L’initiative est heureuse. Elle est le fruit de l’imagination fertile de parents d’élèves qui envisageaient la poursuite de l’enseignement pédagogique avec davantage d’interactivité. Un site a été créé à cet effet. Fonctionnel, il offre de multiples services ludiques et instructifs. Dont celui de la pratique de la lecture à voix haute. Une expérience insolite mais pertinente qui renforce les liens entre les générations tout en accentuant le goût aux livres...

AVALLON: Né d’un collectif de parents d’élèves inspirés, ce précieux auxiliaire à la pédagogie, un site multimédia, ne cesse d’accueillir de nouveaux membres au fil des jours. La décision de le constituer a été prise au lendemain de la mise en confinement de l’Hexagone. Car créer une interface astucieuse entre les parents, élèves et représentants de la communauté éducative est apparu très vite comme une simple évidence.

L’objectif pour accréditer la démarche reposait sur un postulat : ne pas laisser les jeunes pousses en quête de savoir dans l’errance.

« En effet, explique l’une des bénévoles en charge de ce dispositif, Amina ALIBAY KANDJY, lorsque le président de la République a annoncé le jeudi 19 mars la fermeture des établissements scolaires, nous nous sommes réunis le jour suivant avec quelques parents d’élèves de trois établissements d’Avallon (le collège Maurice Clavel, l’école élémentaire des Remparts et du groupe scolaire Jeanne d’Arc) ainsi que le père d’une jeune écolière qui reçoit l’instruction à la maison pour définir comment nous pourrions contribuer à apporter notre soutien auprès des établissements scolaires, de leurs élèves et des familles… ».

Il ne restait plus qu’à porter sur les fonts baptismaux de l’opérationnalité le 17 mars cet outil d’informations devenu probant aux yeux de ses utilisateurs. Quant à l’identification sémantique de cette plateforme d’expression, ce fut en toute logique que le site reçut comme nom de code : Ecoles Hors les Murs !

Parmi ses priorités, cet outil numérique joue le rôle de passerelle judicieuse entre les acteurs de la vie éducative, notamment les parents, afin que chacun puisse répondre aux interrogations liées à la configuration sociétale actuelle.

Les établissements y font figurer les renseignements indispensables aux familles selon le développement de l’actualité. Enfin, il propose un guide des bonnes pratiques qui met en exergue les idées des uns et des autres en matière de pédagogie.

 

L’excellent exercice de la lecture à voix haute…

 

Parmi celles-ci, citons l’une des expériences qui ravit petits et grands dans un esprit de veillée : la lecture à haute voix. Phileas FIQUEMONT en est un des instigateurs. Et pour capter l’attention des enfants, rien de tel que la découverte d’un bon ouvrage à l’estampille de Jules VERNES pour créer l’atmosphère nécessaire à ces récits propices à l’aventure intérieure et à la rêverie.

Dans la foulée, un couple d’amis a démarré l'expérience le soir même avec la lecture de « La Guerre des Boutons ». Ils ont tellement apprécié cette démarche novatrice qu'ils la poursuivent à ce jour.

D’autres parents s'y sont mis en se plongeant dans la lecture du chef d’œuvre hugolien « Les Misérables ».

Ce n’est pas tout ! Phileas, spécialiste du coaching en entreprise, prépare une autre activité ludique (un ludo-coaching) sous forme de visioconférence. L’idée sera d’extérioriser celles et ceux qui y participeront afin de leur redonner un peu de baume au cœur avec une implication pédagogique cérébrale.

 

Un questionnaire pour prendre le pouls des parents d’élèves…

 

En dernier lieu, un sondage a été lancé afin de recueillir le ressenti de la population. A ce jour, une quarantaine de réponses sont déjà parvenues. Elles permettent d’obtenir une photographie réaliste de la situation autour de quelques interrogations primordiales. Par exemple : comment vivent les parents d’élèves et les enfants face à ce contexte inédit aujourd’hui ?

Le but étant de préserver ce lien social indispensable et ne laisser personne sur le bas-côté du chemin. En possédant tous les ingrédients psychologiques pour y faire face en cas de besoin…

En savoir plus :

Référence mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et site web : ecoleshorslesmursavallon.wordpress.com

 

Depuis quarante-huit heures, l’association des « Trois P’tits Chats » dispose de sa cagnotte en ligne sur la plateforme de crowndfunding LEETCHI afin de récupérer de précieux subsides auprès des internautes. Localisée à Avallon, la structure a un besoin urgent de fonds pour soigner, nourrir et stériliser des matous qui ne cessent de proliférer en cette période de reproduction dans la ville la plus méridionale de l’Yonne.

AVALLON : Depuis deux jours, la structure associative à vocation animalière des « Trois P’tits Chats » est présente sur l’une des plateformes nationales de financement participatif, LEETCHI.    

Objectif de la démarche : collecter le plus de fonds possibles au bénéfice des petits protégés dont s’occupent au quotidien les membres de l’entité avallonnaise, c’est-à-dire les chats.

Et ceux-ci ne cessent de se reproduire en cette période de printemps ! Aux traditionnels animaux errants qui ont besoin d’être nourris, soignés, voire stérilisés, s’est ajoutée une cohorte de petites boules de poil adorables et craquantes à souhait en un laps de temps record.

Bref : une quarantaine de nouveaux pensionnaires, des chatons espiègles et en pleine forme, accompagnés de leurs mères sont venus grossir les rangs de ce petit monde de félins si bien portant !

 

 

De l’argent nécessaire à la nourriture, aux soins et à la stérilisation…

 

Oui mais voilà : pour nourrir ces petits affamés, prodiguer les soins nécessaires et stériliser les femelles avant la prochaine portée, le nerf de la guerre s’appelle l’argent pour l’association locale.   

L’une des bénévoles, Karen GARY, s’est fendue d’une initiative plutôt originale au vu du sujet : solliciter les internautes adeptes de la cause animale (et ils sont légion) pour qu’ils contribuent au succès des missions dévolues à la structure icaunaise. Une initiative approuvée à 100 % par la présidente de la structure, Isabelle ELLUL…

Chaque euro compte pour faire que l’existence de ces chatons soit la meilleure possible. D’autant qu’une seconde étape est à prévoir : les membres de la structure associative doivent préparer ces animaux à l’adoption et à leur intégration au sein d’une famille d’accueil.

 

 

On le sait, avec la période de confinement qui est aussi celle de la souffrance pour bon nombre d’animaux en attente de placement, voire d’abandon pur et simple au bord de la route, s’occuper des chats à l’instar des chiens n’est pas une gageure en soi.

Nos animaux de compagnie ont grandement besoin de nous : alors faites un geste au profit de cette association qui en appelle à votre générosité.

 

 

En savoir plus :

https://www.leetchi.com/fr/c/50MxMqyr

https://www.facebook.com/1746709529/posts/10206744206600899/?d=n

 

Sur suggestion de la préfecture de l’Yonne, la Chambre d’agriculture s’est réunie il y a quelques jours pour faire le point sur les mesures à prendre afin de faciliter le retour à la normalisation dans le secteur de la viticulture. Avec au centre des interrogations qui persistent : la réouverture des caveaux individuels ou collectifs…

AUXERRE : Initiée par la chambre consulaire départementale, cette séance de travail aura permis d’entendre les représentants des différentes composantes de la viticulture icaunaise. A savoir les caves coopératives, les vignerons indépendants ainsi que les syndicats d’appellations.

Certes, les mesures vers un retour à l’existence normale ne sont pas encore connues dans leur globalité, mais une question taraude désormais les esprits des professionnels de la viticulture : qu’en sera-t-il exactement de la réouverture des caveaux individuels ou collectifs après la date butoir du 11 mai ?

Avant la période de confinement, nombre d’entre eux conjuguaient dégustation sur site et vente à emporter. D’où une manne financière à ne pas négliger pour les professionnels.

Depuis la mi-mars, la filière viticole souffre fortement du fait où les ventes de vins (notamment celles réalisées à partir de bouteilles) ont considérablement diminuées. Tant à l’export que sur le territoire national.

Compte tenu du respect des mesures de protection, de la distanciation sociale et des gestes barrières, les professionnels ne semblent pas enclins à réintroduire la pratique de la dégustation de crus au sein des caveaux. Un avis qui prend en considération les responsabilités de chacun vis-à-vis des consommateurs acheteurs mais aussi des salariés des établissements.

 

S’adosser sur les décisions des pouvoirs publics pour les débits de boissons…

 

Il ressort de cette réunion de travail plusieurs préconisations. Elles sont de deux ordres.

La première s’adosse aux décisions prises par les pouvoirs publics en matière de réouverture nationale des activités de débit de boissons et de restauration. Les principes mis en vigueur assortis d’adaptations spécifiques seraient alors repris pour conditionner la réactivation de la pratique de la dégustation dans les caveaux.

La seconde concerne la vente de vins en bouteilles qui ne pourra se faire uniquement en respectant les mesures usuelles de lutte contre le coronavirus applicables dans les commerces de détail.

Sur ce dernier point, les représentants de la filière viticole invitent tous les établissements icaunais identifiés à respecter scrupuleusement ces préconisations.

 

 

 

 

Un grand nom de la cuisine gastronomique icaunaise vient de nous quitter en la personne du chef Charles GODARD, parti à  85 ans rejoindre Michel MORET, Bernard LOISEAU et Paul BOCUSE. Une vie bien remplie pour cet homme sympathique, chaleureux et charismatique aimant la chasse - point de bobos contestataires en la matière à l'époque !- et la pêche.

JOIGNY : Enfant de restaurateur, Charles fera son apprentissage à « l'Hostellerie de La Poste » à Avallon, triple étoilé Michelin sous la férule de M. HURE. On s'y délectait notamment de quenelle de homard à la crème et de poulet en civet au vieux Bourgogne !

Après-guerre, ses parents avaient repris le « Modern’ Hôtel » à Joigny, maison déjà mentionnée dans le Michelin après le premier conflit mondial. Avant la suivante, le chef AUDART fut étoilé dans le célèbre guide pneumatique !

En 1949, Charles et son frère Jean-Claude virent arriver l'étoile Michelin de leurs parents. On venait de loin, après des années de restriction et de tickets, déguster les rognons flambés Saint-Hubert ou le caneton au gratin. D’ailleurs, le palmipède marquera la cuisine de la famille GODARD avec notamment un plat d'anthologie : le canard à la Gaston GODARD.

Mais à la fin des années 50 survient un terrible drame familial. Gaston, son père, est assassiné « par erreur » par des activistes de l'OAS. Dès lors, Charles, épaulé par son frère et sa maman, armé de son courage et de son amour de la bonne cuisine, reprendra les fourneaux du « Modern’ Hôtel ». L’établissement sera étoilé au Michelin quarante-quatre ans durant jusqu'en 1993.

On venait de loin dans cette maison provinciale où il faisait bon vivre et déguster l'andouillette flambée, la truite fourrée  au fumet de Chablis (souvenir vraisemblable de son apprentissage) la cassolette d'escargots, le tournedos maison, le fameux canard, sans oublier de conclure ce festin par le « maillotin », une délicieuse pâtisserie.

 

 

Une figure emblématique qui aura donné naissance à de prometteurs talents…

 

Tenant d'une autre époque de la cuisine, Charles GODARD participa aussi à moult semaines de la gastronomie française à l'étranger. La fin des années 60/début 70 le vit se tirer gentiment la bourre avec Michel LORAIN de « La Côte Saint-Jacques » pour le plus grand plaisir des clients qui avaient délaissé la nouvelle autoroute A6 au profit de l'antique nationale 6 et faire étape à Joigny.
Personnalité locale, il fut notamment à l'origine de la création de l'Amicale des Cuisiniers de l'Yonne, aujourd'hui présidée par Daniel AUBLANC.

A Sens, Charles racheta « L'Hôtel de Paris et de la Poste » où son fils Philippe œuvra jusqu'à l'an passé.

Quant à sa fille Claire, elle dirige le « Paris-Nice » avec David, son époux. Aujourd'hui, il est bien triste de voir ce « Modern' Hôtel » de Joigny à l'abandon. Des générations d'icaunaises et d'icaunais s'y sont régalées.
Au revoir chef GODARD, reposez en paix !

Et à l'heure où chaque soir le personnel médical est applaudi, on ne peut qu'adresser un carton jaune à l'hôpital de Joigny, qui par une blâmable précipitation n'a pas permis à sa famille de faire vêtir élégamment le corps de leur cher défunt pour son ultime voyage…

Gauthier PAJONA

 

Sous un agréable soleil printanier se déroulait vendredi après-midi sur le parvis du siège social de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment la seconde séance d’approvisionnement en solution hydro-alcoolique. Un geste salvateur apprécié par les bénéficiaires qui souhaitent la reprise de leurs activités. Mais pas à n’importe quel prix…

AUXERRE : Séquencée en trois dates, la distribution de produits hydro-alcooliques aux adhérents du syndicat professionnels des artisans de la filière du bâtiment (CAPEB) a rencontré une nouvelle fois le succès ce vendredi 17 avril. Deux jours après le rendez-vous initial qui s’était déjà déroulé dans des conditions similaires au même endroit.

Ce sont au total trois cents récipients de cinq litres de ce précieux liquide qui seront remis in fine aux professionnels de la corporation. L’ultime séance est prévue le mardi 21 avril après-midi, de 14 h à 17 h.

Les responsables du syndicat ont donc convié leurs adhérents qui s’étaient préalablement inscrits à se munir de ce précieux auxiliaire indispensable à la sécurité afin d’assurer la continuité de leurs chantiers.

 

 

 

 

Une commande avait été générée en amont auprès de la société « AMH Labo » basée à Fontenoy pour pouvoir satisfaire les besoins des chefs d’entreprise qui le désiraient.

Ce geste symbolique permet d’entrevoir la reprise des activités. Même si certaines structures sont opérationnelles et honorent tant bien que mal quelques travaux auprès de particuliers dans le domaine de l’électricité, de la maçonnerie ou de la plomberie.

 

 

Des masques aux abonnés absents, des fournitures devenues de la denrée rare…

 

Toutefois, la majeure partie des artisans ne dispose pas des outils nécessaires (gel, masques) pour assurer la protection optimale de leurs salariés. 

« Il serait important d’en bénéficier au plus vite afin de respecter les mesures de sécurisation, a déclaré le président de la CAPEB 89 Jean-Pierre RICHARD qui a rappelé que « son organisme favorisait aussi les démarches administratives parfois complexes dans le souci d’accompagner ses adhérents ».

Autre particularisme qui empêche les entrepreneurs de travailler convenablement : l’observance de la distanciation sociale (de un à deux mètres entre les personnes). Une chose qui est impossible à respecter pour les collaborateurs exerçant leur métier sur un échafaudage.

Quant aux livraisons de fournitures, l’inquiétude grandit. Les importations de carrelage et de céramique en provenance d’Italie ne franchissent pas la frontière transalpine à l’heure actuelle. Il en est de même des composants électriques qui proviennent de Chine. Ces éléments sont devenus aujourd’hui de la denrée rare, difficile à se procurer dans les meilleurs délais.

 

 

 

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