C’est sûr, au vu des conditions climatiques particulièrement humides de ce samedi de la mi-novembre, les bottes étaient de circonstance pour découvrir en toute quiétude la production arboricole des pépinières NAUDET. Qu’importe ! Ministres – au nombre de deux –, élus territoriaux et représentants des corps institutionnels étaient parés de leurs précieux atours pour cette pose nécessaire en terre de l’Yonne à l’occasion d’un déplacement officiel où fut annoncé le soutien à la filière « Graines et plants forestiers » de la part de l’Etat avec cinquante millions d’euros injectés à la clé…

 

CHEU: Lauréate du programme France Relance, les pépinières NAUDET pourront se targuer, avec le recul, d’avoir accueilli un jour sur son exploitation icaunaise deux représentants du gouvernement. Ce qui n’est pas chose courante, doit-on avoué ! En effet, dans le cadre du chantier de la planification écologique se rapportant à la forêt, Sylvie RETAILLEAU, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Marc FESNEAU, son homologue de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, avaient choisi l’un des sites de la société pour y effectuer leur déplacement conjoint dans l’Yonne. Une immersion ô combien importante, à plus d’un titre.

En guise de hors d’œuvre, le tandem gouvernemental avait effectué dès le prime matin, une étape dans la capitale de l’Yonne. Dans les locaux de la préfecture, où ils eurent tout le loisir de pouvoir échanger avec les représentants départementaux de la filière forestière. De celle qui intervient en amont, c’est-à-dire les grainetiers, les pépiniéristes, les reboiseurs, les acteurs qui interviennent sur les chantiers en forêt.

Une filière des graines et des plants forestiers qui représente un maillon essentiel pour la réussite de la transition écologique. Une transition nécessitant un soutien en termes d’investissements, de recherche et de développement.

La feuille de route ministérielle est simple : elle vise à repenser la forêt de demain, sous toutes ses composantes, tant en amont qu’en aval. Par le prisme de la replantation de la forêt hexagonale, comme l’envisage avec vigueur le Président de la République. Une politique qui est appliquée depuis peu par la cheffe du gouvernement Elisabeth BORNE, et son gouvernement.

 

Une enveloppe de 50 millions d’euros pour rebâtir la forêt de l’Hexagone…

 

A cette occasion, une annonce capitale pour la filière aura été lâchée par les visiteurs parisiens. Le PEPR, programme et équipement prioritaire de recherche, qui s’intègre dans le cadre du plan France Relance 20230 a été dévoilé à l’auditoire icaunais. Un dispositif devant favoriser le renouvellement et l’adaptation de la forêt au changement climatique, qui se traduit par l’injection de 50 millions d’euros à sa réussite.

Ce programme sera assuré en matière de recherche publique par l’INRAE (Institut de recherche public pour un développement cohérent et durable de l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) comme pilote en lien étroit avec le CNRS, le CIRAD et le GIP ECOFOR.

Naturellement, tous les acteurs de la filière bois seront associés à ce projet qui poursuit trois objectifs majeurs : assurer la vitalité à long terme des écosystèmes forestiers et de leurs services associés, concilier l’offre et la demande de services et produits issus de la forêt, développer, enfin, une gouvernance partagée des forêts alors que l’agriculture, la forêt ou les besoins urbains peuvent se concurrencer les espaces.

 

 

Un appel à projets favorable aux pépinières NAUDET…

 

Autre nouvelle importante pour les représentants de la filière forestière du cru : l’annonce de la seconde vague de lauréats englobant les spécialistes du reboisement, ainsi que de l’appel à projets graines et plants, proposés dans le cadre de France Relance 2030.   

Conséquence : 94 nouvelles entreprises dont les pépinières NAUDET – elles sont une dizaine d’unités à en profiter en Bourgogne Franche-Comté - vont ainsi bénéficier de 5,3 millions d’euros de subventions de l’Etat afin d’assurer la modernisation et l’augmentation de leurs capacités de production.

Quant à l’appel à projets, il concerne les semenciers. Il a été lancé en début de semaine pour assurer la modernisation de leurs infrastructures tout en leur permettant de diversifier l’offre en production de semences forestières, source de résilience des peuplements forestiers renouvelés. Des annonces qui ont sans doute rassuré les professionnels de la filière…

 

Thierry BRET

 

 

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