’évoquer la réforme de l’apprentissage dans ce secteur si crucial de l’économie.

 

 

Plusieurs nouveautés y figurent : l’âge limite élargi à trente ans, la possibilité d’intégrer une formation toute l’année, la reconversion professionnelle ou encore l’accueil des demandeurs d’emplois…

Munis de leurs interrogations, les internautes auront la faculté de pouvoir questionner sur les réseaux sociaux leur interlocuteur au cours de cette émission.

Rappelons que les cinq CFA Bâtiment sont localisés à Autun, Auxerre, Besançon, Dijon et Marzy.

 

En savoir plus :

Le site référent : https://www.batimentcfabourgognefranchecomte.com/

 

En visite surprise au centre hospitalier de la Pitié-Salpêtrière ce vendredi 15 mai à Paris, le président de la République Emmanuel MACRON a éprouvé quelques difficultés à faire entendre sa voix face à un personnel soignant, parfois remonté comme un coucou suisse.

Il est vrai que les derniers propos émanant du pouvoir élyséen ont eu pour effet de surprendre, voire d’irriter quelque peu aux entournures des professionnels à vif nerveusement après ces longues semaines d’intervention vécues dans le combat quotidien contre l’épidémie de coronavirus.

Fatigué, exténué, mobilisé, le personnel soignant, y compris son encadrement, attendait sans doute autre chose que l’octroi d’une simple médaille distinctive devant récompenser leur dévouement. Une incompréhension qui a fait bondir et réagir une large majorité de blouses blanches qui sont tombées de haut. Elles se sont senties abandonnées au bout du compte…Certaines se refusant de recevoir ce qu’elles qualifient désormais de « médaille en chocolat » !

Interpellé avec véhémence par plusieurs professionnels lors de son immersion rapide dans le complexe hospitalier parisien, le pensionnaire du palais présidentiel a failli sortir de ses gonds.

« Si vous ne voulez pas de cette médaille, alors ne la prenez pas... devait-il rétorquer un brin agacé à une invective adressée face caméra par un jeune praticien à la diatribe musclée.

Un peu plus tard, lors de cette visite loin d’être de tout repos et de grande sérénité, le président dut esquiver une autre banderille menaçante d’une infirmière lui tenant tête. Cette dernière réclamait ni plus ni moins la revalorisation des salaires.

 

Pourquoi une prime ? Nous n’avons fait que notre travail…

 

Bref : le temps d’un court reportage télévisuel, chacun d’entre nous ayant visionné ces images coup de poing se sera fait une réelle opinion de ce qui se passe derrière les murs des établissements sanitaires en France.

Certes, il devrait y avoir le versement d’une prime pour ces femmes et ces hommes au comportement si méritoire, voire héroïque, après tant de sacrifices personnels pour avoir tenté d’endiguer et de contenir les ravages de l’infection virale.

Eux, stoïques, répondent presque unanimes qu’ils n’ont fait que leur devoir. Conformément à leur volonté d’exercer leurs métiers de la manière la plus optimale et déontologique possible.

D’ailleurs, le gouvernement avait réfléchi à diverses récompenses pour saluer le courage et la bravoure de ces « soldats » envoyés en première ligne dans cette guerre virologique d’un genre nouveau.      

Si le principe d’une remise de médaille de l’engagement a été validé en haut lieu ainsi que l’hommage public rendu par la France à ses soignants le 14 juillet, d’autres pistes avaient été couchées sur le registre des propositions gouvernementales.

Distribution de chèques-vacances, versement de primes, dons de congés, voire même dans certains cas la distinction honorifique suprême avec la Légion d’honneur…autant de possibilités qui, paradoxalement, n’ont pas eu l’air ni de satisfaire ni d’intéresser les professionnels de santé.

 

Pour les soignants, la prime est une rustine sur une jambe de bois…

 

Ceux-ci exigent davantage de moyens pour l’hôpital. Tant au niveau technique (on l’aura vu avec la gestion de cette crise unique où le matériel était bien en-deçà des attentes opérationnelles des soignants) qu’au niveau humain.

Plus d’effectifs parmi les intervenants, des conditions de travail plus humaines et responsables. Et naturellement, une revalorisation accrue des conditions salariales pour beaucoup de ces acteurs qui parfois triment des heures durant loin de leur univers familial pour des queues de cerises.   

Précisons que les infirmières françaises perçoivent 500 euros de moins chaque mois par rapport à la moyenne de leurs homologues qui exercent le même métier dans l’OCDE.  

Autant dire que l’annonce de l’obtention d’une médaille distinctive aura fait un flop retentissant parmi ses futurs récipiendaires. Certains y auront même vu une véritable provocation de l’Etat. D’autant qu’ils n’ont pas envie de défiler le jour de la fête nationale aux cotés des militaires…

Aujourd’hui, 60 % des hôpitaux de l’Hexagone se situent dans le rouge et sont en déficit. Les professionnels de santé veulent du changement. Et profiter de cette crise sanitaire exceptionnelle pour remettre tout à plat avec un gouvernement qui devrait s’atteler à cette tâche dès la semaine prochaine.

Le président de la République a en effet donné mandat au ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier VERAN, pour qu’il puisse commencer les discussions à partir de lundi.

Au centre de ces échanges qualifiés de concertation, la revalorisation des salaires des professionnels médicaux et paramédicaux est prioritaire.

Changer de paradigme tout en étant revalorisés : les personnels soignants le désirent plus que tout. Seront-ils enfin entendus par la gouvernance ?

 

Thierry BRET

 

 

 

Nouvelle difficulté pour le secteur des travaux publics qui ne s’attendait pas à recevoir une pareille estocade de la part du gouvernement. Malgré les efforts déployés ces dernières semaines par la filière artisanale dans l’optique de reprendre au plus vite leurs activités, une ordonnance de l’Etat qui modifie la règle du jeu provoque désormais le courroux de la Fédération régionale des Travaux Publics (FRTP) et de son représentant, Vincent MARTIN. Explications…

DIJON (Côte d’Or) : Il voit rouge le président de la FRTP de Bourgogne Franche-Comté ! Et il le fait savoir avec véhémence par un communiqué de presse qu’il a adressé dans les rédactions ce vendredi 15 mai.

Le sang de Vincent MARTIN n’a fait qu’un court lorsqu’il a appris le 13 mai, et sans aucune concertation avec la corporation dont il défend les intérêts, qu’une ordonnance de l’Etat modifiait les délais applicables à l’ensemble des marchés.

Dans les faits, le texte gouvernemental ne prend volontairement pas en compte la prorogation de l’état d’urgence sanitaire dans le calcul des délais qui entoure les marchés publics et privés.

En conséquence, en cas de non-respect de ces délais (pour mémoire rappelons que les délais d’exécution des chantiers sont contractualisés dans les marchés publics et privés), des pénalités seront appliquées au titulaire du marché.

Or, le contexte de la crise sanitaire imputable à la propagation de l’épidémie de coronavirus en France et la période de confinement auront conduit à l’arrêt forcé des chantiers. Allongeant de facto les délais d’exécution des marchés en cours !

 

 

Comme le précise le président MARTIN, « la profession a mis tout en œuvre pour organiser une reprise des activités en garantissant les mesures sanitaires indispensables afin de protéger la santé et la sécurité de ses salariés… ».

Le représentant régional de la FRTP en appelle donc au bon sens et demande à l’Etat de faire machine arrière : « Le gouvernement doit revenir de toute urgence sur cette ordonnance pour la protection des entreprises et la préservation des emplois dans un secteur essentiel pour la relance économique de nos territoires… ».

Sera-t-il entendu ? Pas si sûr ! Mais d’ores et déjà, le torchon brûle entre le gouvernement et le secteur des travaux publics !

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