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Armée : une « guerre d’avance » pour garantir la paix ? Spécial

« Le texte de loi sera présenté en mars au Parlement avec un budget renforcé de plus de 400 milliards destinés à la Défense. Le chef de l’Etat souhaite passer d’une logique de « réparation » à une logique de « performance » de nos forces armées. En se préparant à la guerre afin de mieux l’éviter ? ». « Le texte de loi sera présenté en mars au Parlement avec un budget renforcé de plus de 400 milliards destinés à la Défense. Le chef de l’Etat souhaite passer d’une logique de « réparation » à une logique de « performance » de nos forces armées. En se préparant à la guerre afin de mieux l’éviter ? ». Crédit Photos : D.R.

Dans un passé pas si lointain que cela, on a toujours reproché à la France d’avoir une « guerre de retard ». Une formule qui nous sied très bien, par ailleurs, dans bon nombre de domaines ! La pratique de l’alternance en ce qui concerne l’apprentissage, le développement de nos technologies sur certains secteurs de pointe, la gestion des crises qu’elle soit sanitaire ou sociale dans les avancées à concevoir pour améliorer le bien-être des personnes au travail, en matière de fiscalité, d’environnement, de sport ou d’éducation, que sais-je encore ?!

Et bien désormais, il nous faudra ôter cette phrase si caractéristique de notre mode de fonctionnement de la bouche ! Car, l’Hexagone vient de prendre un virage à 360 degrés, vendredi, en choisissant d’avoir une « guerre d’avance » !

L’auteur de l’expression n’est autre que le Président de la République lui-même, Emmanuel MACRON qui présentait ses vœux aux Armées du côté de Mont-de-Marsan dans ce joli département que sont les Landes. Un territoire qui a toujours été le fief de la force militaire et des parachutistes !

Préparer la guerre pour mieux maintenir la paix ? C’est en quelque sorte le fond de la pensée du locataire de l’Elysée en ce début d’année. A sa décharge, l’actualité lui donnerait presque raison et ce, depuis bientôt un an, avec le retour de la guerre sur le continent européen, dans son versant oriental. Il faut dire que la Nation repart de loin.

Fini le temps de la conscription, exit la présence de militaires Français chez nos voisins d’Outre-Rhin – ces derniers après avoir expiés leurs fautes durant soixante-dix ans ne représentent plus un danger notoire pour notre pays tandis que nos liens de profondes amitiés se sont renforcés au fil des décennies -, adieu les fameux « trois jours » que les moins de trente-cinq ans ne peuvent pas connaître : la France militaire présente un visage singulier désormais, aux antipodes de ce que nous autres, les plus anciens de la société, ont pu observer entre 1960 et 1990.

 

 

L’Europe de 2023 ressemble curieusement à celle de 1938…

 

Après le Mur de Berlin, l’ouverture à un semblant de démocratisation chez les Russes « la Glasnost » et l’occidentalisation affirmée des ex-pays du bloc de l’Est : fallait-il conserver les forces armées en l’état ? La réponse ne se fit pas prier parmi les gouvernances de l’époque au nom des sacro-saintes économies budgétaires à réaliser : ce fut non !

Sans tomber dans le côté « glamour » et « hippie » des années « Peace & Love », la France, à l’instar des pays occidentaux, humaient en l’appréciant tels des pinsons annonciateurs du printemps cet air de renouveau après des périodes sombres de « guerre froide » entre les deux blocs qui comptaient les points via leurs services d’espionnage respectifs.

Tout cela, cependant, n’altérait nullement nos échanges et relations – hypocrites ? – de bon voisinage en termes de commerce, de rencontres culturelles, de découvertes touristiques, de pratiques sportives de haut niveau. Bref, la planète ne souffrait plus de ces miasmes belliqueux à outrance que l’on avait pu constater par le passé et le nucléaire était assorti à la seule problématique domestique. L’adopter dans le processus civil pour mieux se chauffer !

De cela, il n’est manifestement plus question, comme chacun le sait y compris celles et ceux qui pratiquent encore la politique de l’autruche en feignant de ne pas savoir la tête plongée dans le sable, depuis le 24 février 2022. La donne a changé. Les cartes sur la table ne sont les plus mêmes. La géopolitique qui n’est pas une science exacte car hyper évolutive et peu fiable nous démontre que l’on peut vivre en ce début du XXIème siècle à l’heure du bitcoin et des crypto-monnaies et des véhicules à hydrogène comme au temps sinistre des années 1930/1940 du siècle dernier.

 

 

Avec la peur au ventre quand on évoque l’avenir…

 

De quoi demain sera-t-il fait ? Bien malin, celui qui peut y répondre avec exactitude et réalisme aujourd’hui, alors qu’à date, un ancien président de la République russe, le pro-occidental Dmitri MEDVEDEV autant de sa splendeur au Kremlin mais ça c’était avant, ne manque jamais depuis une occasion de « l’ouvrir » publiquement pour asséner des inepties et des menaces lourdes de conséquences à répétition avec l’arsenal nucléaire à l’appui ! Ses cibles préférées ne sont-elles pas la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ! Que dire des Etats-Unis, le « Grand Satan » dont il faudrait éliminer l’existence par le feu de l’Apocalypse !

Cette semaine, un autre de ces dirigeants, celui qui est le diplomate le plus connaisseur de l’Occident où ses enfants vivent encore et y ont fait leurs études, le ministre des Affaires étrangères Sergeï LAVROV ne nous a-t-il pas comparé, nous autres Occidentaux, aux « nazis » de la pire espèce, « pourfendeurs de Russes, prêts à la Solution finale… ». Celle qui a provoqué l’Holocauste et ses millions de victimes juives qui doivent se retourner dans leurs tombes – celles et ceux qui en possèdent une, ce qui est moins sûr au vu des circonstances dramatiques de leur disparition - ; des paroles ignobles et honteuses qui sont inaudibles dans les oreilles de nos amis Russes, qui ont combattu le nazisme, le vrai, ce qui est pour eux, insupportable…

Face à cette course inexorable vers l’incompréhensible et la dramaturgie épique, digne du théâtre grec antique, Emmanuel MACRON a décidé de renforcer la dissuasion, d’augmenter la réserve opérationnelle et de gonfler les budgets.

Plus de 400 milliards d’euros vont ainsi être consacrés à l’enveloppe des armées (terre, air, mer) dans le cadre de la future loi de programmation couvrant la période de 2024/2030. Soit une progression d’un tiers, par rapport au précédent budget. D’aucuns diront que cette manne financière n’est pas suffisante pour rattraper le retard occasionné par des années de profondes léthargies et de réelles « naïveté ». Mais, comme le précise l’adage, « mieux vaut tard que jamais » !

 

 

Les forces armées se transforment pour gagner en performance et efficacité…

 

Fait marquant de cette décision présidentielle : les efforts particuliers qui vont être portés sur la cyber-sécurité, le renseignement – la France est bien trop dépendante des Etats-Unis sur ce point – et même le spatial, car demain, les conflits du futur se joueront aussi plus près des étoiles.

Le conflit en Ukraine auquel nous contribuons en livrant des armes, les fameux Caesar, sans être cobelligérant aura tout de même démontré quelques faiblesses dans le dispositif militaire français. Le chef de l’Etat, lucide, a décidé de changer de braquet.

« Nous sommes dans une logique de transformation de nos forces armées, devait-il expliquer dans les Landes, afin d’être plus efficaces et performants… ».

Devant les menaces qui se présentent à nous, avec le retour de la guerre conventionnelle à deux mille kilomètres de nos frontières, il était grand temps de reprendre l’initiative comme l’ont fait la plupart des pays de l’Union européenne, y compris l’Allemagne qui a su faire table rase de ses tabous historiques en injectant plus de cent milliards d’euros à la modernisation de son armement.   

« Si vis pacem, para bellum » écrivait jadis Jules CESAR, auteur de la « Guerre des Gaules ». « Si tu veux la paix, prépare la guerre » après la traduction de cette locution latine. Jamais cette petite phrase n’aura été aussi lourde de vérité et de conséquence en ces périodes troubles de cette année 2023 qui débute, déjà constellée de nuages noirs dans le ciel…

 

Thierry BRET

 

 

 

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