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Il n’aura eu de cesse de le marteler durant son préambule. « Le Conseil départemental est un organe au service des élus et de ses habitants ! ». Lui, le spécialiste des finances qui tient les cordons de la bourse de l’Agglomération auxerroise et de la capitale de l’Yonne, remet en jeu son mandat de Conseiller départemental. Une fonction vécue, un temps dans l’opposition, puis en confortant la majorité actuelle. C’est sous cette égide, celui du soutien mais non de l’appartenance (nuance que sauront apprécier les connaisseurs !) que le chef de file du MoDem 89 tentera de retrouver son poste les 20 et 27 juin prochains aux côtés de Delphine BILLON.

 

AUXERRE: Fallait-il y voir un quelconque clin d’œil au symbole incarné par l’illustre personnage ayant donné son nom à ce petit square très discret mais ô combien verdoyant du cœur de ville d’Auxerre ?

Organiser une conférence de presse dans la petite fraîcheur matinale d’une presque dernière journée d’avril (ne te découvre pas d’un fil, dixit le dicton !) ne manquait ni d’audace ni de virtuosité pour la prise de notes !

Avec son regard terne, figé dans l’éternité de la pierre, la statue de Paul BERT s’invitait donc aux premières loges de ce rendez-vous politique, amorce de la proche campagne électorale devant conduire ses candidats aux portes de l’hémicycle départemental.

Mais, là s’arrêtera l’intérêt fugace porté à ce libre-penseur et positiviste personnage auxerrois, quelque peu décrié par ses prises de position en faveur du colonialisme.

D’ailleurs, les quatre élus engagés dans la course au gain du canton d’Auxerre-Sud n’ont que faire de cet environnement arboré, un tantinet décalé avec les préoccupations du jour.

Seules ne comptent que les présentations identitaires de leurs cursus et le programme à égrener. Afin de mieux cerner et comprendre les forces en présence.   

Côté sémantique, des mots clés reviennent en boucle dans les propos de ces quatre-là : complémentarité, expérience, action et proximité.

On pourrait volontiers y ajouter d’autres termes empruntés à notre vocabulaire : rajeunissement et implication.

 

 

Une départementale sans la candidature de Pascal HENRIAT ? Impensable !

 

Comment défendre les intérêts et être à l’écoute des quatorze mille habitants de ce secteur géographique qui englobe la frange méridionale d’Auxerre, ainsi que les villages de Chevannes, Vallan et Vaux sans se prémunir d’une quelconque expérience, voire d’une certaine légitimité ? C’est en toile de fond le sens non caché du message véhiculé de ce jour sous un pâle soleil printanier.

Conseiller sortant, Pascal HENRIAT brigue donc du haut de ses soixante printemps un nouveau mandat. Un de plus, certes, mais se représenter à ce scrutin semblait être une évidence aussi limpide que l’eau d’une rivière pour ce toujours jeune homme hyper actif.

 

 

Cadre bancaire, le conseiller communautaire de l’Agglo et adjoint aux finances de la Ville d’Auxerre ne pouvait se soustraire à cette idée de candidature. L’envie de poursuivre sa voie au sein de l’hémicycle en optant pour une mandature supplémentaire au service des élus et des habitants était la plus forte.

Pour ce faire, il lui fallait trouver la partenaire idoine afin de constituer l’indispensable ticket paritaire, pouvant le conduire à la victoire.

 

 

Garder toute sa latitude en termes de liberté de pensée…

 

La vêture de ce rôle allait revenir à une jeune femme de 36 ans, encadrante dans le secteur privé, qui officie en qualité de conseillère municipale à Chevannes, la bourgade chère à Dominique CHAMBENOIT.

Un choix qui ne doit rien au hasard mais plutôt à la promotion collective puisque le conseil municipal de la localité périphérique d’Auxerre devait désigner dans un seul élan sa représentante, Delphine BILLON.

Propulsée sur le devant de l’affiche (même celle qui est électorale !), la jeune cadre émettait toutefois une seule exigence avant d’accepter cette offre pour le moins inattendue : garder toute latitude en matière de conviction. Ce qui fut accepté par le chef de file du MoDem de l’Yonne. Du centrisme à l’état pur !

 

 

Deux autres patronymes figurent également sur cette liste. L’un commence à sortir de l’ombre depuis plusieurs mois ; l’autre demande à l’être.

Fonctionnaire territoriale, Patricia VOYE est conseillère municipale à la Ville d’Auxerre, détentrice d’une kyrielle de délégations. Depuis la redynamisation de la démocratie de proximité jusqu’aux assemblées de quartier, sans omettre la tenue des conseils municipaux délocalisés. A 41 ans, l’élue communautaire se dit très motivée par ces futures échéances. Elle est également la référente du quartier des Piedalloues-La Noue à Auxerre.

 

 

Une liste sans étiquette mais en soutient de la majorité…

 

Effectuant un second mandat en qualité de conseiller municipal à Vallan, le cadre médico-social François BEAULIEU apportera son sens analytique sur tous les sujets traitant des actions sociétales à mettre en place dans le canton.

Agé de 56 ans, ce salarié de l’EPNAK éclairera son binôme sur ces aspects de l’actualité médico-sociale qui est de l’apanage du Département.

Autre particularisme, les quatre candidats de cette liste se définissant sans étiquette mais se disant proche de la majorité départementale constituent un vrai échantillonnage de diversités et de richesses des communes représentées.

« Autrefois, j’étais dans l’opposition, souligne Pascal HENRIAT, avant de soutenir la majorité départementale depuis l’arrivée de Patrick GENDRAUD à la présidence… ».

Parmi les dossiers qui lui tiennent à cœur : citons le contournement d’Auxerre-Sud qui fut longtemps un véritable serpent de mer, la santé où il serait tenté par l’expérimentation du salariat pour les praticiens comme c’est le cas en Saône-et-Loire ou encore l’aide à l’autonomie des personnes âgées.

Dans un canton qui a reçu près de cinq millions d’euros de subsides de la part de l’organe départemental depuis 2015, Pascal HENRIAT et ses colistiers aimeraient peser de tout leur poids dans les décisions.

Il suffit pour cela de convaincre les électeurs. Une évidence sur le papier, mais sera-t-elle si facile à obtenir pour le sortant ?

 

Thierry BRET

 

 

Chaque année, il meurt dans les services de cancérologie des centres hospitaliers de l’Hexagone près d’un millier d’enfants et d’adolescents. Un trop lourd tribut à l’existence, insupportable pour les praticiens et les parents. Depuis 18 ans, la Ligue contre le cancer et les centres Edouard LECLERC se mobilisent dans le cadre d’une opération baptisée sobrement, « Tous unis contre le cancer ». Le magasin d’Auxerre n’a pas dérogé à cette règle mobilisatrice et généreuse…

 

AUXERRE : Indispensables à la recherche, les dons collectés auprès des 486 vitrines commerciales de l’enseigne et autant de drives (494) implantés en France vont alimenter en partie le programme « Enfants, adolescents, jeunes adultes et cancer ». Un dispositif piloté par la Ligue nationale contre ce fléau qui concerne chacun d’entre nous.

Mardi dès potron-minet, et avant l’ouverture de la grande surface, le directeur du centre E.LECLERC Jérôme CHAUFOURNAIS devait procéder à une remise symbolique de chèque.

D’un montant de 1 500 euros (750 euros de dons issus de la collecte réalisée auprès de la clientèle du magasin en mars et un abondement de la somme équivalente par la vitrine commerciale), ce précieux subside a été remis au président de la Ligue contre le cancer de l’Yonne, le docteur Serge TCHERAKIAN.

Pour promouvoir le bien-fondé de cette opération altruiste, plusieurs possibilités s’offraient aux généreux donateurs. Soit de réaliser un don en payant directement par carte bancaire via le terminal de paiement en arrondissant leur panier à l’euro supérieur ; soit pour les clients fidèles de la pratique des courses avec le service drive, de pouvoir envisager le don en ligne.

 

Une politique de recherche articulée en quatre grands axes…

 

Muni de son imposant fac-similé qui identifiait la valeur de la somme offerte, le docteur Serge TCHERAKIAN expliqua juste avant d’immortaliser la scène avec l’ensemble du personnel du magasin auxerrois que ce don serait converti à la recherche selon quatre grands axes : la compréhension de la maladie, l’accès aux traitements innovants, l’accompagnement des enfants et de leurs proches et l’éducation en milieu scolaire.

Aujourd’hui, l’enseigne E. LECLERC reste le premier soutien financier intervenant sur la recherche pour lutter contre ces pathologies dans l’Hexagone. Une volonté qui n’est pas prête de s’altérer comme devait le réaffirmer il y a peu au début de cette dix-huitième campagne de sensibilisation Michel-Edouard LECLERC, président du Comité stratégique des centres E.LECLERC lui-même.

 

Thierry BRET

 

La place de la femme dans la société a souvent été remise en cause. Aujourd’hui, elles luttent pour obtenir une réelle égalité avec les hommes. Création d’entreprises, PDG, les femmes décident. Selon l’INSEE, en 2020, c’est 39 % des nouvelles entreprises individuelles qui ont été créé par des femmes. Ces chiffres sont en évolution depuis les vingt dernières années. Mais, les corps de métiers restent, eux, assez restreint.

 

TRIBUNE : Les femmes sont plus souvent assignées à effectuer un travail administratif ou dans le domaine de l’éducation. Celles-ci sont moins représentées dans les postes à responsabilités. Elles sont souvent moins prises au sérieux que les hommes et ce, davantage dans le secteur de l’entreprenariat et de l’économie. Selon l’INSEE, « en 2017, en France, les femmes salariées du secteur privé gagnent en moyenne 16,8 % de moins que les hommes en équivalent temps plein ».[1]

 

Un changement progressif des mentalités…

 

Les femmes sont toujours aussi déterminées à obtenir l’égalité entre elles et les hommes. Elles veulent faire entendre leur voix et elles sont aidées. C’est le cas avec Elisabeth MORENO, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Egalité des chances.

En effet, elle a lancé un appel à projet afin de permettre d’aider la création de l’entreprenariat féminin. Elle l’a annoncé le 22 avril dernier lorsqu’elle a rencontré Julia CATTIN qui à seulement 34 ans est la PDG de FIMM, un concepteur et fabricant français de solutions de manutention à Joigny. La ministre déléguée y invite toutes les femmes qui souhaitent créer leur entreprise ou bien alors relancer cette dernière. La représentante de l’Etat vise pleinement une indépendance économique pour les femmes.

Celles-ci sont aussi aidées par d’autres femmes. « L-start » – La réussite au féminin[2], est une plateforme en ligne totalement dédiée à la création d’entreprise. Conçue par deux femmes, Dominique DESCAMPS et Sophie COURTIN-BERNARDO qui ont construit depuis presque trente ans, une expérience entrepreneuriale. Elles ont alors imaginé « L-Start » qui va apporter des outils pratiques, des formations, des méthodologies validées aux femmes qui veulent se lancer. Tout ceci sous la forme d’abonnement mensuel sans engagement.

63 % des femmes considèrent qu’il est plus motivant pour elles de créer leur propre entreprise plutôt qu’être salariée. Leurs motivations sont claires : « concrétiser une idée personnelle (47 %) », « donner du sens à leur vie professionnelle (46 %) » et « gagner en liberté (34 %) ».

C’est ce qu’à montrer le sondage réalisé par OpinionWay en 2020 pour France Active et BPI France.[3]

Aujourd’hui, les femmes osent. Le monde est porté par le numérique et notamment avec les réseaux sociaux. De ce fait, les femmes ont le pouvoir de se faire entendre, de véhiculer une information et d’être soutenue. Cela n’était pas forcément le cas avant l’arrivée de toutes ces technologies ; elles n’avaient pas la possibilité d’être soutenue.

 

Jordane DESCHAMPS

 

[1] https://www.insee.fr/fr/statistiques/4514861

[2] https://l-start.com

[3] https://www.franceactive.org/wp-content/uploads/2018/03/CP-Femmes-entrepreneurs-Etude-France-Active-Bpifrance-V7.pdf

Officiellement, le nouvel organigramme de l’AJ Auxerre n’est pas encore ratifié. Mais, en vérité, ce n’est qu’une question de jours puisque le prochain conseil d’administration du pensionnaire de Ligue 2 est prévu à la date du 10 mai. Ce jour-là, l’actionnaire majoritaire du club bourguignon, l’industriel chinois James ZHOU succédera à Francis GRAILLE à la présidence de l’AJA. Révolution de palais ?

 

AUXERRE : Les rumeurs allaient bon train depuis quelques temps dans le microcosme footballistique auxerrois. Mais, les choses se sont accélérées à la sortie de ce week-end, synonyme au plan sportif d’une rétrogradation d’une place au classement de Ligue 2.

Sixièmes à deux longueurs du Paris FC dans la course aux play-offs (celle-ci est loin d’être terminée), les protégés de Jean-Marc FURLAN ne seront plus présidés par Francis GRAILLE.

A 66 ans, ce personnage emblématique du football français, ancien président du LOSC et éminence grise du Paris Saint-Germain, quittera officiellement ses fonctions dont il avait hérité en mai 2017 d’ici une semaine.

Pour autant, l’ancien homme d’affaires, spécialiste de la presse, continuera à agir à l’AJ Auxerre, au sein du conseil d’administration.

 

 

C’est donc l’actionnaire majoritaire du pensionnaire de Ligue 2 et président du groupe industriel spécialiste de l’emballage de produits, ORG Technology, James ZHOU qui reprend les rênes de ce club. Il a su tisser patiemment des liens ténus avec la Chine dont il est originaire.

Outre Francis GRAILLE, il se murmure aussi que Cédric DAURY, directeur sportif, pourrait lui aussi quitter ses fonctions. Réponse dès le lundi 10 mai à l’issue d’un conseil d’administration lourd de conséquences…

 

Thierry BRET

 

 

Renforcement du lien avec le local, endiguement de la pénurie de médecins, croissance du territoire : tel est le programme de Michèle CROUZET, députée de la troisième circonscription de l’Yonne, et de son assistant parlementaire, Steve CAMPAGNE. Le binôme a annoncé sa candidature aux départementales. Leurs suppléants, Eve JANOT, conseillère municipale à Serbonnes et médecin retraitée, et André PITOU, maire de Sergines, sont bien résolus à les soutenir.

 

THORIGNY-SUR-OREUSE : Sans surprise, la députée Michèle CROUZET souhaite renouveler son mandat de conseillère départementale. Mais, sans faire équipe avec Alexandre BOUCHIER.

« Au bout d’un moment, je me suis retrouvée un peu seule à porter tout ce qui se passait au niveau local… » commente-t-elle. Notamment le projet de collège à Sergines. Un manque de collaboration et de fortes divergences politiques ont mené les deux collègues à une rupture nette. Et même si la députée ne l’évoque pas, c’est, sans doute, sans compter l’affaire de diffamation qui oppose à l’heure actuelle le maire de Saint-Denis-les-Sens et Clarisse QUENTIN à son collaborateur Steve CAMPAGNE.

Ce dernier, au caractère bien trempé et empli d’espoir, aspire à rétablir une politique sous sa forme noble, sans démagogie. Il a d’ailleurs rapidement montré les dents en prévention de propos invalidant sa candidature. L’assistant parlementaire donne également le ton de sa campagne, dite de « propositions », par un éloge continuel de Michèle CROUZET et en rhabillant au passage ses opposants pour l’hiver, notamment Julien ODOUL, le chef de file du Rassemblement National.

Plus de jeunes dans le paysage politique du département : c’est un autre mot d’ordre de Steve CAMPAGNE qui s’inquiète fortement de la moyenne d’âge très élevée des élus.  « Comment peut-on être attractif si les gens ne s’identifient pas à ceux qui nous représentent ? » s’interroge-t-il. Le candidat compte bien inverser la tendance. Nos anciens n’ont donc qu’à bien se tenir !

 

 

Rajeunir les représentants de l'hémicycle : un vrai leitmotiv…

 

Il faut néanmoins reconnaître que moins de la moitié des jeunes comptent voter aux élections de 2022 et parmi eux, 21 % pencheraient pour Marine LE PEN. « Cette classe-là est particulièrement touchée par la désillusion vis-à-vis de toutes les formations de droite comme de gauche qui se sont succédées au pouvoir » selon le politologue Jean-Yves CAMUS.

En dépit de sa fougue, l’ambassadeur d’une politique clarifiée n’en oublie pas pour autant ses autres compagnons de route qui souhaitent maintenir un travail d’équipe au-delà des élections. Steve CAMPAGNE aura donc l’occasion de mettre en pratique des principes qui lui sont chers, a priori : la loyauté et la cohésion d’équipe.

Médecin généraliste, Eve JANOT dit avoir souhaité faire partie de cette équipe en raison de son dynamisme et de son efficacité. Elle lui offre généreusement son expertise médicale. Ses préoccupations portent surtout sur la santé, à travers divers thèmes tels que l’écologie ou encore le phénomène de désertification médicale. « J’ai exercé à Saint-Denis-lès-Sens et je me suis rendue compte qu’il y avait un gros problème de pénurie de médecins traitants. Du coup, on voyait des pathologies que je n’avais jamais vues auparavant » témoigne-t-elle.

« Le territoire, c’est ce qui m’anime. Il a une vraie valeur. Il a besoin d’être porté et d’être défendu » confie André PITOU, maire de Sergines et président du SIVOM. L’élu souhaite apporter sa connaissance et son expérience du terrain à l’équipe afin de développer le nord de l’Yonne. A commencer par le projet de collège de Sergines dont il est un fervent défenseur. Par ailleurs, il en profite pour dénoncer des inégalités de traitement entre les communes par le département et des choix dont l’intérêt purement politique empêche son aboutissement.

 

Floriane BOIVIN

 

 

 

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