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COLLOMB : l’intérêt nuit à la marche présidentielle

Episode cocasse que celui de la première démission, devant être présentée par le ministre de l’intérieur au président de la République, au tout début de la semaine. Rejetant d’un revers de la main la demande expresse qui lui a ainsi été faite, Emmanuel MACRON n’a pas cru bon donner une suite favorable à cette requête, pour le moins abrupte. Qu’importe ! Opiniâtre et pugnace, l’ex-futur maire de Lyon Gérard COLLOMB  renouvelle l’initiative vingt-quatre heures plus tard. En y ajoutant, cette fois-ci, une forme plutôt insolite, à l’américaine : accorder en parallèle un long entretien expliquant son geste dans les colonnes du « Figaro » !

L’initiative médiatique aura donc finalement eu raison de l’intérêt politique voulu par la gouvernance en cette période de fortes turbulences à tous les étages de la fusée étatique. Las, le président de la République n’a eu d’autres alternatives que d’épouser la cause inattendue de son ministre de l’Intérieur. Provoquant l’ire du Premier ministre, Edouard PHILIPPE, qui depuis a été dans l’obligation d’endosser la parure élargie de ce poste régalien majeur au sein du gouvernement. Un cumul de fonction, certes par la voie de l’intérim, dont ce serait bien passé l’ancien élu du Havre qui éprouve toujours des difficultés à imposer sa griffe en matière de popularité. Normal, il ne fallait pas prendre le choix de ralentir la France à 80 kilomètres heure !

Mais, quelle mouche a donc piqué Gérard COLLOMB dès les premiers jours de ce mois d’octobre qui est loin d’être rose pour l’exécutif national ? Dans le cénacle élyséen, les langues commencent à se délier avec une rare gourmandise afin d’apporter son précieux lot de renseignements sur les états d’âmes des acteurs de cette tragicomédie fade comme un jour de pluie.

Les Français ont compris à travers cette avalanche de révélations juteuses que les humeurs entre le chef du gouvernement et l’ancien pensionnaire de la place Beauvau n’étaient pas orientées vers le beau fixe. Même à l’issue de ce dernier trimestre caniculaire et, de surcroît calamiteux pour les professionnels du monde agricole, les averses et les coups de tonnerre ont terni fortement les relations établies vaille que vaille entre les deux hommes. Une situation pour le moins complexe et hasardeuse quand il s’agit des principaux rouages qui se doivent d’être loyaux au numéro un de l’Etat.

Pauvre Emmanuel MACRON ! Entre le départ précipité de l’un de ses pygmalions originels l’ayant propulsé dans le fauteuil présidentiel et celui du plus populaire des écologistes médiatisés, il ne sera pas écoulé énormément de temps. Une paille à l’échelle universelle. Qui fera date néanmoins dans les livres de décorticage de la vie politique.

Nicolas HULOT n’était in fine qu’un néophyte empreint d’une débordante naïveté dans ce milieu acerbe et provocateur. Sa foi se résumait à essayer de convertir les grands de ce monde en de véritables gourous de l’environnement propre et du développement durable. Plus de nucléaire, moins de polluants et un air pur respirable pour tous. En seize mois, l’ancien présentateur télé s’est lui-même asphyxié à ce petit jeu, fait de duperies et parfois de mépris de la part de ses coreligionnaires acides sur la question.

Le cas de Gérard COLLOMB est loin d’être comparable. Ce renard des surfaces de la politique, autrefois socialiste, puis auréolé de sa nouvelle appartenance à la Macronie comme tant d’autres, scrute déjà les résultats des futures échéances municipales du printemps…2020 !

Que l’on ne s’y trompe pas ! Le tour de passe-passe, joué ce lundi 01er octobre après-midi au nez et à la barbe de tous, entre Georges KEPENEKIAN, édile de Lyon, et Gérard COLLOMB, l’ex-futur prétendant au siège suprême, démontre une fois de plus toutes les incohérences et les dérives coutumières de la sphère politique française. Car, derrière cette démission au plus haut niveau de l’Etat de l’un des ministres les plus puissants, se cache la nécessité de proroger un mandat électoral, conquis en 2001. A peine sorti du TGV qui devait le ramener dans l’ancienne capitale des Gaules, Gérard COLLOMB siège de nouveau dans son fauteuil de premier élu de la ville de Lyon. En poste pour un exercice supplémentaire de plusieurs mois à l’hôtel de ville. Avant de se succéder à lui-même ?

Emmanuel MACRON l’avait signifié il y a peu à un jeune demandeur d’emploi, un brin désemparé mais largement médiatisé, « il suffit de traverser la rue pour trouver du travail… ». Pour Gérard COLLOMB, rien de tout cela n’a été effectif.

L’ex-ministre de l’Intérieur n’a eu qu’un unique appel téléphonique à donner pour que son prédécesseur (virtuel) cesse tout de go ses fonctions, par simple amitié politique au détriment de la vraie démocratie où les électeurs auraient peut-être eu leur mot à dire, dans un souci d’équité intellectuelle. Peut-être en provoquant de nouvelles élections ? Ce qui aurait été la moindre des choses si les contours de la démocratie n’étaient pas une nouvelle fois pipés par ce jeu mesquin de chaise musicale unilatéral…

Thierry BRET

  

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Dernière modification le dimanche, 07 octobre 2018 10:45

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