Le médiatique politologue et philosophe français avait déjà assuré une brillante prestation lors de sa venue à Auxerre en 2001. Ce déplacement nourrissait à l’époque le cycle de conférences annuelles organisé avec le concours de notre confrère, « Sciences Humaines ». Cette fois-ci, Luc FERRY dévoilera une autre facette de son talent d’orateur et d’analyste, en axant la teneur de sa conférence sur un sujet plus en phase avec les motivations actuelles des milieux économiques…

AUXERRE : Il y a huit ans, l’ex-ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Recherche s’interrogeait sur le sens profond de la nature humaine. Devant un amphithéâtre plein comme un œuf tant la venue de l’emblématique personnage dans la capitale de l’Yonne avait déjà suscité enthousiasme et satisfecit de la part de celles et ceux qui désiraient s’en mettre plein derrière les oreilles !

Car, il reste toujours quelque chose de subliminal dans les neurones lorsque l’on suit un exercice oratoire de Luc FERRY, à l’éloquence si ajustée à sa cible et aux propos intenses en information.

Pour son retour sur le territoire de l’Yonne, le politologue/philosophe changera quelque peu de registre au niveau de la thématique traitée.

Logique : sa venue coïncide avec le déroulement de la traditionnelle cérémonie des vœux qui sera déclinée le jeudi 23 janvier en début de soirée. Au même endroit et à une heure sensiblement identique à celle de la précédente étape icaunaise du fameux conférencier.

 

 

Un échange vif autour des motivations des entrepreneurs…

 

Cette fois-ci, Luc FERRY posera son regard éclairé sur une question qui le turlupine depuis un moment : « Mais qu’est-ce qui fait courir les chefs d’entreprises quand tout devrait les en dissuader ? ».

Une interrogation en forme de boutade, il va s’en dire, de la part de l’exégète qui ne manquera pas d’apporter son lot de réponses et de réflexions, enrichies d’échanges pertinents avec la salle.

Il reviendra à Claude VAUCOULOUX, délégué général de l’UIMM/MEDEF de l’Yonne et maître à penser de la Maison de l’Entreprise d’introduire le débat avec sa faconde habituelle.  

Auparavant, ce seront succédés sur la scène de l’amphithéâtre les personnalités du milieu entrepreneurial de l’Yonne pour un exercice de circonstance : la présentation personnalisée des vœux.

Ainsi, Jean-Dominique DAGREGORIO, président de l’UIMM de l’Yonne et de la Maison de l’Entreprise, Etienne CANO, président du MEDEF départemental, mais aussi Xavier PAPIN, président de la Fédération départementale du bâtiment et André BEX, président du Pôle Formation 58/89, livreront leurs messages orientés entre le constat de l’année écoulée et les espérances envisagées avec la nouvelle période qui nous accueillera.

 

En marge de l’assemblée générale, statutaire et ordinaire, de la coopérative agricole régionale, l’éditorialiste de L’Express et de BFM TV analysera les perspectives et conjectures d’une future année riche, en rebondissements, celle qui pointe le bout de nez à brève échéance : 2020…

AUXERRE : Sa dernière visite consacrée au territoire de l’Yonne datait de janvier 2018. A l’époque, l’invité médiatique de la Maison de l’Entreprise s’était interrogé avec sa verve et truculence habituelles sur les projets de réformes engagés par le président de la République, Emmanuel MACRON, à propos des milieux économiques et de l’emploi.

Accessible, agréable avec le sens du relationnel qu’on lui connaît, le journaliste à l’écharpe rouge, aussi célèbre que sa personne, avait échangé lors du cocktail, concocté dans les locaux de la Maison de l’Entreprise, avec des chefs d’entreprises. Qui ne manquèrent pas de le questionner sur ce que demain sera fait.

Il en sera vraisemblablement de même à l’issue de l’assemblée générale de la coopérative agricole, 110 Bourgogne, ce vendredi 06 décembre. Accueillis dans l’enceinte principale du parc des expositions d’Auxerre, les adhérents de la structure présidée par Gérard DELAGNEAU, auront tout le loisir de pouvoir écouter la causerie pleine d’allant de l’éditorialiste qui fait les beaux jours de BMF TV depuis plusieurs années.

Si la plongée systématique dans l’avenir de ce que représente la future année sera le point de départ de son intervention, Christophe BARBIER balaiera toutefois un spectre de sujets nettement plus larges, croisant ses réflexions sur le devenir économique de l’Hexagone et de l’Europe, la place de cette dernière dans le cadre de la nouvelle Politique agricole commune (PAC), sa vision du monde agricole et les enjeux politiques, à l’orée des prochaines municipales du mois de mars.

Bref : pas mal de choses à se mettre sous la dent pour comprendre, voire anticiper, ce que demain sera fait en ce bas monde…

 

 

 

 

La très belle victoire obtenue par le ressortissant d’Outre-Quiévrain permet à la Belgique de succéder à la France dans cette épreuve âprement disputée du championnat du monde des maîtres d’hôtel. Nos voisins du plat pays peuvent savourer leur titre avec délectation en ayant coiffé les représentants tricolores sur le fil, eux qui n’ont pu accéder au titre suprême. Sans l’once d’une contestation et au grand dam de nos compatriotes…Deuxièmes ex-aequo, Elsa JEANVOINE et Valentin MEROT, le régional de l’étape, ont échoué de peu mais ils réalisent en substance le concours quasi parfait…

AUXERRE : Cette fois, il n’y a aucune ambiguïté à avoir, la Belgique tient bel et bien sa revanche sur les Français ! Certes, elle ne s’applique pas à la pratique du ballon rond. Mais, elle survient dans un tout autre domaine qui, sur le papier et dans les faits, restait jusque-là l’apanage des Tricolores : les arts de vivre appliqués à la gastronomie.

Nos deux valeureux candidats, Elsa JEANVOINE et Valentin MEROT, qualifiés pour cette édition palpitante des championnats du monde des maîtres d’hôtel, s’en souviendront à leurs dépens.

Malgré leurs prouesses techniques sur la manière de découper une volaille, de dresser une table en respectant minutieusement les codes de présentation et la façon de flamber un dessert avec une justesse frisant parfois la perfection, ils n’ont pu rivaliser avec leur homologue belge. L’irrésistible et charismatique Jeff VAN HONNACKER aura tout balayé sur son passage tel une tempête chargée d’embruns venue de la Mer du Nord.

Volubile, poussant le sens de la relation à l’autre avec expertise lors de ses passages successifs face au jury, ce garçon talentueux a eu reçu les suffrages positifs d’exégètes es arts de la table et de la gastronomie. Celles et ceux qui constituaient l’exceptionnel jury, composé de fines gâchettes du savoir-vivre à la française, devant rendre son verdict inéluctable.

 

 

 

Tension palpable à l’énoncé des résultats…

 

Que le souriant japonais YAMAMOTO accède à la troisième marche du podium fut déjà une révélation en soi. Mais eu égard à la dimension internationale prise depuis plusieurs années par la gastronomie nippone, cela ne faisait que confirmer l’appétence de ces jeunes gens pour la cuisine moderne et le sens du décorum qui y est associé.      

La tension était palpable dans les salons d’honneur de la préfecture de l’Yonne qui accueillait cette remise de distinctions intercontinentales en présence de concurrents nord-américains, asiatiques et africains. Mais, en parfait maître de cérémonie de circonstance, Serge GOULAIEFF, lui-même MOF de la discipline, égrena les patronymes des deux candidats ex-aequo, que ne purent départager les inflexibles membres du jury.

Et là ce fut la douche froide dans le camp français puisque nos deux représentants, Elsa JEANVOINE et Valentin MEROT, se contentèrent de la seconde place. Malgré leurs accessits obtenus dans deux des quatre catégories. L’amère désillusion se figea sur les visages attristés de ces brillants compétiteurs qui n’auront pu semer le trouble dans l’esprit conquérant du nouvel élu, le Belge Jeff VAN HONNACKER.

Comme le chantait si bien jadis le chanteur belge Salvatore ADAMO dans le tube « Mais laisse tes mains sur mes hanches » (« oui tu l’auras ta revanche… ») ; c’est en triomphateur que le nouveau champion du monde a pu lever les bras au ciel pour saluer sa victoire.

 

 

Brève mais pédagogique la prise de parole du directeur de cabinet de la préfecture de l’Yonne ! Celui-ci a profité de son discours de clôture prononcé lors de la traditionnelle cérémonie de la Sainte-Barbe pour se fendre d’une explication de texte concise permettant d’expliquer les origines de ce célèbre personnage, devenu depuis la protectrice des sapeurs-pompiers…

AUXERRE: Il n’est pas toujours chose aisée de clore une série d’allocutions officielles en conservant une part d’originalité dans ses propos. D’autant que la cérémonie de la Sainte-Barbe, concoctée par le Service départemental d’incendie et de secours de l’Yonne (SDIS), avait déjà débuté depuis un très long moment.

Comme le veut le processus protocolaire d’usage, il revenait donc au représentant de l’Etat de venir à la tribune afin de ponctuer cet exercice successif d’interventions orales.

Représentant le préfet de l’Yonne Patrice LATRON excusé, Tristan RIQUELME, directeur de cabinet de la préfecture et sous-préfet d’Auxerre, fut invité à s’exprimer face à un parterre composé d’hommes du rang, de leur famille et enfants – l’esprit de la Sainte-Barbe est avant tout festif – et de plusieurs personnalités issues du sérail institutionnel et entrepreneurial.

La prise de parole du second personnage de l’institution étatique dans l’Yonne lui permit de prendre un chemin de traverse pour le moins inattendu mais ô combien explicatif sur cette tradition respectée chaque année dans toutes les casernes de France et de Navarre, voire d’ailleurs.

 

 

 

Une parenthèse faite aux références de l'histoire et du mythe…

 

Les faits singuliers qui caractérisent l’existence de Sainte-Barbe, symbole du courage et du dévouement, fêtée le 04 décembre, ont ainsi été évoqués de manière concise par Tristan RIQUELME en personne.

Otant au passage un oubli : celui fait par ses différents prédécesseurs sur l’estrade de ne pas avoir encore évoqué les origines de ce patronage avec la sainte martyre.

Déclarée patronne de la marine italienne par le souverain pontife Pie XII en décembre 1951, Barbe offre sa protection aux architectes, aux géologues, aux mathématiciens, aux métallurgistes, aux chimistes mais surtout aux mineurs et démineurs.

 

Eu égard à ces dernières catégories, la fille de Dioscore, roi païen du IIIème siècle, est par effet gigogne devenue le modèle et la patronne des artilleurs, des artificiers, des canonniers, des ingénieurs des mines et…des sapeurs-pompiers.

Ancien officier de l’Armée de terre et diplômé de l’Ecole de guerre et du Centre de doctrine d’emploi des forces, l’ex-sous-préfet d’Issoire (Puy-de-Dôme) en poste dans notre département depuis la fin de l’été ne pouvait manquer de faire honneur à la sainte patronne de ces sapeurs-pompiers dont il devait ensuite saluer le travail, l’abnégation et le sens, parfois, du sacrifice ultime.

Un peu plus tôt dans la soirée, Tristan RIQUELME présida aux côtés du colonel Jérôme COSTE, la cérémonie de remise de médailles et de distinctions aux valeureux soldats du feu icaunais.

 

 

Seul représentant de la Bourgogne Franche-Comté à s’être qualifié pour le difficile exercice qui pourrait le sacrer meilleur maître d’hôtel de la planète, le professionnel du Relais Bernard LOISEAU intègre le panel très hermétique des favoris. Il représente une sérieuse opportunité pour la délégation tricolore de remporter le titre suprême. Sachant que la France aura avec la présence d’Elsa JEANVOINE, une autre carte maîtresse à jouer…

AUXERRE : Opposé à une douzaine de candidats aux origines internationales diverses et cosmopolites au lycée des métiers Vauban, le talentueux premier maître d’hôtel du Relais Bernard LOISEAU à Saulieu (Côte d’Or), « Le Côte d’Or », double étoilé Michelin, n’est pas venu au mondial de sa discipline professionnelle qu’il affectionne pour y faire de la simple figuration.

Lui qui avait déjà survolé avec brillance les sélections nationales, aux côtés de la seconde chance hexagonale qualifiée Elsa JEANVOINE, revient au même endroit qui l’avait consacré en mai dernier.

Est-ce à dire à la vue de ses circonstances géographiques particulières que les deux prétendants français à ce sacre universel de maître d’hôtel au sommet de son art bénéficieront de ce petit quelque chose supplémentaire pour prétendre glaner le titre ?

C’est possible. Non seulement, Elsa et Valentin avaient beaucoup apprécié l’accueil et les conditions de travail qui leur avaient permis au printemps de finir aux deux premières places qualificatives pour le challenge planétaire. Mais, en outre, ils profiteront des encouragements nourris du public de supporters qui, drapeaux en main et cocardes tricolores à la boutonnière, ne manquèrent pas d’encourager leurs poulains !

 

 

 

 

Un début de compétition sous le signe de la flamboyance…

 

Concentré, dirigeant à la perfection sa brigade de commis qui l’aidèrent à suivre ce parcours de titan lors de cette matinée faste articulée autour de quatre challenges, Valentin MEROT aura fait montre dès le premier passage  d’une réelle dextérité face au jury franco-ukrainien de l’épreuve du flambage de dessert. Il travailla une recette de sa composition à base de figues.

A trente ans, le régional de l’étape était naturellement soutenu avec fierté par toute la maison Bernard LOISEAU qui a vu en cette sélection mondiale de son jeune prodige, « un témoignage du haut niveau de qualification, de passion et d’exigence de ses collaborateurs… ».

Ce n’était que le début matinal de ce chemin complexe et technique, qui le mènera peut-être à la consécration ?

 

 

 

 

Bannière droite accueil
Bannière footer