Pourquoi sont-ils devenus les boucs émissaires du gouvernement alors que les clusters se multiplient en toute discrétion et à la vitesse du son parmi d’autres strates de la société (les étudiants à titre d’exemple) ?

Les professionnels du secteur CHRD (Cafés, hôtels, restaurants et discothèques) n’en peuvent plus de ce contexte sociétal anxiogène si particulier qui les prive aujourd’hui de leur gagne-pain. En étant obligé de boucler leurs établissements dès la nuit tombée, pour certains, tandis que d’autres n’ont toujours pas accueilli l’ombre d’un seul danseur sur les pistes éclairées d’ordinaire par les light-shows…

L’épisode de la fermeture des bars et restaurants de Marseille est venu le rappeler à notre bon souvenir. Nous sommes bien peu de choses en vérité face à la puissance jacobine de l’Etat qui du haut de sa tour d’ivoire parisienne décide du sort et de la destinée d’autrui. Sans concertation aucune dans la plupart des cas, et sans que l’on perçoive véritablement la trame logique des choses.

Pourquoi la cité phocéenne a eu à subir les fourches caudines du gouvernement et ces nouvelles péripéties a contrario d’autres villes qui étaient pourtant concernées par une hausse exponentielle des cas contacts dans leur propre périmètre ?

Voilà encore un prodige technocratique dont il faudra bien nous expliquer la substantifique moelle un jour !

 

La boule au ventre avant les annonces d’Olivier VERAN…

 

Quoi qu’il en soit, les tenanciers de bars et les restaurateurs de l’Hexagone attendaient la boule au ventre les annonces faites par le ministre de la Santé Olivier VERAN lors de sa toute dernière conférence de presse.

Celle-ci était prévue de longue date pour clarifier une situation de plus en plus complexe à appréhender, à croire que ce maudit virus est doté d’une intelligence suffisamment subtile et supérieure pour brouiller les pistes de la communication étatique !

Pour l’heure, c’est une certitude, la France se teinte de rouge sous différentes variantes de texture chromatique. Du carmin au vermillon, à l’écarlate parfois !

Mais, que les professionnels de la filière des métiers de bouche se rassurent, il n’y a pas dans les messages de décisions encore trop hâtives pour exiger la non-fréquentation de leurs estaminets et autres lieux de loisirs !

Toutefois, il n’y a pas matière à les encourager, non plus. La recrudescence des  nouveaux cas de cette seconde vague hypothétique qui n’en est finalement pas une mais dont il faut se protéger avec célérité n’incite pas à l’optimiste côté business. Il suffit de regarder derrière les vitrines des cafés et des bars pour s’apercevoir, après un certain horaire, que les sièges et tabourets sont vides de leurs occupants, hormis sans doute ceux des grandes métropoles.

Quant aux restaurateurs et autres traiteurs, ils ne font pas leur beurre à l’heure actuelle, devant s’adosser à des consignes sanitaires très strictes qui dégonflent comme un ballon de baudruche leur chiffre d’affaires, déjà terne et réduit à peau de chagrin.

 

Laissez-nous travailler : le cri du cœur de toute une corporation…

 

Excédés, les professionnels de la filière en appellent aujourd’hui à la solidarité et à la mobilisation générale sur l’ensemble du territoire. C’est vrai, on sait apprécier les moments de détente qu’ils peuvent nous procurer dans leurs pubs ou en dégustant la nouvelle recette savoureuse présente sur leur carte ; alors aujourd’hui, c’est un juste retour des choses que de les soutenir !

Estimant que la dernière réunion organisée dans les bureaux du Premier ministre à Matignon se sera soldée par un flop retentissant où il était plus question de gagner du temps, les professionnels de la filière, fédérés derrière la bannière de l’UMIH (Union des Métiers et de l’Industrie de l’Hôtellerie) ont pris acte pour se retrouver chaque vendredi soir à partir du 02 octobre, et aussi longtemps que cela sera nécessaire, devant leur établissement en faisant un maximum de bruit autour de signes distinctifs, évoquant le deuil et la mort de leurs métiers.      

Fustigeant les décisions gouvernementales qui ne cessent de brimer les lampistes que sont devenus les professionnels du secteur, l’UMIH rappelle que l’impossibilité de travailler pour les bars, hôtels, restaurants, traiteurs et autres discothèques ne cassent en rien la fameuse chaîne de contamination du coronavirus.   

Au contraire, l’initiative a eu pour effet d’encourager les rassemblements sauvages ou dans les lieux privés qui font abstraction du moindre protocole sanitaire et de la distanciation physique.

Avec cette action solidaire qui se met en place à travers la France, le président confédéral de l’UMIH, Roland HEGUY, veut ainsi apporter son total soutien aux établissements qui sont déjà fermés ou en passe de l’être.

« Nous ne voulons être ni réduits à la mendicité, ni payés par l’Etat. Nous voulons simplement que le gouvernement nous laisse travailler… ».

Un cri du cœur qui cache une sourde colère…

 

Thierry BRET

 

Une fois encore, la vache à lait financière préférée du gouvernement devrait être mise à contribution afin de remplir les caisses de l’Etat. Non pas dans un proche immédiat, comme devait le rappeler subrepticement la ministre de la Transition écologique Barbara POMPILI lors d’une intervention médiatique accordée à BFM TV cette semaine.

Mais, sans doute un peu plus tard, car le projet de nouvelle taxation qui devrait pénaliser les automobilistes que nous sommes tous ou presque pourrait grever notre bas de laine avec le retour du printemps.

Epoque joyeuse dans laquelle nous vivons ! Entre les relents nauséabonds de ce terrorisme obscurantiste qui remonte à la surface dès qu’il en a l’opportunité, les privations abusives de liberté qui ne cessent de s’accumuler du fait d’un virus qui ne joue pas les filles de l’air en s’évaporant de manière définitive dans la nature, et ce besoin constant de pressuriser celles et ceux qui sont les forces vives de notre société, c’est-à-dire les consommateurs-acteurs, un sentiment de ras-le-bol généralisé s’installe peu ou prou dans notre société.

Il ne manquerait plus qu’un couple de squatteurs et leur progéniture ne vienne habiter en toute impunité, puisque le droit leur donne raison, votre lieu de résidence et la coupe serait pleine ! A boire jusqu’à la lie !

 

Pas de nouveaux impôts jusqu’à nouvel ordre !

 

La dernière réjouissance en date se nomme la nouvelle taxe envisagée par le gouvernement dans le domaine de l’automobile. Un gouvernement qui ne cesse de répéter à hue et à dia qu’en ces temps troublés par la conjoncture sanitaire la création de nouveaux impôts n’est pas à l’ordre du jour !

Que nenni, ma « brave dame » ! Pourquoi les technocrates du ministère de la Transition écologique affûtent-ils avec tant de sagacité depuis plusieurs mois de nouvelles mesures fiscales qui s’appliqueraient en fonction du poids des véhicules ?

Certes, pour l’heure, rien n’est encore officialisé dans les alcôves ministérielles. Et pour cause ! Car, appliquer immédiatement la décision cet automne ferait un peu désordre dans le concert de louanges généreuses que les représentants de l’Etat font circuler un peu partout via la sphère médiatique sur leurs intentions de geler temporairement les impôts.

Oui mais voilà, le nouveau dispositif est fin prêt.

Il a déjà été largement commenté et critiqué par voie de presse par le dirigeant de la puissante Plateforme de la Filière Automobile (PFA) Luc CHATEL qui dénonce ainsi « la volonté du gouvernement d’accroître la sévérité du malus ».

Il n’est pas le seul : les médias spécialistes de l’information en boucle se sont engouffrés dans la brèche en multipliant les plateaux débat sur le sujet. Et dire que ce projet n’a pas pour vocation à être appliqué dans l’immédiat !

 

Une nouvelle taxe issue de la Convention Citoyenne sur le Climat…

 

Dans l’absolue, il n’existe pas un projet visant à augmenter la fiscalité des automobilistes français mais bel et bien deux dispositifs fiscaux à faire valoir. Le premier concernerait les acquéreurs de véhicules lourds. Cible visée en particulier : les férus de SUV ! Des modèles, dont le public féminin est très friand, et qui ont connu un véritable boom sur le marché consumériste en l’espace de quelques années.

La seconde priorité du gouvernement serait d’imposer les automobiles très polluantes qui rejettent le plus de Co2.

Un système de bonus/malus adapté au poids du véhicule entrerait alors en application. L’idée initiale a été débattue et approuvée par les cent-cinquante représentants de la Convention Citoyenne sur le Climat.

Objectif de ces futures mesures : limiter l’impact de l’humain (et accessoirement de l’automobiliste) sur l’environnement. La belle affaire, pour trouver de l’argent facile à faire entrer dans le tiroir-caisse.

D’autant que ces suggestions pourraient devenir obligatoires si elles sont inscrites dans le cadre du projet de loi de finances 2021. Et posséder une durée pérenne.

Des orientations louables, certes, pour réduire les rejets de carbone dans l’atmosphère mais à quel prix ! Alors que tant d’abus flagrants de tout autre ordre existent impunément aux yeux de tous sur la planète en la matière…

En prélevant une fois encore sur le pouvoir d’achat non extensible et déjà contrit des usagers de la route dont nous sommes nombreux.

Celles et ceux qui ont besoin d’un minimum de confort et surtout de beaucoup de sécurité à bord de leur véhicule lorsqu’ils avalent des kilomètres journaliers devant les relier de leur lieu d’habitation, le plus souvent en zone rurale ou en périphérie des agglomérations, pour se rendre à leur travail dans les villes.

Du fait de la pauvreté manifeste des liaisons régulières inhérentes aux transports en commun. Et de l’absence de métro en rase campagne !

Pour l’heure, les professionnels du secteur automobile, déjà comblés par la crise économique sans précédent dont ils ont eu à pâtir, demeurent dans l’expectative quant à l’acceptation d’un nouveau seuil de rejet de CO2 ramené de 138 à 123 grammes de gaz carbonique rejetés par kilomètre.

Quant à instaurer un malus qui dépendrait étroitement du poids des véhicules, cela laisse certains des concessionnaires interrogés sans voix. Vive l'écologie punitive !

Thierry BRET

 

La journaliste/écrivaine de l’Yonne, férue de belles mécaniques et fondatrice du site « Charlotte au volant », n’a pas la langue dans sa poche. Il suffit de lire son dernier opus, « Le Journal d’une Pétasse au volant », pour extraire de l’ouvrage la substantifique moelle de sa plume incisive et admettre que ce « bel esprit » débridé n’est jamais à court d’arguments. Eric BRUNET, dans son émission sur LCI, a pu juger de la répartie et du savoir de cette spécialiste de l’automobile…

PARIS : L’émission vedette de la matinale sur LCI, « BRUNET Direct », a reçu par webcam interposée, la visite inattendue de la journaliste et romancière icaunaise Anne-Charlotte LAUGIER ce vendredi 25 septembre aux alentours de onze heures.

L’une des séquences de la programmation était fort judicieusement consacrée au malus automobile. Avec en filigrane, la probable hausse de la fiscalité qui pénalisera via une nouvelle taxe les conducteurs en 2021. Hausse qui serait applicable en fonction du poids des voitures, une idée défendue par la ministre de la Transition écologique, Barbara POMPILI.

Celle-ci, interrogée aux aurores sur une autre antenne (BFM TV), soutenait mordicus que le projet devant être initialement discuté à l’Assemblée nationale fin septembre était ajourné. Qu’à cela ne tienne, le membre du gouvernement concluait ses propos en évoquant un probable retour de la proposition dans l’hémicycle dès le printemps 2021.

Le sujet étant chaud brûlant, il était donc traité tout naturellement dans le talk-show du transfuge de RMC, Eric BRUNET, ce vendredi matin avec plusieurs invités sur le plateau.

Toutefois, l’une des oratrices qui devait se distinguer par ses propos n’était autre qu’Anne-Charlotte LAUGIER, que les Icaunais ont découvert par le biais de son site informatif, « Charlotte au Volant » et surtout, depuis cet été, en suivant les aventures rocambolesques de l’héroïne de son « Journal d’une Pétasse… ». Un livre qui a déjà dépassé les trois mille exemplaires.

 

 

Le malus auto à partir du poids : idée peu crédible ?

 

Si la spécialiste des essais automobiles préfère, et de loin, les berlines aux SUV, question de standing sans aucun doute, mais aussi de sensations ressenties derrière le volant du fait du centre de gravité du véhicule qui la positionne plus près du sol, elle n’aura pas manqué de tacler comme il se doit « la fausse bonne idée » gouvernementale du jour.

Catégorique sur le sujet, Anne-Charlotte LAUGIER en exégète de l’actualité automobile depuis la création de son premier support médiatique, « Eve Auto » en 2006, s’est montrée intarissable sur les comparatifs entre berlines et SUV, modèles dont les femmes sont pourtant très friandes. Mais, visiblement, cela n’est pas son cas.

Si la journaliste spécialisée pense qu’une hausse de la taxation est inéluctable du fait de la conception de véhicules de plus en plus gros et consommateurs en énergie de surcroît, elle pense a contrario que le gouvernement ne pourra pas inclure dans cette future mesure fiscale les véhicules électriques, hybrides et hybrides rechargeables.

Des arguments bien ciselés qui ont épaté les intervenants du plateau de LCI !

 

 

Sans saveur, sans panache, sans surprise... Bon nombre de suiveurs de cette Grande Boucle édition 2020 commençait à s’ennuyer ferme malgré ce parcours si complexe et difficile où devaient s’affronter les meilleurs durant ces trois semaines de compétition.

Pourtant, tous les ingrédients devant faire de cette épreuve séculaire le rendez-vous attendu par des millions de supporters côté suspense étaient réunis au fond de la marmite.

Des cols en cascade, des échappées permettant d’entretenir l’espoir d’une lutte ouverte et acharnée, des espérances cocardières où le digne successeur de Bernard HINAULT, dernier vainqueur tricolore il y a trente-cinq ans, aurait dû tirer profit des faits de course pour se rapprocher du podium.

Oui mais voilà, la victoire finale à quarante-huit heures de son apothéose sur les Champs-Elysées aurait dû sacrer le Slovène Primoz ROGLIC, leader du classement général sans qu’il ait eu à forcer son talent. Grâce à l’hégémonie outrancière et cannibale de son équipe, la Jumbo Visma. Grâce à cette tactique insupportable de rouler toujours à bloc devant, pour annihiler toute tentative de sortie, et en protégeant leur leader bien calé derrière les limiers de la route.  

Quand, l’embellie tant espérée pour débrider totalement une épreuve en état de somnolence depuis plusieurs jours est survenue. Sur les pentes de l’ultime difficulté à gravir du côté de la Haute-Saône, lors d’un contre la montre assassin qui laissera des traces indélébiles dans les esprits.

L’auteur de cette sensation forte est un minot âgé de 21 ans (il célébrera son anniversaire ce 24 septembre) qui a chamboulé tous les pronostics et a rendu enfin son supplément d’âme, grâce à sa jeunesse insolente, aux Tours de légende d’antan !

Du spectacle à la hauteur des attentes de ces supporters qui, masques de protection sur le visage, ont conservé leur enthousiasme à la vue de ces forçats de la route, réunis il est vrai sur un Tour bizarroïde par sa configuration et ses exigences sanitaires.

Tadej POGACAR, puisque tel est son patronyme, n’a jamais failli pour conquérir la tunique jaune à son compatriote en se livrant chaque jour à une bataille effrénée lui permettant de se faire un nom. Même si pour la majorité de ces suiveurs anonymes du bord des routes, il n’était encore qu’un illustre inconnu, ayant tout de même terminé troisième de la Vuelta espagnole la saison dernière.

 

La jeunesse terrasse les stratégies immobilistes des favoris…

 

Le succès du jeune Slovène est doublement méritoire. Non seulement, il ramène à Paris le maillot jaune solidement accroché à son buste grâce à cette étape de légende. Mais, en outre, il a su endosser celui à pois de meilleur grimpeur et le maillot blanc de meilleur jeune. Logique, à 21 ans.

Mais, en outre, son équipe (UAE Emirates) n’était pas taillée pour rivaliser avec les « monstres » habituels qui phagocytent tout sur leur passage à l’instar d’INEOS ou de la Jumbo Visma.

Ironique, le quintuple vainqueur belge Eddy MERCKX a insisté lourdement sur la grande naïveté de l’équipe néerlandaise qui emploie Primoz ROGLIC qui selon lui, « l’a bien cherché ! ».

Moyennant quoi, le mental et la combativité quotidienne de ce jeune prodige ont su faire la différence. Sans que jamais il ne doute de ses prérogatives conquérantes.

Quant aux tricolores, à l’exception du jeune Guillaume MARTIN qui termine l’épreuve à la onzième place au général, à plus de 16 minutes du vainqueur, ils auront été aux abonnés absents côté performances hormis les deux victoires d’étape de Nans PETERS et celle toujours avec la vista de Julian ALAPHILIPPE, détenteur du maillot jaune deux jours durant.

Gageons enfin que cette victoire obtenue à la force de la pédale par le jeune sportif de 21 ans ne soit entachée d’aucune suspicion. Certaines pratiques sont encore d’actualité dans des disciplines très exposées médiatiquement.

Le cyclisme et le milieu du sport en règle générale qui se remettent en selle avec moult incertitudes après plusieurs mois d’interruption en pâtiraient sérieusement.

Ne retenons que la fraîcheur insolente de cet exploit, prometteur de lendemains qui chantent…

Thierry BRET

 

L’heure du bilan a sonné. C’est un retour logique à la vie publique en cette période de rentrée. Riche en échéances électorales avec les sénatoriales qui pointent déjà le bout de leur nez fin septembre, le 27. L’occasion était trop belle pour vouloir s’exprimer. Le premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste de l’Yonne, prolixe en la matière, est en ce sens un orateur volubile. Il manie le verbe avec aisance et sans langue de bois pour mieux affirmer ses prétentions…

AUXERRE: Certes, ce n’est pas la question existentielle de la rentrée ! Et pourtant, elle mérite que l’on y accorde un intérêt très particulier, compte tenu de l’urgence du calendrier. Alors que se profilent dans le viseur les premiers rendez-vous électoraux de la saison avec les sénatoriales. Elles seront suivies en mars 2021 par les départementales et régionales, couplées sur la même journée de scrutin.

Où en est réellement le PS en ce mois de septembre déjà crucial pour certains états-majors de notre territoire qui fourbissent leurs armes et multiplient leurs stratégies politiques ?   

Une interrogation louable après la victoire de la droite aux municipales qui supposait à l’évidence des  réponses claires de la part des intéressés. Jamais avare en commentaires analytiques, Mani CAMBEFORT s’est donc prêté au jeu de la conférence de presse, pour faire connaître sa position.    

Le premier secrétaire fédéral de la formation à la rose profita de la phase introductive pour rappeler que le PS demeure la première force de gauche nationale. Même si la présence écologiste est indéniable. « Il y a une réelle poussée, constate-t-il, toutefois, il ne faut pas la surestimer… ». De là à parler d’une véritable vague, il ne faudrait pas exagérer !

Dans l’Hexagone, le parti d’Olivier FAURE à l’instar de l’ensemble de la gauche conserve de la prestance et surtout de la présence avec 42 villes de plus de cent mille habitants dans leur escarcelle. Un résultat confirmé pour les villes de trente mille habitants où le PS et ses alliés ont renoué avec le succès.  

Dans l’Yonne, le PS a su maintenir ses positions en plaçant l’un de ses jokers emblématiques dès le premier tour du scrutin sur un piédestal à Joigny, le conseiller départemental et président de la CC Nicolas SORET. Plusieurs communes rurales connurent une réussite similaire avec des édiles encartés au PS reconduits pour un bail supplémentaire de six ans.

 

Rassembler à gauche pour aller à la victoire…

 

Reste le cas des deux agglomérations phare de notre département : Auxerre et Sens. Dans la ville septentrionale de l’Yonne, le Parti Socialiste progresse en disposant de deux élus, membres du conseil municipal. Idéal pour s’immerger au plus près des décisions de la gouvernance. Sera-ce suffisant néanmoins pour espérer tôt ou tard une alternance à moyen terme ?

Dans la capitale de l’Yonne où les résultats définitifs se sont soldés par un échec cuisant de la liste de progrès conduite par le maire sortant Guy FEREZ (ancien socialiste), Mani CAMBEFORT se montre lucide et réaliste.

« Nous avons eu à faire à une droite très unie du fait de l’absence d’une liste RN, souligne-t-il, avec une gauche divisée comme jamais ! ».

Mani CAMBEFORT ne s’attardera pas trop sur l’union à l’emporte-pièce, apparue entre les deux tours : elle n’eut pas les effets escomptés, loin s’en faut !

 

 

Regardant devant lui, le jeune loup de la gauche départementale se projette désormais sur les rendez-vous à venir. Un avenir qui passe par trois échéances importantes dont le premier acte se joue le 27 septembre où il faudra convaincre les grands électeurs.

La position du PS est claire. Tout est en faveur de l’union des forces progressistes ! Un rapprochement déjà inscrit dans le marbre avec la présentation de la double candidature de Gilles SACKEPEY et de Florence LOURY, deux candidats issus de ces accords, aux sénatoriales.

« J’en appelle au rassemblement et à l’union des forces de gauche, déclare-t-il, c’est une stratégie que nous allons mettre en place pour les trois prochaines élections… ».

 

 

Trop tôt pour juger la nouvelle gouvernance à Auxerre…

 

Commentant la situation de l’Agglomération de l’Auxerrois et de la capitale de l’Yonne, Mani CAMBEFORT reste circonspect quant à l’attitude du nouvel homme fort qui incarne le pouvoir, Crescent MARAULT.

Certes, les cent jours d’après élection ne sont pas encore atteints pour porter un premier jugement. Pourtant, des signaux déjà perceptibles sur les intentions du leader de la droite et du centre droit élu en juillet l’inquiètent.

« La composition de l’équipe est révélatrice de certaines pratiques contraires à nos principes. Certains intitulés fonctionnels, à l’instar de la démocratie participative, n’apparaissent plus dans les délégations de service des adjoints. En outre, j’observe que la parité n’est pas à l’ordre du jour de la nouvelle gouvernance : peu de femmes (quatre sur dix-huit) occupent des positions stratégiques dans ce bureau. Or, on était en droit de s’attendre à tout autre chose en la matière… ».

Reprochant à la nouvelle équipe son absence de vision au niveau de l’Agglo, le premier secrétaire fédéral du PS ne comprend pas les priorisations faites au cours de ce prochain semestre.

« J’espérais un programme précis et arrêté de l’exécutif, or c’est le flou artistique à l’heure actuelle sur les réelles intentions de la gouvernance. Même si, on entend parler de projet de territoire auquel je souscris volontiers mais pour y parvenir cela nécessite du temps. Or, nous n’en avons pas et dans l’attente, on se doit de gérer au mieux la crise et ses effets coûte que coûte… ».

Constat similaire sur le dossier de l’hydrogène où l’Etat a décidé d’amorcer la pompe en injectant sept milliards d’euros à sa faisabilité.

« C’est une énergie de demain, martèle Mani CAMBEFORT convaincu par la pertinence de cette thématique, donc, il ne faut pas que cela prenne trop de temps pour souscrire à son adoption… ».

Beau joueur, le leader du socialisme dans l’Yonne reconnaît toutefois l’esprit d’ouverture du président de la Communauté d’Agglomération. Citant les exemples du PETR et de l’agence de développement économique, Yonne Développement où l’opposition est davantage dans la concertation.

Mani CAMBEFORT le rappelle sans ambages en évoquant les règles du jeu : « nous souhaitons être une opposition constructive et dire quand cela ne va pas ! ».

La première conférence de presse de la nouvelle saison aura permis de remettre les pendules à l’heure. C’était bien là, la moindre des choses…

 

Articles

Bannière droite accueil