Prendre une pause, décompresser avec des amis autour d’un verre ou d’un repas est enfin possible. Fermés depuis plusieurs mois, les restaurants, les terrasses et les lieux culturels sont de nouveau ouverts aux consommateurs. Une vraie bouffée d’oxygène pour la plupart d’entre eux !

 

AUXERRE : Dans le cadre de l’urgence sanitaire, le décret n°2020-1310[1] avait été annoncé le 29 octobre 2020. Au sein de l’article 40 de ce dernier, s’inscrivait la fermeture des bars, des restaurants et de certains centres commerciaux.

Ce jour-là, était synonyme de confinement similaire à celui vécu en mars 2020. « Métro, boulot, dodo » était le slogan qui rythmait le quotidien de beaucoup de Français depuis un an environ.

Le Président de la République Emmanuel MACRON avait annoncé son plan de sortie de crise le 28 avril dernier à la presse régionale. A l’issu de celui-ci, une date importante était à retenir : le 19 mai où le couvre-feu fut repoussé à 21 heures et l’ouverture des commerces, terrasses, musées, salles de cinéma et autres théâtres enfin autorisée.

Ces établissements peuvent désormais accueillir le public avec des jauges limitées à 50 % par rapport à la capacité habituelle. Cependant, pour les petites terrasses de moins de dix tables, le gérant a la possibilité d’installer une séparation entre elles pour éviter la transmission du virus.

Cette réouverture tant attendue possède tout de même quelques restrictions pour les entreprises et les consommateurs. Le nombre maximal de client est limité à six par tables en comprenant enfants et adultes. Un enfant est comptabilisé à partir du moment où celui-ci est capable de tenir assis sur une chaise.

Mardi matin, le Président de la République Emmanuel MACRON et le Premier ministre Jean CASTEX ont fait partie des premières personnes à partager un café en terrasse près de l’Élysée à l’occasion de la réouverture. Ils ont ensuite diffusé une vidéo sur le réseau social Twitter où le public peut les voir profiter de ce moment. « Nous y sommes ! Terrasses, musées, cinémas, théâtres… Retrouvons ce qui fait notre art de vivre. Dans le respect des gestes barrières » a déclaré le Président en description de ce tweet.[2]

 

 

Fréquenter les terrasses : une tradition à la française à respecter !

 

Bien que la pluie ait choisi elle aussi de s’inviter aux terrasses, les consommateurs eux en ont fait abstraction. A Auxerre, les bars et restaurants étaient ouverts tôt le matin avec un sentiment de renouveau. Florian, serveur au bar « LE SUB » explique : « Mon premier client était déjà là à 10 heures 59 pour m’aider à sortir la terrasse… ».

L’annonce de la réouverture faite à l’avance, les clients se sont pour certains préparés à venir en sachant que la capacité d’accueil allait être restreinte.

« On a des clients qui dès le jour où ils ont appris que nous rouvrions le 19 mai se sont précipités en envoyant un message au patron pour réserver une table à l’avance » déclare Romane MOUTARD, serveuse au restaurant « LE BIARRITZ ».

Des habitués ou bien des personnes de passage, tout le monde s’est arrêté pour savourer un verre.

« C’est quand même une tradition française de boire son coup en terrasse… précise Florian. Une habitude qui va reprendre ses droits désormais !

 

Jordane DESCHAMPS

[1] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042475143

[2] https://twitter.com/JeanCASTEX

Tous les indicateurs flirtent avec le vert de l’espérance pour la municipalité auxerroise. Réunie ce jeudi 20 mai en fin d’après-midi lors du premier conseil proposé en présentiel depuis des lustres, la vénérable assemblée devrait pouvoir mettre un terme définitif à un suspense qui, d’après l’intéressée, n’a rien d’insoutenable. C’est-à-dire sa désignation au poste de premier-adjoint…

 

AUXERRE : En toute logique, on devrait y voir plus clair, ce jeudi en début de soirée, sur la désignation par scrutin du futur premier adjoint de la ville d’Auxerre. Il serait grand temps, diront par ailleurs les persifleurs de tout poil avec un zeste d’ironie !

D’autant que la vacance liée à ce poste non pourvu depuis le 25 novembre 2020 à la suite de la démission inattendue de Gilles PEYLET est devenue comme sa signification sémantique le rappelle presque synonyme de « longs congés estivaux » pour cette fonction au demeurant stratégique !

Toutefois, deux causes expliquent raisonnablement cette situation pour le moins exceptionnelle : les confinements répétitifs qui auront empêché l’organe institutionnel de fonctionner à plein régime et dans sa normalité habituelle (la visioconférence ne remplacera jamais les vertus relationnelles et communicatives d’une séance en présentiel !) et surtout la non-possibilité de choisir un premier-adjoint autrement que par un acte électif conçu dans les conditions physiques du direct.

D’où l’importance que revêt ce conseil municipal du 20 mai qui s’installera dès 18 heures, sans public mais avec la présence médiatique, dans l’enceinte du parc des expositions d’Auxerre, certes peu intimiste et moins feutré que le grand salon de l’hôtel de ville.

 

Une figure très connue de la vie économique auxerroise…

 

Si la logique, une fois de plus, est respectée bien qu’une élection ne soit jamais gagnée d’avance, ce poste de premier-adjoint ne devrait pas échapper à celle qui a fait consensus au sein de la majorité municipale pour en tenir les rênes, c’est-à-dire Carole CRESSON GIRAUD. Aujourd’hui, en charge du développement touristique, du rayonnement de la Ville et des relations internationales à travers ses jumelages.

Ce visage connu et reconnu dans la sphère entrepreneuriale du microcosme auxerrois en sa qualité de gérante d’une agence de voyage revendique sa non-appartenance à une quelconque formation politique. Mais, elle avoue volontiers qu’elle a adhéré à 100 % au projet municipal et économique, incarné par le nouvel édile de la capitale de l’Yonne, Crescent MARAULT.

Alors, sablera-t-elle enfin le champagne à l’issue de cette séance plénière, la future nouvelle première adjointe ? Nul n’est devin pour envisager l’avenir ! Mais, c’est certain : il devrait régner une certaine effervescence jeudi soir lors de ce conseil des retrouvailles non virtuelles…

 

Thierry BRET

 

La reconstruction de la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris ne se fera pas seule. En effet, Groupama Immobilier gère différentes forêts issues de son important patrimoine foncier. Des chênes y sont marqués avant d’y être prélevés. Objectifs : ces arbres serviront à redonner sa flamboyance à l’édifice et à sa flèche imaginée par Viollet-le-Duc…

 

PARIS : La flèche symbolique de la cathédrale Notre-Dame de Paris est l’œuvre d’Eugène-Emmanuel VIOLLET-LE-DUC, célèbre architecte du XIXe siècle. A l’initial, elle fut démontée à cause de son mauvais état entre 1792 et 1797. Un concours avait été lancé en 1842 pour sa restauration.

Ce dernier avait été remporté en 1844 par Jean-Baptiste LASSUS et Eugène-Emmanuel VIOLLET-LE-DUC. Jean-Baptiste LASSUS décéda en 1857. Il ne participera pas de fait à la restauration de la fameuse flèche. Constituée de 500 tonnes de bois, 250 tonnes de plomb, cette structure de 96 mètres de haut a vu le jour en 1859 grâce à l’imaginaire et aux croquis d’Eugène-Emmanuel VIOLLET-LE-DUC.

Or, à la suite du terrible incendie du 15 avril 2019, la charpente et la flèche ont été détruites. Un réel choc pour beaucoup de citoyens français qui a suscité des réactions nationales mais aussi internationales. La cathédrale de Notre-Dame de Paris est avant tout l’emblème de la ville tant au niveau architectural que culturel avec le roman éponyme de Victor HUGO. Reconnue universellement, ce sont environ 13 millions de visiteurs qui la découvrent chaque année.

En juillet 2020, la ministre de la Culture Roselyne BACHELOT avait déclaré aux médias que la reconstruction de la flèche se ferait à l’identique.

 

Groupama Immobilier aidera à restaurer ce symbole de l’art gothique…

 

La Société Forestière Groupama, entité gérée par Groupama Immobilier, a marqué différents chênes qui proviennent de ses forêts de l’Eure. A la suite de ces marquages, les arbres seront prélevés en guise de dons pour contribuer à la reconstruction de la flèche partie en fumée.

Au total, sept chênes âgés de 160 à 180 ans élevés en forêt de Conches (27) ont été choisis en compagnie du président de la Fédération Groupama de l’Eure Dominique AUBIN ainsi que du directeur général de Groupama Immobilier Eric DONNET, venus avec deux des trois architectes en charge de la reconstruction de l’édifice gothique.

L’idée de Groupama n’est pas nouvelle. L’assureur mutualiste s’était engagé à faire ces dons dès le lendemain de l’incendie.

Ce projet est devenu collectif. En effet, il est aussi porté par l’interprofession France Bois Forêt qui est présente pour coordonner les prélèvements des chênes que ce soit dans les forêts privées ou celles publiques qui occupent le sol français.

 

Jordane DESCHAMPS

 

Cette fois, c’est sûr : l’équipe du MUSEO Parc entrevoit enfin le bout du tunnel ! Après avoir connu des hauts et des bas, côté humeur, tant les incertitudes et les fausses joies s’étaient accumulées au cours de ces dernières semaines. Une première fois annoncée, puis remisée sous le manteau, la réouverture du site touristique de Côte d’Or est enfin acquise pour ce mercredi 19 mai. Mais, sous certaines conditions…

 

ALISE-SAINTE-REINE : L’impatience est non feinte parmi les collaborateurs qui travaillent au succès de cette aventure entamée il y a déjà plusieurs saisons. D’ici quarante-huit heures, ce haut lieu du tourisme régional ouvrira ses portes après de longs mois de fermeture.

Une réouverture attendue par beaucoup mais qui devra se conformer aux consignes sécuritaires en vigueur, eu égard à la pandémie de la COVID-19 et à l’application stricto sensu des inévitables gestes barrières.

Dès mercredi, petits et grands auront la faculté de pouvoir s’immerger dans cet univers consacré aux Gaulois en découvrant une exposition spécifique pour les enfants dédiée à leurs habitudes alimentaires. Elle sera agrémentée de différents ateliers (cuir, argile, cuisine –décidément très en verve ! -, verrerie et mosaïque).

Une exposition temporaire sera visible jusqu’à fin juin. C’est un nouvel éclairage informatif qui expliquera que les Romains étaient amateurs, entre autres, de la chair de flamants roses ! Plus sérieusement, les férus d’archéologie auront le loisir d’apprécier une collection de pièces uniques retrouvées sur le site, théâtre de la fameuse bataille où Jules César vainquit le célèbre chef gaulois.

La technologie et la magie du 3D plongeront les visiteurs dans l’univers d’une ville antique. Un voyage virtuel insolite pour mieux s’imprégner de l’urbanisme et de la vie quotidienne des habitants de l’époque.

 

 

Des nouveautés à la pelle qui se découvriront durant tout l’été…

 

Quant à l’exposition permanente, elle ne sera pas accessible pour le moment, étant toujours en travaux. Toutefois, un espace de découverte sur l’histoire d’Alésia sera aménagé dans l’atrium afin de livrer quelques clés à la compréhension du lieu.

Côté nouveautés, signalons un jeu, décliné sous la forme d’un « escape game » baptisé la « Furie d’Alésia ».

Les participants se glisseront dans la peau d’un journaliste enquêtant sur un certain nombre d’énigmes à résoudre sur la cité gallo-romaine, mettant en scène le Gaulois EBERIUS.

Un programme alléchant de nouveautés (Festival Image Sonore, la nouvelle scénographie, organisation d’un week-end de sports antiques, spectacle de la reconstitution de la célèbre bataille…) étoffera les journées estivales. Nous y reviendrons plus en détails dans un autre article.

Enfin, pour les amoureux de la nature, profitez de votre séjour pour contempler les 35 moutons qui paissent sagement aux abords des bâtiments.

Ils sont issus de la race « romane » dont les brebis sont réputées pour être maternelles et câlines. Un clin d’œil appuyé à l’environnement que la direction met en exergue depuis des années avec une multitude de partenariats pour protéger les oiseaux, les insectes et la végétation.

 

En savoir plus :

 

Compte tenu des règles sanitaires, il est fortement conseillé de réserver sa visite à l’avance sur le site www.alesia.com ou par téléphone au 03.80.89.95.20.

Possibilité de restauration à emporter avec le restaurant Le CARNYX.

Tarif réduit durant la période de fermeture de l’exposition permanente à 6,50 euros pour les adultes et 8 euros avec la visite des vestiges.

 

Thierry BRET

 

La micro-brasserie artisanale située à Saint-Bris-Le-Vineux a remporté plusieurs récompenses au concours international de Lyon grâce à deux des quatre bières présentées. Une satisfaction pour les gérants de la brasserie qui viennent seulement de fêter la première année d’activité de leur entreprise…

 

SAINT-BRIS-LE-VINEUX : Simon BERHAUT et Romain SORIN sont âgés respectivement de 33 et de 35 ans. Leur rencontre a abouti à la création d’une micro-brasserie, implantée sur notre territoire en 2019.

Frère d’un brasseur amateur, Simon a tout de suite été bercé dans l’apprentissage de ce métier. Romain, élève en viticulture, a rapidement été pris de passion pour l’organisation de soirées festives où il souhaitait maîtriser son sujet.

A la suite de leur rencontre, ils ont eu l’envie de se projeter et de créer ensemble un projet basé sur le local et l’écoresponsable. Pour le réaliser, ils se sont appuyés sur certains acteurs locaux tels que BGE, un réseau d’accompagnement et d’aide à la création d’entreprise. INITIACTIVE 89 les a soutenus dans l’élaboration de leur projet d’entreprise. C’est ici que FAYYAR est né.

 

 

Une première commercialisation en pleine période de confinement…

 

Cette entité, c’est avant tout, la conception de bières biologiques, une revalorisation des drêches (résidus de malt après empâtage) et moins de déchets. La structure dispose d’une gamme fixe de cinq bières (Pale Ale, Witbier, Porter, Amber Ale et IPA) et une gamme éphémère, avec des bières élaborées en fonction des saisons (Cherry Milkshake, une bière blonde aux cerises et lactose), des rencontres (l’exotique variante Sumatra) mais aussi de leur folie créative (une bière aux baies de Timut, des bières aux bourgeons de sapin et miel, etc.). Ces produits peuvent être achetés dans le réseau BIOCOOP ou dans la boutique auxerroise à l’appellation si curieuse « PYNEAU PRUNUTZ », consommés à La Scène des Quais ou au restaurant du « Grandgousier » à Auxerre.

FAYYAR s’est aussi élargi dans tout le département avec d’autres points de vente par exemple à la « Boutique des Saveurs » à Joigny ou chez « Gamm Vert » à Toucy. La structure développe doucement son réseau de distribution hors du département.

Les premiers produits ont été commercialisés seulement trois semaines avant le premier confinement en mars 2020. Les deux entrepreneurs ont alors tenté de trouver des solutions en allant sur les marchés hebdomadaires de différentes villes ou villages. De plus, ils en ont profité pour mettre en place la logistique pour les livraisons à domicile. Ils ont tout même réussi à obtenir une aide de l’agglomération pour un projet basé sur la réduction de déchets.

 

 

Un concours plus que positif pour les deux entrepreneurs…

 

Avec un chiffre d’affaires annuel de 50 000 euros, les deux garçons décident de tester leur fabrication. Ils participent à deux concours. L’un est le national de la bière du musée Français à Nancy où les résultats ne sont pas encore publiés à ce jour. Le second étant le concours international de Lyon où ils remportent deux trophées.

Ils y présentent quatre bières : Pale Ale, Porter, Witbier et Sumatra, où cette dernière a été évaluée dans la catégorie de bière spéciale. La bière brune Porter et la bière Sumatra qui est ambrée aux fèves de café, un concept mené en collaboration avec la Boutique des Saveurs à Joigny, ont été primées lors de ce concours. La première a obtenu la médaille d’or, la seconde décrochée l’argent.

Les bières ont été jugées sur leur qualité organoleptique évaluée par le jury selon la grille de notation qui est fournie par le concours.

Ces challenges ne sont pas nouveaux pour ces deux amis. Ils les ont vus naître étant donné qu’ils sont dans la filière brassicole depuis plus de dix ans. Mais, avec à peine un an d’existence, ils pensaient que participer à une telle compétition était trop prématurée.

En décrochant ces deux médailles à Lyon, Romain et Simon ont eu l’opportunité de se faire connaître. Ils ont déjà été contactés par plusieurs professionnels. Quant aux ventes de leurs boissons, elles suivent depuis une courbe ascendante, même en dehors de la Bourgogne.

L’avenir, ils y pensent. Les deux compères souhaitent recruter un étudiant en alternance afin de lui transmettre leur philosophie dans le but de pouvoir l’embaucher ensuite.

Brasseurs mais aussi interpellés par l’écologie, les jeunes entrepreneurs ont pour projet de lancer le « growler », bouteille qui permet de réduire sensiblement les déchets.

 

Jordane DESCHAMPS

 

 

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