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Peut-on classer cette initiative citoyenne parmi les grands axes stratégiques « RSE » de l’entreprise ? Qui sait ? Il est vrai que le spécialiste pour tous les matériaux de maintenance, de réparation et de production des secteurs de la construction, de la mobilité et de l’industrie possède comme credo la vision idéaliste suivante : « nous tenons le monde uni et en mouvement… ». Rien d’étonnant donc que le groupe se soit réellement investi en Ukraine à partir de sa filiale implantée en Pologne…

 

SAINT-JULIEN-DU-SAULT : Le groupe BERNER ? C’est une entreprise familiale qui rayonne sur le continent européen depuis belle lurette ! Connue et reconnue de bon nombre d’acteurs de la construction, de la mobilité et de l’industrie. Y compris dans le domaine de la chimie. Alors quand la filiale polonaise de la structure prend l’initiative de venir en soutien des personnes touchées par le conflit russo-ukrainien dès le début du conflit, forcément on en cause dans le sérail !

 

La liberté est la clé de la démocratie…

 

La preuve a été apportée cette semaine lors des réunions d’automne de l’entreprise, où plus de 140 cadres étaient réunis. Sur scène, le directeur de BERNER Pologne, Andrzej WASIAK prend la parole. On sent bien qu’il va se passer quelque chose. Emu, le garçon évoque la situation de l’Ukraine et surtout de la solidarité de ses équipes vis-à-vis des personnes frappées de plein fouet par la guerre qui n’en est toujours pas une selon les autorités russes qualifiant cette invasion « d’opération spéciale ».

Le silence règne en maître parmi l’assistance. « Nous ne devons pas nous relâcher, nous ne devons pas nous habituer à la situation, lance l’orateur, la liberté est la clé… ».

Quelques minutes s’écoulent avant que le directeur de la filiale Pologne de BERNER Group ne reçoive une distinction des mains de Christian BERNER, le président-directeur-général de l’entreprise.

 

 

 

 

 

 

 

Des dons en provenance de toute l’Europe et de la France…

 

A quoi correspond ce prix ? Celui-ci a été décerné aux collaborateurs de BERNER Pologne pour l’aide exceptionnelle qu’ils ont su apporter aux populations confrontées à la guerre. Des actes altruistes qui se sont réalisés à partir de collectes de marchandises, des tonnes en vérité, avec vêtements, nourriture, médicaments, pansements. L’origine de ces dons est multiple. A l’image de cette entreprise protéiforme, puisque le groupe est aujourd’hui présent dans près de vingt-cinq pays. France, Italie, Allemagne…les produits de première nécessité affluent de ces territoires où l’entité entrepreneuriale dispose de filiales. Dont celle de l’Yonne, à Saint-Julien-du-Sault.

La valeur de cette collecte géante est estimée à plus d’un million d’euros. Sur place, les produits ont été distribués aux réfugiés, aux associations, mais aussi dans les hôpitaux pour enfants et autres établissements de soins. Une véritable fierté, dixit Christian BERNER.

Un prix spécial décerné parmi tant d’autres récompenses devant saluer les collaborateurs d’une entreprise sachant valoriser ses ressources humaines, selon leur comportement et leurs performances.

Précisons que BERNER à taille internationale représente plus de 200 000 articles référencés et 8 200 employés.

 

Thierry BRET

 

 

Il n’est pas passé inaperçu le mini bus à l’estampille de la société auxerroise, AJ Services 89 ! Stationné dans l’une des allées un peu en retrait du centre névralgique de la manifestation « Cité 89 », il aura pourtant reçu bon nombre de visiteurs, des élus, interpellés par la démarche novatrice de ce concept encore à l’état embryonnaire. Un véhicule qui vante de manière itinérante les services à la personne sur le territoire : il fallait y penser !

 

AUXERRE: En France, c’est bien connu comme l’affirme ce vieux slogan publicitaire sorti tout droit des années 70 : « on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! ». En voilà une, de génie, qui possède son pesant en or massif si elle arrive à sensibiliser à terme les représentants des collectivités de notre territoire. Et peut-être d’ailleurs, pourquoi pas !

Pour s’en convaincre, focus sur un test grandeur nature qui a été proposé lors de la nouvelle édition de « Cité 89 », opération réussie pour Jérôme ATTIAVE, le toujours très entreprenant patron de la société de services à la personne, « AJ Services 89 ».

Avoir délibérément soustrait le traditionnel stand de foire de cette animation destinée aux collectivités en le remplaçant par un mini bus visible de loin qui aura pour objectif dès 2023 de sillonner les quatre coins de notre territoire afin d’y apporter les plus-values des services à la personne au plus près de ses utilisateurs mérite, et de très loin, la « Marianne » de l’entrepreneuriat, trophée fictif qui n’aura pas été malheureusement attribuée lors de la fameuse soirée de gala, devant clore l’évènement biennal.

 

 

Un complément judicieux au bus du Département France Services…

 

Loin de concurrencer le véhicule du Conseil départemental de l’Yonne se faisant le relais mobile du concept « France Services » - une sorte de guichet unique ambulant qui embarque à son bord tout ce qui compte comme offre de services en matière d’administration indispensable aux citoyens lambda que nous sommes ! -, le bus au coloris immaculé de la PME icaunaise représente un très astucieux complément de services avec l’existant. De ceux tournés davantage vers le monde des personnes âgées et de celles atteintes d’un handicap, vivant le plus souvent dans des zones reculées du territoire. Et par ricochet de l’emploi.

A ce jour, AJ Services 89 ne l’a pas encore injecté dans le circuit professionnel. Fruit d’une longue réflexion qui part du postulat de l’éloignement – les confinements successifs propres à la crise sanitaire ont facilité le mûrissement du projet -, le dispositif allie à la fois la notion de proximité en termes de services rendus aux usagers mais aussi la promotion des métiers de la filière services à la personne auprès du plus grand nombre.

 

 

Un lancement officiel prévu au cours du premier semestre 2023...

 

Ce bureau mobile, en quelque sorte, ne limitera pas ses fréquentations aux seules bourgades de campagne. Placer le véhicule – il est reconnaissable parmi mille car il arbore les logos de la société qui en assure sa fonctionnalité – au cœur d’un marché d’un secteur urbain ou d’un cœur de ville reste aussi une éventualité prometteuse que souhaitent mettre en musique Jérôme ATTIAVE et ses équipes.

Près de vingt mille euros auront été nécessaires à l’achat de cette fourgonnette utilitaire – l’expression prend ici toute sa dimension – afin de la rendre optimale pour sa nouvelle vie. Celle d’aller à la rencontre du plus grand nombre de personnes âgées et handicapées qui ne peuvent plus se mouvoir décemment, du fait de leur isolement.

Disposant d’un maillage territorial articulé autour de cinq agences (Auxerre, Avallon, Joigny, Sens, Villeneuve-la-Guyard), AJ Services 89 possède une vraie légitimité pour faire circuler cet équipement mobile dans tout le territoire de l’Yonne.

Reste maintenant à convaincre du bien-fondé de son utilité auprès des collectivités qui feraient appel à ses services. Mais, au vu de la fréquentation durant cette journée de salon de son stand où il était possible de visiter ce bureau mobile, AJ Services 89 est fin prête à tailler la route de son futur succès, sans doute dès 2023…

 

Thierry BRET

 

 

C’est la thématique dont on parle le plus à l’heure actuelle dans le landerneau. L’énergie et la rareté de celle-ci. Surtout dans le contexte du moment, sur fond de crise belliqueuse entre la Russie et l’Ukraine, de l’inexorable réchauffement climatique et de la difficulté à être convenablement approvisionné à la pompe, à la suite de mouvements sociaux qui s’étendent dans l’Hexagone. Un menu de choix, côté réflexions, pour honorer la dixième édition des Assises de l’Energie que n’aura pas manqué de présenter le président du SDEY, Jean-Noël LOURY, en guise de hors d’œuvre…

 

MONETEAU : L’actualité s’est invitée de plain-pied par la grande porte aux Assises de l’Energie, un évènementiel annuel proposé par le Syndicat départemental d’énergies de l’Yonne. En un laps de temps très court, trois ans période à laquelle s’était tenue la précédente édition reportée à cause de la crise sanitaire, force est de constater que bien des choses ont évolué depuis dans notre monde. A commencer par la crise énergétique qui frappe de plein fouet les économies de notre pays, qu’elles soient chez les particuliers ou les professionnels.

Si les sujets, autrefois abordés lors de ce colloque réservé aux représentants des collectivités locales et aux institutionnels, mettaient en exergue jusque-là les subtilités technologiques et comportementales devant nous permettre de vivre cette ô combien salvatrice « transition énergétique », les préoccupations du jour étaient tout autre, avec ces retrouvailles accueillies dans la commune périphérique d’Auxerre.

 

A quand le bouclier tarifaire pour les collectivités ?

 

En cela, le long préambule de Jean-Noël LOURY fut sans équivoque au moment de l’ouverture de ce rendez-vous attendu par les élus du terroir. Le président du SDEY rappela à la tribune « qu’il était inutile de faire des plans sur la comète ».

« Durant cette animation, nous devrons être pragmatiques et tenter d’apporter des solutions aux problèmes qui s’accumulent dans nos mairies et collectivités respectives… ».

En toile de fond, le patron du SDEY planta le décor. « Quelles solutions pour les communes face à la crise énergétique ? ». Dans un environnement qui ne cesse de muer depuis quelques années, Jean-Noël LOURY en appelle au rebond intellectuel, invitant les élus de ce département à se réinventer. Naturellement, la source principale de cette inquiétude concerne le prix de l’énergie. Avec des tarifs, toujours plus hauts, qui ne cessent de s’envoler vers les sommets.

Force de proposition avec des mots bien choisis, le responsable du Syndicat icaunais observa qu’un bouclier tarifaire existe pour protéger les bas de laine des particuliers. « Avec l’ensemble de mes collègues élus, nous souhaitons que le gouvernement mette en place un bouclier tarifaire qui préserverait également les collectivités… ».

Une initiative qui devrait être traduite rapidement dans les faits si elle était acceptée, selon lui, car « contrairement aux particuliers, les communes sont soumises au code des marchés publics et qu’à ce titre-là, elles devaient avoir de la visibilité… ».

Le gouvernement annoncera-t-il la prise de cette décision lors du prochain congrès national des maires de France (AMF) devant se dérouler Porte de Versailles du 21 au 24 novembre prochain ?

Auquel cas, Jean-Noël LOURY, impatient, rétorqua qu’au vu de l’urgence de la situation, les collectivités ne pouvaient plus attendre davantage afin de bénéficier de ce dispositif salvateur.

 

 

 

Une aberration dont il faut sortir : l’indexation de l’électricité sur le prix du gaz…

 

Puis, se tournant vers le premier rang de sièges du SKENET’EAU, le président du SDEY s’adressa aux parlementaires présents parmi l’assistance (le sénateur Jean-Baptiste LEMOYNE, le député André VILLIERS) afin que ces derniers se saisissent de ce dossier en haut lieu. Les invitant à un dépôt d’amendements en ce sens.

« Je sais qu’un amendement a déjà été déposé par le rapporteur général le 03 octobre, souligna l’orateur à l’aise au pupitre, mais ce sujet est tellement complexe et fait appel à plusieurs critères cumulatifs qu’au final, je pense sincèrement qu’une fois encore la ruralité sera désavantagée et la grande perdante de cette mesure… ».

Catégorique, le président du SDEY réclame une réponse structurelle à la problématique haussière du coût de l’énergie. Envisageant même la sortie de la France du marché européen de l’électricité.

« Notre pays ne produit que très peu d’électricité à partir du gaz, expliqua-t-il, or, le prix de l’électricité est indexé sur celui-ci ! C’est une hérésie, une véritable aberration ! ».

Fustigeant un modèle qui ne fonctionne plus, Jean-Noël LOURY pousse même le bouchon un peu loin dans le raisonnement : « Nous devons faire émerger un modèle stable reflétant la réalité française. 96 % de l'électricité produite en France l'est sans avoir recours au gaz. Il y a une équation vertueuse que j'aime à rappeler : « France égale nucléaire, égale énergie « décarbonée », égale prix bas… ».

Puis, pointant du doigt le réseau de réacteurs nucléaires nationaux dont beaucoup sont aujourd’hui à l’arrêt, le président du SDEY salua le courage de Jean-Bernard LEVY, l’ancien PDG d’EDF qui avait donné les vraies raisons de ces suspensions d’activité de la part de nos centrales.

« Voilà où la faiblesse de nos gouvernements successifs nous ont amenés, renchérit-il, il est grand temps d’inventer un nouveau modèle énergétique dans ce pays, et nous le faire ensemble en partant de ce qui fonctionne sur le territoire… ».

Revint alors dans les mémoires le fameux slogan dont Jean-Noël LOURY fit allusion au cours de son propos inaugural, un credo très usité en 1974 lors du premier choc pétrolier : « la France n’a pas de pétrole mais elle a des idées ! ».

« Remettons ce slogan au goût du jour, s’exclama-t-il, et réinventons notre modèle qui passera par un vrai mix énergétique qui n'oubliera pas, pour des raisons dogmatiques, le nucléaire. Cela passera également par la responsabilité de nos concitoyens… ».

 

 

Favorable à la sobriété énergétique mais contre l’infantilisation des Français…

 

Amateur fécond de petites phrases, le président du Syndicat départemental d’Energies de l’Yonne ne pouvait conclure son discours sans évoquer l’autre expression modale du moment, la sobriété énergétique !

« J’y suis bien entendu favorable, devait-il souligner, et je l’encourage ! Personnellement, je ne veux pas être opposé à cela, il faut absolument que l’on joue le jeu, tous ! ».

Mais, un peu plus acerbe dans ses commentaires, l’intervenant pria le gouvernement d’arrêter d’infantiliser les Français avec les histoires de col roulé, de doudoune, et de ces « punch line » régulières qui doivent rester au placard ! « Nous n’en serions que plus efficaces, d’ailleurs ! ».

L’ultime point de cette allocution de bienvenue se rapporta aux efforts à entreprendre et à la maîtrise de la consommation d’énergie en se chauffant à bon escient.  

« Les solutions se nomment les énergies renouvelables, le photovoltaïque, la méthanisation, l'hydroélectrique et les éoliennes. Nous devons aussi favoriser l'autoconsommation à partir d'énergies renouvelables et créer des boucles locales d'énergie. Nous devons optimiser nos réseaux en les rendant intelligents dans tous ces domaines… ».

Concluant son intervention en réaffirmant la présence du SDEY dans ces différents domaines, Jean-Noël LOURY ouvrait ainsi le bal de ces réjouissances intellectuelles et oratoires qui allaient suivre avec la présence de plusieurs spécialistes de la question, devant se succéder sur scène…Un show dont la vedette sera l’énergie !

 

Thierry BRET

 

Il aura donc pris son temps l’ancien maire divers gauche de Joigny et personnalité charismatique de la presse départementale avant de se voir distinguer de la célèbre rosette rouge. Un petit sigle ostentatoire sympathique qui trouvera sa place en bonne et due forme au revers de sa veste de retraité, toujours très actif, au service des citoyens. Promu le 01er janvier 2016, Bernard MORAINE a reçu l’objet honorifique lors d’une cérémonie privée ce…samedi. La valeur n’attend point le nombre des années dit l’adage !

 

JOIGNY : La patience est un modèle de vertu, dit-on ! Bernard MORAINE a su en faire preuve dans l’absolu avant de se voir remettre l’une des distinctions les plus honorifiques de l’Hexagone samedi dernier, au cours d’une cérémonie presque intimiste, d’ordre strictement privée. Une réception où il fut décoré par Nasser MEDDAH, président de chambre de la Cour des Comptes de Paris, ancien préfet de Bourgogne Franche-Comté, du Loiret et de l’Aube, excusez du peu ! Un ami de longue date du récipiendaire de la fameuse rosette.

Promu le 01er janvier 2016 au tableau des futurs impétrants de l’honorable distinction, le directeur d’antenne et rédacteur en chef de TRIAGE FM, l’emblématique radio de Migennes, édile de Joigny aura donc attendu toutes ces années avant d’officialiser lors d’une cérémonie concoctée entre ami(e)s cet évènement. Six ans déjà, comme le temps passe…

 

 

Une silhouette reconnaissable surmontée d’une crinière et d’une moustache…

 

Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur, Bernard MORAINE le fut ce jour-là aux côtés, à titre posthume, des malheureux dessinateurs de l’hebdomadaire satirique, « Charlie Hebdo », massacrés par une bande de fanatiques sur leur lieu de travail à Paris. Un clin d’œil de la destinée que le maire divers gauche de la ville du Middle Yonne n’avait pas manqué de relever à l’époque, lui l’amoureux de la liberté à tout crin et humaniste dans l’âme…Un récipiendaire parmi 691 personnalités.

Mais, pourquoi avoir attendu si longtemps avant de recevoir cette glorieuse distinction ?

« Parce que Bernard MORAINE est un homme d’honneur, répondra en écho à cette interrogation celui qui lui a remis, Nasser MEDDAH. Bernard, vous êtes une figure au sens propre comme au sens figuré et vous ne laissez personne indifférent… ».

 

 

C’est vrai ! Et les mots de l’ancien préfet de la contrée régionale font mouche lors de sa prise de parole. Un éloge consacré à une personnalité entière, « un caractère », une silhouette reconnaissable entre mille, « surmontée d’une crinière et d’une moustache ». C’est sûr : Bernard MORAINE ne passe pas inaperçu !

Un personnage jovial au regard malicieux et au cœur gros comme ça, à l’écoute de son prochain et altruiste.

Bref, celui qui incarne l’engagement au service des autres l’a maintes fois démontré durant sa longue carrière. Tant dans la sphère de l’ovalie où il interviendra en qualité de capitaine d’une équipe de rugby sur le terrain que dans le milieu associatif dès qu’il porte sur les fonts baptismaux un projet qui lui tient vraiment à cœur : la création d’une radio libre « multicolore » il y a quarante ans de cela !

 

 

Un résistant contre les oppresseurs et les empêcheurs de tourner en rond !

 

Dans la vie professionnelle, tout ce que touche Bernard MORAINE se transforme en or tel un alchimiste qui aurait percé les secrets quasi occultes de Nicolas FLAMEL dans la transmutation du plomb en ce métal jaune si précieux. En 1987, on l’oublie parfois mais le futur maire de Joigny mentionne sur ses cartes de visite la fonction de PDG de la société familiale MOUNEY SA où il officiait jadis et à ses débuts en qualité de manutentionnaire.

Libre penseur, aimant défendre la « veuve et l’orphelin », militant politique (à gauche toute !), se définissant comme un « résistant » contre les oppresseurs et les empêcheurs de tourner en rond…Bernard MORAINE se construit petit à petit une image qui ne le quittera plus.

Faisant de lui un citoyen émérite, toujours tourné au service des autres. Chose qu’il fera à merveille lorsqu’il embrassera la carrière politique et ce, dès 1977. Un parcours ponctué de deux mandats municipaux où il siègera dans le fauteuil de premier élu.

Bien sûr, il y eu aussi un petit chapitre sur la famille – qui ne connaît pas sa fille, Juliette, à la prometteuse carrière artistique ! – son épouse, Catherine et son fils, Paul.

Homme pudique, discret, mais toujours énergique, Bernard MORAINE essuiera presque une larme du revers de la main au terme de cette allocution le présentant dans les moindres détails de sa vie terrestre.

Un instant d’émotion rare où le souriant personnage aura quelque peu perdu de sa confiance jubilatoire et partageuse. Peut-être le sens du don de soi enfin révélé pour vivre ensemble le courage de défendre ses idées au nom des nobles causes…Qui sait ?

 

Thierry BRET

 

Le risque se veut de plus en plus menaçant. Sournois, pernicieux, parfois indétectable pour le commun des mortels. Il concerne aussi bien les particuliers que les entreprises. Personne n’y échappe tant les spécialistes de la cybercriminalité semblent bien armés pour commettre leurs forfaits. Un véritable fléau qui frappe à l’aveugle n’importe lequel d’entre nous. Avec ses demandes de rançons et les conséquences psychologiques sur les victimes. Soucieux d’informer la population, GROUPAMA Yonne débute une série de dix réunions où sont conviés particuliers et professionnels à l’écoute des conseils prodigués par la Gendarmerie nationale.

 

AUXERRE: Derrière l’usage mirifique des outils numériques au quotidien, il y a forcément son corollaire négatif. Celui qui ne cesse d’interpeller et d’inquiéter les représentants des forces de l’ordre, gendarmes en tête, face à l’avalanche de dossiers se rapportant aux cyber-attaques. Un phénomène qui se développe à la vitesse de croisière depuis plusieurs années dans l’Hexagone. Touchant les particuliers comme les professionnels. Sans omettre les collectivités.

Or, pour que chacun puisse se sentir concerné et réagisse délibérément contre cette odieuse gangrène virulente qui s’infiltre via nos messageries presque tous les jours, l’assureur mutualiste GROUPAMA a décidé d’abattre l’atout de la communication tous azimuts auprès de ses sociétaires. Mais, pas seulement !

Une série de dix rendez-vous, des conférences débat sur le sujet, va être proposée dans les caisses locales que compte le département de l’Yonne. L’initiative se veut citoyenne. Comme peut l’être habituellement la vulgarisation à la sécurité routière déjà déclinée avec le concours de la Gendarmerie nationale.

 

Jouer un rôle sociétal auprès de la population…

 

La première de ces manifestations avait lieu à la MFR de Villevallier, lundi après-midi. Sur inscription préalable et autour de créneaux horaires, de 16h à 18h pour les particuliers plus à même de devenir les malheureuses victimes d’escroqueries ; puis de 18h à 20 h en accueillant les professionnels pour aborder avec eux les cyber-attaques. Deux ateliers distincts au niveau de la typologie du public mais avec des messages que l’on imagine similaire dans les faits.

Directeur des établissements de l’Yonne et de la Seine-et-Marne, Jacques BLANCHOT argumente autour de la philosophie du concept porté par l’assureur mutualiste.

« Ancrée territorialement, notre structure joue un rôle sociétal auprès de la population, explique-t-il, nous le faisons avec les gestes qui sauvent en initiant nos sociétaires à la pratique du secourisme, auprès des jeunes mais également des seniors pour tout ce qui se rapporte à la conduite automobile et à la maîtrise de la sécurité routière ; il nous importait de le faire dans le cadre de la cybercriminalité… ».

L’objectif de cette séquence de rencontres dédoublées sur les dix lieux de réunion de notre territoire se veut simple : faire prendre conscience aux foyers icaunais des risques potentiels qu’ils encourent avec ces attaques numériques à répétition conçues par des hackers malveillants.

10 % de la population de l’Yonne est visée par cette campagne de communication à grande échelle, soit 35 000 foyers !

 

 

Le risque de cyber attaque se généralise pour vendre les données…

 

Commandant du Groupement de gendarmerie du département de l’Yonne, Christophe PLOURIN, colonel de son état, est très investi dans la réalisation de ce projet. Lui et ses hommes dont la cellule de cyber patrouille traque ces voleurs rançonneurs sans scrupule qui jouent parfois sur la cupidité de leurs cibles. Les chiffres qu’il égrène sont stupéfiants : la cybercriminalité a progressé de près de 15 % en l’espace d’un an sur le territoire icaunais. Rien qu’en 2021, 621 cas de hameçonnage ont été dénombrés. Dont 65 % visaient particuliers et entreprises pour escroqueries.

« Le marché du digital est en pleine évolution, souligne-t-il, le risque de cyber attaque se développe et se généralise. Cela peut se caractériser par des atteintes au système informatique réalisées dans un but malveillant ou consécutives à un acte de malveillance… ».

Vente de données, demande de rançons, accusation de pédopornographie, invitation à communiquer ses références de carte bancaire, faux RIB et fausse facture à régler…la panoplie est très éclectique chez les hackers qui ne sont pas des perdreaux nés de la dernière pluie !

Derrière cet anglicisme se cachent des structures étatiques, des groupes criminels limite mafieux très bien organisés, en provenance d’Afrique et de l’Europe de l’Est sans oublier la Russie, mais aussi des amateurs néophytes qui effectuent leurs gammes de l’apprentissage avec une certaine dextérité.

Des structures que le colonel de la Gendarmerie nationale pointe du doigt, inquiet de la proportion galopante de ce phénomène de société. Alors, faire de la pédagogie auprès du public lors de ces dix rencontres représente aussi un moyen de mettre en échec à cette mosaïque d’infractions qui se dessine au grand jour sur la toile. Une judicieuse initiative dont il faut s’imprégner…

 

En savoir plus :

 

Le planning des réunions

 

Le 10 octobre à Villevallier,

Le 14 octobre à Mézilles,

Le 20 octobre à Beines

Le 31 octobre à Sens

Le 03 novembre à Villeneuve-L’Archevêque,

Le 08 novembre à Tonnerre

Le 14 novembre à Pont-sur-Yonne,

Le 16 novembre à Lasson,

Le 25 novembre à Avallon,

Le 25 novembre à Saint-Bris-le-Vineux.

 

 

Thierry BRET

 

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