Sous l’égide du représentant de l’Etat, le préfet Henri PREVOST, les chambres consulaires (Chambre de Commerce et d’Industrie, Chambre des Métiers et de l’Artisanat et Chambre d’Agriculture), mais aussi les organisations patronales (elles sont représentées par le MEDEF) la Banque de France et les administrations (DDFIP, DDT, UD-DIRECCTE) ont constitué un groupe de travail aux premiers jours du confinement. Objectif : répondre aux attentes des entreprises…

AUXERRE : L’accompagnement et l’entraide font figure de règle d’or de cette cellule de crise consultative et opérationnelle qui réunit l’ensemble des acteurs publics et économiques de notre territoire. Sa mission est de suivre avec la régularité d’un métronome chacune des entreprises dans ses besoins de soutiens financiers.

Proposant des points réguliers entre ses interlocuteurs, c’était encore le cas la semaine dernière le mardi 07 avril, l’entité se définit comme un facilitateur au traitement des problèmes de financement rencontrés par certaines entreprises en proie à de sérieuses difficultés vu le contexte sanitaire.

Les membres de cet organe institutionnel veulent également faire connaître et fédérer les initiatives des sociétés icaunaises dans la fabrication d’équipement de protection individuelle. A l’instar des masques ou des visières.

 

 

Parmi ses autres priorités : la relance des chantiers publics et privés dans le respect des gestes barrières et des recommandations d’usage.

Afin de gagner en efficience et rapidité, la cellule s’est dotée de plateformes numériques qui lui permettent de relayer les informations utiles auprès de ses utilisateurs.

Elles sont à consulter sur les références suivantes :

http://www.yonne.gouv.fr/Actualites/COVID-19-information-et-soutien-aux-entreprises et https://www.covid19-entreprises89.fr/

 

En complément, voici le lien vers le site de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat : https://artisanat-bfc.fr/article/coronavirus-dispositif-special-de-votre-cma

 

La procédure se voulait inédite. Et elle le fut. Sans qu’il n’y ait trop d’anicroches à redire au plan technique. Si ce n’est parfois une qualité sonore déficiente et perturbée par de sympathiques gazouillis d’oiseaux pour celles et ceux des élus qui avaient choisi de travailler depuis leur jardin !  Sans surprise, et malgré le refus de quatre conseillers d’y prendre part, le budget primitif 2020 a été entériné par trente-deux voix positives contre trois oppositions et deux abstentions. Un élu n’a pas souhaité prendre part au vote. Toutefois, des adaptations significatives seront nécessaires, compte tenu du contexte actuel…

AUXERRE : Au terme de cette séance de travail insolite, longue de quatre heures de débats et d’objections, le président de l’hémicycle départemental Patrick GENDRAUD se montrait satisfait de la tournure des opérations.

« Il n’y a pas eu de fausses notes, déclara-t-il soulagé à ses interlocuteurs dont il n’aura entendu que le timbre de la voix à distance téléphonique.

L’organisation d’une audioconférence qui devait réunir trente-huit conseillers départementaux sur les quarante-deux membres de l’assemblée dans les conditions du direct aura nécessité son lot de prouesses technologiques pour mener à bien ce rendez-vous qualifié d’important.

C’était un pari audacieux pour le patron de l’exécutif départemental. Il s’en était expliqué en préambule dès le début de la session : « En tant que démocrate, je tenais à faire voter le budget de l’institution départementale, COVID 19 ou pas, sur la base des orientations initiales préconisées le 07 février dernier… ». Et poursuivre ainsi le travail de la vie institutionnelle et politique de notre territoire.

Certes, ce choix des retrouvailles électroniques n’aura pas fait l’objet d’un consensus unanime. Trente-trois conseillers départementaux avaient choisi de se prêter à l’exercice même si l’un d’entre eux qui restera sous le couvert de l’anonymat (?!) décida de ne pas prendre part finalement au scrutin. Néanmoins, quatre autres noms manquaient à l’appel sur le registre des présences. Dont ceux, entre autres, de plusieurs éléments du groupe des indépendants.

 

Un budget prématuré dont les orientations vont voler en éclats ?

 

Patrick GENDRAUD y fit allusion après coup : « J’espère que les quelques-uns qui ont adopté une posture de boycott comprendront l’impérieuse nécessité de s’adapter aux circonstances et qu’il est nécessaire de travailler davantage pour l’Yonne et ses habitants pendant la crise actuelle… ». Dont acte.

Sans doute, ces élus réfractaires à la tenue de ce dispositif numérique exceptionnel n’ont-ils pas estimé nécessaire de trancher en faveur d’un budget primitif qui ne prenait pas en compte la réalité de l’instant ? Ce fut en tout cas l’un des arguments avancés par l’élu socialiste, Nicolas SORET, bien présent quant à lui  lors de ces échanges qui ne vota pas favorablement ce budget.

« Le véritable débat aura lieu plus tard, précisa le nouveau maire de Joigny, avec de telles incertitudes auxquelles nous sommes confrontées à l’heure actuelle, il est difficile de parler de recettes et de dépenses… ».

Et l’élu du Jovinien de conclure : « Ces orientations budgétaires vont voler en éclats, car il nous faudra travailler au moment opportun sur les choix réels que nous devrons prendre… ».

Pour autant, et malgré ces rares voix discordantes (il y eut également celles de Françoise ROURE et de Delphine GREMY qui votèrent contre le budget), le président du Conseil départemental ne put que se féliciter du résultat positif obtenu en fin de séance. Au moment de clore le chapitre, une très large majorité se dégageait de ce choix démocratique. Analyse de l’intéressé :

« Je l’ai toujours dit : la majorité, ce sont les élus qui votent le budget. Les expressions négatives sont légitimes. Mais s’il ne faut pas les ignorer, il ne faut pas non plus les promouvoir à l’excès et les considérer comme partagées… ».

 

Un plan d’action départemental arrêté avant juillet…

 

Ayant obtenu gain de cause, Patrick GENDRAUD se projette désormais vers l’étape suivante de ce processus budgétaire à finaliser. Car, comme beaucoup l’ont dit durant les échanges téléphoniques, il sera indispensable d’adapter la copie à la réalité du terrain qui est en proie aux affres du doute et de l’incertitude.

Un plan d’action départemental au profit de l’Yonne et de ses habitants est en phase d’ébauche. Sa substance pourrait être connue avant le 15 juillet. D’ici là, les présidents de commissions mobiliseront leurs troupes afin d’étudier toutes les propositions qui s’imposent. Selon les besoins du terrain et des capacités d’intervention de l’organe institutionnel.

On prévoit déjà l’achat d’équipements de protection et de décliner différentes voies de soutien auprès des entreprises qui en feraient la demande.

Bref : le plus dur commence pour le Département de l’Yonne qui doit poursuivre ses missions régaliennes puisées sous le sceau de la démocratie tout en demeurant au service des habitants de son territoire…

 

 

Les consignes sont, on ne peut plus claires. Il est illusoire de croire que le week-end de Pâques servira de fallacieux prétexte pour quelques-uns d’entre nous qui auraient des fourmis dans les jambes et l’irrésistible envie de se carapater à la campagne dans sa résidence secondaire. Le confinement doit s’effectuer stricto sensu sur le lieu initial où il a été commencé…Ce ne sont pas les représentants des forces de l’ordre qui diront le contraire !

AUXERRE: Dans le département de l’Yonne comme sur l’ensemble de l’Hexagone, la mobilisation est quasi générale chez les forces de l’ordre. Surtout à la veille du week-end de Pâques, l’un des plus animés côté fréquentation routière en temps normal.

Le contexte si particulier de ces fêtes pascales 2020 engendre des mesures d’exception sur les autoroutes et routes de France. Les contrôles vont se renforcer en cette période propice aux vacances, d’ordinaire.

Le préfet de l’Yonne Henri PREVOST l’a rappelé lors de son dernier point presse de jeudi : il y aura une très forte présence implicative de la part des gendarmes et des policiers durant cette période, synonyme de départs. Mais, là, il s’agira de faire respecter l’application des mesures du confinement.

Du côté de la gendarmerie, ce sont trente patrouilles qui suivront l’évolution en temps réel de la circulation routière. De manière dynamique avec les forces motorisées mais aussi sur des points fixes.  

Si le ruban d’asphalte que forme l’A 6 Paris Lyon restera l’axe de communication à privilégier en priorité, il n’empêche que les hommes du responsable du groupement de la gendarmerie de l’Yonne, le colonel Rénald BOISMOREAU, surveilleront avec la dextérité qu’on leur connaît le réseau routier national et départemental ainsi que les zones touristiques et sites de résidences secondaires.

 

 

Contrôler les points stratégiques de jour comme de nuit…

 

Toute infraction au dernier arrêté préfectoral signé hier est passible de sanctions selon les lois et règlements en vigueur, à savoir une amende de 135 euros (contravention de 4ème classe). La note s’alourdit en cas de récidive (200 euros) et lorsqu’une personne est verbalisée à plus de trois reprises dans les trente jours, elle encourt six mois de prison et de 3 750 euros d’amende  ainsi que deux peines complémentaires, l’exécution d’un travail d’intérêt général et la suspension du permis de conduire pour trois ans maximum…

Le préfet a également demandé aux forces de l’ordre de renforcer les contrôles, de jour comme de nuit, de points névralgiques tels que les péages, les gares, les entrées de villes.    

Directeur départemental de la sécurité publique, le commissaire divisionnaire Raphaël JUGE a, quant à lui, rappelé qu’une dizaine de patrouilles de la police nationale assuraient une surveillance stricte à Auxerre comme à Sens. Trois objectifs définissent leurs missions : le respect des mesures de confinement à l’aide de contrôles fixes et mobiles (piétons), la sécurité routière et les services de police secours, notamment dans le cadre de tapages et violences. A ce titre, 120 appels ont ainsi été recensés au cours des dernières vingt-quatre heures.

 

 

« Noël au balcon, Pâques au tison » précise le fameux adage. Mais, au vu du contexte actuel, ce sera plutôt « Pâques à la maison » ! Celles et ceux qui souhaitaient arpenter, tout en respectant les mesures de confinement exceptionnelles déjà mises en place par le gouvernement, les lieux publics, ne serait-ce que pour quelques instants de répit, en seront pour leurs frais. Un arrêté préfectoral applicable ce vendredi 10 avril les contraint à ne plus accéder à certains lieux spécifiques. En particulier, les plans d’eau, les zones forestières, les sentiers pédestres et autres chemins de randonnée…

AUXERRE: Le week-end de Pâques n’autorisera aucune souplesse dans le dispositif de mesures exceptionnelles appliquées sur notre territoire depuis le 17 mars. Il fallait s’y attendre : c’est plutôt l’inverse qui vient d’être décidé dans la plupart des départements français avec son renforcement.

L’arrêté préfectoral à l’estampille du préfet de l’Yonne Henri PREVOST, daté du 09 avril, le démontre : les restrictions de déplacements dans sa zone de compétences montent d’un cran supplémentaire tandis que les contrôles des forces de l’ordre s’intensifient.

Non pas dans un but coercitif de manière systématique mais bel et bien dans celui de la sensibilisation et de la prévention face aux dangers inhérents à la propagation du coronavirus.

Si le préfet en appelle une fois de plus et de manière très solennelle aux Icaunais à rester à leur domicile, il a aussi ses raisons. En effet, en dépit de toutes les mesures prises précédemment, de nombreux lieux publics demeurent encore trop fréquentés par la population.

« Ponctuellement, précise le représentant de l’Etat, quelques personnes enfreignent toujours les règles du confinement et se promènent à l’air libre sans la moindre justification… ».

Ce week-end pascal au lieu d’annoncer le traditionnel retour des cloches va donc sonner le glas de nombreuses illusions et espérances qui voyaient arriver, peut-être de façon prématurée, le bout du tunnel.

Car le nouveau cocktail de restrictions accentue les interdits de manière drastique. Face à l’immensité des risques, il et vrai.

« Nous pourrions perdre le bénéfice des premières avancées obtenues depuis le début de la mise en application des mesures, souligne Henri PREVOST compréhensif devant le côté perturbateur du confinement, c’est pourquoi cet arrêté est indispensable pour protéger la santé de chacun… ».

 

Une kyrielle de nouveaux interdits à ajouter à une liste déjà longue…

 

Est désormais à proscrire de ses rares moments de loisirs l’accès aux forêts domaniales et massifs forestiers, plans d’eau, plages et berges aménagées ou non pour la baignade, lacs, étangs, parcs, jardins public, promenades, sentiers pédestres, tout type de chemins dont ceux de randonnée et pistes cyclables. Une liste non exhaustive à laquelle il est nécessaire d’intégrer tous les rassemblements festifs ou de détente, tels que pique-niques, barbecues, jeux collectifs, etc.

Pour couronner le tout, il est bon de préciser que cette interdiction s’applique aux déplacements brefs (ceux qui étaient jusque-là autorisés dans la limite de l’heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile : aux piétons, cyclistes, véhicules non-motorisés, véhicules récréatifs de type quads, moto cross, etc.

Précisons que ces mesures s’appliquent sur l’ensemble du département de l’Yonne, à tous les espaces cités ci-dessus, qu’ils soient publics ou privés mais ouverts à la circulation publique.

 

 

 

L’esprit de solidarité prévaut. Afin de garantir une alimentation de qualité et en quantité suffisante. Le challenge est d’importance en pareilles circonstances. Mais, il s’applique dans le respect des règles sécuritaires telles qu’elles ont été définies. Les dirigeants du groupe coopératif 110 Bourgogne s’y emploient via l’ensemble de leurs collaborateurs pour préserver la continuité alimentaire.

AUXERRE : En cette période de crise sanitaire aigüe, le monde agricole est en première ligne. Grâce au maintien de ses activités qui sont indispensables à la vie quotidienne du pays. Nourrir l’ensemble de nos concitoyens, mais pas seulement puisque la filière doit assurer la sécurisation du processus de fabrication et d’approvisionnement des denrées alimentaires.

Aussi, il n’est pas surprenant d’observer la mobilisation totale des coopératives qui représentent l’un des maillons forts de ces rouages incontournables à la vie sociale et économique de notre pays.

Les dirigeants de 110 Bourgogne ont parfaitement assimilé ce positionnement. Encourageant la poursuite des activités. Aujourd’hui, tous les salariés sont à leur poste pour répondre à une tâche prépondérante : préserver ce fil d’Ariane vital entre la structure et sa clientèle. Mais, uniquement dans le respect des gestes barrières qui avaient été instaurés dès le 28 février. Bien avant le confinement généralisé à l’Hexagone. A l’époque, cela prêtait à sourire…

 

 

 

Des mesures de sécurité pour préserver la santé de tous…

 

Respectueux de la démarche RSE, les dirigeants du groupe coopératif Gérard DELAGNEAU, président, et le directeur général, Jean-Marc KREBS, ont défini avec l’avis des membres du CSE, des salariés et des représentants du Conseil d’administration plusieurs mesures concrètes afin d’optimiser ce plan d’action réactif.

Ainsi, la distribution d’équipements de protections individuels tout comme l’encouragement à la pratique du télétravail ont été privilégiés. Sur les sites fermés, la distanciation est devenue une réalité tangible. Quant aux rencontres et autres rassemblements non obligatoires à la vie de l’entreprise, ils ont été placés dans la case des pertes et profits. Jusqu’à nouvel ordre.

Les magasins, GAMM VERT et La VIE CLAIRE, même s’ils demeurent opérationnels afin d’assurer l’alimentation humaine et animale, ont été pourvus de système de commande drive par téléphone avec retrait en caisse. Ce processus garantie une réduction des risques de propagation de l’infection virale avec une présence réduite du personnel in situ et une manipulation des produits limitée à la portion congrue.

D’ailleurs, il est possible de connaître les horaires adaptés de ces commerces en consultant le site www.gammvert.fr

Comme le souligne en substance Gérard DELAGNEAU : « l’agriculture est élevée au rang de secteur stratégique prioritaire : nous nous devons de participer à cet effort national ! ».

 

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