L’évènement devrait se dérouler dans l’Yonne courant 2022. A Auxerre ou à Chablis, d’après son organisateur, le président de l’antenne auxerroise de l’association Lune d’Afrique Dieusmonde TADE. Ce mariage subtil du chocolat et du vin, décliné à la sauce franco-africaine, possède en la mathématicienne ivoirienne et première femme agrégée de la discipline, Joséphine GUIDY WANDJA, sa meilleure ambassadrice universelle…

 

DAKAR (Sénégal) : Lune d’Afrique lance officiellement la campagne de communication de son futur évènementiel international, le Festival Choco Vins, depuis la capitale sénégalaise.

La première manifestation devant célébrer les noces subtiles entre le chocolat et le vin, côté gustatif, est prévue dans l’Yonne, courant 2022. Un évènement qui pourrait être accueilli sans doute à Auxerre, voire à Chablis où il pourrait y avoir une extension de l’animation. Pour l’heure, la date de l’opération gastronomique n’a pas encore été arrêtée.

 

 

 

 

Mais, pour son instigateur, le journaliste ivoirien Dieusmonde TADE, président de l’antenne auxerroise de Lune d’Afrique, les trois coups de ce futur projet ont été donnés à l’aéroport Blaise DIAGNE de Dakar où la marraine de la manifestation, présidente d’honneur de Lune d’Afrique et première femme agrégée en mathématiques, la professeur Joséphine GUIDY WANDJA (une sommité scientifique international) a été accueillie par la responsable de la délégation sénégalaise de Lune d’Afrique, Fatou NDOYE, à son arrivée. Les deux femmes ont pris soin d’échanger longuement sur la déclinaison de cet évènement qui se présentera sous la forme d’échanges internationaux entre les producteurs de cacao (Côte d’Ivoire, Ghana, Cameroun…) et de vins français.

 

 

Seraient prévus au programme des conférences, séances de dégustation, ateliers démonstratifs et autres rencontres à vocation commerciale. Des artistes de culture francophone devraient égayer cet évènement dont les contours se dessinent avec davantage de précision.

 

Thierry BRET

 

 

 

Entouré par de beaux complices, des épicuriens et amateurs des arts de la table patentés, le chef du Rive Gauche de Joigny, Jérôme JOUBERT, hisse haut les couleurs du bien manger et du bien vivre sur notre territoire. Pour y parvenir et accroître son champ des possibles, Gourmand Yonne, structure associative, apparue en mai, concocte un premier rendez-vous officiel le 12 septembre au Domaine golfique de RONCEMAY.

 

AUXERRE : Que la gourmandise soit ! Un leitmotiv qui sied comme un gant à la dizaine de membres de la jeune association, portée sur les fonts baptismaux depuis mai dernier. Regroupant des adorateurs de Lucullus et d’Escoffier réunis, on y retrouve des restaurateurs, aubergistes, commerçants du cru, des représentants de l’enseignement mais aussi un chroniqueur gastronomique ou une entrepreneuse évoluant dans la communication digitale !

Bref, on l’aura compris aisément, la vocation initiale de cette entité qui ne berce pas dans la mélancolie, c’est la promotion des arts de la table, du savoir-faire séculaire distillé dans la pratique de la gastronomie et de la découverte de nos terroirs, regorgeant de bons produits.

Prêcher la bonne parole de la bonne cuisine et de la découverte gustative est en filigrane le fil d’Ariane fédérateur de ce groupement presque académique du fait de sa composante.

Au détour de quelques noms livrés comme cela juste pour évoquer la substantifique moelle de ce nouvel organisme, les papilles en titilleraient déjà de plaisir. Surtout avec la présence des chefs Jean-Pierre et Claire SAUNIER, Christian REGNIER, des esthètes et pédagogues des arts de la table que sont les professeurs du lycée Vauban, Sébastien CAVAILLES et François HENNARD, de l’une de leur indéfectible promoteur, la responsable dudit établissement Capucine VIGEL, de l’incontournable Philippe BULANT, directeur de Métro Auxerre, du fromager affineur Pascal LEROUX, de notre confrère Gauthier PAJONA, chroniqueur culinaire se partageant entre France Bleu Auxerre et Presse Evasion, et de la jeune pousse qui ne cesse d’étendre sa zone d’influence avec extrême rapidité : Fanny VIAUT, à la tête de l’agence de communication, COMMUNIK & VOUS.

 

 

Une journée dominicale savoureuse au Domaine de RONCEMAY…

 

Tout ce petit monde sera d’ailleurs mobilisé sous la houlette du responsable de l’association, Jérôme JOUBERT, aux manettes derrière les fourneaux du Rive Gauche à Joigny lors d’une animation se déroulant le 12 septembre au Golf de RONCEMAY.

Il s’agira de valoriser les arts de vivre et l’excellence des produits ce jour-là en profitant d’une épreuve golfique pour se faire connaître et accroître, pourquoi pas, les rangs des défenseurs de la gastronomie icaunaise. Des stands de dégustation serviront de trame à ces réjouissances où Epicure règnera en maître dans cet espace verdoyant où officie le chef Pascal GUELLEC.

Sans doute Claire et Jean-Pierre SAUNIER proposeront une succulente découverte de leurs œufs en meurette, nimbés d’une sauce onctueuse qui a su faire la renommée du chef auxerrois !

Epicuriens, gourmets et gourmands savent à quoi s’attendre s’ils effectuent le déplacement à RONCEMAY en cette journée dominicale. Profitable à la pratique du golf et à la volonté de se sustenter avec le meilleur !

 

Thierry BRET

 

Jusqu’au samedi 28 août, le lavoir de la localité de Forterre accueillera dans son atmosphère si atypique les œuvres de deux artistes représentatifs de l’éclectisme culturel départemental. Une manifestation orchestrée par l’association Lumières de Druyes…  

 

DRUYES-LES-BELLES FONTAINES : Originaire de Mailly-la-Ville, Yves VARANGUIN a su imposer sa griffe d’esthète affirmé dans l’approche harmonieuse de la sculpture au fil de ses expositions.

L’ancien menuisier-ébéniste aime travailler la pierre et la céramique. Il le démontre une fois de plus en dévoilant son trait de génie qui se traduit par de nouvelles pièces sorties tout droit de son imaginaire créatif. La part du rêve n’est plus très loin…

Spécialiste de l’acrylique, Isabelle PANDINI présente de nouvelles réalisations picturales, aux contours contemporains comme elle en est coutumière, où les formes, la lumière et les couleurs aiguisent une envie immodérée de contemplation prolongée de la part d’un public de connaisseurs, en besoin d’évasion intellectuelle.

 

 

Accueillis dans l’atmosphère atypique du surprenant lavoir de la commune de Forterre, les deux artistes livreront à la sagacité des visiteurs de passage et des inconditionnels aficionados leurs œuvres jusqu’au 28 août.

A apprécier tous les jours entre 15 heures et 19 heures avec le concours de Lumières de Druyes, structure associative locale qui promeut l’art et la culture dans toutes ses diversités. Une association présidée par Thomas GUERET.

 

Thierry BRET

 

 

 

Une année blanche. Triste et insoutenable pour les aficionados de la bonne chère et de la gourmandise. C’est donc avec une certaine impatience que les adeptes de Lucullus se retrouveront du 30 octobre au 11 novembre prochain pour vivre une nouvelle édition de la Foire internationale et gastronomique de Dijon. Un évènement à la saveur particulièrement spéciale après la période de disette…

 

DIJON (Côte d’Or) : Hasard du calendrier, le futur évènement attendu par quelque 160 000 visiteurs qui se pressent dans les allées du parc des Expositions chaque année coïncidera avec son centième anniversaire. Autant dire que le retour de la Foire gastronomique de Dijon possèdera tous les attraits d’une animation à la connotation très particulière. D’autant que 2020 fut synonyme d’absence et de désolation pour tous les férus de ce rendez-vous attrayant.

Les organisateurs promettent convivialité et ambiance festive. Dans leur besace, ils y placent tous leurs ingrédients. Ceux qui devraient permettre d’y parvenir. Exposants, démonstrations, dégustations avec en fil d’Ariane légitime, un invité d’honneur qui n’est autre que la gastronomie !  

 

 

La gastronomie, priorité absolue de cet évènementiel…

 

Toutefois, les habitués de ce rendez-vous automnal retrouveront l’esprit coutumier de l’évènement qui fait la part belle aux secteurs de l’habitat, l’ameublement et l’équipement de maison, la mode et beauté, l’artisanat du monde qui sera présenté au sein d’un village cosmopolite nouvellement imaginé.

Les arts culinaires seront sublimés sous la férule des acteurs de proximité fidèles à la vocation originelle de la foire. Grâce à de nombreux concours et démonstrations où chacun pourra déguster à satiété. On y verra les chefs de l’amicale des cuisiniers concoctés de succulentes recettes ; la fédération départementale des chasseurs de Côte d’Or et le Conseil départemental avec sa marque 100 % Côte d’Or y jouer les premiers rôles.

 

 

Quatre toques des arts de vivre dijonnais régaleront le public de menus renouvelés au quotidien dans le restaurant de la foire. Quant à la « Table de Lucullus », elle sera présente dans une version « nouvelle génération » avec une thématique consacrée au gaspillage alimentaire.

Bref, c’est un évènementiel newlook qui sera proposé pour vivre au mieux les émotions de pareilles retrouvailles dans des conditions sanitaires optimales.

 

 

En savoir plus :

 

Foire internationale et gastronomique de Dijon

Du 30 octobre au 11 novembre 2021

Parc des expositions de Dijon

Billetterie en ligne sur : www.foirededijon.com

 

Thierry BRET

 

 

Après les cuisiniers Charles GODART et Marc MENEAU l'an dernier, c'est une autre toque icaunaise qui vient de disparaître. Ce grand chef est né en 1934 à Joigny. Un an après une autre naissance de renom, celle de la triple distinction étoilée du guide Michelin, l'un des puissants fils rouges de sa vie...

JOIGNY : Mais la saga LORAIN ne commença pas avec Michel. Ce sont ses parents, Louis et Marie, qui en sont à l'origine. Sa maman, couturière reconvertie en « mère lyonnaise » pourrait-on dire, cuisine merveilleusement poulet rôti, lapin à la moutarde et autres veau marengo...

Sa réputation n'est plus à faire dans cette modeste pension de famille qu'elle ouvre, après-guerre. Son nom ? « La Côte Saint-Jacques », du nom de la colline située au-dessus. Quant à Louis, il s'occupe plutôt du comptoir, autour duquel grouille...une animation certaine ! La belle histoire peut commencer.
Avec quatre enfants, Marie n'a guère le temps de s'ennuyer. L'un de ses « p'tiots » aime mettre la main à la pâte. C'est Michel. Sa belle vocation est née ! Un apprentissage en pâtisserie, suivi d’une place en cuisine dans l'Yonne : à l'hôtel « Fontaine » d'Auxerre, puis comme commis-saucier à l'hôtel de Paris et Sens, deux étoiles Michelin à l'époque, auprès du chef MOF Marc ALIX qui le marqua profondément.
De retour de son service militaire en Algérie, Michel épouse Jacqueline. Il l’a rencontrée quelques années plus tôt. Et en 1958, Marie confie au jeune couple « La Côte Saint-Jacques » et sa destinée future…

 

Des plats à jamais entrés dans la légende gastronomique…

 

L'entreprenant Michel, fidèlement épaulé par Jacqueline, va d'abord transformer la pension de famille en hôtel-restaurant, avec de l'eau chaude et du chauffage central ! La famille s'agrandit avec la naissance de Jean-Michel, puis Catherine quelques années plus tard. Quant au comptoir, c'est toujours « pépé Louis » qui s'en occupe. En servant le pastis aux beloteurs, parfois ça s'enguirlande un peu, tout en rigolant ! Une autre époque assurément...

Et comme mentionné sur les menus d'alors : Michel LORAIN, chef de cuisine, propriétaire, apportera tous ses soins aux différents plats qu'il a sélectionné à votre intention. Les plats ? La côte de bœuf à l'os grillée sauce béarnaise, le coq bourguignon au vin d'Irancy ou bien encore le steak tartare sauce anglaise préparé à votre goût par Mme LORAIN. Et pour terminer par la pêche ou ananas glacé melba, le « Saint-Jacques aux griottes », ou bien les « nounettes » flambées ; ce sont des crêpes fourrées !

Tout va bien : les clients sont là avec ce corollaire de files interminables de voitures.

 

 

Un nouveau cap est franchi avec la première étoile au Michelin…


Mais en 1966, l'avènement de l'autoroute A6 met brutalement fin à cette euphorie. La mythique « RN6 » est désertée. Conséquence : « La Côte Saint-Jacques » perd instantanément la moitié de sa clientèle. Il en faudrait plus pour décourager les courageux époux LORAIN. Ils se rendent notamment à Londres pour y rencontrer des voyagistes. Michel se dit alors que pour faire quitter l'autoroute à la clientèle, il doit transformer sa modeste auberge en un luxueux restaurant à la cuisine gastronomique plus élaborée. Adieu la moitié de caneton rôti aux reinettes et flambé au calva ! Place à la tourte de caille glacée à la gelée de porto, la côtelette de brochet à la jovinienne, ou encore le tournedos poêlé aux morilles, plats avec lesquels Michel et sa brigade décrochent une étoile au Michelin en 1971, une épopée pneumatique qui perdure encore un demi-siècle plus tard...
En 1976, le Michelin double la mise pour la tourte de caille et foie gras, le cuissot de porcelet braisé en marcassin. Mais Michel et Jacqueline - précurseur en matière de sommellerie au féminin- veulent plus. Beaucoup plus. Alors, ils vont s'en donner les moyens. De cette époque unique dans l'histoire, pourtant déjà remplie, de la maison, Jean-Pierre LESTRIER, l'un des anciens seconds de Michel s'en souvient comme intense, avec un chef exigeant et rigoureux, mais éminemment sympathique.

 

Des convives du monde entier et un nouvel établissement, le « Rive Gauche »...

 

Et en 1986, le Michelin, dirigé alors par Bernard NAEGELLEN, décerne les mythiques trois étoiles à l’établissement de Joigny pour son saumon sauvage en vessie, le bar au beurre de truffe, et trois desserts au chocolat. Joigny entre dans la cour des grands et vaut désormais le voyage, dixit le célèbre guide ! Voici peu, Jean-Michel est revenu aux côtés de son père.  Pour préparer l'avenir, aussi...En attendant, « La Côte Saint-Jacques » accueille de plus en plus de convives du monde entier, heureux de quitter l'autoroute !

L'entreprenant Michel - qui ne déteste pas en saison une partie de chasse - fera construire l'autre établissement, fleuron de la maison « Le Rive Gauche » confiée à Catherine.  Il s'occupa ensuite du vignoble éponyme, participant à sa résurrection en quelque sorte. Voilà environ un quart de siècle que Michel et Jacqueline ont confié les clés de la maison à leur fils, ayant toujours apprécié de venir y déjeuner chaque semaine !
Mais revenons un instant en 1986. Cette anecdote, je la tiens du chef étoilé de Sens, Patrick GAUTHIER. En ce début mars, lui et un copain serveur reviennent des sports d'hiver, pour retrouver la capitale où ils travaillent. L'étape du déjeuner se fait chez Paul BOCUSE : loup en croûte sauce choron, volaille de Bresse en vessie, chariot de desserts. Ils reprennent la route repus, lorsqu'à la hauteur d'Auxerre sur l'A6, un flash sur RTL annonce le palmarès Michelin, avec les trois étoiles de « La Côte Saint-Jacques ».
Patrick sort alors brusquement de l'A6, se souvenant que c'est Michel qui lui fit passer son CAP ! Six étoiles dans la journée : un sacré estomac pour nos jeunes gaillards !
Au revoir Michel ! Nous ne croiserons plus dans les rues joviniennes votre fringante et élégante silhouette, souvent coiffée d'un « Stetson » ! Ces mots de la fin/faim sont les vôtres : « Pour percer dans ce métier, j'en conclus qu'il faut avoir envie de le faire, l'aimer, être amoureux de sa femme et former un couple heureux. On ne peut faire de la bonne cuisine que quand on est bien dans sa peau… ».
Reposez en paix, chef ! Tout là-haut, la mère BRAZIER, Fernand POINT, Paul BOCUSE, Alain CHAPEL, Pierre TROISGROS, et quelques autres, vous attendent au banquet des trois étoiles. Vous pourrez y apporter sur la table, l'un de vos plats mythiques, la truffe au chou Michel LORAIN. Et demain dans votre ville natale, au sein de votre « Côte-Saint-Jacques », Alexandre, votre petit-fils succédera à son oncle. La famille, toujours…


Gauthier PAJONA

 

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