Youpi, les vacances reviennent, les grèves aussi !

« Cette année, les mouvements de grève touchant les transports collectifs en France n’ont même pas attendus le premier juillet pour être mis en application ! Avant une rentrée sociale que l’on nous promet très chaude, la période estivale le sera tout autant dans les gares et les aéroports avec de sérieuses perturbations pouvant entraver les départs en vacances…Et si l’on restait chez soi ?! ». « Cette année, les mouvements de grève touchant les transports collectifs en France n’ont même pas attendus le premier juillet pour être mis en application ! Avant une rentrée sociale que l’on nous promet très chaude, la période estivale le sera tout autant dans les gares et les aéroports avec de sérieuses perturbations pouvant entraver les départs en vacances…Et si l’on restait chez soi ?! ». Crédit Photos : D.R./PIXABAY.

Soyons pragmatique ! Pour cet été, beaucoup de Français, au vu de l’inflation galopante observée depuis plusieurs mois sur les prix des carburants, ont décidé de bouleverser leurs habitudes et de troquer leur moyen de locomotion habituel à quatre roues au profit des sacro-saints transports collectifs. Ceux dont on nous vante tant la qualité de services et la fiabilité horaire parmi les sphères de la gouvernance.

De la mobilité collective, que ce soient le ferroviaire ou l’aérien, qui, soit dit en passant, a pris elle-aussi un sérieux coup de chaleur inflationniste au niveau de ses titres de transport depuis peu. Il est vrai qu’il faut bien répercuter l’envolée expansionniste et surtout spéculative des prix dont ceux du kérosène ou de la fée électricité ; la SNCF demeurant, et de loin, le premier consommateur de l’énergie électrique en France.

Pour les autres – enfin, celles et ceux des Français qui peuvent encore se payer des vacances l’été venu ! -, il n’existe pas d’alternatives envisageables si ce n’est d’honorer  la facture plein pot de l’essence ou du diesel à la pompe, ou de rechercher avec une extrême vigilance la borne de recharge électrique qui leur permettra de poursuivre leur chemin en toute sérénité. Ce qui ne sera pas aussi simple sur des autoroutes bondées de l’Hexagone, aux dires des spécialistes !

 

 

Les mauvaises nouvelles s’accumulent en cascade …

 

Et comme une nouvelle, bonne ou mauvaise, n’arrive jamais seule, les juilletistes Français comme leurs comparses de l’étranger ayant choisi de visiter notre beau pays vont pouvoir se délecter avec un plaisir évident – on les comprend ! – de l’une des grandes traditions estivales hexagonales, en ces moments de bien-être et de farniente si attendus : la grève dans les moyens de transport !

Il ne manquait plus que cela ! Aussi réguliers que les tiers prévisionnels de la fiscalité qui s’abattent sur les contribuables s’acquittant de leurs impôts – du moins pour celles et ceux des Français qui en paient encore !, ou des feuilles jaunies par les intempéries qui tombent des arbres à l’automne, plusieurs mouvements de grève ont fait leur retour intempestif à la une de l’actualité depuis une semaine.

Avec comme cibles privilégiées à satisfaire côté désagréments : celles et ceux de nos compatriotes mais aussi de nos amis touristes étrangers qui aspirent à du repos, de la tranquillité, de l’oubli, du calme, de la recharge naturelle de ses batteries personnelles, etc.

 

 

 

Créer le maximum de gêne et de perturbation…

 

Forcément, les objectifs des syndicats qui ont nécessairement un monceau de revendications à négocier avec leurs directions – avec n’en doutons pas le pouvoir d’achat qui se délite et des conditions de travail où la pénibilité et le manque de main d’œuvre tiennent le haut du pavé constituent le gros du morceau à faire avaler aux dirigeants et actionnaires des entreprises ! – sont d’apporter le maximum de gêne et de perturbation à travers le pays lors d’une période bien sériée. L’époque des départs en congés reste la cerise sur le gâteau !

Comme le disait avec son humour irrévérencieux et décalé le regretté COLUCHE à propos du droit de grève, « les syndicalistes ont tellement l’habitude de ne rien faire que lorsqu’ils font grève, ils appellent cela une journée d’action ! », nos pauvres vacanciers risquent donc une fois de plus d’être les dindons de cette sinistre farce annuelle et de sentir la moutarde leur monter au nez avec ces nouvelles turbulences estivales à l’horizon, signes de retards, annulations, frustrations, « emmerdes » multiples et connexes...

Or, cela tombe bien : de la moutarde, les consommateurs n’en trouvent plus le moindre pot dans les rayons dépourvus des grandes surfaces de l’Hexagone ! Car, comme chacun le sait, la moutarde est un produit alimentaire typique de la Russie et de l’Ukraine ! La spéculation se cache dans les moindres recoins de notre « paillasson consumériste » sociétal…

 

 

Meilleure parade contre la grève dans les transports : rester chez soi !

 

Alors après la crise sanitaire qui nous revient de plus belle, les sempiternels tracas du boulot, la guerre qui frappe à la porte de l’Europe, les menaces des terroristes, les effets spéculatifs d’une poignée de profiteurs sur le dos de tous les autres et maintenant ces grèves qui s’instaurent systématiquement à chaque période de vacances – vivement la Toussaint et Noël pour en vivre d’autres ! -, et si, finalement, chacun restait chez soi !

Afin de profiter pleinement de son cadre de vie et à découvrir son département de prédilection en s’adonnant au tourisme de proximité – en l’occurrence l’Yonne ! - pour faire la nique à tous ces mouvements répétitifs qui ne concernent in fine que celles et ceux qui travaillent déjà et qui en font tourner plus d’un en bourrique, à la moindre période festive venue. Une suggestion pas si bête à méditer, non ?

 

Thierry BRET

 

 

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