Dresser un état des lieux positif de l’année touristique écoulée ne devrait pas être chose si facile pour la présidente de l’agence de développement du tourisme dans l’Yonne. Il est vrai que l’activité charnière de tout un pan de l’économie aura été durement impactée depuis mars 2020. L’origine de la cause résulte de la circulation virulente de la COVID-19 et de ses néfastes conséquences…

 

AUXERRE : 2020 aura été une année très complexe à vivre pour le secteur du tourisme. En France comme ailleurs avec sa cascade de désagréments successifs et d’annulations en tout genre, privant les professionnels de recettes salvatrices. Qu’en est-il exactement de la physionomie économique vue depuis le département de l’Yonne ?

C’est l’un des intérêts essentiels de l’assemblée générale, dans sa double formulation ordinaire et extraordinaire, qui sera déclinée en visioconférence ce vendredi après-midi aux alentours de 15h30.

L’agence de développement Yonne Tourisme y présentera par la voix de sa présidente Anne JERUSALEM le bilan des activités observé au cours de ces douze mois à l’estampille 2020 que nul ne pourra vraiment oublier.

Si différents points inscrits à l’ordre du jour induisent des modifications statutaires (notamment l’ajout des modalités organisationnelles des rendez-vous en visioconférence et audioconférence), nécessitant l’ouverture d’une session extraordinaire, le gros morceau de l’après-midi se résumera à la présentation des multiples rapports, moraux, d’activités et financiers.

 

 

Naturellement, et soucieux d’anticiper le retour progressif à la normale, les responsables de Yonne Tourisme évoqueront également les diverses strates de leur plan d’actions 2021.

Ultime étape de ce rendez-vous studieux et constructif avant que ne soient posées les questions diverses. Sans doute très nombreuses émanant des internautes professionnels d’une filière, prête à rouvrir leurs établissements.

 

Thierry BRET

 

L’action se peaufine depuis plusieurs semaines. Elle sera officialisée ce jeudi 01er avril par l’adjointe au maire, déléguée à la Culture et à l’Evènementiel Murielle LE ROY. Les artistes du cru (peintres, photographes, plasticiens…), référencés comme professionnels, investiront les salles de restaurant. Pour y honorer une cause juste et noble : la solidarité !

 

JOIGNY : L’idée repose sur un soutien intellectuel réciproque. Elle concerne deux corporations, durement frappées par les résultantes néfastes de la circulation de la COVID-19, synonymes de multiples fermetures.

Les artistes s’invitent donc chez les restaurateurs en ce premier avril à Joigny. Et, ceci n’est pas un poisson !

S’inspirant d’une opération menée avec brio à Strasbourg (« PROMEN’ART ») depuis quelques semaines, l’initiative portée par la Ville de Joigny est une contribution visuelle au soutien des restaurateurs et des artistes plasticiens du cru qui ne peuvent plus exprimer leurs talents en ces périodes de confinements successifs.

Le principe se veut simple. Baptisée « Restau’Art », l’animation se traduit par la présence d’une ou de plusieurs œuvres des artistes professionnels du terroir dans les locaux des restaurants qui en acceptent l’accueil et qui proposent à l’heure actuelle de la vente à emporter.   

 

 

 

 

Un bonheur ne venant jamais seul, la clientèle fréquentant ces établissements peuvent ainsi découvrir ces œuvres tout en ayant la possibilité de les acquérir. Soit directement auprès du restaurateur, soit en contactant l’artiste.

Chaque binôme détermine les modalités de vente desdites pièces. Sachant que les artistes ont accepté de verser 20 % du montant de la transaction au restaurateur faisant office de galerie d’art. Un concept altruiste qui se veut gagnant/gagnant !

L’opération devrait s’étaler dans un premier temps sur ce second trimestre, jusqu’au terme du mois de juin.

 

Thierry BRET

 

Voilà une information qui réchauffe le cœur et fait grandement du bien à l’âme en cette période de troubles sanitaires. L’établissement de Chablis prépare méthodiquement sa réouverture. Certes, aucune date ne peut être encore biffée sur un agenda. Mais, la performance artistique déclinée ce mardi par l’architecte d’intérieur et artiste Amandine CHAINE permet d’entrevoir bien des opportunités épicuriennes à venir en guise d’exquises retrouvailles…

 

CHABLIS: Novatrice, l’idée de concevoir une prestation artistique insolite sous un chaud soleil quasi estival dans cet antre de la gastronomie qu’est le Bistrot des Grands Crus était presque une invitation à partir en vacances et à oublier le quotidien. Celui si morose qui nous est imposé par la COVID, nous privant de libertés et des rêves épicuriens les plus fous !

La performance se voulait innovante ; elle le fût. Tant pour les salariés de l’établissement que pour l’encadrement. Logique quand la cohésion d’une équipe est recherchée après autant de semaines d’atermoiement et de doutes. Logique, aussi, si on y plaçait le curseur de la détente et de la relaxation. Ce qui était le cas avec cette opération séduisante à la découverte de l’art, d’un nouveau décorum et finalement d’une partie de soi-même. La réalisation d’un décor sur l’un des murs de l’établissement.

Cette prestation cousue main était l’œuvre de l’architecte d’intérieur Amandine CHAINE qui possède comme on aura pu le constater plusieurs cordes à son arc. In fine, cela se mue en une harpe harmonieuse proposant une douce mélodie très agréable à l’oreille.

 

 

Une rencontre liée au hasard d’une formation…

 

Originaire de l’Aube, Amandine, artiste en puissance, aime conjuguer au détour de nombreuses expériences ses connaissances de l’humain et du bien-être.

Ses modes d’expression prennent la forme du feng-shui, de la symbolique des couleurs, des techniques de relaxation, de cette symbiose parfaite entre une pratique professionnelle et une quête plus personnelle, singulière et inspirée.

Responsable depuis une décennie d’une structure joliment baptisée « AUBOISINE », la jeune femme a été sollicitée par Noémie VIGNAUD, fille et successeur de l’emblématique figure des arts de la table qu’est Michel VIGNAUD, pour créer un environnement ressourçant, digne de ce nouveau « Bistrot des Grands Crus », qui est accueilli désormais dans l’enceinte de l’Hostellerie des Clos.

Leurs valeurs communes, tournées vers l’humain, la sobriété dans le travail et surtout l’efficience, ne pouvaient que les rapprocher. Le hasard (si tant est qu’il existe) avait favorisé leur rencontre lors de journées de formation professionnelle…

Curieuse chose en vérité. Qui aura engendré tant de nouvelles découvertes quelques mois plus tard…

 

Thierry BRET

 

 

Un simple ordinateur sur lequel apparaît une multitude de petits écrans. A l’intérieur de ceux-ci : des visages. Dont ceux de l’ambassadeur de Roumanie et du secrétaire d’Etat en charge du tourisme Jean-Baptiste LEMOYNE. C’est la magie du numérique. Elle a permis aux représentants de la Maison de la Francophonie de Bourgogne de prendre part aux échanges nourris, alimentés par le RIMF, le Réseau international des Maisons de la Francophonie…

 

AUXERRE : Ironie du sort ! Alors que l’Yonne n’a jamais été aussi proche de revivre un épisode de confinement dur du fait de la croissance exponentielle du taux d’incidence de la COVID-19, c’est un exercice de pure aération intellectuelle, propice à faire vagabonder la pensée autour de la planète auquel se sont livrés il y a quelques jours trois des chevilles ouvrières de la Maison de la Francophonie régionale depuis Auxerre. Une bouffée d’air pur relayée vers le monde extérieur…via la magie du numérique !

Les yeux rivés sur l’écran d’un ordinateur qui assurait la retransmission d’un webinaire, la présidente de la Francophonie de Bourgogne Franche-Comté Marité CATHERIN ne perdait pas une miette de ces échanges fructueux organisés dans le cadre de la Semaine de la Francophonie.  

A ses côtés, son vice-président Prudence ADJANOHOUN et la déléguée en charge de la communication Chantal ROBERT suivaient tout aussi studieusement les conversations qui allaient bon train entre les différents locuteurs.

D’autant que cette session digitalisée ne manquait pas d’intervenants de poids.  A commencer par le secrétaire d’Etat en charge du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie, Jean-Baptiste LEMOYNE.

Invité par l’antenne régionale de la Maison de la Francophonie, le représentant du gouvernement aurait dû être à l’origine physiquement présent à Auxerre pour satisfaire au besoin de cet exercice de communication. Mais, un agenda quelque peu serré chamboula son programme en dernier ressort, privant les organisateurs Auxerrois de sa venue.

 

 

Un réseau international qui fédère une vingtaine de pays…

 

Qu’à cela ne tienne, l’élu du Conseil départemental de l’Yonne eut tout de même l’opportunité de s’exprimer face aux représentants des Maisons des Francophonies des dix-neuf pays, membres du RIMF.

Nouvellement porté sur les fonts baptismaux, le Réseau International des Maisons des Francophonies accueille une vingtaine de pays originaires d’Afrique, d’Asie, des Amériques et de l’Europe. Son seul credo : promouvoir les valeurs de la francophonie dans les dimensions culturelles, environnementales et économiques.

Lors de cette intervention, Jean-Baptiste LEMOYNE évoqua les enjeux formidables que représentent la francophonie et son essor à travers le globe.

Il fit en aparté une allusion sur les attentes de la France avant le XVIIIème Sommet de la Francophonie qui se déroulera les 20 et 21 novembre 2021 sur l’île de Djerba en Tunisie.

Le réseau international a choisi la capitale des Gaules (Lyon) pour y installer sa base arrière. Jusqu’en juin, le RIMF est codirigé par le Français Christian PHILIP, président de la Maison de la Francophonie du Rhône et le Canadien Michel ROBITAILLE, président du conseil d’administration du Centre de la francophonie des Amériques basé à Québec.

A l’automne dernier, le réseau international avait lancé avec succès une première initiative baptisée « Ma Minute Francophone ». Ce concours ouvert à tous permettait aux francophiles de pouvoir s’exprimer par le biais d’une courte vidéo retraçant leur perception personnelle de la francophonie.

 

Thierry BRET

 

Les premiers visiteurs devraient fouler cet espace culturel fin 2021. Peut-être au début de l’année suivante si les travaux accusaient du retard. Quoi qu’il en soit, le musée de l’AJA favorisera le rayonnement du club bien au-delà des frontières de l’Yonne en y exposant trophées et souvenirs. Le concept a reçu un écho favorable de la Région après l’appel à projets « Tourisme et Patrimoine » 2020.

 

AUXERRE : La candidature de l’AJ Auxerre n’était pas la seule à pouvoir obtenir les faveurs de la Région Bourgogne Franche-Comté. Ni ses précieux subsides qui en découlaient ! Surtout avec un appel à projets qui s’intégrait dans la catégorie réputée éclectique du « Tourisme et Patrimoine ».

Trois prétendants sont d’ailleurs sortis du lot au moment du verdict de cette attribution 2020. Celle-ci permet à ses lauréats de se partager une enveloppe globale de 743 000 euros.

L’AJ Auxerre est l’un d’entre eux. Aux côtés du Fort Saint-André (Jura) avec la valorisation et la restauration de ce site à Salins-les-Bains et du château d’Arcelot à Arceau en Côte d’Or. L’aménagement d’une nouvelle infrastructure dans le parc y offrira l’opportunité d’organiser des réceptions.

On le sait, le patrimoine naturel, culturel et historique de la région ne se présente plus. Huit sites bourguignons-francs-comtois figurent au registre du Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO.

Plus d’une centaine de vins de Bourgogne ou du Jura sont classés en AOC (Appellation Origine Contrôlée). Quant à la restauration, autre richesse inéluctable de notre patrimoine culinaire, ils sont des dizaines d’établissements à avoir obtenu les étoiles du Michelin.

En 2019, la Région a voulu accroître la qualité de ces offres en encourageant les projets d’investissements d’envergure : conservation, restauration, valorisation, services novateurs, déclinaisons numériques. Ainsi est apparu l’appel à projets « Tourisme et Patrimoine ».

Sa seconde édition interpella le directeur général de l’AJ Auxerre Baptiste MALHERBE. Logique : la création du futur musée du club sportif, accueilli au cœur du mythique stade Abbé Deschamps, ne pouvait qu’intégrer la notion patrimoniale défendue par l’exécutif régional.

On connaît la suite : l’AJA avec son projet de musée a frappé les esprits ! Il faudra désormais patienter encore quelques mois avant de pouvoir en admirer les collections d’objets hétéroclites qui y seront dévoilées.

 

Thierry BRET

 

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