La légitimité du concept n’est plus à faire. Quelques mois à peine auront suffi à imposer dans le paysage informatif et commercial de l’Yonne la plateforme numérique, bénéficiant du coup de pouce de la Région. « J’veux du local », au terme de sa première année d’existence, se porte bien. Elle envisage l’avenir sous ses meilleurs auspices, en souhaitant augmenter la jauge côté producteurs à promouvoir…

 

AUXERRE : Lancé en mai 2020, « J’veux du local », à l’appellation si explicite, fonctionne depuis à son rythme. Que l’on qualifierait volontiers de croisière. Adoubé par les organismes du territoire, à l’instar de la Région, du Département ou de la Chambre d’Agriculture, l’outil offre une fenêtre de tir opportune aux professionnels des métiers de bouche, agriculteurs, viticulteurs et dans une moindre mesure, restaurateurs et artisans, désireux optimiser leur visibilité.

Alors quand il s’agit de commémorer le premier anniversaire de ce concept, le président de la chambre consulaire agricole ne cache pas son enthousiasme. Arnaud DELESTRE sait que la plateforme a su faire mouche en l’espace de douze mois auprès de ses fidèles suiveurs. Et cela ne semble pas devoir se terminer dans un proche avenir.

 

 

De belles références parmi les 228 producteurs répertoriés…

 

Deux cent vingt-huit acteurs des filières agricoles et des métiers de bouche bénéficient à ce jour du référencement judicieux proposé par la plateforme, ayant pris sa source originelle en Saône-et-Loire. L’objectif du second exercice serait d’en ajouter 120 autres dans un laps de temps plutôt court ! Un potentiel de nouveaux contacts qui ne manquera pas d’interpeller les quatre mille visiteurs fréquentant déjà le site avec assiduité.

Parmi les producteurs référencés, 26,4 % sont convertis à l’agriculture biologique, 19,4 % ont rejoint le réseau « Bienvenue à la Ferme » et 7,5 % disposent d’une distinction honorifique obtenue au concours général agricole.

Ce sont les producteurs de fruits et légumes qui sont les plus représentés dans ce panel éclectique du savoir-faire départemental. Ils sont au nombre de 57. A noter qu’une cinquantaine de viticulteurs figure en bonne place dans ce dispositif digitalisé.

On notera pour l’anecdote la présence de trente-neuf marchés (ils ne sont pas tous répertoriés), une douzaine de collectifs de vente, six caves et autres lieux agro-alimentaires (brasserie). La présence de boucheries se limite pour l’heure à deux commerces. Trop peu encore, de l’avis du président de la Chambre départementale d’Agriculture.

 

 

Un premier objectif avec 120 nouveaux producteurs à convaincre…

 

Si le nombre de pages consultées dépasse le palier de 8 200 unités, précisons que 50 % des utilisateurs emploient leur smartphone pour aller à la quête d’une information pertinente.  

Présente sur la totalité des départements que compte la Bourgogne Franche-Comté, la plateforme promotionnelle (elle n’est pas un site marchand) pourrait accueillir encore près de cent vingt producteurs supplémentaires, en particulier ceux issus du domaine viticole, au cours de ces prochains mois. C’est le vœu le plus cher du président DELESTRE qui prend conscience de la force de frappe offerte par cette vitrine de communication.

D’ailleurs, l’outil connaît un regain d’intérêt de la part d’autres chambres consulaires même éloignées de notre secteur géographique. C’est le cas en particulier avec le département de l’Ardèche qui devrait bientôt en être pourvu.

Outre les viticulteurs qui figurent parmi la liste de prospects à convaincre afin de rejoindre le concept, les restaurateurs s’inscrivent en priorité dans la boucle pour renchérir une offre à l’éclectisme accru que propose à date le dispositif.

C’est certain : la plateforme n’en est qu’au balbutiement de ses possibilités…

 

Thierry BRET

 

Que les épicuriens se le disent et partagent abondamment l’information auprès de leurs réseaux. Qu’ils soient virtuels ou physiques ! La réouverture du pôle gastronomique du CIFA de l’Yonne est prévue en date du 01er septembre. Les adeptes de la cuisine finement élaborée et du service en salle assuré au cordeau (logique pour ces jeunes pousses se spécialisant dans cette discipline) peuvent d’ores et déjà procéder à leurs réservations…

 

AUXERRE : La promesse d’une carte entièrement renouvelée à découvrir dès la rentrée aiguise déjà les appétits des plus farouches suiveurs du pôle gastronomique du CIFA de l’Yonne.

Dès à présent, ces férus de la bonne chère et de la succulence distillée au fond de l’assiette peuvent noter dans les pages de leur agenda, électronique ou en version papier, une date importante : celle de la réouverture de cet établissement à l’univers cosy et à l’accueil chaleureux, aux antipodes d’un simple restaurant d’application pédagogique.

 

 

 

Le 01er septembre, si toutes les conditions sanitaires l’autorisent (on croise les doigts en ce sens), verra l’accueil des premiers clients de la nouvelle saison 2021/2022. Une excellente opportunité pour y découvrir le travail de ces jeunes apprenants qui se destinent à une belle carrière professionnelle. Qu’elle soit vécue en cuisine ou en salle, en proposant un service impeccable de virtuosité.

La veille, la Brasserie du CIFA en fera de même dans son cadre relooké ; de quoi se remettre en liesse autour d’une table garnie d’excellents produits qualitatifs dans une veine plus traditionnelle à ce concept de restauration.

Vivement la rentrée pour retrouver ces instants de plaisir à partager entre amis !

 

 

En savoir plus :

Com’des Chefs

Pôle gastronomique du CIFA de l’Yonne

Renseignements au

03.86.42.03.55.

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Thierry BRET

 

La Mission Patrimoine a remis un chèque de 300 000 euros à l’association La Maison de Colette. Vincent ALLARD, responsable d’agence pour le réseau Bourgogne de la Française des Jeux et Jean-Christophe BONNARD, délégué régional Bourgogne-France-Comté de la Fondation du Patrimoine, ont  apporté ce don à Jean-François BREGY, président de l’association La Maison de Colette, et Frédéric MAGET, son directeur.

 

SAINT-SAUVEUR-EN-PUISAYE : L’association La Maison de Colette a acquis la maison natale de l’illustre femme de lettres en 2011. Après études et recherches, les travaux de réhabilitation ont débuté en 2014. Dès mai 2016, la maison a été ouverte au public.

« Plus de 60 000 visiteurs ont été reçus depuis » précise Frédéric MAGET, directeur. 2020 a été une année noire, à cause de la fermeture imposée par les décisions gouvernementales. Actuellement, la maison est ouverte mais retrouver le flux régulier de visites reste un espoir.

 

 

Des travaux d’embellissement du site sont nécessaires…

 

Les écuries et remises n’ont pu être restaurées. L’état des charpentes et toitures s’est dégradé. Le montant des travaux, validé par la Fondation du Patrimoine, est de 708 000 euros. Le chèque reçu sera entièrement affecté à cette remise en état. D’autres aides sont apportées, notamment par le Conseil départemental de l’Yonne. « La subvention sera maintenue tout au long du mandat » assure Isabelle FROMENT-MEURICE, vice-présidente en charge de la Culture et du Tourisme. « Votre département est le plus généreux et la Puisaye est concernée au premier chef » souligne Jean-Christophe BONNARD, délégué régional de la Fondation du Patrimoine.

 

 

Le soutien des Français grâce au loto du patrimoine…

 

« Nous avons osé un montant de 15 euros. Beaucoup de Français, qui ne jouent jamais, sont venus acheter ces tickets » assure Vincent ALLARD, responsable de l’agence Bourgogne de la Française des Jeux. Ce sont ainsi déjà plus de 70 millions qui ont été apportés à la Fondation du Patrimoine.

Cette fondation a ouvert un compte dédié à la maison natale de Colette. Chacun peut donc, en ligne ou par poste, apporter un don avec une garantie d’affectation et une possibilité de réduction d’impôt (lien ci-dessous).

Le travail entrepris par Frédéric MAGET, directeur de La Maison de Colette, est d’une qualité exceptionnelle. Tous les écrits de l’écrivaine ont été lus et relus. La moindre description a été utilisée pour décider des travaux. Encore ceux-ci n’ont-ils été entrepris qu’après une année de relevés et d’analyses sur place. C’est à ce prix que la fidélité à l’original peut être garantie. Ce perfectionnisme acharné trouve sa récompense dans l’afflux de visiteurs.

Ceux-ci doivent pouvoir se sustenter. Quatre restaurants et divers commerces ont ouvert depuis 2016. Yohann CORDE, maire de Saint-Sauveur-en-Puisaye, présent lors de cette remise de chèque, affiche sa satisfaction. La jalousie et son cortège de médisances avaient mis la famille de Colette à l’écart. Quelques générations plus tard, l’atmosphère est tout autre. Le lecteur de Colette est bienvenu, espéré et ce n’est que justice devant la richesse de son œuvre.

 

 

En savoir plus

 

www.fondation-patrimoine.org/30475

www.missionbern.fr

www.maisondecolette.fr

 

Thierry CARABIN

 

La structure ressemble à s’y méprendre à une association. Fédérant aujourd’hui 109 communes de l’Hexagone, « Les Plus Beaux Détours de France » tenaient leurs rencontres régionales ce lundi 05 juillet à l’hôtel de ville de Joigny. L’intérêt de cette réunion prenait sa source dans le partage des expériences et des initiatives dont chacun des participants pouvait abondamment s’inspirer…

 

JOIGNY : Joigny, la plus belle ville de France comme aimait le dire à satiété l’ancien édile de la commune, Bernard MORAINE, lors de ses discours non dénués d’humour ! Toujours est-il que la cité du Centre Yonne a brillé de mille feux ce lundi 05 juillet parmi les acteurs du tourisme du cru, en accueillant les rencontres régionales du label « Les Plus Beaux Détours de France ».

Des représentants de plusieurs des 19 communes labellisées, composant la région Centre-Est participèrent à une journée de travail très studieuse, autour de Xavier LOUY, délégué général de l’entité. Ce dernier connaît le pays par cœur pour avoir dirigé jadis l’emblématique Tour de France.

Recevant en son sein des localités comprenant entre deux mille et vingt mille habitants, « Les Plus Beaux Détours de France » trouvent écho de plus en plus aux oreilles des touristes, aimant sortir des sentiers battus et des grands axes habituels. La crise sanitaire et ses conséquences sont passées par là. L’intérêt touristique pour les communes de taille moyenne s’est amplifié au fil des mois. Les touristes recherchant moins les lieux où se font jour les effets de masse. Quant aux destinations lointaines, elles ne sont plus à l’ordre du jour…

Deux fois par an, ces réunions accueillent les villes labellisées pour de fructueux échanges autour du retour d’expériences et d’initiatives. A Joigny, les délégations de Châteaudun, Mehun-sur-Yèvre, Loches, Montargis, Moret-sur-Loing et Avallon étaient présentes.

Les sujets émanent des préoccupations coutumières dans l’air du temps : l’accessibilité, le fleurissement, la signalétique, les hébergements, la revitalisation des centres anciens, le poids du commerce et de l’artisanat.

Membre de ce réseau influent depuis 2000, Joigny était représenté par Frédérique COLAS, conseillère départementale et première adjointe de la Ville et Béatrice KERFA, directrice de l’Office de tourisme de Joigny et du JOVINIEN.

Signalons qu’un guide est édité chaque année en partenariat avec Michelin. Plus de 200 000 exemplaires sont ainsi écoulés vers les touristes soucieux d’en savoir davantage sur ces 109 communes.

 

Thierry BRET

 

 

 

 

C’est une question d’équilibre entre partenaires. En filigrane, le maître mot, justifiant la signature de cet accord de coopération entre Paris et le territoire de l’Yonne. Une convention faite de réciprocité, de partage de valeurs qui augure de réelles perspectives à moyen terme pour ses signataires. Ainsi que les filières qu’ils représentent. L’agriculture, fournisseur de denrées alimentaires, et le tourisme dont il sera louable de consolider la promotion dans la capitale…

 

JOIGNY : Ce n’est pas tous les jours qu’un accord de partenariat valide le rapprochement entre la capitale de l’Hexagone et les organismes institutionnels qui défendent les intérêts économiques de l’Yonne.

Ce n’est pas tous les jours, non plus, que l’édile de Paris se déplace sur notre territoire, au demeurant si peu éloigné de la première métropole hexagonale. Surtout, pour y parler développement de projets et d’économie.

Autant dire que la visite de Madame le maire de Paris, Anne HIDALGO, revêtait d’un caractère très particulier à la limite de l’évènementiel. Il suffisait pour s’en convaincre d’observer l’aéropage d’élus et de personnalités présents dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville de JOIGNY. Au premier rang desquelles siégeait l’ancien président du Conseil départemental et ministre de la Coopération, Henri de RAINCOURT. Un élu aux appétences LR.

Conviée par Nicolas SORET, maire mais aussi président du PETR Nord-Yonne (Pôle d’Equilibre Territorial et Rural) et de la Communauté de communes du JOVINIEN, Anne HIDALGO ne s’était jamais rendue de manière officielle dans le centre de l’Yonne. L’opportunité lui en a été donnée ce 24 juin. Elle y a paraphé l’important document qui lie désormais la ville monde que représente la capitale à notre territoire.

 

 

Des lentilles vertes à la conquête des cantines parisiennes…

 

De quoi s’agit-il précisément avec la présence de cette liasse de papiers ? De renforcer tout bonnement les relations économiques entre les deux instigateurs de ce partenariat.

La Ville de Paris, via la compagnie « Eaux de Paris », est propriétaire de champs favorisant la captation de l’eau dans l’Yonne, et ce, depuis longtemps. Ne dit-on pas, volontiers, que quatre Parisiens sur dix boivent de l’eau en provenance de notre département ?

L’Yonne possède des vertus nourricières envers la métropole voisine et ses 2,2 millions d’habitants. Grenier fruitier et légumier séculaire de la capitale, le territoire du nord de la Bourgogne a toujours entretenu des relations privilégiées avec sa puissante voisine. Le bois, les céréales, le vin, le lait transitent immuables vers Paris au gré de la rivière et de ses bateaux lourdement chargés. Celle qui coule jusqu’à Montereau, avant de se muer en un fleuve, la Seine.

Effet gigogne en guise de bon procédé : bon nombre de structures industrielles quittent la capitale pour s’installer dans cette partie de la province dans les années 1950 sous l’impulsion de Charles de GAULLE. C’est donc à une vieille histoire d’amour perdurant entre Paris et la terre icaunaise que nous avons à faire avant que celle-ci ne s’altère au début des années 1980.

Entraînant une trop longue période d’oubli.

 

 

 

Mais, le Conseil de Paris a une autre idée en tête. Elle prend corps, en partie, grâce à la maturation du temps. Premier aspect : l’Yonne et la capitale expérimentent l’installation d’agriculteurs bio. Ils produisent des lentilles vertes de très belle facture sur les terrains que possède la métropole lui servant de zone de captation de l’eau. L’expérience enregistre d’excellents résultats. Une fois récoltées, ces lentilles sont ensuite servies directement dans les cantines du XIème arrondissement, sans un quelconque intermédiaire.

Les professionnels de la filière, ceux de la Terre d’Othe, se frottent les mains. Non seulement, leurs produits nourrissent les jeunes têtes blondes scolarisées de la capitale, mais l’initiative, encourageante, augmente la rémunération des producteurs. Un constat positif, à l’origine de l’accord de coopération entériné ce jeudi 24 juin.

 

 

Agriculture et tourisme : les secteurs avantagés par ce contrat commercial gagnant/gagnant…

 

Il y a douze mois, le Conseil de Paris vote à l’unanimité la ratification de cet accord. Il en est de même chez ses deux partenaires icaunais, lors d’assemblées délibératives, le PETR Nord-Yonne, instance présidée par Nicolas SORET, et le PETR du Grand Auxerrois, dont le premier vice-président n’est autre qu’Etienne BOILEAU, signataire ce jeudi.  

Toutefois, un bénéficiaire de cette convention hautement stratégique suit avec moult  intérêts l’évolution du dossier. La Chambre d’Agriculture de l’Yonne qui en a étroitement défini les fondements.

L’organe consulaire, présidé par Arnaud DELESTRE, aurait eu tort de se priver de ces tractations dont il est profitable. L’accord offre, en effet, une immense opportunité pour les producteurs de l’Yonne d’ouvrir grandes les portes du juteux marché parisien. Avec en sus, une garantie de volumes et de prix sur plusieurs années !

 

 

 

Le contenu de ce premier rapprochement qui en appelle peut-être d’autres à terme s’articule autour de trois axes principaux : primo, la fourniture de denrées alimentaires à la ville de Paris ; secundo, la fourniture de matériaux issus de produits renouvelables destinés à la rénovation des logements parisiens ; tertio, l’aide que va apporter les structures ad hoc de la capitale à la promotion des richesses patrimoniales et touristiques de l’Yonne.

En résumé, l’agriculture et le tourisme devraient être les secteurs économiques largement avantagés par ce contrat gagnant/gagnant qui ne demande qu’à se développer très vite.

Une cerise vient aussi se rajouter sur ce gâteau aux subtilités déjà succulentes : la visibilité offerte aux producteurs. Ceux-ci pourraient toujours réinvestir dans des outils de transformation qui leur permettraient de créer de la valeur ajoutée dans notre département.

Un vœu, cher à Nicolas SORET, qui se satisfait pleinement d’engager un travail concret avec le monde agricole…

 

Thierry BRET

 

 

 

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