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Donald TRUMP, canard boiteux du nouvel ordre mondial…

A sa mort, l’illustre savant Albert EINSTEIN a fait don de son cerveau à la science et à ses éminents confrères pour que ces derniers l’étudient avec beaucoup de minutie et d’intérêt. Un tel prodige intellectuel, celui qui découvrit la relativité et la fameuse équation, E=MC2, méritait amplement les honneurs de la gent scientifique. Sans doute, les exégètes des relations internationales et de la diplomatie actuelles auront-ils à cœur de réaliser des prouesses analytiques similaires après le départ vers l’au-delà de l’incomparable président américain, Donald TRUMP !

Deux ans, après sa prise de pouvoir pour le moins rocambolesque, renvoyant la « pauvre » Hillary CLINTON à ses chères études et à sa vie familiale bien rangée, le puissant chef de l’Etat aux cinquante étoiles n’en finit pas de surprendre. Et de déséquilibrer un peu plus chaque jour l’ordre mondial établi, sur lequel reposaient les principes, parfois précaires et morcelés, de la géopolitique moderne.

Or, tel un cow-boy déboulant sur un fougueux étalon sorti tout droit des plaines sauvages du Far West  et du cinéma à la John WAYNE, Donald TRUMP chevauche impunément sa monture étatique et balaie d’un revers de la main toutes les certitudes qui préservaient jusque-là tant bien que mal les rapports de force complexes entre les nations du monde.

Vingt-quatre mois de mandature à la sauce piquante TRUMP auront chamboulé d’ores et déjà plusieurs décades de patients tricotages diplomatiques et de fines subtilités relationnelles qui échappent à la vision énucléée de stratège du puissant milliardaire.

Le bilan de mi-mandat s’avère tout simplement catastrophique. Il isole de plus en plus le premier état de la planète, le plaçant de manière irréversible parmi ces contrées dites « dangereuses » dont nul ne sait exactement où va l’ordre de marche. Contrées dont les Etats-Unis d’Amérique aspiraient il y a peu à éliminer…

Dans un pays où l’administration est quasi paralysée depuis plusieurs semaines du fait du « shutdown » (Démocrates et Républicains modérés font ainsi pression sur le président américain en ne votant pas le budget), Donald TRUMP persiste et signe, avec perte et fracas, dans sa quête absolue de lutter contre l’immigration en provenance du Mexique.

L’Europe a su, à force d’abnégation et de repentir, démolir son Mur de Berlin en 1989, ouvrant grandes les portes à l’union des peuples et au libre arbitre de la démocratie. Et voilà, à présent, que le bouillonnant et imprévisible leader des Etats-Unis envisage de construire, coûte que coûte, et avant les futures échéances présidentielles de 2022 dont il espère être victorieux, son propre édifice discriminatoire.

Prétextant qu’il avait inscrit cet alinéa (honteux et inhumain) dans son programme électoral, Donald le vertueux clame à qui veut l’entendre qu’il appliquera point par point chacune des préconisations qui l’ont amenées à diriger le premier pays de la planète. Question saugrenue d’un béotien à ces salades politiciennes : mais, depuis quand, un président en exercice s’autorise-t-il à appliquer réellement son programme !

Mais, au-delà des circonvolutions coutumières du fantasque et irascible personnage, cette ultime semaine de l’année 2018 ne restera pas sans conséquence pour l’avenir du globe. Deux faits troublants sont à relever.

Le premier concerne le retrait, pour le moins spectaculaire et hâtif de l’armée US du territoire syrien. Alors que ces mêmes forces occuperont toujours par leur présence le pays limitrophe (Irak), où Donald TRUMP a effectué une visite éclair aussi rapide que celle du Père Noël livrant ses cadeaux au soir du 24 décembre. Ce retrait inopiné, à l’insu des Alliés européens et des forces libératrices Kurdes, fait la part belle au retour au pouvoir du président de Syrie, le sanguinaire Bachar AL-ASSAD, pourtant conspué par un large pourcentage de l’opinion mondiale.

Aurait-on déjà oublié parmi les états-majors américains et dans les alcôves politiques de ce pays, épris de libéralisme, le génocide sur les civils à grands coups de bombardements à base de gaz sarin et autres spécialités meurtrières locales ?

Seconde observation troublante : les Kurdes dont les Américains étaient les alliés de facto dans leur lutte contre l’Etat islamique, se retrouvent seuls, le bec dans l’eau, prêt à être dévorés tout cru par la Turquie menaçante qui masse son artillerie lourde à la frontière syrienne.

L’imminence d’un assaut expéditif et d’une amplification du conflit où s’inviteraient Iraniens et Syriens fait déjà craindre le pire dans cette partie de la planète, chauffée à blanc.

Le deuxième pôle d’inquiétude se résume, quant à lui, en deux phrases laconiques, prononcées par Donald TRUMP : « les Américains ne souhaitent plus être les gendarmes du monde. Nous ne voulons plus être des pigeons… ».

Des mots qui confortent l’isolationnisme avéré du président des Etats-Unis qui ne vit et ne raisonne plus que par sa chère patrie, en interdisant ses accès à la frontière mexicaine, et en se moquant éperdument du reste de la Terre.

Une planète, désormais, vouée à elle-même où, sans en prendre vraiment conscience ou de manière délibérée, l’instable président américain a allumé de nouvelles poudrières, prêtes à exploser…

Thierry BRET

   

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Dernière modification le dimanche, 06 janvier 2019 11:31

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