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Pouvoir d’achat : l’overdose fiscale asphyxie les Français…

Le bas de laine s’effiloche comme une peau de chagrin pour une large majorité de nos concitoyens. Pas un jour ne passe sans qu’il n’y ait une nouvelle proposition de taxe, venant endolorir davantage les dernières velléités consuméristes qui étaient encore les leurs. Et ô surprise de taille, la énième proposition fiscale qui fera sans doute l’objet d’un prochain amendement auprès des parlementaires, émane d’un député de l’opposition ! Une classe politique qui, pourtant, ne cesse de se plaindre pis que pendre de la dérive fiscale constante vers laquelle nous entraînent les choix stratégiques du gouvernement.

Quelle est donc la nature de cette divine surprise qui nous tombe du ciel comme un impact de foudre sur le seul arbre se dressant au beau milieu d’un champ ? Elle nous vient de l’élu Les Républicains, David LISNARD, édile de Cannes.

Selon lui, et pour alléger les charges du petit commerce, il serait judicieux de taxer tous les colis commandés en ligne, livrés ensuite à domicile. Dans le même temps, et cela est plutôt louable, l’élu LR proposerait de réduire la fiscalité qui frappe de plein fouet les commerces de proximité.

Sachant, tout de même, que cette typologie de commerce est soumise à 84 taxes distinctes. A l’exception de trois d’entre elles qui ne concernent que le e-commerce. Arguant que les livraisons à domicile occupent aujourd’hui dans les villes dynamiques comme dans les grandes villes l’espace public, sans qu’il y ait de réelles contributions à l’aménagement urbain, l’élu de Cannes trouve anormal et illogique que le poids de cet aménagement (le coût de l’éclairage public, la salubrité des rues et des voiries, etc.) ne soit supporté que par les commerces sédentaires, les commerçants de proximité et les habitants de l’agglomération.

Conséquence, David LISNARD qui croit mordicus aux vertus du commerce de proximité au détriment de la prolifération excessive du e-commerce (il n’a pas foncièrement tort, ne serait-ce que pour conserver les emplois locaux) égrène les contours de son projet sur la base du sacro-saint principe de l’intérêt général.

Disposant de soutiens de parlementaires de tout bord, l’élu des Alpes-Maritimes a pris attache auprès du Premier ministre Edouard PHILIPPE, avec lequel il devrait s’entretenir de sa proposition.

Le problème, avancé par le maire de Cannes, a, certes, le mérite d’être posé. Au plan éthique des choses. Mais, doit-on systématiquement le résoudre par la seule validation d’une antépénultième contrainte fiscale qui s’appliquerait aux seuls consommateurs ? Car, ne nous y trompons point !

Derrière ce futur projet d’amendement, les contributeurs à cette taxe favorable à la survie du commerce de proximité et surtout aux besoins de financement de l’aménagement urbain seraient une fois de plus les consommateurs lambda. Celles et ceux qui voient au jour le jour leur pouvoir d’achat s’amenuiser sous l’emprise abusive des recettes fiscales qui n’en finissent plus de grossir les caisses de l’Etat !

Dans le schéma présent, ne devraient être assujetties à ce nouveau prélèvement financier (certains observateurs évoquent déjà la somme de l’euro symbolique par colis livrés) que les enseignes qui privilégient le e-commerce à outrance. Et non le client destinataire ! Mais, de cela, visiblement, il n’en est fait mention nulle part dans les propos tenus par David LISNARD.

Or, la marge de manœuvre budgétaire des ménages français est ténue en cette fin d’année. Les hausses, sauf celles portées à l’actif du pouvoir d’achat, se sont accumulées de toute part. Elles grèvent les comptes de Français de plus en plus besogneux et tendu dans leur rapport à l’argent.

Augmentation exorbitante du prix du gaz, inflation galopante des carburants domestiques et coups de massue à la pompe, sans parler de la hausse du paquet de cigarettes, représentent désormais les ferments catalyseurs de la grogne profonde qui gagne les campagnes. Mais, aussi les zones urbaines.

D’ailleurs, ce courroux frondeur qui ne cesse de s’accroître aux quatre coins de l’Hexagone devrait se matérialiser le 17 novembre prochain sous la forme d’un boycott généralisé de la consommation en France.

La pétition officielle lancée contre les hausses successives des carburants (la prochaine de 7 centimes est déjà attendue au premier janvier) remporte un vif succès. Plus de 700 000 signataires ont déjà apposé leur paraphe sur ce document électronique au 01er novembre.

Grâce à cette surenchère fiscale sur les carburants, établie au nom du principe pseudo-vertueux de l’économie verte à outrance alors que les alternatives existantes demeurent encore trop onéreuses et rares, l’Etat français a empoché cette année 40 milliards d’euros de TVA et de TICPE !   

Peut-être que l’attitude contestataire et subite de la part de ces milliers de citoyens a fait dire à Emmanuel MACRON que « nous vivions à l’heure actuelle des heures aussi sombres et inquiétantes que pendant les années 1930… ».

Mais, lui qui est féru de références historiques, devrait se remémorer que la flambée des prix devenue incontrôlable par manquement de la Royauté envers son peuple aura été le terreau inéluctable de prémisses révolutionnaires ayant abouti à 1789…

Thierry BRET

   

    

  

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Dernière modification le samedi, 03 novembre 2018 16:00

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