Plus de 650 000 autistes vivent aujourd’hui en France dont environ 250 000 enfants. Un chiffre qui ne cesse de croître alors que la concertation sur le quatrième plan Autisme a été programmée dès l’été 2017 par le gouvernement. Les spécialistes de la pathologie estiment qu’un enfant sur cent naît avec des troubles autistiques. Dans un souci de sensibilisation optimale, les représentants de l’association « AEVE » (Autisme espoir vers l’école), structure qui officie depuis une douzaine d’années dans le sérail et qui a suivi plus de 500 enfants autistes en France, tapent à la porte des clubs service pour expliquer à leurs membres les résultats évaluant la satisfaction des parents pratiquant ou ayant pratiqué la méthode des « 3i », proposée depuis une décade au bénéfice des jeunes autistes. Une méthode qualifiée de remarquable par tous les experts…

PARIS : Individuelle, interactive et intensive. S’appuyant sur ces critères, la méthode des « 3i » cherche à rétablir le socle de développement de l’enfant autiste par la pratique du jeu. De manière soutenue. Ainsi, des bénévoles se relaient six heures par jour, à raison de sept jours sur sept, chez l’enfant où une salle de jeu a été aménagée spécialement afin d’établir un face-à-face interactif.

Les bases de cette méthodologie, jugée révolutionnaire à l’époque, ont été posées il y un peu plus de dix ans. Forte d’un recul suffisant aujourd’hui, l’association AEVE a pris le soin de mesurer pour la première fois ce dispositif auprès des parents concernés. L’opération étant réalisée avec le concours de Médiamétrie.

Des résultats sans appel et convaincants…

Premier constat : 93 % des parents interrogés ont avoué être satisfaits des progrès réalisés par leur progéniture. Seconde observation : 51 % des enfants qui ont suivi l’application de cette méthode suivent une scolarité dont 38 % dans un établissement ordinaire…

Jugée naturelle et respectueuse des particularités autistiques, innovantes et efficaces, 97 % des parents ayant testé cette méthode la préconisent à d’autres familles. Mais, surtout, ils reconnaissent le coût peu élevé de ce dispositif par rapport aux autres prises en charge. Quant à son efficience, elle s’avère probante à l’issue de la première année d’application : 9 enfants sur dix ont enregistré des progrès en termes d’intérêt pour l’autre et plus de trois enfants sur quatre participent plus fréquemment à la vie familiale.

Dans l’absolu, cette méthode repose sur l’aménagement d’une salle de jeu réservée exclusivement à l’enfant. Les bénévoles venant s’agrémenter autour de lui en effectuant de nombreux relais. Véritable cocon sensoriel, cette salle de jeu est considérée comme un berceau où le jeune autiste peut reprendre son développement tout en bénéficiant d’un lieu de bonheur et de sécurité pour lui. C’est en cela que réside la démarche novatrice de cette approche.

Trois mois après leur immersion dans cette pièce spécifique, les enfants enregistrent les premiers progrès très significatifs notamment au niveau du regard et de la présence.

Quelques mois plus tard, et selon les avis des familles et des spécialistes, les observations positives sont encore plus importantes : les enfants expriment un réel intérêt à l’autre dans leur comportement en manifestant une conscience et une présence accrues. Joueur et communicatif, l’enfant autiste montre des signes de bonheur et de joie qu’il partage  avec ses proches.

Pallier aux difficultés inhérentes qui existent…

Affectueux et impliqués, les bénévoles trouvent grâce aux yeux des parents. Ils représentent un incontestable soutien moral au quotidien pour ces enfants et deviennent des amis. Toutefois, le système possède un revers à la médaille. Et de taille puisqu’il s’agit de difficultés comme l’insuffisance des aides financières, l’emprise sur l’environnement familial et les plannings des relais de bénévoles parfois complexes à mettre en place.

Comme le précise Catherine de la PRESLE, fondatrice et directrice de l’association, « les pouvoirs publics ne peuvent plus ignorer cette méthode. L’association, auditionnée par les commissions Ecole et Recherche dans le cadre du quatrième Plan Autisme espère voir le travail de ses 6 500 bénévoles et ses 45 psychologues qui font le succès de ce dispositif, enfin reconnu… ».

Suggestion de AEVE : que la méthode des « 3i » soit évaluée scientifiquement par les pouvoirs publics afin d’obtenir l’accréditation des instances de santé, telles que la HAS (Haute autorité de santé).

Le traitement de surfaces par l’emploi d’ultrasons offre de multiples opportunités techniques avantageuses pour ses bénéficiaires industriels en matière de nettoyage et de décapage. En conviant le dirigeant de la société TIERRA TECH, concepteur de machines de nettoyage par ultrasons à venir s’exprimer devant un parterre d’une cinquantaine de chef d’entreprise et de décideurs institutionnels de l’Yonne, le collectif défiSON, à la tête d’un programme de développement économique hors pair en faveur de la filière sonore, acoustique et vibratoire à l’échelle du territoire régional, a rempli l’une de ses principales missions : apporter de l’information pragmatique au plus près des acteurs de l’économie…

SENS : Attentifs aux explications liminaires de Serge GARCIA, responsable du mouvement collectif défiSON, de nombreux acteurs des milieux économiques, la plupart issus du secteur industriel de notre territoire, ont pris plaisir à écouter avec réelle appétence les arguments favorables à l’emploi des ultrasons en matière de nettoyage et de décapage.

De surcroît, de nombreux secteurs d’activités étaient concernés par la thématique, plutôt technique au demeurant, de cette causerie à laquelle se prêtait fort bien au jeu du questionnement le dirigeant de la société TIERRA TECH, Rudy BADEY.

Qu’il s’agisse des industries aéronautiques, graphiques, plastiques, énergétiques, alimentaires, pharmaceutiques, électroniques, automobiles, voire agricoles ; tous les participants de ce second rendez-vous d’un cycle de trois conférences déclinées par défiSON dans le nord du département trouvaient chaussure à leur pied tant le sujet couvrait cet ensemble de possibilités.

Un programme éclectique d’ici la fin de l’année…

On y a parlé de décapage, de décalaminage, de dégraissage, de nettoyage, de galvanoplastie, d’usinage, de décolletage, de maintenance industrielle (voire l’article consacré à ce sujet par ailleurs…).

Plusieurs partenaires de défiSON apportaient leur concours à la réalisation de cet événement : la Communauté d’agglomérations du Grand Sénonais, la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, l’Union des industries et des métiers de la métallurgie de l’Yonne, ainsi que les clubs d’entreprises BUSINESS SENS et le GIRS, à l’instar de la plateforme technologique O3PI de l’Université de Bourgogne.

Comme le signala Clarisse QUENTIN, élue de la Communauté d’agglomérations du Grand Sénonais, « nous soutenons avec enthousiasme les projets à vocation économique proposés par défiSON… ».

Valoriser les filières du son et du vibratoire en créant un pôle référent unique en France depuis l’Yonne représente l’un des actes fondamentaux de la structure qui a été créée par Serge GARCIA en 2013.

En mars, la structure et son responsable se sont illustrés au Congrès français d’acoustique au Havre, grâce à un stand, et en nouant des liens avec de nombreux spécialistes de la filière et des laboratoires.

Le 07 juin prochain, le troisième épisode de ce cycle aux multiples facettes sera consacré à la réalité virtuelle sonore et la modélisation acoustique. Il se déroulera comme à l’accoutumée dans la grande salle du Village d’entreprises de Sens. Ensuite, les adhérents du collectif (une cinquantaine d’entreprises à ce jour) auront l’opportunité de visiter un laboratoire le 03 juillet. En août sera proposée la découverte des installations sonores de Lannion et du Trégor en Bretagne. Un excellent préambule avant les Rencontres numériques, électroniques et sonores, organisées à Sens les 03 et 04 octobre avec le partenariat d’ACSIEL : le gros événementiel de cette fin d’année dans l’Yonne.

Localité attrayante de l’Ombrie, région italienne touristique située au beau milieu de la Botte transalpine, ALVIANO pourrait peut-être unir sa destinée avec celle de la FORTERRE, DRUYES Les Belles Fontaines, très appréciée par bon nombre de visiteurs néerlandais et britanniques à chaque période estivale. Une petite délégation italienne, composée d’élus et d’institutionnels, a pu découvrir ces jours-ci les charmes patrimoniaux et historiques de cette bourgade qui dispose de sérieux atouts…

DRUYES LES BELLES FONTAINES : La grotte de Saint-Romain, le lavoir, l’église, l’imposant château de la comtesse Mahaut de Courtenay, le plan d’eau et sa guinguette…autant de clichés digne de belles cartes postales qui n’ont aujourd’hui plus de secrets pour l’édile de la commune d’ALVIANO, Giovanni CIRARDO, et ses représentants officiels.

A l’invitation du maire de la localité de FORTERRE, Jean-Michel RIGAUD, ces quatre élus italiens, accompagnés de leurs épouses, ont eu tout le loisir de faire leurs premiers pas dans l’agglomération amie qui pourrait peut-être nouer des liens pérennes d’ici quelques mois sous la forme d’un véritable jumelage.

Pour l’heure, il ne s’agissait que d’une prise de contact initiale, en agréable compagnie. Mais, la réflexion est en phase de mûrir pour les participants de ce rendez-vous.

Une étape touristique incontournable dans l’Yonne…

Il est vrai que la Puisaye FORTERRE bénéficie d’une cote de sympathie en forte progression parmi les localités italiennes puisque Bléneau, Champignelles ou encore, plus récemment, Saint-Sauveur en Puisaye ont opté pour un rapprochement nourri de projets avec leurs homologues transalpines. Qu’ils soient éducatifs, linguistiques, sportifs, culturels ou économiques.

L’émergence d’un partenariat européen trottait dans la tête de Jean-Michel RIGAUD depuis plusieurs mois. Cela conférerait une autre dimension en termes d’image et de notoriété à la localité distante d’une quarantaine de kilomètres d’Auxerre, mais très fréquentée par les touristes dès les beaux jours revenus.

Rare village du département de l’Yonne à bénéficier du label « Cité de caractère » et celui de « Station verte », DRUYES possède de nombreux atours à commencer par le majestueux château moyenâgeux qui surplombe la partie inférieure de la localité. Des labels indispensables à l’essor économique de la commune qui a enregistré depuis une croissance de 40 % de sa fréquentation touristique ce qui a induit une hausse de 20 % sur le chiffre d’affaires des établissements commerciaux implantés in situ. Quant aux projets d’aménagement en faveur de l’éclosion du tourisme, principale richesse économique de ce bourg, ils ne manquent pas. Une aire de service dédiée aux camping-cars est aujourd’hui opérationnelle. Des aménagements spécifiques seront aussi apportés aux aires de stationnement pour accéder plus facilement aux points névralgiques de la localité.

Respecter les différentes étapes du processus…

Ayant noué des liens étroits avec des localités slovaques et espagnoles, ALVIANO, forte de ses mille cinq cent habitants, intègre un parc naturel dont la capitale économique et administrative est Terni, située à une cinquantaine de kilomètres de là. Si le vin et l’huile d’olive, d’excellente qualité, constituent les forces maîtresses de la commune, les productions agricoles rappellent que ce village champêtre possède de nombreux points communs avec la bourgade bourguignonne, à commencer par sa ruralité.

De l’avis de Giovanni CIRARDO, favorable à ce futur jumelage, « l’Italie et la France sont cousines et doivent intensifier leurs liens dans l’esprit de la construction européenne… ».

Dans les faits, il faudra attendre que le conseil municipal transalpin valide ce projet en lui accordant un avis favorable afin de poursuivre la démarche menant à un mariage officiel entre les deux localités. De son côté, Jean-Michel RIGAUD promet d’organiser plusieurs réunions explicatives avec ses administrés afin de leur expliquer l’importance d’une telle décision. Ensuite, la création d’un comité de jumelage deviendra effective. Avant de pouvoir initier les premiers échanges avec la commune sœur. Un projet qui pourrait être entériné définitivement courant 2019…

Dans le cadre de la Nuit européenne des musées, et avec le partenariat du Théâtre municipal d’Auxerre, plusieurs séances, scolaires mais aussi celles ouvertes auprès du grand public, permettront d’admirer le spectacle de la nature issu des réserves du Muséum d’histoire naturelle…

AUXERRE : Panthère, casoar, grue cendrée, vautour fauve, castor, guépard, cerf élaphe, loup, raton-laveur…ces animaux communs ou exotiques quittent leur sommeil dans les réserves du Muséum le temps d’une exposition, baptisée « Pétrifiés et Paysages sonores ».

Cette ménagerie immobile est rassemblée sur la scène du théâtre, à l’occasion de la Nuit des musées. Un éventail hétéroclite de spécimens naturalisés, mais non moins saisissant, tous issus des impressionnantes collections du Muséum, s’offre à la vue de tous, sous un nouveau jour.

Après cette visite tumultueuse, prenez quelques instants pour écouter avec attention un biotope naturel, bien local celui-ci. Vous êtes assis au bord d’une mare, en lisière d’une forêt lorsque pointent les premières lueurs du jour. Pouvez-vous imaginer la richesse des espèces enregistrées, puis tenter d’identifier ce passereau familier parmi les espèces devant vous exposées ? Pas si évident que cela !

Mais, l’équipe du Muséum qui accompagne les animaux dans leur voyage sera là pour guider le visiteur dans cette aventure tout aussi scientifique que ludique.

Atelier Loto sonore : samedi 19 mai de 10h30 à 11h30 et de 11h30 à 12h30

Saurez-vous reconnaitre à l'oreille le coucou ou l'alouette ? Saurez-vous les replacer dans leur milieu ? Un petit jeu de loto à construire pour exercer son oreille et sa sagacité !  Durée 1h / à partir de 4 ans / inscriptions au 03.86.72.24.21

Expositions : jeudi 17 mai à 9 h, 10 h 30, 14 h et 15 h 30 / séances scolaires
vendredi 18 mai à 9 h, 10 h 30, 14 h et 15 h 30 / séances scolaires
samedi 19 mai de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à minuit
grande salle et studio / à partir de 5 ans
entrée libre.

Alors que la jeune génération est en quête d’un autre chose, fait de libertés et d’émancipation dans les rues de Paris, la marque française au double chevron innove en ce mois de mai 1968 en dévoilant, à la date du 11 mai au golf de Deauville, un nouveau modèle de véhicule de loisirs très avant-gardiste : la fameuse MEHARI. Cinquante années après son apparition, ce cabriolet atypique reste un symbole emblématique de l’audace automobile à la française. Voulant marquer les esprits, le constructeur a sollicité le créateur Jean-Charles de CASTELBAJAC pour concevoir une « art-car » exclusive et originale…

PARIS : Prototype même de l’hédonisme à la française et d’une certaine forme de liberté jouissive y compris dans la pratique de la conduite automobile, la MEHARI, concoctée par le constructeur CITROEN, demeure un spécimen rare dans l’approche d’un design qui collait avec son époque. Celle de Mai 68, de sa liberté d’expression, de ses modes exploratoires ouvertes vers l’irréel et le psychédélique…

Un « art-car » à la configuration exceptionnelle qui évoque le Made in France créatif…

C’est précisément avec cet état d’esprit de mise en exergue des formes et des coloris que CITROEN s’est enjoint les services du créateur de mode universel. Objectif : concevoir à l’aune des cinquante ans de ce véhicule mythique qui fit rire la France entière lorsque Michel GALABRU, éternel adjudant-chef GERBER, pilotait l’une d’entre elles, dans les petites rues caractéristiques de Saint-Tropez, aux abords de la célèbre gendarmerie, un modèle dont on parlera longtemps.

Œuvre forte et chromatique, vibrant plaidoyer au graphisme colorisé, cette figure de la mode a délaissé, un tant soit peu, l’univers du vêtement pour habiller à sa guise la carrosserie de cette dame cinquantenaire relookée et résolument empreint de modernisme. A travers cet « art-car » exceptionnel, le créateur qui a débuté lui-aussi sa carrière en…mai 68, optimise la nouvelle mouture de ce solide fleuron de l’automobile nationale (la E-MEHARI) en un joyeux emblème de l’art de vivre « Made in France », auréolé d’optimisme et de joie de vivre cocardière.

Véritable pièce de collection et œuvre d’art à part entière, parce que dans l’esprit débordant d’imaginaire du créateur français, « il est interdit d’interdire » selon les fameux préceptes historiques de l’époque, ce véhicule trouve grâce aux yeux des aficionados de la marque par sa conception créative absolue.

Le véhicule le plus iconique de toute une génération…

Modèle révolutionnaire à plus d’un titre, le mythique véhicule s’offre une salvatrice cure de jouvence au détour des formes et des coloris chatoyants. Tout en permettant un clin d’œil de circonstance à la génération de contestataires, d’intellectuels et d’artistes qui auront posé les jalons en cet honorable printemps de cette nouvelle révolution française dont CASTELBAJAC rend ici, grâce à sa création, un vibrant hommage…

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