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L’accord régional a été entériné le 19 septembre à Dijon. Il offre l’opportunité aux deux acteurs des ressources humaines que sont Pôle Emploi Bourgogne Franche-Comté et la direction régionale Centre-Est du groupe CRIT d’unir leurs forces en faveur du retour à l’emploi sur le territoire. Une convention qui s’articule en quatre axes de développement…

 

DIJON (Côte d’Or) : C’est un renforcement de coopération qui prend sa légitimité sur les réponses à apporter aux besoins de recrutement des entreprises. Une priorité pour le tissu professionnel, aujourd’hui.

Les deux partenaires de la sphère ressources humaines ont donc décidé d’accroître leurs relations afin d’optimiser la coordination de plusieurs initiatives applicables dans les territoires de la Bourgogne Franche-Comté.

Se déclinant en quatre axes de réflexion, ce plan stratégique, validé le 19 septembre dans la capitale des ducs de Bourgogne, comprend la consolidation des relations opérationnelles entre les agences du groupe CRIT et celles de Pôle Emploi, la mobilisation accrue des services de recrutement de Pôle Emploi, la mise en avant des offres difficiles à pourvoir à l’aide d’outils de communication spécifiques et la facilitation des possibilités de reconversion des demandeurs d’emploi.

Bref, une addition d’expertises et de ressources devant permettre in fine la réduction des pénuries de compétences auxquelles sont confrontées la plupart des entreprises. Un partenariat utile qui s’inscrit dans l’air du temps…

 

Thierry BRET

 

La Cour des comptes dresse un bilan positif de ce dispositif mis en place par l'Etat. Il a permis de soutenir l'offre de crédit par les banques et d'éviter ainsi des faillites massives. « A quelques exceptions près, les entreprises ont commencé comme prévu à rembourser », confirme-t-on à Bercy, où est piloté le comité de sortie de crise créé mi-2021. Selon la Banque de France, sur les 700 000 entreprises ayant souscrit un PGE pour plus de 148 milliards d'euros au total, le taux de défaut pourrait atteindre à peine 3 %. Une vision trop optimiste des choses ?

 

TRIBUNE : Parmi les secteurs qui ont le plus sollicité ce dispositif pendant la crise : des entreprises relevant de l'hôtellerie-restauration (plus de 50 %), des entreprises de services (40 %) et des commerces (35 %). Retenons encore que 90 % des entreprises bénéficiaires sont des TPE (Très Petites Entreprises).

Néanmoins, si ces statistiques et ces appréciations sont plutôt rassurantes, elles ne doivent pas cacher les difficultés réelles de certaines entreprises. Dans l'hôtellerie-restauration, par exemple, où beaucoup d'entreprises ont souscrit des PGE, une entreprise sur quatre affirmait fin juin ne pas être en capacité d'honorer ses remboursements, dans un contexte où l'inflation freine les dépenses des consommateurs. La situation est aussi tendue dans le tourisme où  beaucoup d'entreprises, frappées de plein fouet par la pandémie, ont demandé le maximum autorisé de PGE (25 % du chiffre d'affaires). Le rembourser sur quatre ans devient impossible pour certains. En outre, la dégradation économique aggrave la situation. Si les contentieux s’élèvent à 3 % en montant, ils représentent 19 % des bénéficiaires.

 

Que faire quand on ne peut pas rembourser son PGE ?

 

Pour les petites entreprises en croissance, le remboursement du PGE est un véritable frein à la reprise. Un prêt de 200 000 euros génère des mensualités de 4 200 euros remboursables depuis mai 2022. L’argent est pris sur la trésorerie et vulnérabilise les entreprises qui, de plus, ne peuvent plus investir.

En cas de difficulté pour rembourser et si la banque refuse tout aménagement : il faut solliciter immédiatement le médiateur du crédit ou le conciliateur désigné par le tribunal de commerce.

Il est prévu de prolonger la durée de remboursement de quatre ans : on passe de six ans à dix ans pour l’amortissement du PGE. Il est également possible de décaler à nouveau le remboursement des premières échéances, de six mois.  

 

 

Lorsque tout a échoué, la saisine d’un conciliateur est nécessaire et avantageuse : elle est confidentielle, rapide et efficace car souvent couronnée de succès par l’homologation d’un accord validé par le tribunal.

Le banquier et l’expert-comptable peuvent être de bons conseils. Pour les situations de faillites, de cessation de paiement, de difficultés personnelles, juridiques, financières… il s’avère nécessaire de prendre un avocat.

 

 

2022, une année difficile pour les entreprises…

 

On enregistre près de 10 000 faillites au cours du deuxième trimestre, soit 50 % d’augmentation par rapport à 2021. Certains spécialistes annoncent 40 000 faillites pour 2021 : bien plus qu’en 2020 (28 400), mais moins qu’en 2019 (52 000). Rappelons que 2008 dépassait les 64 000 faillites !

Récession possible (même si Bercy soutient mordicus que ça n’arrivera pas en France…), inflation galopante, approvisionnements de plus en plus aléatoires, la crise sanitaire et la guerre en Ukraine montrent deux choses : la Chine a pris conscience de la dépendance du monde à sa production industrielle, et la Russie crée un nouvel ordre monétaire avec l’or et le rouble !

Les plus grosses difficultés sont à venir. Pour les solutions, « l’auberge espagnole » sera ouverte : on ne trouvera que ce que l’on apportera !

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

La COVID et la fermeture du Phare à Auxerre auraient pu avoir raison de la viabilité de la structure associative. Mais, il n’en fut rien ! Toutefois, un sérieux dilemme se présentait également à l’entité pour assurer sa survie. Permettre son développement par le prisme de services supplémentaires. Via, la création d’un GPS, soit un « garage pédagogique et solidaire ». Fonctionnel depuis peu, ce dernier vient d’être inauguré à Gurgy en présence des autorités…

 

GURGY : En voilà une qui revient de loin dans le paysage des associations icaunaises qui évoluent pourtant dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. Ex-Club MOB, MOBILITES 89 a su affronter les crises avec beaucoup de bonheur et de réussite pour repartir de plus belle du côté de…la commune périphérique d’Auxerre. Là, où elle est désormais accueillie dans des locaux ergonomiques et où elle bénéficie de la bienveillance de son maire, le toujours très actif Jean-Luc LIVERNEAUX.

 

Avec l’aide précieuse de ses partenaires…

 

Sans les soutiens de ses partenaires, MOBILITES 89 serait peut-être passée dans la case des pertes et profits sans crier gare après ces deux années complexes qui furent chamboulées avec la période de la crise sanitaire à répétition. Plongeant la structure dans des difficultés financières presque irréversibles. Des partenaires à l’instar du Crédit Municipal d’Auxerre qui a financé l’aide à l’installation dans les nouveaux locaux mais aussi France Relance.

Alors que la moitié des adhérents qui profitaient jusqu’ici des services altruistes de l’association disparaissaient de la circulation à cause de la crise sanitaire et des confinements successifs, Alain BERNIER et Jessica COUSIN, pygmalions de MOBILITES 89, décidaient de revendre des véhicules afin de créer un apport vital de trésorerie. Histoire de subsister.

Le salut va venir de l’Etat et du Fonds national d’aménagement du territoire. Plus connu sous l’acronyme suivant, le FNADT !

 

 

 

La Région entre en lice pour soutenir le concept…

 

Dans le cadre de son installation dans ses nouveaux locaux, l’association sollicite une subvention de fonctionnement auprès des services étatiques, via ce dispositif. Bonne pioche, en vérité, puisque MOBILITES 89 se voit octroyer la coquette somme de 26 050 euros qui lui sera accordée pour assurer la prise en charge des frais de rémunération des personnels.

Mais, comme une surprise ne vient jamais seule, la Région Bourgogne Franche-Comté emboîte le pas et injecte l’équivalent de 100 000 euros dans le projet pour aider à l’aménagement du « garage pédagogique et solidaire » - le fameux « GPS » - concept à destination des personnes en situation de précarité, proposant un garage en libre-service et un service de vente de véhicules d’occasion avec garantie et à tarifs réduits !

 

 

Réfléchir déjà à la suite du modèle économique…

 

Du pain bénit pour Alain BERNIER qui évoquera avec moult détails les péripéties menant à ces soutiens fondamentaux lors de sa prise de parole inaugurale. Il n’en oubliera pas de remercier les représentants de la Fondation MACIF qui aura elle aussi apporter sa contribution dans le financement de ce dispositif.

Même un généreux donateur, un particulier qui suit de près et avec enthousiasme le quotidien de l’association, ajoutera un véhicule de mieux dans l’escarcelle de plus en plus garnie de MOBILITES 89 !

L’avenir de MOBILITES 89 prend la forme d’une autre stratégie, avec le lancement d’un DLA (Dispositif local d’accompagnement) avec l’aide d’experts qui vont plancher à la réussite et à l’amélioration de cet outil qui n’a pas fini de nous surprendre.

En 2021, la structure associative avait obtenu une subvention de 71 000 euros pour l’élargissement de l’activité de location de véhicules aux personnes en situation précaire et demandeurs d’emploi vers le Tonnerrois, l’Avallonnais et la Puisaye.

Secrétaire générale, sous-préfète de l’arrondissement d’Auxerre, Pauline GIRARDOT se félicita en la découvrant le jour de l’inauguration cette très belle pépite qui favorise l’aide à l’insertion sociale et professionnelle, en compagnie de Nicolas SORET, vice-président de la Région en charge des finances, du développement économique et de l’emploi et de Jean-Luc LIVERNEAUX, élu communautaire et maire de la localité qui a eu la bonne idée d’accueillir sur son sol cette très belle initiative de « garage pédagogique et solidaire ».

Comme quoi, s’en remettre à son « GPS » peut avoir du bon !

 

Thierry BRET

 

 

A l’instant où se rédigent ces lignes, ils sont huit. Peut-être neuf, voire bientôt dix, si tous les critères de sélection virent au vert pour les futurs impétrants. Des alternants que l’on suppose motivés de vouloir figurer en bonne posture au sein de la première promotion auxerroise du master « QHSE et Hydrogène », officialisée ce jeudi 08 septembre à la Maison de l’Entreprise de l’Yonne. Un cursus de niveau Bac + 5 dont le président-maire de l’Auxerrois, Crescent MARAULT, salue la pertinence…

 

AUXERRE: Sacré établissement que le Pôle Formation 58 89 ! Il fut, on ne le rappelle jamais assez, précurseur par le passé d’innovations pédagogiques astucieuses comme il l’est encore aujourd’hui en suivant l’évolution constante des technologies !

Peu s’en souviennent mais en 1990, cette entité accueillie au sein de la Maison de l’Entreprise à Auxerre lançait pour la première fois dans l’Hexagone un cursus formatif qui allait révolutionner le monde encore trop hermétique, à l’époque, de l’apprentissage. Une formation d’ingénieur en prise directe avec l’alternance !

Insolite, l’initiative correspondait à la volonté conjuguée des chefs d’entreprises et du président de l’Université de Bourgogne d’alors de conduire vers le haut, le niveau de réussite, à travers la formation d’ingénieur par le biais de l’apprentissage. Donc, par l’immersion au sein de l’entreprise.

Naturellement, et parce que c’est son ADN, la Maison de l’Entreprise grâce à son Pôle Formation assura le développement de ces cursus dans cette direction, celle de l’enseignement supérieur.

« Dans le seul et unique but, devait rappeler le directeur de la Maison de l’Entreprise Claude VAUCOULOUX, de produire les compétences nécessaires que les entreprises ont ou auront besoin en termes de recrutement… ».

Une synergie entre le milieu universitaire et le monde de l’entrepreneuriat qui fit mouche. Elle devait très vite porter ses fruits avant que le processus de l’alternance par l’enseignement supérieur ne fasse florès par ailleurs, s’étendant de façon élargie aux quatre coins de l’Hexagone.

 

Un nouveau coup de pouce à l’enseignement supérieur à Auxerre…

 

On peut supposer que le lancement de la première promotion du master « QHSE et Hydrogène », officialisé ce jeudi 08 septembre en milieu d’après-midi, s’inscrit sur un registre similaire. Un nouvel enseignement qui a été validé par le président-maire de l’Agglomération de l’Auxerrois Crescent MARAULT et Claude VAUCOULOUX – ce dernier officie aussi dans l’Yonne en qualité de délégué général de l’UIMM et du MEDEF -, sous le regard avisé des deux parrains de cette promotion initiale, à savoir Karina RASKIN, du Centre d’Etudes et d’Expertises du bio mimétisme et de Fabrice LABALME, directeur de l’agence SUEZ Bourgogne Champagne, implantée à Auxerre.

Côté pratique, ce cursus sera dispensé sur les sites du Pôle Formation 58 89 et de « AUXR_LAB » à Auxerre. Il devrait y accueillir une petite dizaine d’alternants dès septembre pour s’achever en 2024.

 

 

 

Une formation qui s’inscrit dans la logique de la technopole hydrogène…

 

Au cours de ces deux années de formation, cinq blocs de compétences seront abordés par les apprenants dont la stratégie générale de développement de l’organisation dans son environnement national et international.

Dans le cadre d’un partenariat avec l’IET (Institut des métiers de l’Environnement et de la Transition Ecologique), le Pôle Formation 58 89 a adapté ce cycle de formation aux besoins des collectivités et entreprises, ayant un rôle à jouer au sein de la filière hydrogène.

Quant à la Communauté d’Agglomération de l’Auxerrois, elle a appuyé favorablement cette initiative lui permettant d’accueillir une formation à Bac + 5 unique en Bourgogne Franche-Comté, autour des métiers de la maintenance hydrogène.

De la pure logique, en somme, puisque la collectivité communautaire de l’Yonne développe la première technopole de France qui est consacrée à cette source énergétique synonyme d’avenir.

 

 

En savoir plus :

 

Le sigle de ce master « QHSE et hydrogène » correspond à qualité, hygiène, sécurité et environnement.

Le cycle de formation a vu le jour grâce au partenariat mené avec l’IET et le soutien de sa directrice nationale, Armelle COCHEVELOU.

 

Thierry BRET

 

Le bras  de fer opposant les élus de l’Agglomération de l’Auxerrois au personnel du service de la collecte des déchets en grève depuis le 07 juillet suscite bon nombre de commentaires parmi les représentants de la minorité. Il ne pouvait en être autrement à l’issue du Conseil des maires de la communauté, orchestré lundi soir à l’Abbaye Saint-Germain. Les élus socialistes et divers gauche réagissent à ses conséquences, exigeant urgemment d’en débattre…

 

AUXERRE : Ils s’interrogent de manière dubitative les élus des forces de gauche de la minorité municipale auxerroise. A propos, surtout, du coût global de la crise sociale qui a débuté aux premiers jours de juillet. Un conflit englué depuis dans la mer des Sargasses des tractations et qui tarde à trouver une véritable solution pour en sortir de façon définitive.

Elus communautaires et municipaux, Sophie FEVRE, Isabelle POIFOL-FERREIRA et Mani CAMBEFORT - le premier fédéral du Parti Socialiste de l’Yonne - ne pouvaient passer sous silence le rendu du Conseil des maires de la communauté, annoncé à son terme, lundi 05 septembre en milieu de soirée.

Ils réclament, via une tribune adressée à la presse et paraphée de leurs trois signatures, « d’en débattre urgemment car la stratégie qui a été décidée – un recul du service public qui ne dit pas son nom selon eux – n’a jamais été évoqué dans les instances de l’Agglomération, ni auprès des citoyens… ».

Les premiers concernés par le ramassage de leurs détritus, somme toute !

 

 

Une perte de temps préjudiciable pour le territoire et ses habitants…

 

Observant une légère évolution positive – la titularisation des agents en CDD, l’alignement du traitement de certains agents en contrat à durée déterminée sur le même régime indemnitaire que les agents titulaires -, les trois élus de l’opposition n’en demeurent pas moins très critiques sur les positions prises par l’exécutif de l’appareil institutionnel depuis deux mois de grève.

« Il est anormal d’avoir attendu si longtemps pour enfin réunir les vingt-neuf maires de l’Agglomération sur le sujet. Cette perte de temps a été préjudiciable pour le territoire et ses habitants… ».

Les élus de l’opposition renchérissent : « ne pas être capable d’entamer une négociation avec les grévistes ou échanger par communiqué de presse interposé, voire mettre en œuvre des mesures pour briser la grève relève de l’amateurisme… ».

En résumé, les représentants de la gauche estiment que les conditions d’une sortie de crise par le haut ne semblent pas réunies. Un ressenti confirmé par les grévistes eux-mêmes qui ont décidé de poursuivre leur mouvement ce jeudi matin…

 

Thierry BRET

 

 

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