Bienvenue dans notre cité préfectorale qui a retrouvé un rien de propreté ! Ouf ! Il était grand temps ! Point besoin d'être fort comme un turc pour s'attabler au « Maison Fort » ! Poussons-en la porte. La salle est plutôt attrayante et ne manque pas d'âme. Une table ronde, c'est l'idéal pour converser entre amis, pas vrai ?

 

AUXERRE : Le cocktail maison, proposé à l'apéritif est à 8 euros. Soit 53 francs d'avant 2002 ! Il est composé de crémant, de ratafia, de jus de pomme et de groseille. Mais, ce liquide est des plus insipides. Et, l'on n'y perçoit hélas aucun parfum. Comme trop souvent désormais en France, il est accompagné par du néant. Ni gougères, ni tomates cerise de saison  ou autres originalités. RIEN ! Il me revient alors en mémoire un récent périple en moto « ibérico-lusitanien » évoqué dans nos colonnes. Une belle illustration de la générosité bistrotière...

 

 

Une quiche lorraine aux goûts francs et aux saveurs étagées…

 

Autour de nous quelques tables dont celle occupée par le Président du Conseil départemental de l’Yonne, qui en sa qualité d'ancien édile chablisien, est à l'eau, me semble-t-il ! Certes, le  politiquement correct a envahi nos sociétés  -quelle tristesse - mais l'Yonne, c'est environ 20 à 25 % du vignoble bourguignon. Qu'on se le dise ! Sachons, ne pas l'oublier, sinon demain les us sodas règneront en maître absolu hélas sur nos tables !

Les entrées arrivent. Pour les accompagner, nous choisissons un Riesling de belle tenue. Si la cassolette d'escargots est plutôt quelconque, car trop chauffée, le millefeuille de betterave et chèvre est d’une belle texture originale. Mais l'entrée par nous plébiscitée, est la quiche lorraine déstructurée : c'est délicieux vraiment, des goûts francs et des saveurs étagées.

Bien sûr,  il me semble que dans la recette originelle, le fromage n'y a pas sa place, mais qu'importe ! (Devine ce que je t'ai préparé ?  Des quiches ! Ce n'était pas très difficile à deviner, étant donné que toute la maison en était parfumée - Georges SIMENON, chez « Les Flamands » en 1932).

 

 

Des légumes merveilleusement assaisonnés…

 

Les plats arrivent ensuite. Ils sont accompagnés d'un vin languedocien, pas forcément très connu : les « Terrasses du Larzac ». Mention spéciale ++ pour l'assiette végétarienne, elle est composée de ratatouille et pois chiches, légumes confits et purée de pommes de terre.

D'ordinaire, ce type d'assiette hélas ruisselle d'eau (carottes, haricots verts congelés...). Mais, rien de tout cela ici-bas ! Les légumes sont bien cuisinés, assaisonnés, c'est délicieux !

 

 

Un dessert à l’unisson avec sa crème onctueuse…

 

Du coup, nous pardonnons aisément la légère sur-cuisson du rosbif purée (des pensées pour feue Mamie Mado et nos repas familiaux des années 1970/80...), cette viande rappelant aussi les assiettes dites anglaises d'antan : viande froide, salade et cornichon. Une autre époque, assurément.

Et en dessert, le Saint-Honoré - saint patron des pâtissiers - est ici à l'unisson, avec son onctueuse crème.

Signalons aussi le joli parcours professionnel que celui du chef-patron de cette maison où il fait bon s'attabler.

 

 

En savoir plus

 

Les - : anormale absence d'accompagnements avec l'apéritif. Attention, chers restauratrices et restaurateurs, vous êtes en train d'oublier votre clientèle ! Adieu nappes, serviettes en tissus, etc.

Les + : un bon rapport qualité-prix, avec une première formule du midi proposée à 24 euros.

 

 

Contact :

 

Restaurant « Le Maison Fort »

10, rue Fourier

89000 Auxerre

Tel : 09.73.66.70.52.

Réseaux habituels !


Gauthier PAJONA

 

 

 

 

 

L’affaire aurait pu en rester là. Une « dénonciation calomnieuse » à l’encontre du conseiller municipal d’opposition d’Auxerre, Rémi PROU-MELINE, qui a été jugée sans suite par le tribunal pour le motif suivant : « poursuite non proportionnée ou inadaptée ». A l’origine de ce dépôt de plainte : l’accusation d’un autre élu, un sympathisant Républicain de la majorité auxerroise, Julien JOUVET. Ce dernier parlant de « diffamation envers un dépositaire de l’autorité publique ». Or, depuis le 24 août, le parquet a été saisi d’une nouvelle action en justice de la part de l’incriminé DVG qui se porte partie civile. Contacté, Julien JOUVET nous éclaire sur le feuilleton juridique de cette rentrée…

 

AUXERRE: « L’honneur est un sujet sur lequel je transige relativement peu… ». Calme, détendu, mais visiblement affecté voire blessé par toute cette affaire, tout se faisant pédagogue dans l’explication de ses arguments, Julien JOUVET prend soin de bien s’expliquer sur ce qui l’a amené en juin dernier à déposer une plainte contre l’un de ses collègues du conseil municipal auxerrois.

Lui revendique son appartenance à la majorité municipale. Celle que pilote depuis un peu plus de deux ans le représentant des Républicains et du centre droit, Crescent MARAULT.

En face, se trouve une personnalité issue de la gauche qui n’a pas sa langue dans sa poche et aime titiller la gouvernance, Rémi PROU-MELINE. L’affaire entre ces deux-là – c’est sûr, ils ne partiront pas ensemble aux prochaines vacances de Noël ! – remonte au lendemain du premier tour des élections présidentielles.

A cette occasion, l’élu DVG publie de manière publique des « allégations » sur son blog qui étaient une prise de position, qualifiée par Julien JOUVET de « mensongère ».

 

Un dépôt de plainte contre l’avis même de la municipalité…

 

Des écrits ayant eu directement un impact sur l’existence quotidienne de l’élu sympathisant LR, y compris dans son environnement professionnel où il exerce des responsabilités dans le domaine de la communication.

« Ces accusations qu'il portait à mon égard m'ont valu des remarques désobligeantes dans le cadre de mon travail et de ma vie privée, ajoute Julien JOUVET, clairement, ça remettait en cause mon intégrité et mon honnêteté. Or, vu le travail que j’exerce, avoir une remise en question de mon honnêteté risquait de m’occasionner de gros problèmes. En ce sens, j'ai considéré que j'étais diffamé, c'est à dire qu'il y avait une atteinte à mon honneur… ».

Conséquence, l’accusé se  rend à l’hôtel de police pour y déposer en juin une plainte à titre personnel. Contre l’avis même de la municipalité, contrairement à ce qui aura été répandu sur les réseaux sociaux.

 

Pas de combat idéologique, ni politique…

 

Pourquoi un tel geste ? « Je considère qu'un élu n'est pas une personne sacrée, mais qu'un élu n'a pas moins de droits qu'un citoyen. Et là, en tant que citoyen, je me suis vu attaqué. Donc, je suis allé au commissariat de police déposer une plainte pour diffamation… ».

Bien loin d’un « combat idéologique et politique » mené contre Rémi PROU-MELINE. Avec cette action en justice, Julien JOUVET estime que « ce dernier a tout simplement dépassé les bornes de la loi ».  

Puis, de poursuivre : « C'est un rappel à l'ordre, ajoute l’interviewé, car on ne peut pas dire tout et n'importe quoi dans la vie ! Il y a un cadre et celui-ci est défini par la loi. Je n'ai absolument pas contesté et je ne conteste toujours pas aujourd'hui le droit de Rémi PROU-MELINE à mener un débat politique, à avancer des idées, à critiquer l’action de la majorité. Bien au contraire, c'est de là que naît la démocratie. Maintenant, cela fait deux ans que cet élu par le biais de ses interventions, qu'elles soient sur les réseaux sociaux, en conseil d'agglomération ou au conseil municipal, sont à 90 % des attaques personnelles, des insinuations qui sortent du débat idéologique… ».

 

Trop de « bad buzz » et de polémiques dans cette histoire ?

 

Puis, un brin ironique, Julien JOUVET lance une banderille pertinente : «  Je mettrais presque au défi de trouver une seule idée positive pour le bien-être des Auxerrois que Rémi PROU-MELINE aurait avancé depuis deux ans ! »

Si le torchon brûle à l’heure actuelle entre ces deux élus, ce ne fut pas toujours le cas. Notamment au début de la mise en route de la nouvelle gouvernance.

« J’ai eu, dans un premier temps, une bonne appréciation de Rémi PROU-MELINE, concède le conseiller municipal de la majorité, je lui ai trouvé un dynamisme et un côté entier, une volonté d'équité, de traitement des citoyens et des entreprises auxquelles j'ai adhéré complètement et progressivement.

Mais, je ne sais pas. Peut-être est-il mal conseillé ou influencé, aujourd’hui ? On est sur l'invective, on est sur le personnel à chacune de ses interventions. Il s'en est pris à chacun des adjoints et rarement sur leurs positions en qualité d’élus. Mais, plutôt sur ce qu'ils font et vivent en dehors du conseil municipal… ».

Alors, y aurait-il trop de « bad buzz » et de polémiques dans les propos de l’élu de gauche ?

Réponse de Julien JOUVET : « On a l'impression qu'il n'existe qu'à travers cela ! Aujourd'hui, j’ai pris acte des décisions du procureur de la République de ne pas donner suite à ma plainte. J’en ai déduit que les éléments que j'avais amenés dans ma plainte n'étaient pas suffisamment caractérisés. Mais, je sais aussi que les parquets et la justice, d'une manière générale, sont débordés et que si le procureur juge que la plainte n'était pas recevable, il n'y a pas matière à la contester… ».

 

 

Une nouvelle plainte est déposée : stop ou encore ?

 

Pourtant, une nouvelle plainte émise par Rémi PROU-MELINE a été déposée le 24 août auprès de la justice pour « dénonciations calomnieuses ».

« Cela aurait dû s’arrêter là, souligne Julien JOUVET, ce que je vois, c'est du calcul, du calcul en permanence. Cet élu a besoin de se mettre en avant pour exister politiquement. Initialement, je voulais signifier un stop catégorique avec ma propre plainte. Un stop au tout et au n’importe quoi, sans remettre en cause l’honneur et l’intégrité des individus. Le message aurait pu être entendu. Personnellement, je n’ai pas de problèmes avec d’autres membres de l’opposition. Certains m’ont même adressé des mots d’encouragement et de soutien, voire de compréhension dans mon positionnement. Mais que faire face à un élu qui est dans la haine dès que l’on ne pense pas comme lui ? ».

Alors, le débat public se situe-t-il dans le « caniveau » comme le pense l’élu auxerrois de la majorité, plutôt  que de s’intéresser à l’intérêt général des citoyens ?

Et Julien JOUVET de conclure : « On oublie ce qu’est l'adversité politique, même quand on en arrive à se détester. On ne doit pas s'attaquer pas aux personnes ni glisser vers un débat, qui nous amène collectivement dans la fange et qui donne une mauvaise image de ce qui se passe à Auxerre.

Toutes ces polémiques stériles n'apportent rien au débat et n'apportent rien aux Auxerrois. Il est dommageable que Rémi PROU-MELINE rêve d’être un jour Jean JAURES alors qu'il n'arrive pas aujourd’hui à la cheville de Cyril HANOUNA ! ».

Une fin de non-recevoir verbale pour réconcilier les deux parties ?

 

Thierry BRET

 

 

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