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COP 27 : beaucoup trop de paroles pour si peu d’actes…

« A quoi servent finalement les COP qui nous reviennent tel un marronnier de l’actualité chaque année sous l’égide de l’ONU ? Si les petits pays comme les Maldives ou Vanuatu expriment leurs craintes et leurs colères, les plus gros pollueurs de la planète à l’instar de la Chine et de la Russie ne daignent même pas y participer… ». « A quoi servent finalement les COP qui nous reviennent tel un marronnier de l’actualité chaque année sous l’égide de l’ONU ? Si les petits pays comme les Maldives ou Vanuatu expriment leurs craintes et leurs colères, les plus gros pollueurs de la planète à l’instar de la Chine et de la Russie ne daignent même pas y participer… ». Crédits Photos : D.R. et PIXABAY.

Le rendez-vous est programmé de manière annuelle. Un rituel planétaire s’organisant sous l’égide des Nations Unies, immuable depuis 1994. Il a pour vocation de se pencher sur l’état du globe et d’en faire son check-up, à la manière d’un praticien qui examine l’état de santé d’un malade. Avec comme fil conducteur, l’étude et l’analyse du climat, observé sur la Terre.

Nom de baptême : la COP ! Cela signifie la « Conférence des Parties ». Toutes celles et ceux qui en fait sont concernés par l’évolution très inquiétante de ce réchauffement climatique, inexorable d’année en année. Et qui nous préoccupe véritablement depuis une trentaine de saisons.

Pour cette édition 2022, ce grand « Barnum » à la substance intellectuelle internationale s’est posé en Egypte, sur les bords de la Mer Rouge, chère à Henry de MONFREID qui nous en dévoila ses secrets dans l’un de ses ouvrages de référence. Précisément dans l’une des stations balnéaires plutôt huppées de la « jet set » du Moyen-Orient, à Charm-El-Cheikh. On n’ose imaginer le bilan carbone final d’un tel raout avec ses jets privés, ses nuits d’hôtel, ses va-et-vient automobiles afin de transporter les participants, son gaspillage énergétique et alimentaire !

 

Plus d’hiver, trop d’été, pas de printemps, et un automne qui se nomme l’été indien…

 

Une quinzaine de jours de présence in situ, se muant en conférences, débats, rencontres, échanges, causeries, monologues, soliloques et autres dialogues sur le fléau numéro un qui perturbe les conditions de vie terrestre actuelle des humains, de la faune et de la flore : les caprices de « Dame météo » et de son imprévisible climat.

Ainsi, le site enchanteur de cette localité d’Egypte si exotique et évocatrice de farniente ensoleillé est envahi depuis le 06 novembre par des centaines et des centaines de participants de toutes les nations que compte la planète qu’ils soient chefs d’Etat – ils étaient cent-dix à représenter leur pays le jour de l’ouverture officielle -, scientifiques, représentants des ONG, journalistes, spécialistes, technocrates, manifestants, voire touristes ?

Bref, un endroit où tous les projecteurs sont braqués afin de tâter le pouls de cette « bonne vieille Terre » qui ne tourne plus très rond au niveau de sa climatologie. Plus d’hiver, trop d’été, pas de printemps, et un automne qui se métamorphose dorénavant en un prolongement inéluctable de la période estivale, ce que l’on qualifierait volontiers d’été « indien » dans la belle province de Québec, à faire sourire les adeptes de la bronzette à haute dose d’UV et de crème solaire mais qui réduit à néant tous les efforts professionnels de filières agricoles désargentées.

 

 

La planète va-t-elle tout droit vers son « suicide collectif » ?

 

Certes, les climato-sceptiques – ils sont légion à vouloir s’exprimer aux quatre coins de notre monde - nient pourtant l’évidence, à grand renfort de théories du « complot » et autres « désinformations » relayées abondamment par les canaux du multimédia. Mais, l’heure n’est désormais plus aux tergiversations face à une réalité tangible : il est donc temps de passer aux actions !

Et c’est bien là où le bât blesse avec toutes ces grandes concentrations internationales à répétition. Bien sûr, elles ont le mérite d’exister, au moins pour éveiller les consciences aveugles. Mais, au fond, à quoi servent réellement les COP qui s’accumulent tel un métronome singulier depuis vingt-sept ans ?

Si l’on analyse l’aspect positif des choses – il y en a rassurez-vous ! -, les COP auront permis la signature de plusieurs traités visant, je cite, « à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère pour empêcher toute interférence dangereuse de l’activité humaine sur le système climatique ». On le sait : 197 pays ont paraphé cet accord historique.

 

 

 

Puis, il y eut des avenants à ce traité liminaire. En 1997, avec le Protocole de Kyoto, puis avec l’Accord de Paris, en 2015. Des additifs capitaux ayant permis de négocier diverses extensions du document initial pour établir des limites d’émissions de ces fameux gaz à effet de serre, juridiquement contraignantes.

La résultante de tout cela était la suivante : « tous les pays du monde ont convenu d’intensifier leurs efforts pour essayer de limiter le réchauffement climatique à 1,5 ° C au-dessus des températures préindustrielles et renforcer le financement de l’action pour le climat ».

Sage décision pour le principe, apposée au bas de ces parchemins. Or, le secrétaire général de l’ONU, Antonio GUTERRES, dans son allocution inaugurale, s’est montré beaucoup plus alarmiste que prévu sur la réalité des choses.

Précisant que la planète allait tout droit vers son « suicide collectif » si on ne stoppait pas immédiatement cette course à la surconsommation, à la surproductivité inutile à outrance, à l’enrayement de cette folle spirale qui nous mène droit vers les abysses.

 

Une hausse inéluctable des températures de 2,7 à 3° C d’ici 2050 ?

 

Lucide et résigné, le haut fonctionnaire au service de l’humanité croit-il vraiment un instant en la pertinence de ces rendez-vous qui permettent de faire toute la lumière, une fois l’an, sur tous les maux climatiques de la planète avant qu’ils ne soient oubliés ou presque le reste de l’année ?

Dans sa déclaration faisant office de préambule à l’évènement, le responsable de l’ONU a parlé d’un « acompte » sur les solutions climatiques devant répondre à l’ampleur du problème que devait déposer l’ensemble des pays du globe. Mais, est-ce que les dirigeants de ces différents états qui nous gouvernent sont réellement à la hauteur de cette ambition ?

On peut en douter à plus d’un titre. Dans un contexte d’évènements météorologiques sans précédent que l’humanité a dû affronter en 2022 et où viennent se greffer depuis la crise énergétique nourricière de tous les pans de l’activité économique avec sa poussée inflationniste à deux chiffres et un conflit improbable mais réel en Ukraine, provoqué par les velléités impérialistes de la Russie, qui nous renvoie à la crise belliqueuse de 1939, qui allait enflammer la Terre dans une Seconde Guerre mondiale dévastatrice.

Le message d’Antonio GUTERRES est sans appel : s’appuyant sur les données scientifiques et le fameux rapport du GIEC, il est clair que le monde ne fait pas assez pour lutter contre les émissions de carbone qui polluent notre atmosphère et accélèrent le réchauffement climatique.

Loin des 1,5 ° C à respecter coûte que coûte pour tenter espérer freiner l’impensable, les experts nous livrent déjà des chiffres qui font froid dans le dos à plus de 2,7, voire de 3 degrés de hausse des températures d’ici 2050 !

 

 

Seules la Chine et la Russie, pourtant pollueuses extrêmes de la planète, sont absentes…

 

Interrogé sur « l’opération militaire spéciale » que Moscou a déclenchée de manière presque fortuite et irréfléchie vers son voisin ukrainien, avec les vieux fantômes de la nucléarisation du conflit, un éminent spécialiste de la question climatique a rétorqué à l’un des journalistes l’interrogeant sur le sujet il y a peu que « le réchauffement climatique en cours et à venir était beaucoup dangereux et meurtrier que l’utilisation d’une bombe nucléaire tactique, voire stratégique » !     

C’est tout dire ! Mais, comment peut-on alors aborder l’universalisme de cette problématique si angoissante pour l’avenir de la Terre et de ses huit milliards d’êtres y vivants – sans omettre les animaux et les végétaux – quand on voit que les deux pays les plus pollueurs de la planète, en l’occurrence la Chine et la Russie – toujours dans les bons coups décidément – sont absents de ce rendez-vous pourtant jugé capital par l’ensemble des observateurs ?

A croire que les autocraties se « contre-foutent » royalement de tout ce qui se rapporte à l’environnement, dans lequel elles sévissent si bien pourtant en exerçant des pressions inflexibles sur le marché de l’énergie !

 

Thierry BRET

 

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