Le bilan n’est certes que provisoire. Mais, à la lecture des premiers résultats communiqués par les services de la préfecture et de la Gendarmerie nationale, le week-end de Pentecôte n’aura guère été fameux avec son lot d’infractions qui a fait florès. Par rapport à la même période de la saison dernière, le nombre de victimes à déplorer est plus mauvais. Soit douze tués au lieu de onze depuis le début de l’année.

AUXERRE : Une fois encore, l’Yonne caracole parmi le peloton de tête des territoires de l’Hexagone où le nombre d’accidents de la circulation routière est élevé. Plusieurs faits divers à l’issue tragique sont venus endeuillés des familles au cours de ces dernières semaines de mai.

De sinistre augure avant que ne débute juin, un mois réputé très délicat par les services de la préfecture et le Groupement de la Gendarmerie nationale. En règle générale, cette période annonciatrice de l’été voit fleurir un nombre important d’accidents.

Mais, avant de connaître le rush des futures vacances estivales, les forces de l’ordre étaient mobilisées sur les routes et autoroutes lors de ce long week-end.

Les pelotons mobiles d’Avallon, d’Auxerre, de Joigny et de Sens n’ont guère eu le temps de chômer. Ils ont relevé en effet plus de trois cents infractions entre vendredi et lundi soir. Sachant que ces résultats s’arrêtent au soir du 01er juin vers 22 heures.

 

 

Dans le détail, sur 301 infractions observées, 186 ont pour origine la vitesse excessive des automobilistes. Dont cinq cas sont supérieurs à un écart de cinquante km/h avec la vitesse autorisée.

Les représentants des forces de l’ordre dirigés par le colonel Rénald BOISMOREAU ont enregistré trois non-respects au stop, deux défauts d’assurance, et même quatre cas de conduite sans permis !

L’absence du port de la ceinture aura été réprimandée à cinq reprises durant ces trois jours. Pour l’anecdote, il y eut aussi deux cas de conduite sous stupéfiant.

Bref, autant d’incivilités qui ont conduit les forces de l’ordre à se montrer répressives envers leurs auteurs avec vingt-trois rétentions de permis à la clé.

 

Dès qu’elles le souhaitent, plusieurs structures de la sphère patrimoniale et de la promotion culturelle de l’Yonne rouvriront leurs portes pour accueillir le public après cette interminable période d’inertie intellectuelle. La préfecture de l’Yonne vient en effet de signer six nouveaux arrêtés autorisant ces sites touristiques à recevoir du public. Mais cela ne pourra se faire qu’en appliquant stricto sensu les gestes barrières…

AUXERRE : C’est un zéphyr virevoltant et prometteur qui souffle depuis quelques jours sur notre territoire encore endolori par tant de privations intellectuelles et culturelles !

Un vent plein de fraîcheur et revigorant qui nous apporte de bonnes nouvelles pour notre économie locale.

Les arrêtés préfectoraux, synonymes de réouverture des haut-lieux de notre patrimoine faisant la fierté des professionnels du tourisme, se succèdent en cascade depuis quelques jours.

Les derniers en date concernent depuis ce lundi 25 mai les autorisations d’ouverture de six cadres bucoliques et champêtres de la Bourgogne septentrionale : le Château d’Ancy-le-Franc, le Musée de l’Avallonnais, celui  du costume d’Avallon, l’incontournable Musée Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye. Deux étangs, ceux de Girolles et de Savigny-sur-Clairis, figurent sur la liste.

Le 19 mai, sur proposition de la sous-préfète de l’Avallonnais et du Tonnerrois Cécile RACKETTE qui est en charge de la cellule de coordination de la relance des activités touristiques et culturelles, le préfet Henri PREVOST apposait sa signature au bas des documents officiels, établissant ainsi une première liste de structures pouvant bénéficier des mêmes avantages.

Cela concernait la Pyramide du Loup, la Fabuloserie, le Musée d’art naïf de Noyers-sur-Serein, le centre culturel de GURGY ou encore l’étang de Dollot.

D’autres demandes de réouverture sont en cours d’analyses. Sachant que Cécile RACKETTE échange de manière systématique avec ces structures afin de leur permettre d’adapter leurs modalités de fonctionnement aux exigences requises par la réglementation…

De son côté, l’énigmatique château de Maulnes, propriété du Conseil départemental, devrait accueillir ses premiers visiteurs mais uniquement sur rendez-vous ce samedi 30 mai…

 

La date de cette réunion statutaire obligatoire a été fixée au jeudi 04 juin. Oui mais voilà : pour cause de coronavirus et de distanciation physique, les membres du syndicat patronal des petites et moyennes entreprises s’abstiendront des joyeuses agapes d’après séance de travail. Le président de la CPME de l’Yonne a tranché : ce sera une assemblée générale à distance qui sera proposée à ses adhérents...

AUXERRE: Celles et ceux des membres de la CPME qui pensaient se retrouver dans la joie et l’allégresse le 04 juin prochain lors de leur assemblée générale en seront pour leurs frais ! Olivier TRICON en a décidé autrement avec la bénédiction, il va de soi, de son Conseil d’administration.

Le président de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises de l’Yonne a adressé il y a vingt-quatre heures par mail interposé l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Conformément à ce qu’avait décidé le Conseil d’administration le 18 février dernier.

Mais, la subtilité de cette AG tiendra de sa forme. La réunion s’appuiera en effet sur les supports technologiques de la visioconférence. Permettant ainsi à celles et à ceux qui le peuvent de se joindre numériquement à cet exercice quelque peu particulier.

L’ordre du jour, quant à lui, s’articule autour d’un schéma très classique avec l’approbation du procès-verbal de la précédente assemblée générale en date du 21 mars 2019, la présentation des différents rapports (moraux et financiers), celui du trésorier Roger DELINGETTE, l’approbation des comptes, l’affectation du résultat de l’exercice antérieur, le vote du budget ainsi que les questions diverses.

 

 

Avant que ne se clôture cette séquence en virtuel, le renouvellement des membres sortants du Conseil d’administration sera effectif en fin de séance. Précisons que celle-ci débutera dès 17 heures.

Il sera possible également pour celles et ceux des adhérents qui ne pourraient assister à ces travaux de donner procuration.

La seule interrogation qui subsiste à ce jour pour Olivier TRICON demeure la fréquentation réelle à cette future assemblée. Et, l’obtention de l’indispensable quorum.

Si ce dernier n’était pas atteint : charge alors au responsable de la CPME de l’Yonne de proposer une seconde assemblée générale ordinaire. Celle-ci se tiendrait consécutivement en s’appuyant sur un ordre du jour similaire.

En savoir plus :

Pour connaître les modalités opératoires de l’assemblée générale ordinaire et donner procuration, se rapprocher de la référence suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Dans le département de l’Yonne, la reprise des activités sportives s’effectue de manière très progressive. Elle reste adaptée aux risques de propagation du coronavirus. L’Etat vient d’en publier les modalités par le biais d’un site informatif qui récapitule l’ensemble des quatre guides pratiques post-confinement…

AUXERRE : La distanciation physique reste de mise pour s’adonner de nouveau à sa passion sportive. Mais seule est autorisée la pratique d’un sport individuel en extérieur. C’est en substance les premiers éléments de réponse pour celles et ceux qui veulent continuer à s’entretenir avec sérieux durant cette période de sortie de crise à géométrie variable.

Le ministère des Sports vient par ailleurs de publier sur son site Internet les quatre guides pratiques qui permettent d’exercer une activité dans les règles de l’art.

En revanche, la pratique des sports de combat et ceux ne permettant pas la distanciation sociale est à proscrire même en plein air. Les activités sportives individuelles doivent se limiter aux activités de plein air dans le respect des distances de cinq mètres (activités de moyenne densité) et de dix mètres pour celles nécessitant une forte intensité.

Ceci dans la limite de rassemblement autorisée, c’est-à-dire dix personnes en simultanée à un endroit donné.

Quant aux activités sportives qui requièrent des déplacements, elles sont soumises aux dispositions du décret concernant les déplacements et les transports (la règle des cent kilomètres).

Les équipements sportifs de plein air peuvent accueillir du public tandis que les piscines couvertes ou de plein air, les salles polyvalentes, les espaces sportifs couverts demeurent fermés.

 

Un nouvel état des lieux au 02 juin…

 

Les équipements sportifs couverts peuvent néanmoins accueillir les sportifs professionnels ainsi que les enfants scolarisés et les enfants des centres de loisirs et leurs encadrants.

Pour les enfants, les règles sont identiques. Les mineurs sont autorisés à pratiquer toute activité sportive à l’exception des sports collectifs, sports de combat ou sports individuels dont la pratique ne permet pas de respecter la distanciation physique et des activités aquatiques en piscine.

Rappelons que les piscines demeurent ouvertes à titre dérogatoire pour faciliter l’organisation des examens de type MNS et BNSSA.

Les sports nautiques ne sont pas praticables du fait de l’interdiction de l’accès aux plages, aux plans d’eau et aux lacs qui reste en vigueur.

Mais, le préfet de l’Yonne peut, sur proposition du maire, en autoriser l’accès et rendre possible la pratique de ces activités dans le respect des règles sanitaires et de distanciation.

La préfecture de l’Yonne devrait refaire un point presse le 02 juin prochain avant de faire connaître les évolutions de ce dossier.

 

En savoir plus :

Privilégier l’envoi d’un mail à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour consulter les quatre guides du ministère des Sports :

https://www.sports.gouv.fr/accueil-du-site/actualités/article/des-guides-pratiques-post-confinement-lies-a-la-reprise-des-activités-physiques

 

 

Investie par le préfet de l’Yonne, la sous-préfète de l’Avallonnais et du Tonnerrois Cécile RACKETTE a présidé vendredi dernier la première séance de travail du Comité de relance du tourisme et de la culture dans l’Yonne. Une réunion qui avait le particularisme d’accueillir en présentiel et par les moyens audiovisuels adéquats tous les acteurs clés de notre département. Autour d’une méthodologie axée sur la mobilisation, l’accompagnement et la mutualisation, les conditions pour une reprise de l’activité ont été examinées avec beaucoup de discernement en étudiant les obstacles rencontrés afin de mieux les contourner…

AVALLON : Le retour au premier plan des activités touristiques et culturelles sur notre territoire est essentiel. Plus qu’un vœu pieu, c’est une nécessité vitale absolue pour les acteurs professionnels et institutionnels de ces filières mises à mal depuis plus de deux mois par le confinement imputable au coronavirus.

Le sauvetage de ce double secteur est devenu une priorité nationale pour le gouvernement. Mais, cette amorce progressive vers la normalisation ne doit souffrir d’aucune contradiction : elle devra s’exécuter dans le cadre du respect optimal des conditions sanitaires requises afin d’éviter le rebond de l’épidémie. Ce que craignent déjà beaucoup de scientifiques avec ce qu’ils nomment la « deuxième vague ».

Réunis à la fois en présentiel et par le biais des supports techniques de l’audiovisuel, une quinzaine de spécialistes de la sphère institutionnelle et économique de l’Yonne ont pu disserter longuement à l’invitation de Cécile RACKETTE, la représentante de l’Etat qui gère la présidence de ce comité, sur les préoccupations de l’instant.

Premier constat, il apparaît légitime de relancer au plus vite les activités de ces deux secteurs qui ont été profondément impactés par les conséquences de la crise. Un intérêt à cette reprise qui doit rappeler que derrière les images touristiques positives habituelles s’articulent un certain nombre de choses relatives au développement des résidences secondaires, à l’installation de retraités, à l’arrivée d’internes en médecine, au développement de la vie économique y compris par le prisme du télétravail…

Bref : autant d’éléments factuels qui permettent le développement du territoire et la pérennité des services publics. D’où l’idée sous-jacente qui se dégage de ces échanges de travailler à une offre culturelle et touristique sûre et labellisée à l’avenir. Une opportunité à laquelle les différents acteurs de ce rendez-vous se sont ralliés unanimes.  

 

Libre concertation et retour à la notion de confiance…

 

Mais, au-delà de l’attractivité du territoire qui doit s’affirmer coûte que coûte, la priorité de l’instant est de rétablir très vite la notion de confiance auprès des consommateurs mais aussi des professionnels de ces filières.

Un facteur déterminant pour réenclencher la pompe de la fréquentation. Mais qui aura d’ores et déjà des répercussions évidentes sur la rentabilité économique des structures d’accueil. Celles-ci devant vraisemblablement fonctionner dans des conditions différentes désormais.

Cette prise de contact qui aura eu le mérite de poser les jalons initiaux de la réflexion ne nécessite pas d’élargissement du groupe de travail dans l’immédiat. Evidemment, les choses ne sont pas figées.

D’autant que des instructions générales émanant de la gouvernance sont attendues aux alentours du 25 mai.

 

 

 

 

Dès à présent, le Comité de relance a choisi d’abattre la carte de la libre concertation entre ses composantes (CCI, UMIH, Yonne Tourisme, Région,…) par l’intermédiaire de la sous-préfète qui fera office d’ambassadrice du tourisme et de la culture pour tout le département.

Quant aux difficultés, elles occupent avec insistance les esprits des professionnels. Par exemple : comment pourront-ils appliquer les mesures sanitaires requises au vu des coûts supplémentaires engendrés (fréquence en hausse pour le ménage, mise en place de divers équipements de protection…) ?

Autre interrogation qui est revenue dans le vif des débats : est-ce que le modèle économique actuel va permettre d’ouvrir, voire de survivre ?

Certains entrepreneurs ont déjà fait savoir qu’ils ne rouvriront pas leurs établissements à l’heure actuelle car ils ne pourraient assurer l’équilibre de leurs comptes…

 

Des incertitudes persistantes…

 

Mais, d’autres incertitudes plus globales persistent. Nul ne pouvant y répondre avec exactitude. Quid de la baisse du pouvoir d’achat consacré au budget des vacances cette année par les Français ? En ricochet, la présence de la clientèle international est-elle envisageable cette saison ?

Si la levée de ces doutes apparaît d’ores et déjà comme un prérequis obligatoire au lancement de toute stratégie de communication efficiente pour optimiser les atouts de notre territoire, il est clair que le moindre retard pris à l’allumage serait fatal vis-à-vis d’autres départements plus affûtés à la réactivité.

En ce sens, le rôle du Comité devient un atout pour ne pas perdre de vue les réels enjeux de demain.

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