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Etats-Unis : le gendarme du monde reprend du service… Spécial

Depuis l’accession au pouvoir du président américain Donald TRUMP, nous ne sommes plus à un paradoxe près dans l’analyse de sa gouvernance. Lui qui prônait lors de sa véhémente campagne électorale son désir viscéral de se recentrer uniquement sur le nombril du monde, c’est-à-dire son pays (le slogan « America First »), adopte depuis quelques semaines une tangente des plus surprenantes. Celle de reprendre la posture du gendarme du monde que le pays avait cautionné depuis si longtemps.

Un rôle que le milliardaire présidentiel ne souhaitait plus endosser au grand dam des Européens en manque de crédibilité à l’international. Pourtant, cette nouvelle volte-face de l’auguste pensionnaire de la Maison Blanche est loin d’être dénuée d’intérêt stratégique. On l’a bien compris après plus de deux années de mandature. Donald TRUMP aime faire usage de la force diplomatique pour arriver à ses fins. Et à surtout à ses moyens.

La poigne de fer dans le gant d’airain qu’il est devenu au fil de toutes ces années de gouvernance professionnelle et politique lui confère désormais une certaine aura. Voire une stature unique en soi.

Qu’on en juge ! Alors que l’homme d’Etat a été vilipendé par bon nombre d’observateurs et de médias au premier jour de son intronisation à Washington, 45 % de ses concitoyens lui offrent un plébiscite en termes de popularité et d’efficacité comme rarement n’en ont eu jusque-là des présidents américains !

Là où beaucoup de ses confrères politiques ont pêché par couardise, lui a su renverser la vapeur et redonner son lustre à la première puissance mondiale qui n’en demandait pas tant. Nous sommes très éloignés en effet de la piteuse période où les atermoiements de Gérald FORD ou de Jimmy CARTER ont terni la fonction présidentielle. Même les frasques de Bill CLINTON prêtaient à sourire lorsque l’affaire Monika rattrapa le chef de file des Démocrates.

Avec le caricatural et excessif président américain, rien de tout cela ne vient plomber la cote de confiance auprès des électeurs américains. Certes, ce sont ses fidèles parmi les plus fidèles qui applaudissent des deux mains leur soutien au bouillant président. Mais, vu de l’Hexagone, bon nombre de prétendants politiques à l’Elysée aimeraient obtenir des résultats similaires en matière d’opinion favorable.

Adepte d’un protectionnisme sans fard, Donald TRUMP privilégie la réussite exponentielle des Etats-Unis. La seule à ses yeux, même s’il accorde parfois un peu de condescendance du bout des lèvres et de lest aux Alliés européens (et encore pas à tous !).

Mais, depuis quelques mois, une autre tactique semble s’esquisser dans son imaginaire débridé. Bien sûr, la stratégie consiste toujours à faire croître la puissance hégémonique de ce pays continent. A l’image de ce rôle de gendarme mondial que les Etats-Unis exercent aux yeux de la planète. Dès lors, quelques nations devraient tout de même se méfier de cette remise en selle de l’ogre des Rocheuses. Les cibles se concentrent autour d’un trio de pays. Celui-ci n’intègre absolument pas le panel relationnel et amical qu’entretiennent les USA avec certaines contrées.

Le Venezuela avec le régime autocratique et conspué de Nicolas MADURO se situe dans la ligne de mire du bouillonnant voisin. Une intervention militaire pour déloger le dictateur en perte de vitesse se pose aujourd’hui parmi les éventualités plausibles.

Il y a belle lurette que les Etats-Unis cherchent à reprendre la main sur le continent sud-américain, tant au plan économique que politique. Un putsch à la sauce américaine ne serait donc pas exclu. L’axe mené avec le nouveau partenaire brésilien ressemble à un étau impitoyable dans lequel le Venezuela ne peut tenir indéfiniment sans y laisser son âme et son espérance.

Le sentiment d’amitié qui prévaut avec le nouveau camarade de jeu du président américain en Corée du Nord ressemble (cela n’est pas surprenant) à une véritable mascarade. Qui pourrait accorder sa confiance à l’imprévisible Kim JONG-UN ?

Le récent échec des négociations visant à dénucléariser la péninsule relance les perspectives d’un avis de tempête de force dix dans cette partie du globe. Une amitié qui n’aura été qu’un feu de paille, en vérité !

Reste l’épine dorsale de cette politique belliqueuse envers les ennemis de toujours. Le nébuleux dossier iranien. Donald TRUMP ne se contente pas de balayer d’un revers de la main les traités, portant là aussi sur le nucléaire, signés par son prédécesseur.

Il expédie carrément la cavalerie lourde, c’est-à-dire toute une armada de feu et de puissance navale au large des côtes du pays des mollahs. Prévenant déjà à qui mieux-mieux les états voisins (Irak) qu’ils pourraient subir des dommages collatéraux en cas de frappes punitives. Les ressortissants américains et les européens ont été priés de préparer leurs valises cette semaine sans coup férir !

Incontestablement, sur l’échiquier complexe des relations internationales, les Etats-Unis éprouvent une irrésistible envie de revenir au premier plan. Et de montrer les muscles envers ceux qui marchent de travers selon leur éthique alors que l’Europe frileuse et engluée dans ses traditionnelles disparités fait encore le dos rond.

C’est sans doute cela qui établit toute la différence entre un état devenu la première puissance mondiale et un assemblage de pays aux multiples contrastes qui cherche tant bien que mal à perdurer sous le couvert d’une union factice…

Thierry BRET

  

   

  

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Dernière modification le jeudi, 16 mai 2019 15:40

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