Rivaliser un jour avec l’effectif talentueux du club de la capitale des Ducs de Bourgogne est-il sérieusement envisageable sur les routes de notre territoire pour leurs challengers régionaux ? C’est l’une des questions qui demeure en suspens après la nouvelle démonstration de force produite par le team du manager, Quentin BERNIER, à l’issue des championnats de Bourgogne élite ce dimanche…

MOULINS-SUR-OUANNE : Mais qui osera mettre un terme à l’écrasante hégémonie du Sprinter Club Olympique de Dijon (SCO Dijon) lors de l’une des épreuves les plus disputées de la saison chaque année, c’est-à-dire les championnats régionaux élite cycliste sur route ?

Vainqueur de la précédente édition comme d’autres auparavant, le club de Côte d’Or semble avoir la main mise et ce, pour longtemps encore, sur cette compétition qui permet aux gloires ascendantes de la « petite reine » de décrocher au terme de l’épreuve un titre auréolé d’un joli maillot aux couleurs de la Région.

Dimanche, profitant de conditions de course idéales côté météo, la logique a une nouvelle fois été respectée sur la ligne d’arrivée en Puisaye. Où un coureur de l’équipe la plus représentative en nombre de participants (vingt-deux !) a franchi en superbe lauréat le cordon salvateur, synonyme de victoire.

 

 

Les spécialistes avaient lâché un peu plus tôt dans l’après-midi le patronyme de Julien SOUTON comme potentiel gagnant. Il n’en fut rien in fine. Même si celui qui faisait office d’épouvantail et de grandissime favori parmi le peloton intégrait l’une des échappées significatives de cette course tactique au troisième tour d’une boucle de 6,6 km dessinée autour de Moulins-sur-Ouanne à parcourir vingt fois. Un long raid vécu en compagnie de son coéquipier Olivier LEROY et de Maxime RICHARD, pensionnaire du CC Etupes-Le-Doubs qui s’acheva à une trentaine de kilomètres de l’emballage final.

 

 

 

Un circuit de 130 kilomètres plutôt casse-pattes !

 

S’il n’y avait pas de difficultés notoires à relever sur ce trajet concocté à la hâte par les organisateurs providentiels de la manifestation (le Vélo Club de Toucy) reprenant à leur compte le dossier après la crise du COVID-19, les quatre-vingt-sept participants devaient s’acquitter néanmoins d’un terrible faux-plat très raide à avaler durant plus de deux heures.

Avant de plonger à près de 60 km/h dans une descente virevoltante et piégeuse où il fallait être aussi agile qu’un équilibriste sur un fil pour ne pas chuter lourdement de sa monture.

Si un autre Dijonnais, le défenseur de la tunique régionale 2019 Nicolas DEBEAUMARCHE, se fit très discret durant ce parcours de cent trente kilomètres plutôt casse-patte, ce fut pourtant son partenaire Mathieu RIGOLLOT qui surgit telle une fusée placée en orbite en s’extrayant avec punch d’un mini-groupe de quatre coureurs sur la belle ligne d’arrivée pour s’adjuger un titre auquel il ne croyait pas lui-même !

 

 

 

Le calice jusqu’à la lie pour les adversaires du SCO Dijon…

 

Qu’importe le coureur en vérité, l’essentiel pour le directeur sportif du SCO Dijon Quentin BERNIER était de conserver le titre une année supplémentaire. Les deux représentants du CC Etupes-le-Doubs, Gwen LECLAINCHE, et Théo THOMAS, s’adjugèrent les places d’honneur sur le podium un peu désabusés de pareilles mésaventures.

Quant au malheureux coureur licencié à l’Amicale Cycliste de Besançon, Valentin HUMBERT, il échouera d’un boyau en terminant à la quatrième place. La plus mauvaise position, dit-on.

La messe était dite pour l’épreuve de la première catégorie. Le calice fut bue jusqu’à la lie pour les compétiteurs des treize autres formations à l’assaut de la suprématie gargantuesque dijonnaise.

 

 

Révélé quelques minutes après le franchissement de la ligne d’arrivée des coureurs, le classement de la seconde catégorie ne fit que conforter le succès sans partage du SCO Dijon avec la victoire de Luca CAMPIONI, certes douzième au final de l’épreuve mais premier de sa catégorie. Le Dijonnais Baptiste RICHARD et le Tournusien Théo JUSSELIN prirent les accessits avec les honneurs.

Tous furent félicités sur le podium par les autorités officielles dont le président de la Communauté de communes de Puisaye-Forterre et élu régional, Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI, trop heureux d’accueillir ces championnats dans son fief municipal. On notera aussi la présence de Gilles DEMERSSEMAN, conseiller régional et de Pascal BOURGEOIS, représentant le Département.

Jamais titré, Mathieu RIGOLLOT aura l’opportunité d’étrenner son beau maillot régional en disputant les championnats de France ce week-end…

 

 

 

A l’heure de la transition écologique et de la promotion des circuits courts de l’économie, il importe de s’intéresser à un item complémentaire à ces deux éléments déjà cités : la sauvegarde de notre patrimoine.

Indiscutable richesse de notre pays aux origines parfois séculaires, ce patrimoine que l’on chérit tant et qui n’est pas à l’apanage du seul Stéphane BERN, son médiatique ambassadeur, se doit d’être défendu comme il se doit.

Puisqu’il représente à lui seul l’un des vecteurs déterminants de notre attractivité touristique qui place la France avec près de 85 millions de visiteurs chaque année en pôle-position de la fréquentation internationale.

Sauf que cette année 2020 contredit ces propos du fait de son particularisme sanitaire un peu spécial et de la fermeture de multiples frontières.

Il n’empêche que les aficionados des vieilles pierres, celles et ceux de ces amateurs d’édifices qui accumulent les kilomètres dans les campagnes les plus reculées pour y apprécier au détour d’un village un vieux moulin, un lavoir ou une chapelle en bordure de route connaissent dans leur for intérieur la véritable valeur de ces bâtiments.

Valeur historique, certes. Mais aussi valeur architecturale ou archéologique. Valeur sociologique aussi, partagée par toute une contrée qui y puise ses us et coutumes. Voire ses antiques légendes que l’on narrait au coin d’un feu de bois lors des veillées d’antan.

Bref : cette notion de patrimoine est solidement ancré en chacun de nous. C’est l’essence même de notre identité, de notre savoir-faire, de notre supplément d’âme.

Lors de cette période estivale – une trêve particulièrement bienvenue malgré ce contexte anxiogène imputable à la crise sanitaire qui nous aura privées de vie culturelle durant deux mois – bon nombre d’entre nous s’accorderont un peu de temps pour découvrir et flâner à la recherche du monument pittoresque ou de l’édifice insolite.

 

Objectif : atteindre près de deux mille labels par an…

 

Mais, soucions-nous de la protection de ce patrimoine, aujourd’hui en réel danger. Il existe un certain nombre de labels qui permettent d’en assurer sa sauvegarde, un processus on ne peut plus louable.

Non seulement, le patrimoine rural tel que nous le connaissons autour de nous est un vecteur d’attractivité touristique capital y compris dans les zones rurales ; mais en outre, le restaurer permet de favoriser la relance économique dans le domaine de l’artisanat via les travaux de rénovation qui y seront engagés.

Un organisme, la Fondation du Patrimoine comme chacun le sait, a pour objectif primordial de protéger grâce à son label de référence ces marqueurs de l’Hexagone. Or, l’élargissement du label de la vénérable institution a été définitivement adopté dans la loi de finances rectificative. L’information date de ce jeudi 23 juillet.

L’extension est double. D’une part, elle offre l’opportunité à la Fondation du Patrimoine d’étendre son label au patrimoine habitable non protégé situé dans les zones rurales, bourgs et petites villes de moins de vingt mille habitants contre deux mille aujourd’hui. Ce qui est une avancée, proprement considérable.

D’autre part, l’élargissement de ce label va faciliter l’intégration en son sein du patrimoine non bâti qui en était jusque-là exclu, à l’instar des parcs et jardins.

Conséquence : ces modifications autorisent la Fondation du Patrimoine de doubler le nombre de ses labels afin d’atteindre près de deux mille labels par an dont au moins la moitié seront consacrés au patrimoine rural.

 

Une proposition retardée à cause de la COVID-19…

 

Voté à l’unanimité au Sénat et à l’Assemblée nationale, ce texte a pour auteur la sénatrice de l’Yonne Dominique VERIEN. Sa proposition de loi vise à moderniser les outils et la gouvernance de cette honorable institution que représente la Fondation du patrimoine.

Ainsi, étendre le label de la Fondation aux propriétaires qui résident dans des communes allant jusqu’à vingt mille habitants offre un double intérêt : sauvegarder davantage de patrimoine rural et par effet gigogne, contribuer à la relance de l’économie par le truchement de futurs travaux de rénovation.

Le gouvernement a décidé de réintégrer une partie de la proposition de la parlementaire icaunaise dans le texte de finance ratificative qui se greffe dans le plan de la relance de l’économie nationale.

La crise de la COVID-19 survenue au moment du vote initial de ce texte en avait simplement retardé son adoption.

En l’adoptant cette fois-ci de manière définitive, le gouvernement n’a fait que rendre à Dominique VERIEN ce qui lui revenait de droit !

 

Thierry BRET

 

Le goût de l’amertume et de la peur revient dans la bouche des commerçants et des entrepreneurs. Mais, aussi de bon nombre de nos concitoyens qui ont eu à pâtir de la pandémie.

Les signaux d’alerte concernant la propagation de la COVID-19 virent les uns après les autres à la couleur orange. C’est le cas depuis le 17 juillet de la Bourgogne Franche-Comté. Voire au rouge, en Bretagne. Avec, pour cette contrée du littoral atlantique, un premier pic qui préoccupe les habitants du Finistère. Territoire où le fameux « R 0 » dépasse le chiffre 5. Rappelons que cet indice permet de mesurer combien de personnes sont contaminées par un malade.

Annoncée de manière prémonitoire depuis fort longtemps par les scientifiques, la seconde vague inhérente au coronavirus progresse de manière inexorable sur l’ensemble de l’Hexagone. Prouvant que la chaleur n’en est pas venue à bout.

Même si, pour l’heure, l’Agence régionale de Santé (ARS) ne veut pas sombrer dans le défaitisme absolu. Ni instaurer un vent de panique, généralisé.

On comprend les responsables de l’institution de veille sanitaire qui, en pleine période estivale et après une timide reprise économique observée depuis le mois de mai, ne souhaite pas mettre la pression sur la gouvernance. Et condamner à nouveau les Français à arborer un tout autre masque sur leur visage : celui de la morosité.

Il faut toutefois se faire une raison : la dernière cartographie de la France n’augure pas de lendemains qui chantent. Le ministère de la Santé qui publie régulièrement cet indicateur fiable se dit très dubitatif. Constatant statistiques à l’appui que les effets irréversibles du relâchement se dévoilent au grand jour.

Couvrant il y a peu la totalité de notre pays, les poches vertes, symboles de ce retour attendu vers la normalité, s’estompent petit à petit au détriment de zones couleur orange (Hauts-de-France, Rhône-Alpes-Auvergne, Pays-de-Loire ou Nouvelle Aquitaine) mais surtout de secteurs rouge vif, comprenant aujourd’hui la Bretagne et la région Provence Côte d’Azur. L’Ile-de-France s’est également teintée.

Quant aux « bons élèves » épargnés par cette nouvelle poussée de fièvre, ils se nomment la Normandie, la région Centre et l’Occitanie. Particularisme de ce tableau pour le moins inattendu : l’Est de la France qui fut pourtant le berceau initial de l’infection virologique est aujourd’hui vierge de toutes contaminations. Un ouf de soulagement pour ces contrées qui ont dû payer un lourd tribut en termes de victimes lors de la crise aiguë de cette pathologie.

 

La Bourgogne Franche-Comté de nouveau sous haute surveillance…

 

Présentant un ratio de 1,21, soit légèrement supérieur à l’indicateur de référence (R 1), la Bourgogne Franche-Comté se situe en partie de l’autre côté du miroir. Les analystes brûlent un cierge pour que ces données inquiétantes ne grimpent pas crescendo dans les jours à venir.

Parmi les premières réactions à cette tendance alarmiste : celles émanant de la préfecture de l’Yonne. Les services préfectoraux se sont fendus d’un communiqué de presse lapidaire qui interdit tout rassemblement de masse sur le territoire.

Ainsi, rave-party, free-party et autres teknival ne sont pas les bienvenues par chez nous. Arguant parmi les propos que le virus circulait toujours dans notre région et département. Un état des lieux que le préfet Henri PREVOST a toujours souligné même dans les moments où l’Yonne figurait du côté de la couleur verte espérance.

La tenue, partout en France, voire chez nos voisins nivernais, de manifestations non autorisées ou non déclarées à vocation musicale aura eu de quoi surprendre en ces instants cruciaux où le port du masque et les pratiques de distanciation physique sont hautement recommandables.

 

Le port du masque obligatoire aurait pu se décider plus tôt…

 

Les images diffusées par les canaux audiovisuels portent à interrogation quant au  civisme et au respect d’autrui de cette frange de la population qui visiblement se moque éperdument des règles d’usage.

Ces attitudes contraires à la protection collective de la société et de ses diverses composantes (seniors, adultes affaiblis ou malades) auront eu pour le moins un effet positif, presque quasi immédiat sur la prise de décision du gouvernement.

Le Premier ministre Jean CASTEX a insisté lourdement, à l’instar du chef de l’Etat la veille lors d’un entretien télévisé, sur le port obligatoire du masque dans les lieux publics clos dès cette semaine. Une déclaration qu’il devait réitérer lors de son discours de politique générale devant les parlementaires du Sénat.

Mais, pourquoi avoir attendu si longtemps avant d’imposer le port du masque à l’image de certains pays européens et asiatiques ? Pourquoi ne pas l’avoir fait dès le 11 mai ?

D’autant que la jeunesse n’est pas la seule à être pointée du doigt dans ce relâchement progressif à grande échelle que nous observons depuis plusieurs semaines.

Bon nombre de parents, voire de grands-parents, déambulent avec désinvolture dans les galeries marchandes des grandes surfaces, boules de glace et téléphone à la main, sans protection parmi les chalands qui pour certains rasent les murs en quête de sécurité optimale !

Le préfet de l’Yonne l’a, une fois de plus, martelé dans ses derniers messages : « Nous devons collectivement rester vigilants face à cette épidémie… ».

Qui sait : à force de ne jamais rien respecter des consignes civiques élémentaires, les Français surferont peut-être cet été sur un phénomène pernicieux qui ressemblera davantage à un tsunami qu’à une simple vaguelette…

Thierry BRET

  

Le secteur des travaux publics peut-il devenir l’un des vecteurs essentiels de la transition écologique ? C’est en substance l’une des pistes de réflexion que souhaitera aborder le président de la Fédération régional Vincent MARTIN lors de son futur point avec la presse régionale le 27 juillet…

DIJON  (Côte d’Or) : Parmi les items intéressants qui seront exposés lors de cette rencontre estivale avec les médias régionaux en présentiel mais aussi par visioconférence, il y aura celui de la relance verte.

Une thématique tendance chère au président de la FRTP Bourgogne Franche-Comté, Vincent MARTIN.

Ce dernier a décidé de convier les journalistes lors d’un exercice oratoire où il exposera son point de vue sur le plan de relance gouvernemental ainsi que les futures actions de la fédération.

 

 

Il n’en omettra pas pour autant de réagir aux récentes déclarations présidentielles et celles du nouveau Premier ministre Jean CASTEX qui a décline son discours de politique générale à l’Assemblée nationale en début de semaine.

Selon le président de la FRTP régionale Vincent MARTIN, « la filière des travaux publics peut être un véritable acteur de la transition écologique… ».

Une affirmation qui sera sans aucun doute étayée d’une kyrielle d’arguments…

 

Le décret du 17 mars 2020 fait des émules notamment au sein du monde de la protection animale. En cause : une modification des termes du Code Rural et de la Pêche Maritime concernant les conditions de délivrance d’une dérogation pour la fourniture d’animaux aux laboratoires. L’association « 30 millions d’amis » craint que cette réforme ne favorise la vente d’animaux domestiques aux laboratoires par les éleveurs non-agréés.

TRIBUNE : L’association « 30 millions d’amis » monte au créneau. Bien que cette pratique soit règlementée, nombreuses sont les associations qui la combattent depuis des années. En septembre 2019, le parti animaliste demandait la fermeture définitive du centre d’élevage de Mézilles dans l’Yonne, qualifié d’« élevage de la honte » par ses détracteurs.

La colère de certains s’est amplifiée avec le décret voté le 17 mars qui semble assouplir les conditions de recevabilité des demandes de dérogation.

Reha HUTIN, présidente de l’association « 30 millions d’amis », estime que ce décret constitue « un retour en arrière de plus de trente ans » et qu’il bafoue la directive européenne à laquelle il fait normalement écho.

« Les élevages de chiens de chasse, d'animaux de compagnie ou encore les particuliers peuvent désormais... vendre leurs animaux à des laboratoires ! » s’est indignée l’association dans un communiqué du 26 juin 2020.

 

Quelles sont les modifications apportées au décret ?

 

Selon l’article R214-90 du Code rural et de la Pêche Maritime, le ministère de la Recherche, conjointement avec les ministres chargés de l'environnement et de l'agriculture, a toujours eu la possibilité d’accorder une autorisation exceptionnelle aux éleveurs non agréés « sur la base d’éléments scientifiques dûment justifiés ». Mais également « lorsque la production des éleveurs agréés est insuffisante ou ne convient pas aux besoins spécifiques du projet ».

Cette dernière mention a tout bonnement été supprimée par le décret du 17 mars. Une question se pose : qu’entend-on exactement par éleveur non agréé ?

Le ministère de l’Enseignement, de la Recherche et de l’Innovation s’est indigné de la réaction de « 30 millions d’amis » qui constitue, selon lui, une « désinformation » auprès du public.

Il spécifie bien dans un communiqué datant du 27 juin que « les animaux de compagnie ne sont en rien concernés et cela ne sera jamais le cas… ».

En effet, selon la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes), « est considérée comme un éleveur, toute personne vendant au moins un animal issu d’une femelle reproductrice lui appartenant ».

De plus, ces éleveurs doivent répondre à de nombreuses obligations en termes d’accueil des animaux et de vente à commencer par une déclaration auprès de la Chambre d’Agriculture. Dans tous les cas, il ne s’agit donc pas de simples particuliers.

 

 

Comment interpréter cette modification du Code rural ?

 

La suppression de cette condition peut suggérer que le ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur n’est plus obligé de motiver un refus par l’impossibilité des fournisseurs agréés à répondre aux besoins des laboratoires. Seul l’argument scientifique pèserait dans la balance.

Les chances d’obtenir une autorisation de fournir un laboratoire seraient, par conséquent, multipliées. Cela pourrait même générer un climat concurrentiel entre éleveurs agréés et non agréés.

Or, le gouvernement en a une toute autre lecture. Selon lui, « le décret du 17 mars vient encore limiter les cas possibles justifiant une demande de dérogation notamment liés à une production insuffisante chez les éleveurs agrées ».

En d’autres termes, le ministère de la Recherche serait davantage à même de rejeter un dossier bien que les arguments scientifiques soient valables et même si les éleveurs agréés ne sont pas capables de satisfaire les laboratoires.

Floriane BOIVIN

 

 

 

Articles

Bannière droite accueil